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Un monde, Une santé - Vidéo

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Transcription de la vidéo

Consultation d’experts – Un monde, Une santé

Du 16 au 19 mars 2009, Winnipeg (Canada)

David Butler-Jones
Administrateur en chef de la santé publique, Agence de la santé publique du Canada

« Le concept Un monde, Une santé est, selon moi, le fruit d’une longue évolution, qui remonte aux racines historiques de la santé publique, à la compréhension du lien qui unit l’environnement, la santé animale et la santé humaine et au fait que tout est interrelié. »

Mark Raizenne
Agence de la santé publique du Canada

« Le cadre stratégique que vous avez dans votre trousse de réunion a été présenté en octobre 2008 et, comme l’indique le titre du document, il s’agit d’un document de consultation. Celui-ci a été élaboré par six organisations clés dont il faut souligner la contribution, soit la FAO, l’OMS, l’OIE, le Bureau du coordonnateur du système des Nations Unies sur la grippe, l’UNICEF et la Banque mondiale. J’aimerais féliciter et remercier ces organisations d’avoir fait progresser le cadre stratégique et d’avoir montré quels types de leadership, de partenariats et de systèmes sont et seront nécessaires pour concrétiser les principes d’Un monde Une santé. Le concept Un monde Une santé comprend une approche préventive, holistique et internationale de protection de la santé publique mondiale. Cette approche nécessitera des partenariats pratiques et fonctionnels qui favoriseront un engagement multi, inter et transdisciplinaire. Une approche dont beaucoup parlent mais qui est très mal gérée en général. »

Brian Evans
Agence canadienne d’inspection des aliments

« Cela concerne la santé ainsi que la sécurité économique pour tous et nous n’y arriverons à notre époque, si cela est même possible, qu’en gérant de manière responsable et efficace toutes les zoonoses à chaque fois qu’elles se présentent dans l’ensemble du continuum d’interactions entre les animaux sauvages, les animaux domestiques, les humains et l’écosystème et inversement. »

« Je m’appelle Rudovick Kazwala. Je viens de la Tanzanie. »

« Je m’appelle Kangzhen Yu. Je travaille au ministère de l’Agriculture de la République populaire de Chine. »

« Mon nom est Henrik Wegener. Je suis directeur du National Food Institute, au Danemark. »

« Pierre Duplessis, envoyé spécial pour la grippe aviaire et humaine des Sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-Rouge. »

«Je m’appelle Alda Maria Da Cruz. Je travaille à la FIOCRUZ/Oswaldo Cruz Foundation, à Rio de Janeiro. »

«Je m’appelle Joseph Domenech. Je suis chef du service de la santé animale de la FAO, à Rome. »

«Je m’appelle Albino Belotto, du centre panaméricain de la fièvre aphteuse de l’Organisation panaméricaine de la santé, à Rio de Janeiro, au Brésil. »

« Je suis le Dr Teerasak Chuxnum, du bureau de l’épidémiologie du ministère de la Santé publique de la Thaïlande. »

Jørgen Schlundt
Organisation mondiale de la Santé

« Si nous pouvons obtenir des résultats en tentant de nous assurer de pouvoir détecter les maladies chez les animaux avant qu’elles ne touchent les humains, alors nous aurons accompli beaucoup. Car en ce moment, nous détectons un certain nombre de maladies chez les humains avant de les détecter chez les animaux. Je crois que pour toute personne qui vit dans le monde réel, cela n’a aucun sens. »

Jimmy Smith
Banque mondiale

« Le meilleur renseignement dont nous disposions est que de plus en plus de ces défis surgiront au fil du temps et que nous devons nous y préparer. La grippe aviaire nous a appris que nous pouvons agir ensemble, mais que nous ne sommes pas aussi bien préparés que nous aurions pu l’être ou qu’il nous faudra l’être dans l’avenir et qu’il nous faut travailler un peu plus sur ce plan. »

William Karesh
Wildlife Conservation Society

« Et bien sûr le travail préliminaire consistant à former les gens pour en faire des gardiens de parc, des chercheurs locaux et des responsables locaux de la faune pour recueillir des échantillons de manière appropriée et assurer la liaison avec les laboratoires a réellement mené à l’établissement de ce lien entre le virus Ebola et les grands singes et les humains pendant les éclosions. Cela n’aurait pu avoir lieu sans un véritable engagement des diverses disciplines et des nombreuses personnes prêtes à participer. L’approche traditionnelle consistant à assurer le suivi après une éclosion et à chercher et à essayer de remonter la trace de la maladie est loin d’être aussi efficace que de disposer de personnes sur le terrain en tout temps qui regardent, surveillent et sont attentives. L’OMS arrivait enfin à montrer que nous pouvons nous occuper des cas de mortalité animale avant l’apparition de cas de maladie chez l’humain et d’éclosions du virus Ebola. Alors on considérait cela comme un bon système de détection précoce. Donc depuis ce temps, c’était en 2003–2004, ce système est en place en République démocratique du Congo, et puisqu’il permet de joindre efficacement les communautés, il n’y a eu aucun décès humain et un seul cas humain d’infection au virus Ebola a été signalé dans le Nord du Congo, depuis, en effet, que cette approche communautaire élargie de surveillance est en œuvre. Et c’est une façon de faire très économique, très bon marché. »

