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RÉSULTATS de la SURVEILLANCE des STAPHYLOCOQUES DORÉS RÉSISTANTS à la MÉTHICILLINE

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Il y a eu un accroissement graduel, mais continu du taux global d’incidence de SARMs dans le pays. Cependant, cet accroissement est principalement dû au grand nombre de cas de colonisation aux SARMs (reflétant certainement la  généralisation du dépistage), et un taux d’infection stable ou peu changeant. Ceci peut être considéré comme un certain succès dans la lutte contre les infections aux SARMs dans bon nombre d’hôpitaux. Toutefois, le taux d’infections aux SARMs associées aux différents hôpitaux est toujours significatif, et compte pour près des deux tiers de tous les cas d’infection aux SARMs. Il est aussi important de noter l’accroissement dramatique des cas de SARMs associés à l’environnement communautaire dans les cinq dernières années (ce sans exposition aux facteurs à risque traditionnels associés aux soins de santé). Présentement, presqu’un tiers de tous les cas de SARMs est associé à l’environnement communautaire.

Infectionsnosocomiales = Infections associées seulement aux centres des soins de santé enregistrés au PCSIN.

Cas associés aux soins de santé = Cas provenant de l’hospitalisation du patient, ou de toute exposition à une procédure médicale soit dans un hôpital, soit dans une clinique ou dans un centre des soins de santé.

Table 1. Fréquence de détection des SARMs dans le réseau du PCSIN de 1995 à 2009
1 SARM = Staphylococcus aureus Résistant à la méthicilline ou Staphylocoque doré résistant à la méthicilline.
2 Hospitalisations = nombre de patients admis/ hospitalisés au courant de l’année de surveillance (un patient peut avoir multiple hospitalisations).
3 Patient-jours = nombre total de jours d’hospitalisation que tous les patients ont enregistrés au courant de l’année de surveillance.
Année de surveillance Infections aux SARMs1 Colonisations aux SARMs Numérateur Dénominateur
(hospitalisations2) (patient-jours3)
1995 106 83 189 374 027 2 907 905
1996 192 247 440 405 791 3 801 608
1997 293 358 653 418 465 3 625 997
1998 418 616 1 050 407 297 2 990 598
1999 513 1 381 1 953 510 095 4 078 163
2000 736 1 781 2 553 507 910 3 862 873
2001 696 1 602 2 328 614 421 4 967 214
2002 845 1 849 2 729 583 658 4 732 172
2003 1 064 2 390 3 465 671 240 5 611 833
2004 1 369 2 642 4 019 677 829 5 227 447
2005 2 067 3 427 5 636 764 341 6 493 286
2006 2 011 3 850 5 867 770 118 5 963 506
2007 1 952 4 335 6 287 768 294 5 695 520
2008 2 001 4 364 6 273 678 610 5 441 458
2009 2 036 4 610 6 646 701 477 5 374 036

Table 2. Distribution régionale infections & colonisations aux SARMs dans le réseau du PCSIN de 1995 à 2009
4 Est = Nouveau Brunswick, Terre Neuve & Labrador, et Nouvelle Écosse
5 Centre = Québec et Ontario
6 Ouest = Manitoba, Saskatchewan, Alberta, et Colombie Britannique
Année de surveillance INFECTIONS aux SARMs COLONISATIONS aux SARMs
Est4 Centre5 Ouest6 Est Centre Ouest
1995 5 56 45 4 55 24
1996 4 137 51 23 191 33
1997 16 171 106 16 293 49
1998 12 226 180 20 437 159
1999 11 371 131 29 998 354
2000 21 410 305 51 1,336 394
2001 28 416 252 50 1,243 309
2002 53 514 278 109 1,408 332
2003 99 592 373 251 1,818 321
2004 106 594 669 249 1,970 423
2005 193 687 1 187 308 2 364 755
2006 189 751 1 071 303 2 662 885
2007 207 618 1 127 312 2 816 1 207
2008 261 659 1 081 452 2 933 979
2009 217 858 961 312 3 176 1 122

