Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

Document d'information - Dans quelle mesure les Canadiens sont-ils en santé

Le rapport intitulé Pour un avenir en santé : Deuxième rapport sur la santé de la population canadienne fournit l'information nécessaire pour répondre à la question : « Dans quelle mesure les Canadiens sont-ils en santé? »
Si l'on se fie à presque tous les indices, le Canada est un pays où il fait bon vivre et où les habitants jouissent d'une bonne santé. Toutefois, tous les secteurs de la société ne bénéficient pas également d'un niveau élevé de santé.

Beaucoup de Canadiennes et de Canadiens jouissent d'une bonne santé qui va en s'améliorant.

  • Soixante-trois pour cent des Canadiennes et des Canadiens d'âge adulte perçoivent leur santé comme étant très bonne ou excellente, contre seulement 9 p. 100 qui l'estiment moyenne ou mauvaise.
  • Le Canada se classe parmi les trois premiers pays industrialisés pour ce qui est de l'espérance de vie, de l'état de santé autoévalué et du taux de mortalité. L'espérance de vie au Canada a atteint un nouveau record, soit 75,7 ans chez les hommes et 81,4 ans chez les femmes.
  • La plupart des immigrants canadiens sont en bonne santé et la majorité des personnes âgées sont autonomes et en bonne santé.
  • En 1996, pour la première fois, le taux de mortalité infantile canadien a chuté en deçà de six décès par 1 000 naissances vivantes.
  • L'Organisation des Nations Unies (ONU) a classé le Canada au premier rang mondial selon l'Indice de développement humain. Toutefois, le Canada est relégué au dixième rang selon l'Indice de pauvreté humaine des pays industrialisés de l'ONU. Le rapport de l'ONU précise que cette chute tient au fait que le Canada fait face à d'importants problèmes de pauvreté et que ses habitants ne profitent pas tous également des progrès réalisés en matière de développement humain.

L'état de santé varie selon l'âge et le sexe.

  • Les décès prématurés sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes et sont en grande partie attribuables aux maladies cardiaques, aux blessures non intentionnelles fatales, au cancer et aux suicides. Les hommes sont presque deux fois plus susceptibles de mourir avant l'âge de 70 ans que les femmes.
  • Bien que l'espérance de vie des femmes soit supérieure à celle des hommes, les femmes risquent davantage de faire une dépression, de souffrir du stress (souvent en raison de la recherche d'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle) et de maladies chroniques telles que l'arthrite et l'ostéoporose. On constate également que les femmes subissent davantage de blessures et risquent plus de mourir des suites de violence conjugale.
  • Bien que les taux de décès dus au cancer aient décliné chez les hommes, ils stagnent chez les femmes, principalement en raison des décès attribuables au cancer du poumon. Les adolescentes risquent maintenant davantage de fumer que les adolescents. Si le pourcentage des jeunes fumeuses n'est pas inversé, les taux de cancer du poumon chez les jeunes femmes continueront d'augmenter.
  • Les taux d'activité physique chutent rapidement à mesure que l'âge augmente et les hommes de tous les groupes d'âge sont plus actifs que les femmes.
  • Les Canadiennes et les Canadiens plus âgés sont plus exposés à la maladie physique. Toutefois, ce sont les jeunes de 12 à 19 ans qui connaissent les niveaux les plus bas de bien-être psychologique.
  • Malgré une réduction de 50 p. 100 du taux de mortalité en une génération, les blessures non intentionnelles constituent encore la première cause de décès des enfants et des adolescents, et une cause tragique et coûteuse d'invalidité. Les garçons et les jeunes hommes se blessent plus souvent que les filles et les jeunes femmes, et leurs blessures sont plus graves.
  • En comparaison avec d'autres pays, les taux de suicide chez les jeunes hommes canadiens (plus spécifiquement au sein des collectivités autochtones) sont élevés.
  • Les jeunes enfants, particulièrement ceux provenant de quartiers pauvres, risquent davantage de souffrir de maladies liées à la présence de substances toxiques dans leur environnement et de la fumée de tabac ambiante. Les cas d'asthme ont augmenté de façon dramatique chez les jeunes enfants au cours de la dernière décennie.

Les Canadiennes et Canadiens à faible revenu risquent davantage d'être malades et de mourir jeunes.