Juan Lubroth
Organisation pour l’alimentation et l’agriculture

« Une chose importante à propos de la surveillance, tel que mentionné par Billy aujourd’hui, et manquante dans de nombreuses bases de données ou renseignements déclarés, est la documentation des rapports négatifs. Les endroits que l’on a examinés et où la maladie est absente sont extrêmement importants pour nous – pas seulement là où un incident s’est produit. Et, je crois que le signalement des incidents est très dangereux et donne parfois de l’ampleur à quelque chose que nous devons réellement savoir, c’est à dire ce qu’il y a dans la population en général, quel est le problème précis. Je pourrais prendre l’exemple de la séroconversion du virus Ebola Reston aux Philippines. Très peu de cas humains. Qu’est-ce qu’il en est au sein de la population en général? Nous ne le savons vraiment pas et jusqu’à ce que nous le sachions, nous ignorons si ces quelques cas sont significatifs ou non. »

Junaidu Maina
Ministère fédéral de l’Agriculture et des Ressources en eau

« Nous savons tous maintenant que les nouvelles maladies et les nouvelles manifestations de maladies présentent de nouveaux défis, non seulement pour la santé humaine et animale, mais également pour la productivité, les moyens de subsistance. Elles peuvent avoir un effet dévastateur du point de vue socio économique. Ensemble, elles génèrent de l’inertie, de la pauvreté endémique, du désarroi, qui peuvent à leur tour mener à une pandémie. »

Juan Lubroth
Organisation pour l’alimentation et l’agriculture

« Il est important que le système de surveillance s’élargisse non seulement au niveau national, mais également au niveau régional et même mondial. À l’échelle mondiale et régionale, le système pourrait permettre d’examiner les tendances, de les analyser et de formuler des conseils. C’est à l’échelle locale qu’est produite l’information. Alors l’établissement de réseaux à l’échelle locale, qu’il s’agisse de travailleurs responsables de la santé animale au sein de la communauté, du médecin de la ville ou du travailleur agricole, constitue une pratique saine basée sur le partage de l’information, le tout se dirigeant en amont. Des réseaux peuvent également être établis à l’échelle régionale, entre des groupes de pays qui partagent les mêmes modèles commerciaux, économiques et culturels. »

Darem Tabbaa
Université Al Baath

« Bien sûr, j’aimerais constater un mouvement à l’échelle mondiale, voir les ministères travailler ensemble, voir des mesures prises dans les pays, dans les pays pauvres qui s’efforcent de changer les attitudes, de changer les comportements et de favoriser des personnes et des sociétés en santé. Évidemment, l’avenir sera plus prometteur pour notre planète et pour nos citoyens et il s’agit de l’objectif de toutes les personnes, de tous les organismes et, bien sûr, ce sera le résultat que nous recherchons tous. »

Musa Freiji
Wadi Holdings

« Je me suis joint à cette conférence dans l’espoir de contribuer à une nouvelle idée, laquelle j’ai déjà commencé à discuter avec d’autres personnes intéressées, nommément l’application d’exigences de biosécurité dans l’industrie avicole, en raison du problème de la grippe aviaire, qui inquiète grandement la population mondiale étant donné la possibilité que le virus subisse une mutation et provoque une pandémie. Ainsi, il faut mettre en œuvre certaines mesures pour empêcher cette maladie de se déplacer d’une région à l’autre, d’une ferme à l’autre. Cela nécessite la collaboration des gouvernements. »

Rudy Cummings
Secrétariat de la CARICOM

« Cette conférence me donne l’occasion de commencer à penser comment établir un programme régional destiné à examiner la santé animale, la santé humaine – sur le plan du tourisme et du point de vue des pays qui exportent des espèces sauvages – pour nous assurer de jouer un rôle approprié dans le monde pour prévenir les maladies. »

Dan Normandeau
Modérateur de la conférence

« Donc, ce matin, mon humble tâche consiste à remettre sur la table l’essentiel des conversations qui ont eu lieu au cours des deux journées et demi précédentes. Ce que nous attendons de vous – est-ce que les grandes idées sont là? »

Danielle Grondin
Sous-ministre adjointe par intérim, Agence de la santé publique du Canada

« Donc, concrètement nous avons toutes ces recommandations et oui nous progresserons. Mais ce que j’aimerais proposer à chacun de nous, car le voyage, même si c’est la fin de cette rencontre, ne fait que commencer à mon avis. Bien que nous sachions, depuis des années, voire des siècles, les gens connaissent l’existence de l’interaction entre les animaux et les humains et ainsi de suite. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que nous avons décidé de faire quelque chose à ce sujet. Alors commençons aujourd’hui. Laissez-moi proposer certaines mesures à prendre. Un, chacun de nous, cela est à notre portée aujourd’hui, cela est à notre portée étant donné nos rôles et nos responsabilités individuels, qu’il s’agisse du chercheur débutant, du monsieur qui travaille à la BBC, mais qui n’est pas un correspondant et qui n’a pas argent, ou le recteur d’une université, choisissons selon notre poste et notre rôle ce que nous pouvons faire aujourd’hui, avec toutes ces recommandations avec lesquelles nous pouvons commencé à agir. Faisons cela, chacun de nous. Moi même, de par mon engagement, j’en ferai mention.

Comité d’organisation de la Conférence

Mark Raizenne
Nick Previsich
Linda S. Williams
Annie-Claude Bourgeois
Purni Narayanan