 

Figure 1A: Incidences globales des SARMs, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 1A: Incidences globales des SARMs, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 1A: Incidences globales des SARMs, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Figure 2A: Incidences des SARMs associés aux soins de santé, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 2A: Incidences des SARMs associés aux soins de santé, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 2A: Incidences des SARMs associés aux soins de santé, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Dans l’environnement des centres des soins de santé, les cas de colonisation aux SARMs dominent ceux des infections aux SARMs. La différence entre les incidences de colonisation et d’infection va grandissante au fil des années.

Figure 3A: Incidences régionales des SARMs, PCSIN 1995 to 2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 3A: Incidences régionales des SARMs, PCSIN 1995 to 2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 3A: Incidences régionales des SARMs, PCSIN 1995 to 2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

La région de l’Est du Canada qui avait le taux le plus bas dans les premières années de surveillance, a dans les six dernières années produit des taux aussi élevés que ceux de l’Ouest du Canada : un accroissement du principalement aux cas de colonisation. La région du Centre du Canada de l’autre côté a toujours eu le taux le plus haut des SARMs (colonisations et infections combinées).

Figure 4A: Incidences régionales des INFECTIONS aux SARMs, PCSIN 1995- 2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 4A: Incidences régionales des INFECTIONS aux SARMs, PCSIN 1995- 2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 4A: Incidences régionales des INFECTIONS aux SARMs, PCSIN 1995- 2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

De 2002 à 2007, le Centre du Canada a enregistré un léger ou presque pas d’accroissement sur son taux d’infections aux SARMs, qui est d’ailleurs devenu le taux le plus faible du pays depuis 2005. Cependant, depuis 2007, on assiste à un accroissement considérable; une tendance contraire à celle observée dans les régions de l’Est et l’Ouest du Canada qui en 2009 ont enregistré des taux significativement inférieurs à ceux de 2008.

La situation est quelque peu l’inverse pour les cas de colonisation car le Centre continue à enregistrer les plus hauts taux d’incidence dans le pays, et l’Ouest les plus bas depuis 2002. L’Est est la seule région où les tendances de colonisation et infection sont similaires.

Figure 5A: Incidences régionales des COLONISATIONS aux SARMs, PCSIN 1995-2009 ( pour 1 000 hospitalisations)

Figure 5A: Incidences régionales des COLONISATIONS aux SARMs, PCSIN 1995-2009 ( pour 1 000 hospitalisations)

Figure 5A: Incidences régionales des COLONISATIONS aux SARMs, PCSIN 1995-2009 ( pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Figure 6A: Incidences régionales des INFECTIONS aux SARMs associées aux soins de santé, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 6A: Incidences régionales des INFECTIONS aux SARMs

Figure 6A: Incidences régionales des INFECTIONS aux SARMs associées aux soins de santé, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Depuis 2005, la région du centre du Canada enregistre le taux d’infections aux SARMs le moins élevé du pays, pourtant de 1995 à 2004, c’était la région avec les plus hautes incidences.

Figure 7A: Incidence de COLONISATIONS aux SARMs associées aux soins de santé par région, PCSIN 1995 - 2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 7A: Incidence de COLONISATIONS aux SARMs associées aux soins de santé par région, PCSIN 1995 - 2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 7A: Incidence de COLONISATIONS aux SARMs associées aux soins de santé par région, PCSIN 1995 - 2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Le ralentissement de l’accroissement des taux d’infections aux SARMs associées aux soins de santé enregistré dans le Centre du Canada n’a pas été observé sur ses taux de colonisation (par hospitalisations) qui sont restés les plus élevés du pays. Par contre, l’Ouest avec ses plus hauts taux d’infections enregistre les plus bas taux de colonisation depuis 2002.