  • Seulement 47 p. 100 des Canadiennes et des Canadiens se situant dans la catégorie de revenu le plus bas jugent leur santé excellente ou très bonne, comparativement à 73 p. 100 des Canadiens et des Canadiennes faisant partie de groupes plus fortunés.
  • Les Canadiennes et les Canadiens qui vivent dans les quartiers les plus pauvres risquent davantage de mourir plus jeunes que les résidants des quartiers plus riches.
  • La mortalité infantile et l'insuffisance pondérale à la naissance touchent davantage les enfants des familles à faible revenu qui habitent des quartiers pauvres que les enfants des familles mieux nanties. Les enfants pauvres risquent davantage de connaître des retards dans leur développement et de souffrir de blessures. Le nombre de jeunes enfants vivant dans des familles à faible revenu a augmenté, passant de un sur cinq en 1990 à un sur quatre en 1995. Ces proportions sont plus élevées au sein des collectivités autochtones et d'immigrants nouvellement arrivés, ainsi qu'au sein des familles où les parents sont très jeunes et les familles gérées par des femmes monoparentales.

Les Autochtones du Canada risquent davantage d'avoir une mauvaise santé et de mourir jeunes que l'ensemble de la population canadienne.

  • Malgré les améliorations importantes observées depuis 1979, les taux de mortalité infantile des Premières Nations en 1994 étaient deux fois plus élevés que ceux de l'ensemble de la population canadienne.
  • L'espérance de vie des peuples autochtones est beaucoup plus courte que celle de l'ensemble de la population canadienne. Cette différence s'explique par des taux élevés de suicide et d'accidents mortels chez les jeunes Autochtones et Inuit.
  • La prévalence des maladies chroniques importantes, y compris le diabète, les problèmes cardiaques, les cancers, l'hypertension et l'arthrite/rhumatisme est considérablement plus élevée au sein des collectivités autochtones et semble même augmenter.

De nouvelles données sur le développement dans la petite enfance font état d'un besoin pressant d'offrir à tous les enfants canadiens les milieux favorables dont ils ont besoin pour s'épanouir.

  • Si l'enfant connaît des conditions optimales de croissance, entre le moment de sa conception jusqu'à l'âge de six ans, le développement de son cerveau aura des effets positifs qui perdureront sa vie durant.
  • Dans les premiers 18 mois de vie de l'enfant, l'établissement de liens sécurisants entre les parents, les gardiens et l'enfant l'aident à acquérir de la confiance, de l'estime de soi et du contrôle affectif.
  • Les nourrissons et les enfants privés de soins et victimes de mauvais traitements risquent plus d'avoir des problèmes comportementaux, sociaux ou d'apprentissage dans les stades ultérieurs de la vie. En 1996, des membres de la famille étaient responsables d'un cinquième des agressions physiques et d'un tiers des agressions sexuelles contre les enfants.
  • La maturité scolaire constitue un indicateur important du futur succès scolaire. En 1996-1997, environ 15 p. 100 des élèves du préscolaire débutaient à l'école avec de faibles résultats aux tests cognitifs et 14 p. 100 affichaient de graves problèmes comportementaux. Les enfants provenant de quartiers plus sécuritaires et plus économiquement stables, et ceux dont les mères avaient des niveaux d'instruction plus élevés accusaient de meilleurs résultats.

Pour un avenir en santé

Le rapport intitulé Pour un avenir en santé : Deuxième rapport sur la santé de la population canadienne nous aide à connaître la situation canadienne et à mesurer l'ampleur des progrès accomplis par l'analyse des changements opérés au fil des ans. Ce premier pas est essentiel à la résolution des problèmes de santé et de bien-être des Canadiens et Canadiennes pour le prochain millénaire. Il met en lumière les priorités des décideurs, des médecins et des chercheurs.

Pour obtenir de plus amples renseignements

Le rapport intitulé Pour un avenir en santé : Deuxième rapport sur la santé de la population canadienne a été élaboré par le Comité consultatif fédéral-provincial-territorial sur la santé de la population, de concert avec Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada, l'Institut canadien d'information sur la santé et une équipe de projet du Centre de promotion de la santé de l'Université de Toronto. La version intégrale est disponible sur le site Web de Agence de la santé publique du Canada, à l'adresse suivante : http://www.hc-sc.gc.ca. Les personnes intéressées peuvent aussi obtenir des exemplaires imprimés de ces deux rapports auprès du ministère de la Santé de leur province ou territoire, ou en s'adressant à :

Publications
Agence de la santé publique du Canada
Pré Tunney (LA 0900C2)
Ottawa (ONT) K1A 0K9
Téléphone : (613) 954-5995
Télécopieur : (613) 941-5366
Courriel : publications@hc-sc.gc.ca