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Autres études empiriques présentant de l'intérêt
Les études empiriques résumées ci-dessous mettent en lumière certains aspects importants de la méthodologie dont il faut tenir compte lorsqu'on envisage d'établir des relations causales. Ces questions sont abordées dans la rubrique « Observations », à la fin de chaque résumé.
Cirincione, C., Steadman, H.J., Robbins, P.C. et Monahan, J. (1994). Mental illness as a factor in criminality : A study of prisoners and mental patients, Criminal Behaviour and Mental Health, vol. 4, p. 33-47.
Objectif : Comparer les manifestations de la criminalité à long terme chez des délinquants souffrant de troubles mentaux avec celles observées chez des détenus. La principale hypothèse à l'étude était que les variables criminologiques constituent les meilleures variables prédictives de la criminalité ultérieure.
Méthode de recherche : La recherche présentée ici est fondée sur des sujets ayant fait l'objet d'une étude qui a été publiée en 1984. Il s'agissait d'une étude historique de cohortes comportant une période de suivi de 11 ans.
Lieu : État de New York, États-Unis.
Sujets : Les sujets ont été choisis à partir de registres d'admission; il s'agissait d'hommes âgés de moins de 65 ans admis dans des établissements psychiatriques et des prisons de l'État de New York en 1968 et 1978. Les sujets ont été répartis en quatre groupes ou cohortes : les prisonniers n'ayant pas d'antécédents psychiatriques, les prisonniers ayant des antécédents psychiatriques, les patients ayant déjà été arrêtés par la police et les patients n'ayant jamais été arrêtés.
Mesures : Les chercheurs ont consulté des archives pour recueillir des données sur les arrestations et les hospitalisations ultérieures.
Principaux résultats : En général, les taux d'arrestation étaient plus élevés dans les groupes de 1978 que dans ceux de 1968. En ce qui concerne les arrestations ultérieures, à chaque époque, les prisonniers n'ayant pas d'antécédents psychiatriques étaient ceux qui étaient le plus susceptibles d'être arrêtés à nouveau, alors que les patients n'ayant jamais été arrêtés étaient ceux qui étaient le moins susceptibles d'être arrêtés. Les deux groupes hybrides avaient des niveaux d'arrestation semblables et intermédiaires, c'est-à-dire qui se situaient entre ceux des deux autres groupes. Des tendances semblables ont été observées dans le cas des crimes avec violence. Chez les malades mentaux n'ayant jamais été arrêtés, le risque d'arrestation était généralement moins élevé que dans la population générale.
Conclusions : Les arrestations antérieures constituent une meilleure variable prédictive de la criminalité que le fait d'avoir été hospitalisé dans un établissement psychiatrique public. Les prisonniers n'ayant pas d'antécédents psychiatriques sont ceux qui présentent le plus grand risque de violence et de criminalité après leur mise en liberté.
Observations : Cette étude confirme l'importance de contrôler la variable « arrestations antérieures » lorsqu'on évalue la relation entre les hospitalisations dans un établissement psychiatrique et la criminalité, ce que peu de chercheurs ont fait jusqu'ici.
Harry, B. (1985). Violence and Official Diagnostic Nomenclature, Bulletin of the American Academy of Psychiatry and the Law, vol. 13, no 4, p. 385-388.
Objectif : Évaluer dans quelle mesure l'idée d'une association positive entre la maladie mentale et la violence a été acceptée.
Méthode de recherche : Analyse du contenu de la nomenclature psychiatrique du DSM qui a été utilisée de 1952 à 1980.
Mesures : La proportion des troubles dont la description contenait des mots ou des critères diagnostiques se rapportant à la violence dans les différentes versions de la nomenclature psychiatrique officielle (DSM-I, DSM-II et DSM-III). La définition de la violence comprenait aussi bien la violence contre soi-même que la violence contre les autres.
Principaux résultats : Moins de 3 p. 100 des troubles répertoriés dans le DSM-I et le DSM-II comprennent des mots ou des critères indiquant un comportement violent. Cette proportion atteint 46,6 p. 100 dans le DSM-III. Si on considère uniquement les critères diagnostiques, 26,2 p. 100 des troubles répertoriés dans le DSM-III sont définis à l'aide de mots se rapportant à la violence. Les catégories diagnostiques comportant le plus grand nombre de troubles définis en fonction de la violence sont, notamment, les toxicomanies, les troubles mentaux organiques, les troubles affectifs et les troubles apparaissant durant l'enfance.
Conclusions : Le pourcentage des troubles mentaux décrits ou définis officiellement en fonction des actes de violence a augmenté. La frontière entre la maladie mentale et la violence s'est estompée, d'où la confusion qui s'ensuit lorsque les chercheurs tentent d'établir une relation entre les deux phénomènes.
