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Études portant sur des patients psychiatriques
Les études décrites ci-après portent sur la relation entre la maladie mentale et la violence chez des patients psychiatriques. Étant donné que tous les échantillons étaient composés de personnes ayant reçu des soins hospitaliers, les résultats sont entachés d'un biais de sélection. Par conséquent, on ne peut jamais affirmer que les associations constatées à partir de ces échantillons reflètent des associations qui existent dans la population générale. En outre, nombre de ces études ne prévoit pas de groupe témoin, de sorte qu'il est impossible de savoir si les taux de violence sont supérieurs ou inférieurs à ceux auxquels on devrait s'attendre. En raison des échantillons choisis, les recherches de ce type ne peuvent être utilisées pour étayer la proposition selon laquelle les malades mentaux seraient plus violents que les autres personnes.
Asnis, G.M., Kaplan, M.L., van Praag, H.M. et Sanderson, W.C. (1994). Homicidal behaviours among psychiatric outpatients, Hospital and Community Psychiatry, vol. 45, no 2, p. 127-132.
Objectif : Faire une évaluation plus nuancée des comportements violents en accordant une attention particulière aux comportements que le patient décrit lui-même comme des comportements homicides, y compris les idées, les plans et les tentatives d'homicide. Le second but de l'étude était de déterminer les caractéristiques qui permettent de différencier les patients ayant eu dans le passé des comportements homicides de ceux qui ne manifestent pas de tendances homicides.
Méthode de recherche : Bien que les auteurs n'aient pas indiqué leur méthode de recherche, la méthode de collecte des données permet de croire qu'il s'agissait d'une enquête descriptive.
Lieu : Un hôpital sans but lucratif situé dans le Bronx, à New York.
Sujets : Les sujets à l'étude étaient 517 malades mentaux qui avaient demandé à être soignés à la clinique externe de psychiatrie de l'hôpital, soit 204 hommes (40 p. 100) et 313 femmes (60 p. 100) âgés de 13 à 87 ans.
Mesures : Les formules d'auto-déclaration comprenaient : 1) la formule de données démographiques Harkavy-Asnis Suicide Survey, 2) la formule Homicidal Behaviours Survey et 3) la liste révisée Symptom Checklist 90. Chaque malade devait aussi répondre, dans le cadre d'une interview semi-dirigée, à des questions visant à déterminer ses antécédents psychiatriques et à évaluer son état mental. Ces interviews étaient menées par un psychologue ou un psychiatre. Un diagnostic a été établi pour chaque malade, selon le DSM-III-R.
Principaux résultats : En tout, 114 sujets (22 p. 100) ont déclaré avoir eu des idées d'homicide par le passé et 41 de ces sujets (8 p. 100 de l'échantillon total) ont déclaré que leurs idées d'homicide avaient persisté pendant au moins sept jours. Quarante sujets (8 p. 100) ont déclaré avoir dressé un plan d'homicide. Vingt-deux sujets (4 p. 100) ont déclaré avoir déjà fait une tentative d'homicide. Aucune différence significative n'a été constatée, par rapport aux diagnostics établis, entre les sujets ayant fait une tentative d'homicide dans le passé et ceux n'ayant pas de tendances homicides. De plus, les sujets ayant fait une tentative d'homicide ont déclaré, dans une proportion significativement plus élevée, avoir eu des idées de suicide et avoir fait des tentatives de suicide, comparativement aux sujets qui avaient déclaré avoir eu uniquement des idées d'homicide. Une différence de 8 p. 100 a été constatée entre les hommes et les femmes en ce qui concerne les idées d'homicide et les tentatives d'homicide (hommes 27 p. 100, femmes 18 p. 100).
Conclusions : Les auteurs ont conclu que le taux de tentatives d'homicide enregistré au cours de leur étude était beaucoup plus faible que le taux de 10 p. 100 enregistré par d'autres chercheurs à l'égard des agressions physiques. Étant donné la relation observée entre les comportements homicides actuels et antérieurs, les auteurs ont conclu que les évaluations psychiatriques de routine devraient comprendre une évaluation minutieuse des antécédents de violence. Ils ont reconnu que les limites inhérentes aux instruments d'auto-déclaration et la nature rétrospective de leur étude avaient pour effet de restreindre la valeur de leurs résultats. Ils n'ont pas laissé entendre que leurs résultats pouvaient être utilisés pour tirer des conclusions au sujet des causes des comportements homicides.
