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Faits saillants de l'étude...Jeunes sans-abri et jeunes placés dans le réseau de protection de l'enfance : Maltraitance, santé mentale et consommation d'alcool et de drogues

Jeunes sans-abri et jeunes placés dans le réseau de protection de l'enfance :  Maltraitance, santé mentale et consommation d'alcool et de drogues

Référence : Goldstein, A. L., Amiri, T., Vilhena, N., Wekerle, C., Thornton, T. et Tonmyr, L.

Les jeunes sans-abri doivent composer avec diverses retombées néfastes et risquent de présenter des problèmes concomitants de santé mentale et de consommation d'alcool et de drogues. Bon nombre d'entre eux arrivent dans la rue avec des antécédents de maltraitance; ils ont quitté la maison pour échapper à un environnement dysfonctionnel. Les jeunes placés dans le réseau de protection de l'enfance doivent relever des défis du même ordre et certains risquent de devenir sans-abri lorsqu'ils quittent le réseau de protection de l'enfance.

Faits saillants de l'Étude

Maltraitance

  • Une proportion des jeunes sans-abri ont été victimes de sévices physiques ou sexuels.

    Les résultats de l'étude montrent que les jeunes sans-abri et qui ont été antérieurement placés dans le réseau de protection de l'enfance sont plus susceptibles d'avoir été victime de sévices physiques ou sexuels comparativement aux sans-abri n'ayant pas fait appel au réseau.

L'Étude portait sur un certain nombre de facteurs liés à la santé mentale et à la consommation d'alcool et de drogues au sein de trois groupes de jeunes au Canada : ceux qui sont actuellement placés dans le réseau de protection de l'enfance, les jeunes sans-abri qui ont déjà fait appel au réseau, et les jeunes sans-abri qui n'ont jamais fait appel au réseau. Le rapport complet, y compris les références, est affiché à l'adresse suivante : http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/publication/nfnts-urb/index-fra.php.

  • Les jeunes femmes sans-abri sont plus susceptibles de déclarer avoir été victimes de sévices sexuels.

    Parmi les participants à l'étude, les jeunes femmes sont plus susceptibles que les jeunes hommes à déclarer les sévices sexuels.

Violence conjugale

  • La probabilité de violence conjugale est similaire pour tous les jeunes.
     
  • En ce qui concerne la violence conjugale, les résultats de l'étude n'ont permis d'établir aucune différence significative entre les jeunes sans-abri et les jeunes qui ont déjà été placés dans le réseau de protection de l'enfance ou qui y sont actuellement placés.
     
  • Il y a une relation entre la violence conjugale et des problèmes concomitants de santé mentale et de consommation d'alcool et de drogues.
     
  • Les jeunes qui ont déclaré avoir été violents avec leurs partenaires étaient plus susceptibles d'avoir des problèmes concomitants de santé mentale et de consommation d'alcool et de drogues.

Problèmes de consommation d'alcool et de drogues et de santé mentale

  • Les jeunes sans-abri qui ont déjà fait appel au réseau de protection de l'enfance sont plus susceptibles de déclarer des problèmes concomitants de santé mentale et de consommation d'alcool, de tabac et de marijuana au cours du dernier mois que les jeunes actuellement placés dans le réseau.
     
  • Comparativement aux jeunes placés dans le réseau de protection de l'enfance, les jeunes sans-abri (y compris ceux n'ayant jamais fait appel au réseau) étaient beaucoup plus susceptibles d'exhiber des symptômes d'extériorisation (p. ex. voler, entrer par effraction) et des symptômes d'intériorisation (p. ex. dépression ou anxiété), d'avoir des problèmes de consommation de drogue et de consommer une quantité abusive d'alcool.

Des résultats de l'étude à la pratique, aux politiques et à la recherche

Les résultats de l'étude ont des répercussions pour les praticiens, les décideurs et les chercheurs :

  • Amélioration du traitement des jeunes sans-abri qui ont aussi des problèmes de santé mentale et de consommation d'alcool et de drogues;
     
  • Examen des raisons qui expliquent le départ précoce du réseau de protection de l'enfance et l'état de préparation des jeunes à la vie autonome;
     
  • Prévenir l'itinérance chez les jeunes au moyen d'une intervention précoce;
     
  • Accroître la recherche sur les facteurs de risque liés à l'itinérance, les retombées et les interventions.