Observations : Cette étude est importante sur le plan méthodologique, vu le nombre croissant apparent d'études qui ont montré une association entre la maladie mentale et la violence au cours des quinze dernières années association qui n'avait pas été observée auparavant. De plus, cette étude soulève des doutes quant à la capacité des chercheurs de définir la maladie mentale indépendamment de la violence aux fins de la recherche, en particulier lorsqu'ils utilisent le système de classification nosologique du DSM-III (ou d'une version ultérieure de ce manuel).
Harry, B. et Steadman, H.J. (1988). Arrest rates of patients treated at a community mental health center, Hospital and Community Psychiatry, vol. 39, no 8, p. 862-866.
Objectif : L'étude avait pour but : a) de vérifier les taux d'arrestation enregistrés chez les malades mentaux hospitalisés, les malades mentaux en consultation externe et les malades mentaux des services d'urgence après leur première consultation connue dans un centre de santé mentale communautaire et b) de déterminer si les variables prédictives des arrestations chez les malades mentaux hospitalisés dans des établissements publics, selon les études publiées sur cette question, sont les mêmes dans le cas des malades qui fréquentent les centres de santé mentale communautaires.
Méthode de recherche : Une étude historique de cohortes comportant une période de suivi variant selon la date où les sujets ont été inclus dans l'échantillon. Les sujets ont été suivis jusqu'en octobre 1984, ce qui représentait en moyenne un suivi de neuf ans dans le cas du groupe de 1975 et d'un an dans le cas du groupe de 1983.
Lieu : Un centre de santé mentale communautaire offrant divers types de services psychiatriques, situé dans une petite ville du Missouri, aux États-Unis.
Sujets : Les sujets ont été choisis au hasard à partir d'un examen des dossiers de tous les patients adultes admis au centre en 1975 et en 1983, qui recevaient pour la première fois des soins de santé mentale, selon les renseignements fournis par les patients eux-mêmes et selon les dossiers que les chercheurs ont consultés pour savoir si les patients avaient été soignés auparavant dans un centre de santé mentale de l'État ou d'un autre État. En 1983 seulement, il y avait 200 patients hospitalisés, 181 patients en consultation externe et 186 patients au service d'urgence qui recevaient pour la première fois des soins psychiatriques. Les chercheurs se sont basés sur les données du recensement pour calculer les valeurs de la population dans les dix zones de recrutement locales du comté.
Mesures : Les données sur les facteurs sociaux et cliniques ont été recueillies dans les dossiers médicaux. Les diagnostics ont été établis selon la terminologie du DSM-III. Les rapports d'arrestation sur les actes criminels commis à l'âge adulte dans l'ensemble de l'État ont été obtenus pour la période se terminant en octobre 1984. Les crimes avec violence étaient, dans le cadre de l'étude, l'homicide, les voies de fait et la violence physique grave contre un enfant. Les crimes comportant un potentiel de violence étaient le vol qualifié et les infractions commises à l'aide d'une arme. Les crimes sexuels étaient le viol, la sodomie et l'agression sexuelle.
Principaux résultats : Les résultats exposés dans cet article comportaient des erreurs. Les auteurs ont signalé ces erreurs par la suite dans une lettre envoyée au chef de la direction de la revue [Harry, 1989, Hospital and Community Psychiatry, vol. 40, no 12, p. 1303]. Les résultats corrigés sont présentés ci-dessous. Soulignons toutefois que les conclusions fondamentales de l'article sont demeurées les mêmes.
Les taux d'arrestation enregistrés sur une période d'un an pour le groupe de sujets de 1983 ont révélé que les patients hospitalisés étaient ceux qui avaient été arrêtés le plus souvent (78/1 000), suivis des patients admis en urgence (53,5/1 000) et des patients en consultation externe (36,6/1 000). De même, dans le groupe de 1975, ce sont les patients hospitalisés qui ont été arrêtés le plus souvent, c'est-à-dire dans une proportion de 41/1 000, comparativement à 40/1 000 pour les patients en consultation externe. Les données relatives aux patients admis en urgence n'ont pu être obtenues pour cette année-là. Les chercheurs ont constaté que les facteurs qui permettaient le mieux de prévoir les arrestations étaient le diagnostic de personnalité antisociale, le nombre d'arrestations antérieures et le jeune âge; cependant, ces variables n'expliquaient à elles trois que 5 p. 100 de la variation totale. La plupart des arrestations avaient trait à des infractions sans violence.
Conclusions : Les auteurs ont constaté que les taux d'arrestation enregistrés chez les patients des centres de santé mentale communautaires étaient bien inférieurs aux taux indiqués par les autres chercheurs à l'égard des patients des hôpitaux psychiatriques publics. Comme l'analyse des taux d'arrestation a porté sur des malades mentaux traités dans des établissements de santé mentale de divers types, l'écart observé entre les taux d'arrestation enregistrés dans les échantillons de patients et ceux enregistrés dans la population générale s'est avéré moins élevé.