Critique de la méthode : La principale faiblesse de cette étude réside dans l'accent qui est mis sur le comportement homicide, qui est non seulement très rare, mais qui constitue une manifestation extrême de violence. En dépit de cette limite, les auteurs ont comparé leurs résultats à ceux obtenus par des chercheurs qui ont étudié le comportement criminel en général et le comportement criminel chez les malades mentaux hospitalisés. Étant donné que cette étude portait sur des personnes qui s'étaient présentées dans une clinique de psychiatrie externe, on ne peut dire dans quelle mesure les comparaisons apportent un éclairage utile. Il se peut que la forte proportion de femmes dans la population à l'étude (60 p. 100) explique le taux inférieur d'homicide dans l'étude, et ce, comparativement à d'autres travaux de recherche, étant donné que les femmes ont tendance à accuser une incidence inférieure de crime avec violence. De plus, comme les auteurs n'ont pas indiqué les propriétés psychométriques des instruments de mesure qu'ils ont utilisés, les conclusions relatives à la fiabilité et à la validité des résultats sont limitées. Étant donné que les renseignements recueillis ont trait à des questions délicates, il est possible que l'utilisation d'un instrument d'auto-déclaration ait entraîné une sous-estimation des tendances homicides au sein du groupe considéré. Comme l'étude portait sur des malades suivis dans une clinique externe, on ne peut en utiliser les résultats pour examiner la possibilité qu'il y ait une relation étiologique entre la maladie mentale et la violence.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Binder, R., McNeil, E. et Binder, R.L. (1988). Effects of diagnosis and context on dangerousness, American Journal of Psychiatry, vol. 145 no 6, p. 728-732.
Objectif : L'étude avait pour but de répondre aux questions suivantes : 1) Les patients atteints de schizophrénie, de manie ou d'un autre trouble mental sont-ils plus susceptibles d'être agressifs avant leur admission? 2) Les patients atteints de schizophrénie, de manie ou d'un autre trouble mental sont-ils plus susceptibles d'être agressifs durant la phase de leur hospitalisation qui correspond à un épisode aigu de la maladie?
Méthode de recherche : Les auteurs n'ont pas indiqué leur méthode de recherche, mais il semble qu'il s'agissait d'un examen longitudinal de dossiers médicaux.
Lieu : L'unité de psychiatrie de courts séjours (fermée à clé) d'un hôpital universitaire.
Sujets : L'échantillon se composait de 150 patients choisis au hasard parmi tous les patients admis à l'hôpital en 1983 (N=238) et durant les six premiers mois de 1984 (N=118). Les personnes ayant été admises plusieurs fois à l'hôpital au cours de cette période ont été exclues.
Mesures : Selon la définition donnée par les auteurs, la violence avant l'admission comprenait la violence manifestée au cours des deux semaines précédant l'hospitalisation. La violence à l'hôpital a été mesurée au cours des 24 premières heures d'hospitalisation. Le comportement violent a été mesuré à l'aide d'une échelle comprenant quatre catégories d'agressions : 1) les agressions contre une personne, 2) la violence physique contre des objets, 3) les menaces d'agression physique contre une personne et 4) la violence verbale contre une personne.
Principaux résultats : Aucune différence significative n'a été constatée entre les sujets de différentes ethnies ou classes sociales. Les données indiquent que, durant les deux semaines précédant l'admission, 21 p. 100 des patients ont agressé une personne et 25,3 p. 100 ont manifesté un comportement ayant suscité la peur. L'analyse du chi carré a révélé une association significative entre le trouble diagnostiqué et la fréquence de la violence, en particulier chez les patients souffrant de schizophrénie ou de manie. Treize pour cent des patients avaient agressé une personne au moment de leur admission et 32 p. cent avaient manifesté un comportement ayant suscité la peur. Une association significative a aussi été constatée entre le trouble diagnostiqué et le type de violence; cependant, dans ce cas, les patients souffrant de manie étaient plus susceptibles d'agresser une personne, alors que ceux atteints de schizophrénie étaient plus susceptibles de manifester un comportement suscitant la peur.
