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La schizophrenie - guide a l'intention des familes

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Comment reconnaître que quelque chose ne va pas

De nombreuses familles ont affirmé qu'elles savaient depuis déjà un certain temps que quelque chose n'allait pas. Elles sentaient que leur fils ou leur fille, leur frère ou leur sœur, ou encore leur conjoint ne vivait pas seulement une période difficile ou un excès passager de mauvaise humeur, ou ne réagissait pas à une consommation excessive de drogue ou d'alcool. D'autres, cependant, ont avoué avoir été prises complètement au dépourvu. À leurs yeux, les comportements aberrants dont elles avaient été témoins étaient le fait d'un ajustement normal ou d'un certain degré de délinquance. Toutes conseillent fortement aux lecteurs de ce guide de se fier à leur intuition et de demander immédiatement de l'aide en cas de doute. Rappelez-vous, personne ne connaît mieux votre parent que vous.

Signes avant-coureurs - Liste compilée par les familles qui faisaient partie des groupes de discussion :

  • Troubles du sommeil, périodes d'éveil à des heures inhabituelles, confusion entre le jour et la nuit;
  • repli sur soi, isolement, indifférence au monde extérieur;
  • détérioration des relations interpersonnelles;
  • hyperactivité ou inactivité ou alternance entre ces deux états;
  • manque de concentration et difficulté prononcée à prendre des décisions;
  • intérêt inhabituel à l'égard de la religion ou des sciences occultes;
  • hostilité, méfiance, terreur;
  • réactions exagérées face à la désapprobation de l'entourage ou des membres de la famille;
  • laisser-aller dans l'hygiène personnelle;
  • randonnées fréquentes en auto-stop, sans but précis;
  • besoin compulsif d'écrire, utilisation d'une calligraphie semblable à celle d'un enfant et textes incohérents;
  • réactions affectives inhabituelles;
  • regard vide, sans expression;
  • regard fixe, accompagné d'une absence de clignements d'yeux ou, au contraire, de clignements incessants;
  • hypersensibilité (au bruit et à la lumière);
  • changements au niveau de l'odorat et du goût;
  • utilisation d'expressions et de structures de phrase inhabituelles;
  • comportements bizarres : refus de toucher les autres personnes, port constant de gants, rasage de la chevelure ou des poils, mutilation ou menaces d'automutilation.

Aucun de ces signes pris individuellement ne permet de conclure à l'existence d'un trouble mental. Seules quelques-unes des personnes qui ont participé à la compilation de cette liste ont affirmé avoir réagi après avoir observé ces signaux avertisseurs. À la lumière de leur propre expérience, les familles touchées par la maladie vous conseillent fortement de consulter un médecin si vous observez la présence de plusieurs des comportements qui viennent d'être mentionnés ou un changement de comportement marqué pendant quelques semaines.

De nombreuses familles ont indiqué que leur parent tenait un discours incohérent ou qu'il avait commencé à se livrer à des monologues à haute voix, en apparence sourd à tout ce que les autres pouvaient lui dire. Un jeune homme a soudainement entrepris des recherches sur toutes les religions et tous les cultes. Un autre a commencé à éteindre tous les postes de radio, s'imaginant que des messages lui étaient transmis par ce médium. D'autres ont détruit leur journal intime, leur certificat de naissance ou des photos de famille. Des signes de paranoïa étaient apparents chez un grand nombre de malades. Ainsi, un malade a affirmé être au courant de complots fomentés contre lui et détenir des « preuves » démontrant qu'on avait tenté de l'empoisonner. Un homme a déclaré que son épouse était persuadée de faire les frais de la conversation de toutes les personnes qu'elle voyait parler.

Avec le temps, les familles en sont arrivées à ne plus être capables de tolérer plus longtemps les écarts de conduite du malade. Nombre d'entre elles ont indiqué qu'une grande confusion régnait à la maison et que le malade, par ses comportements bizarres, s'était attiré la rancune et la colère des autres membres de la famille. De nombreuses personnes avaient cru que leur frère ou leur sœur était tout simplement paresseux(se) et cherchait à fuir ses responsabilités. Les enfants étaient gênés et confus devant le changement de comportement de leur père ou de leur mère. Les parents ne s'entendaient pas sur la façon de faire face aux problèmes de leur enfant et en arrivaient même à remettre en question leur mariage. Toutes les personnes consultées ont insisté sur l'importance d'agir avant que la situation ne s'envenime à ce point. Vous devriez cherchez de l'aide auprès de votre médecin de famille ou d'une autre source appropriée.

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