Figure 8A: INFECTIONS aux SARMs, PCSIN 1995-2009: Incidence globale & incidence associée aux soins de santé (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 8A: INFECTIONS aux SARMs, PCSIN 1995-2009: Incidence globale & incidence associée aux soins de santé (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 8A: INFECTIONS aux SARMs, PCSIN 1995-2009: Incidence globale & incidence associée aux soins de santé (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

L’accroissement de la marge de différence entre l’incidence globale de SARM et celle des SARMs associées aux soins de santé illustre l’importance grandissante des SARMs de source communautaire détectés dans les centres des soins de santé.

Les bactériémies issues des infections à SARMs ont accru de 8.00% et celles associées spécifiquement aux centres des soins de santé du PCSIN ont enregistré un accroissement beaucoup plus élevé (de plus 27%).

Figure 9A: Bactériémies aux SARMs, PCSIN 2008-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 9A: Bactériémies aux SARMs, PCSIN 2008-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 9A: Bactériémies aux SARMs, PCSIN 2008-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Année de Surveillance Toutes les bactériémies Bactériémies associées aux soins de santé Bactériémies nosocomiales Dénominateur (hospitalisations) Dénominateur (patient-jours)
2008 338 219 150 678 610 5 441 458
2009 380 258 195 701 477 5 374 036

Les infections aux SARMs associées aux soins de santé sont plus prédominantes dans les centres de santé pour adultes que dans ceux pour enfants où c’est les infections d’origine communautaire qui prévalent. De 2008 à 2009 dans les hôpitaux pour enfants, le taux des infections aux SARMs associées aux soins de santé a régressé significativement (de plus de 100%), tandis que dans les autres hôpitaux (pour adultes et mixtes), les changements n’étaient point significatifs (Figure 10A).

Figure 10A: Infections aux SARMs associées aux soins de santé par type d'hôpital, PCSIN 2008-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 10A: Infections aux SARMs associées aux soins de santé par type d'hôpital, PCSIN 2008-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 10A: Infections aux SARMs associées aux soins de santé par type d'hôpital, PCSIN 2008-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Pendant que le taux d’incidence (par hospitalisations) des infections aux SARMs de source communautaire détectées dans les hôpitaux pour enfants régressé d’à peu près 7.00% de 2008 à 2009, les hôpitaux pour adultes enregistrés plutôt un accroissement de magnitude similaire (Figure 10B).

Figure 10B: Infections aux SARMs de source communautaire par type d'hôpital, PCSIN 2008-2009 (pour 10 000 patient-jours)

Figure 10B: Infections aux SARMs de source communautaire par type d'hôpital, PCSIN 2008-2009 (pour 10 000 patient-jours)

Figure 10B: Infections aux SARMs de source communautaire par type d'hôpital, PCSIN 2008-2009 (pour 10 000 patient-jours) - Texte équivalent

Table 3. SARMs associé aux soins de santé et de source communautaire chez des patients de moins de 18 ans
7 SARM = Staphylococcus aureus Résistant à la méthicilline ou Staphylocoque doré résistant à la méthicilline.
Année de Surveillance SARM7 associé aux soins de santé SARM d’origine communautaire Dénominateur
Infection Colonisation Infection Colonisation (patient-admis) (patient-jours)
1995 0 1 0 0 25 468 131 629
1996 0 1 0 0 24 089 130 348
1997 0 1 0 0 29 952 142 543
1998 1 2 0 1 29 516 144 828
1999 2 3 1 2 31 804 195 434
2000 1 0 2 0 28 443 168 690
2001 2 1 0 2 35 695 199 428
2002 2 3 1 1 37 024 203 770
2003 3 6 1 3 38 170 216 225
2004 6 7 2 2 43 549 193 596
2005 9 16 8 2 44 376 228 621
2006 18 10 16 8 52 661 327 861
2007 12 14 61 22 50 518 327 704
2008 26 23 83 14 52 833 338 950
2009 12 84 76 35 52 204 339 526

De 1995 à 2005, les infections et colonisations aux SARMs chez les patients de moins de 18 ans se produisaient à des taux comparables. Cependant de 2006 à 2008, l’incidence des infections est devenue significativement supérieure à celle des colonisations, et ce n’est qu’en 2009 que les tendances se sont inversées considérablement (figures 11).