Conclusions : Les chercheurs ont constaté que le risque de violence considéré par rapport au diagnostic établi variait selon le contexte. Avant l'hospitalisation, tant les patients souffrant de manie que ceux souffrant de schizophrénie étaient plus susceptibles de manifester un comportement agressif que ceux chez qui on avait diagnostiqué un autre trouble. Toutefois, durant leur séjour à l'hôpital, les patients souffrant de manie étaient plus susceptibles de manifester un comportement agressif. Au cours des 24 premières heures d'hospitalisation, les patients atteints de schizophrénie reçoivent des neuroleptiques, lesquels réduisent les symptômes psychotiques, exercent une action calmante et, partant, diminuent le risque de violence.
Critique de la méthode : Les groupes de sujets comparés, pour lesquels un diagnostic différent avait été établi, avaient des caractéristiques différentes sur le plan démographique. Il est possible que ces différences expliquent en partie les différences constatées à l'égard de la violence.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Buckley, P., Walshe, D., Colohan, H.A., O'Callaghan, E., Mulvey, F., Gibson, T., Waddington, J.L. et Conall, L. (1990). Violence and schizophrenia - a study of the occurrence and clinical correlates of violence among schizophrenic patients, Irish Journal of Psychological Medicine, vol. 7, p. 102-108.
Objectif : Examiner en profondeur les caractéristiques des comportements violents et leurs corrélats cliniques chez des patients psychiatriques hospitalisés.
Méthode de recherche : Les données ont été recueillies à partir d'un examen des dossiers médicaux. Bien que les auteurs n'aient pas indiqué leur méthode de recherche, la méthode de collecte des données permet de croire qu'il s'agissait d'une enquête rétrospective.
Lieu : Le service de psychiatrie d'un hôpital général de Stillorgan, à Dublin.
Sujets : L'échantillon était composé de tous les malades hospitalisés dans le service de psychiatrie (N=698) pour lesquels un diagnostic de schizophrénie avait été établi selon la Classification internationale des maladies, neuvième édition (CIM-9). Les sujets avaient été admis entre 1983 et 1988.
Mesures : La violence était définie ainsi : agression physique ou dommages matériels intentionnels. Les données sur la violence comprenaient aussi bien les actes de violence commis dans la collectivité que ceux commis en milieu hospitalier. Tout acte de violence s'étant produit depuis le début de la maladie du patient était inclus dans les statistiques.
Principaux résultats : Cent treize (16,2 p. 100) des 698 patients souffrant de schizophrénie avaient commis des actes de violence. Les patients ayant eu des comportements violents ont été comparés aux patients n'ayant pas d'antécédents de violence. Les deux groupes ne pouvaient être distingués par rapport aux variables suivantes : une symptomatologie positive ou négative, des antécédents psychiatriques familiaux ou une dépression traitée. Le taux de violence enregistré était plus élevé chez les sujets masculins que chez les sujets féminins. Les données sur le comportement violent ont permis de tirer des conclusions sur 111 sujets (sur 113) : 20 (18 p. 100) avaient eu un comportement violent à l'hôpital, 62 (56 p. 100) avaient eu un comportement violent dans la collectivité et 29 (26 p. 100) s'étaient comportés avec violence dans les deux milieux. La plupart des incidents de violence survenus dans la collectivité s'étaient produits au domicile du sujet et avaient consisté en des dommages causés à des meubles ou en une agression contre un membre de la famille. Il s'agissait dans la plupart des cas d'agressions mineures.
Conclusions : La majeure partie des actes de violence étaient mineurs et avaient rarement résulté en des blessures graves chez la victime.
Critique de la méthode : Les auteurs ont indiqué que leurs résultats étaient comparables à ceux obtenus par d'autres chercheurs antérieurement. Ils ont reconnu qu'il y avait deux biais d'échantillonnage possibles dans leur étude. Premièrement, les personnes souffrant d'une maladie mentale moins grave qui étaient soignées à la clinique externe seulement n'ont pas été incluses dans l'échantillon, ce qui peut avoir entraîné une surestimation de la violence chez les patients schizophrènes. Deuxièmement, les personnes qui manifestaient un comportement violent intense et persistant ont été exclues, car elles avaient été dirigées vers des centres de traitement régionaux qui étaient davantage en mesure d'assurer la sécurité. Outre les biais signalés par les auteurs, il est probable que l'utilisation des notes du personnel infirmier ait entraîné une sous-estimation de la violence.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Cirincione, C., Steadman, H.J., Clark-Robbins, P. et Monahan, J. (1992). Schizophrenia as a contingent risk factor for criminal violence, International Journal of Law and Psychiatry, vol. 15, p. 347-358.