Observations : Dans la majeure partie des études comportant une période de suivi, les groupes de sujets étaient composés de patients hospitalisés. Par conséquent, cette étude apporte une dimension nouvelle dans cette sphère de connaissances, en particulier du fait que l'accent a été mis sur les soins de santé mentale offerts dans des centres communautaires. De plus, les auteurs ont quantifié le biais de sélection auquel on peut s'attendre lorsque les sujets à l'étude sont choisis dans différentes populations de malades mentaux. Cette étude fait ressortir l'importance de former des groupes de sujets représentatifs de toutes les personnes atteintes d'une maladie mentale.
Lagos, J.M., Perlmutter, K. et Saexinger, H. (1977). Fear of the mentally ill : Empirical support for the common man's response, American Journal of Psychiatry, vol. 134, no 10, p. 1134-1137.
Objectif : Les auteurs ont examiné les dossiers médicaux de patients psychiatriques afin de déterminer la fréquence des comportements violents lorsqu'une maladie mentale apparaît.
Méthode de recherche : Enquête transversale basée sur des dossiers médicaux.
Lieu : New Jersey, aux États-Unis.
Sujets : Les chercheurs ont choisi au hasard 400 patients admis dans quatre établissements psychiatriques du New Jersey en 1974, à raison de 100 patients par établissement.
Mesures : Les chercheurs ont pris connaissance des notes rédigées au moment de l'admission des patients pour trouver des descriptions des comportements violents récents qui avaient justifié en partie l'admission du patient. Les comportements violents comprenaient la violence physique contre une personne ou des objets, les menaces proférées à l'endroit d'une personne, la violence verbale contre une personne, la violence « ambiguë » (lorsque les descriptions étaient imprécises) et la perte du contrôle des impulsions.
Principaux résultats : En examinant les dossiers des 400 patients, les auteurs ont constaté que 37,7 p. 100 d'entre eux avaient manifesté une forme ou une autre de comportement violent et de ceux-là, 20 p. 100 avaient manifesté de la violence physique contre une personne ou des objets. La proportion des individus qui avaient agressé une autre personne variait considérablement d'un hôpital à un autre : entre 21,6 p. 100 et 4,4 p. 100. Seulement trois des 115 malades mentaux dont le dossier faisait état d'un comportement violent avaient été arrêtés.
Conclusions : Les auteurs ont conclu qu'un très grand nombre de comportements violents peuvent être associés à des troubles mentaux. Il aurait été plus précis de dire qu'un très grand nombre de comportements violents peuvent être associés aux hospitalisations pour une maladie mentale.
Observations : Nous avons choisi d'inclure cette étude pour les raisons suivantes : a) elle montre qu'une proportion élevée de malades mentaux sont admis à l'hôpital parce qu'ils sont violents et b) la proportion des patients qui sont violents varie considérablement selon les hôpitaux. Cette étude montre bien les biais inhérents à l'utilisation d'échantillons composés de malades mentaux hospitalisés. Le fait que seulement 3 des 115 malades mentaux violents aient été arrêtés met en évidence le risque d'erreur relié à une mauvaise classification lorsqu'on cherche à déterminer si le lien entre la maladie mentale et la violence est de nature causale à partir de données consignées dans les registres d'admission des hôpitaux et les rapports d'arrestation. Les actes de violence n'entraînent pas toujours une arrestation.
Steadman, H.J., Venderwyst, D. et Ribner, S. (1978). Comparing arrest rates of mental patients and criminal offenders, American Journal of Psychiatry, vol. 135, no 10, p. 1218-1220.
Objectif : Comparer les taux d'arrestation enregistrés chez d'anciens patients psychiatriques et des criminels avec ceux enregistrés dans la population générale afin de déterminer si les antécédents criminels, plutôt que la maladie mentale, constituent la cause profonde des différences observées.
Méthode de recherche : Les auteurs n'ont pas indiqué la méthode de recherche, mais la présentation des données permet de croire qu'il s'agissait d'une étude de suivi portant sur une période maximale d'un an (les personnes ayant quitté la prison ou l'hôpital durant la dernière partie de l'année étaient moins susceptibles de se faire arrêter que celles qui l'avaient quitté pendant la première partie de l'année).
Lieu : Le comté d'Albany, dans l'État de New York, aux États-Unis.
Sujets : Les auteurs ont choisi deux groupes de malades mentaux et deux groupes de criminels. Ces groupes étaient composés de toutes les personnes ayant reçu leur congé d'un centre psychiatrique (N=307) ou étant sorties de prison (N=419) en 1968 et 1975.