Figure 11A: Incidence des SARMs chez les patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (per 1 000 hospitalisations)

Figure 11A: Incidence des SARMs chez les patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (per 1 000 hospitalisations)

Figure 11A: Incidence des SARMs chez les patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (per 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Figure 11B: Incidence des SARMs chez les patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 10 000 patient-jours)

Figure 11B: Incidence des SARMs chez les patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 10 000 patient-jours)

Figure 11B: Incidence des SARMs chez les patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 10 000 patient-jours) - Texte équivalent

De 1995 à 2005, les SARMs (colonisation et infection) aux associés aux soins de santé chez les patients de moins de 18 ans se sont produits à un taux légèrement inférieur à ceux d’origine communautaire seulement une seule fois (en l’an 2000). Cependant en 2007, l’incidence des SARMs de source communautaire a accru pour se hisser à un niveau plus de trois fois plus élevé que celle des SARMs associés aux soins de santé qui est restée presque la même. Cette marge de différence a subséquemment diminué les années suivantes.

Figure 12A: Incidences des SARMs de source communautaire & associés aux soins de santé: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 12A: Incidences des SARMs de source communautaire & associés aux soins de santé: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 12A: Incidences des SARMs de source communautaire & associés aux soins de santé: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Les changements dans les taux de SARMs chez les patients de moins de 18 ans observés à partir de 2007 ont été largement influencés par les taux d’infection de source communautaire (Figures 12B) et ceux des colonisations associées aux soins de santé (Figure 12C).

Figure 12B: Incidences des INFECTIONs aux SARMs associées aux soins de santé & de source communautaire: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 12B: Incidences des INFECTIONs aux SARMs associées aux soins de santé & de source communautaire: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 12B: Incidences des INFECTIONs aux SARMs associées aux soins de santé & de source communautaire: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

Figure 12C: Incidences des INFECTIONs aux SARMs de source communautaire & associés aux soins de santé: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 12C: Incidences des INFECTIONs aux SARMs de source communautaire & associés aux soins de santé: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations)

Figure 12C: Incidences des INFECTIONs aux SARMs de source communautaire & associés aux soins de santé: Patients de moins de 18 ans, PCSIN 1995-2009 (pour 1 000 hospitalisations) - Texte équivalent

CMRSA2 a émergé progressivement dès les premiers jours du présent programme de surveillance pour s’établir comme la souche la plus répandue au Canada, suivie par CMRSA10 qui n’a émergé comme une souche épidémiologique importante qu’à partir de 2004 (Figures 13). Les souches CMRSA1 & CMRSA3/6 ont atteint leur maximum en 2000 et ont rapidement décru pour atteindre des niveaux insignifiants même comme à partir de 2006, les infections causées par ces deux souches ont significativement accru.

Figure 13A: Distribution des souches de SARM détectées chez des patients infectés, PCSIN 1995-2007

Figure 13A: Distribution des souches de SARM détectées chez des patients infectés, PCSIN 1995-2007

Figure 13A: Distribution des souches de SARM détectées chez des patients infectés, PCSIN 1995-2007 - Texte équivalent

Figure 13B: Distribution des souches de SARM détectées chez des patients infectés, PCSIN 2008-2009*

Figure 13B: Distribution des souches de SARM détectées chez des patients infectés, PCSIN 2008-2009

* Les données de trois mois (janvier, février et mars) seulement ont été considérées pour chaque année de surveillance.

Figure 13B: Distribution des souches de SARM détectées chez des patients infectés, PCSIN 2008-2009- Texte équivalent

N.B. Prudentes interprétations des différences régionales sont recommandées par ce que les politiques de dépistage peuvent  différer d’une province à l’autre.