Objectif : Déterminer dans quelle mesure un diagnostic de schizophrénie permettait de prévoir les actes criminels avec violence lorsque les effets de la variable « arrestations antérieures » étaient éliminés.
Méthode de recherche : Les auteurs ont omis de décrire la méthode de recherche qu'ils ont appliquée. Cependant, d'après la description de la collecte des données, il semble qu'il s'agissait d'une étude rétrospective de cohortes.
Lieu : Un établissement du New York State Office of Mental Health de l'État de New York, aux États-Unis.
Sujets : Les deux groupes de sujets étaient composés d'hommes adultes admis dans un établissement du New York State Office of Mental Health en 1968 et 1978. Certains des sujets avaient participé volontairement à l'étude, et d'autres non. L'échantillon initial comprenait 400 sujets, mais il était limité aux catégories suivantes : 1) les malades de moins de 50 ans; 2) ceux dont le dossier était complet; 3) ceux qui souffraient d'un trouble psychiatrique (sauf les troubles de la personnalité) du DSM-111-R; et 4) ceux qui avaient reçu leur congé dans les cinq ans suivant leur admission. Les échantillons de 1968 et 1978 comprenaient 255 et 327 sujets, respectivement. Dans la majeure partie des cas (86,7 p. 100), le diagnostic primaire était soit la schizophrénie, soit la toxicomanie.
Mesures : Les renseignements suivants ont été recueillis concernant chaque malade : le diagnostic établi au moment de l'admission, l'âge au moment de l'admission, la race et les arrestations antérieures. Des données sur les arrestations ultérieures ont été recueillies auprès de la Division des services de justice pénale de l'État de New York durant les onze années suivant l'hospitalisation du malade. Les crimes avec violence comprenaient le meurtre, l'homicide involontaire coupable, le viol, la tentative de viol, les voies de fait, l'enlèvement et la sodomie.
Principaux résultats : En ce qui concerne le groupe de sujets de 1968, la seule variable qui était reliée de façon significative à la violence ultérieure était les arrestations antérieures. Cette relation était significative également dans le cas du groupe de sujets de 1978. Par ailleurs, le risque de violence s'est avéré significativement plus élevé chez les sujets de couleur que chez les sujets de race blanche.
Parmi les sujets chez qui on avait diagnostiqué une schizophrénie et qui n'avaient jamais été arrêtés, 10,7 p. 100 avaient eu des comportements violents ultérieurement, comparativement à 2,2 p. 100 de ceux qui souffraient de toxicomanie. Dans le groupe de sujets de 1968, la probabilité d'arrestation pour un crime avec violence était plus élevée dans le cas des personnes atteintes de schizophrénie et moins élevée dans le cas des malades chez qui on avait diagnostiqué un autre genre de trouble. Dans le groupe de 1978, il n'y avait pas de relation significative entre le diagnostic établi et la violence ultérieure.
Conclusions : Les résultats ont révélé plusieurs relations intéressantes entre le diagnostic établi et les arrestations ultérieures pour des crimes avec violence, relation qui n'était pas modifiée lorsqu'on contrôlait les variables âge, race et statut juridique. Dans le groupe de sujets de 1968, le diagnostic établi constituait une variable prédictive importante de la violence. Les résultats obtenus à l'égard du groupe de 1978 étaient opposés à ceux obtenus pour le groupe de 1968 où, dans le cas des sujets n'ayant jamais été arrêtés, le diagnostic n'était pas une variable prédictive importante de la violence. En ce qui concerne ce dernier groupe, il est possible que le taux de violence de base chez les sujets n'ayant jamais été arrêtés était trop faible (2,6 p. 100) pour qu'une analyse valable puisse être effectuée. Les résultats donnent à penser que nous devrions considérer avec prudence l'affirmation selon laquelle l'évaluation du risque devrait être faite uniquement lorsque le sujet a de longs antécédents de violence. Les résultats ont aussi révélé que la relation entre le diagnostic et les crimes avec violence dépendait de la variable « arrestations antérieures ».