Mesures : Les arrestations ultérieures constituaient la principale mesure de la criminalité. Les crimes avec violence n'ont pas fait l'objet d'une analyse distincte.
Principaux résultats : Les comparaisons générales ont révélé que les taux d'arrestation étaient plus élevés chez les anciens patients que dans la population générale et qu'ils étaient aussi plus élevés chez les criminels que chez les anciens patients. Cependant, lorsque les chercheurs ont tenu compte des antécédents criminels, ils ont observé des tendances différentes chez les anciens patients. Les taux d'arrestation étaient plus élevés chez les anciens patients qui avaient déjà été arrêtés avant leur hospitalisation que dans la population générale. Par contre, dans le cas des anciens patients n'ayant jamais été arrêtés, les taux d'arrestation étaient à peu près égaux ou inférieurs à ceux de la population générale.
Conclusions : Les auteurs ont conclu que les taux d'arrestation enregistrés dans les échantillons de patients ont augmenté parce que la population des hôpitaux psychiatriques publics comprend maintenant un plus grand nombre de personnes ayant déjà fait l'objet d'une arrestation au criminel. Cependant, dans le cas des patients n'ayant jamais été arrêtés (presque 75 p. 100 de l'échantillon), les taux d'arrestation étaient à peu près égaux ou inférieurs à ceux de la population générale. Ce sont les patients qui ont été arrêtés plusieurs fois par le passé qui sont le plus souvent arrêtés à nouveau après un séjour dans un hôpital psychiatrique.
Observations : En dépit du risque de sous-estimation des taux d'arrestation dans le groupe des anciens patients et dans celui des délinquants, cette étude est importante du point de vue méthodologique car elle fait ressortir le fait que ce sont les antécédents criminels, et non la maladie mentale en soi, qui expliquent les taux d'arrestation plus élevés au cours de la période de suivi. Par conséquent, les chercheurs devraient, à l'avenir : a) constituer des cohortes composées de sujets qui présentent un risque de violence ou de criminalité sans y inclure les individus qui ont des antécédents de violence ou des antécédents criminels, ou b) contrôler la variable « antécédents criminels ou de violence » au cours de l'analyse statistique.
Straznickas, K.A., McNiel, D.E. et Binder, R.L. (1993). Violence toward family caregivers by mentally ill relatives, Hospital and Community Psychiatry, vol. 44, no 4, p. 385-387.
Objectif : Étudier les caractéristiques des relations familiales qui sont associées à la violence familiale dont sont responsables des malades mentaux qui ont été hospitalisés.
Méthode de recherche : Examen rétrospectif d'une série de cas.
Lieu : Une unité de soins psychiatriques de courte durée fermée à clé, rattachée à une université américaine. L'endroit n'est pas précisé, mais étant donné les affiliations des auteurs, l'unité pourrait être située à San Francisco.
Sujets : Le groupe à l'étude était composé de 581 patients admis à l'unité entre 1983 et 1990.
Mesures : Les renseignements relatifs aux diagnostics ont été recueillis dans les dossiers de l'hôpital; les diagnostics définitifs avaient été établis selon la CIM-9-MC. Les données relatives aux agressions physiques contre une autre personne étaient fondées sur des mentions précises (p. ex. le fait que le sujet ait frappé, poussé ou étranglé une personne) au cours des deux semaines précédant l'admission. Des données socio-démographiques, des données sur les relations interpersonnelles et des données cliniques ont aussi été recueillies dans les dossiers.
Principaux résultats : Dix-neuf pour cent des patients (N=113) avaient physiquement agressé une personne dans les deux semaines précédant leur admission, et 36 p. 100 des patients qui avaient commis ce genre d'agression (N=31) avaient agressé plus d'une personne. Des 113 patients qui avaient agressé une personne, 50 avaient agressé une personne à l'extérieur de leur milieu familial, 10 avaient agressé un membre de leur famille et une personne à l'extérieur du milieu familial et 53 avaient agressé un membre de leur famille.
Observations : En plus de faire ressortir le biais de sélection que comportent les échantillons composés de personnes hospitalisées, cette étude met en évidence le fait que, lorsque des personnes hospitalisées pour une maladie mentale ont été violentes avant leur hospitalisation, ce sont le plus souvent les membres de leur famille qui ont été les victimes de cette violence. Cependant, comme cette étude ne comportait pas de groupe témoin approprié, on ne peut en déduire que les membres de la famille des malades mentaux sont plus susceptibles d'être victimes de violence familiale que les membres de la famille des personnes non atteintes d'une maladie mentale. Les résultats de cette étude soulignent néanmoins l'utilité des programmes d'éducation sur les relations familiales qui montrent comment déceler les signes avant-coureurs de la décompensation et comment réagir à une escalade de violence de façon à réduire le risque et à permettre une meilleure adaptation à la situation.
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