Critique de la méthode : Le faible taux de base enregistré dans le groupe de sujets de 1978 ainsi que le petit nombre de sujets ne souffrant pas de schizophrénie rendent difficile l'interprétation des résultats des analyses statistiques. Le fait que les chercheurs aient constaté que les sujets souffrant de schizophrénie étaient impliqués plus souvent dans des incidents de violence peut être dû simplement à leur surreprésentation dans la population de cet hôpital, comparativement aux autres groupes de malades.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Convit, A., Isay, D., Otis, D. et Volavka, J. (1990). Characteristics of repeatedly assaultive psychiatric inpatients, Hospital and Community Psychiatry, vol. 41, no 10, p. 1112-1115.
Objectif : Comparer des patients qui étaient des récidivistes violents avec d'autres patients qui avaient été violents seulement une fois ou deux (non-récidivistes) afin de découvrir les corrélations se rapportant plus spécifiquement à la violence.
Méthode de recherche : Bien que les chercheurs aient omis d'indiquer leur méthode de recherche, la méthode de collecte des données permet de croire qu'il s'agissait d'une étude rétrospective de cohortes.
Lieu : Un grand hôpital psychiatrique public de la ville de New York dans l'État de New York, aux États-Unis.
Sujets : Tous les patients qui se trouvaient à l'hôpital le premier jour de l'étude et tous les autres patients admis par la suite au cours de la période de six mois à l'étude ont été considérés comme des sujets présentant un risque de violence et ont été inclus dans la population à risque. La population à l'étude comprenait 1 195 patients qui étaient hospitalisés lorsque l'étude a commencé et 357 patients qui ont été admis durant la période de six mois à l'étude, de sorte que la population totale des patients à risque s'élevait à 1 552 (1 041 hommes et 511 femmes).
Mesures : Les chercheurs ont consulté les rapports d'incident pour déterminer la fréquence de la violence. Dans les hôpitaux psychiatriques de l'État de New York, deux types de comportement violent justifient la production d'un rapport d'incident : les échanges de coups entre deux patients et les agressions. On entend par agression une attaque d'un patient contre une personne qui ne réplique pas. Les chercheurs ont examiné tous les rapports d'incident portant sur des échanges de coups ou des agressions qui avaient été produits au cours de la période de six mois. Les patients qui avaient été impliqués dans trois incidents ou plus de cette nature étaient considérés comme des récidivistes.
Principaux résultats : Au cours de la période à l'étude, 4 907 incidents de violence se sont produits, dont 174 échanges de coups (35 p. 100), 233 agressions contre des patients (47 p. 100) et 90 agressions contre des membres du personnel (18 p. 100). En tout, 313 patients (201 hommes et 112 femmes) ou 20 p. 100 des sujets ont été impliqués dans un échange de coups ou ont commis une agression une ou plusieurs fois durant la période de six mois. Soixante-dix des 313 patients violents (31 hommes et 39 femmes) répondaient au critère de récidive établi par les chercheurs. Ces 70 patients avaient été impliqués dans 53 p. 100 de tous les incidents de violence. Le pourcentage des femmes considérées comme des récidivistes était significativement plus élevé que celui des hommes. Les femmes récidivistes étaient généralement plus jeunes, mais il n'y avait aucune différence significative entre les récidivistes et les non-récidivistes par rapport au diagnostic établi.
Conclusions : Les données de cette étude indiquent que 5 p. 100 des individus de la population à risque étaient responsables de 53 p. 100 des agressions. Huit pour cent des femmes étaient responsables de 70 p. 100 des agressions commises par des femmes tandis que 3 p. 100 des hommes étaient responsables de 40 p. 100 des agressions commises par des hommes. Ces résultats indiquent qu'une faible proportion des patients sont responsables d'environ la moitié des incidents de violence dans les hôpitaux psychiatriques. Fait plus important encore, ils sont responsables de plus de la moitié des blessures graves.
Critique de la méthode : Le fait que les chercheurs se soient appuyés sur des rapports d'incident peut avoir eu pour effet de sous-estimer le niveau de violence au sein de cette population. Les résultats qui indiquent qu'une faible proportion des patients sont responsables de la majeure partie des cas de violence concordent avec des résultats obtenus dans des études plus générales sur la criminalité. Cependant, comme cette étude portait sur des patients hospitalisés, les résultats ne peuvent être appliqués à tous les individus souffrant d'une maladie mentale et ils ne nous éclairent guère sur la relation étiologique entre la maladie mentale et la violence.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Cuffel, B. J., Shumway, M. Chouljian, T.L., et Macdonald, T. (1994). A longitudinal study of substance use and community violence in schizophrenia. The Journal of Nervous and Mental Disease, vol. 182, no 12, p. 704-708.
Objectif : L'étude a été conçue pour aborder deux questions, à savoir : 1) si la toxicomanie dans la schizophrénie peut être reliée transversalement à l'apparition d'un comportement violent; et 2) si la toxicomanie dans la schizophrénie peut permettre de prédire la manifestation d'un comportement violent futur.
Méthode de recherche : Un examen rétrospectif des dossiers a été utilisé pour recueillir les données secondaires déclarées et documentées au cours d'essais contrôlés aléatoires.
Lieu : Une clinique de schizophrénie de l'Hôpital général de San Francisco, aux États-Unis.
Sujets : Les sujets étaient 103 patients psychiatriques externes âgés de 18 à 55 ans qui avaient reçu des soins entre 1985 et 1989. Tous les sujets étaient des participants à un essai clinique d'interventions pharmacologiques qui excluait les personnes ayant d'importants antécédents juridiques ou les personnes ayant une forte dépendance à l'égard de l'alcool ou des drogues. Au bout de six mois, 89 patients participaient toujours à l'étude. Après six mois, l'attrition de l'échantillon rendait les analyses statistiques trop imprécises.
Mesures : Toutes les données ont été recueillies à l'aide d'un examen rétrospectif des dossiers. Le diagnostic clinique de schizophrénie, d'un trouble schizoaffectif ou d'un trouble schizophréniforme du DSM-III-R avait été inscrit dans le dossier des malades et posé au départ à l'aide de l'entrevue clinique structurée. Le comportement violent inscrit dans le dossier clinique au cours de la période du 1er au troisième mois et de la période du 3e au 6e mois constituaient les principales mesures dépendantes. Ces comportements comprenaient les menaces verbales de violence contre autrui, les menaces non verbales de violence contre autrui, les agressions physiques, les altercations, le fait de brandir une arme, l'utilisation d'une arme, le fait d'allumer un incendie, et la destruction de biens. La toxicomanie a été enregistrée séparément, c'est-à-dire de façon distincte pour l'alcool, la marijuana, les opiacés, les sédatifs et les hallucinogènes, mais les sujets étaient classés de la façon qui suit : ceux qui n'utilisaient que l'alcool ou la marijuana (N=9) et ceux qui utilisaient une autre substance (N=11). L'âge, le sexe et le statut de minorité ont été considérés comme des co-variables dans l'analyse.
Principaux résultats : Au cours des trois premiers mois, 8,6 p. 100 des sujets ont été identifiés comme ayant utilisé de l'alcool ou de la marijuana et 10,6 p. 100 enregistraient une polytoxicomanie. Au cours de la période du 3e au 6e mois, ces proportions étaient de 11,3 p. 100 et de 5,7 p. 100, respectivement. Des comportements violents ont été enregistrés chez 18,4 p. 100 de l'échantillon au cours de la période du 1er au 3e mois et chez 14,7 p. 100 de l'échantillon au cours de la période du 3e au 6e mois. Chez les polytoxicomanes, le risque de commettre un acte de violence au cours de la première période des trois mois de suivi et au cours de la deuxième période des trois mois de suivi était 12,56 fois plus élevé (p 0,01) et 4,61 fois plus élevé (p ~0,10), respectivement. Aucune autre relation digne de mention sur le plan statistique n'a été signalée.
Conclusions : Les auteurs arrivent à la conclusion que les résultats de l'étude fournissent des « preuves présomptives » que la consommation de certaines substances peut prédisposer les sujets souffrant de schizophrénie et de polytoxicomanie à des épisodes ultérieurs de comportement violent.
Critique de la méthode : La nature restreinte de l'échantillon, la taille restreinte des échantillons et l'absence d'intervalles de confiance rendent l'importance de ces résultats difficile à évaluer.
Causalité : L'étude n'aborde pas la question de savoir si le risque de violence est plus élevé chez les personnes atteintes de schizophrénie que chez les personnes ne souffrant pas d'un trouble mental. Il est donc impossible d'utiliser les résultats pour établir un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Durbin, J.R., Pasewark, R.A. et Albers, D. (1977). Criminality and mental illness : A study of arrest rates in a rural state, American Journal of Psychiatry, vol. 124, no 1, p. 80-83.
Objectif : Examiner les données cumulatives sur les arrestations chez d'anciens patients psychiatriques et les comparer aux données équivalentes enregistrées pour la population générale.
Méthode de recherche : Les auteurs n'ont pas indiqué leur méthode de recherche, mais les méthodes de collecte des données permettent de croire qu'il s'agissait d'une étude historique de cohortes et d'un suivi s'étalant sur une période maximale de dix ans.
Lieu : Wyoming, États-Unis.
Sujets : Les sujets à l'étude étaient 461 personnes dont l'âge variait entre 18 et 64 ans, admises au Wyoming State Hospital en 1969. Ont été exclues de l'étude les personnes admises à cet hôpital pour y subir une évaluation psychiatrique à la demande d'une cour de justice ou à des fins médico-légales, les personnes transférées dans un autre établissement au cours de l'étude ainsi que les personnes décédées durant leur séjour à l'hôpital. Cet hôpital est le seul établissement psychiatrique de l'État. Par conséquent, les résultats peuvent être appliqués à l'ensemble des patients psychiatriques du Wyoming.
Mesures : Les données sur les arrestations au criminel ont été obtenues pour la période 1964-1973, tant pour le groupe à l'étude (à partir de la comparaison des empreintes digitales) que pour la population de l'État.
Principaux résultats : Les données sur les arrestations ont révélé des différences entre les hommes et les femmes. En général, le risque d'arrestation était plus élevé chez les anciens patients de sexe masculin que dans la population générale, alors que ce risque était le même dans le cas des femmes. Chez les hommes, un petit nombre d'anciens patients était responsable de la majeure partie des arrestations au sein du groupe : 7,3 p. 100 des patients avaient fait l'objet de 68,2 p. 100 des arrestations. Les taux de crime avec violence étaient plus élevés chez les anciens patients de sexe masculin que dans la population générale, et ce pour la plupart des catégories de crimes. Cependant, les hommes chez qui on avait diagnostiqué un trouble de la personnalité ou une dépendance à l'égard de la drogue étaient surreprésentés parmi les sujets arrêtés. Les personnes atteintes d'un trouble de la personnalité constituaient 10,1 p. 100 du groupe de malades à l'étude, mais représentaient 25 p. 100 des arrestations; les personnes souffrant d'une dépendance à l'égard de la drogue constituaient 3,5 p. 100 du groupe à l'étude, mais représentaient 7,9 p. 100 des arrestations. Les personnes atteintes de schizophrénie n'étaient pas surreprésentées dans les données sur les arrestations, et aucune des arrestations dont elles avaient fait l'objet ne concernait un crime contre la personne.
Conclusions : Selon les auteurs, il est risqué de tirer des conclusions catégoriques et de faire des généralisations à partir de ce genre de recherche, vu la multitude de facteurs qui influent sur les taux d'arrestation. Selon eux, les résultats de cette étude permettent de croire que les taux d'arrestation ne sont pas plus élevés chez les anciens patients psychiatriques que dans la population générale, comme semblaient l'indiquer les résultats de certaines études antérieures.
Critique de la méthode : Les chercheurs ont corrigé les données pour tenir compte du fait que les patients n'étaient pas susceptibles d'être arrêtés lorsqu'ils étaient hospitalisés. Les taux d'arrestation différents constatés pour les hommes et les femmes mettent en évidence l'importance de contrôler les variables démographiques lorsqu'on établit des comparaisons par rapport à la population générale.
Causalité : Comme le groupe de sujets à l'étude avait des caractéristiques particulières, les résultats ne peuvent être utilisés pour établir un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Fottrell, E. (1980). A study of violent behaviour among patients in psychiatric hospitals, British Journal of Psychiatry, vol. 136, p. 216-221.
Objectif : Examiner les comportements violents chez des patients dans les hôpitaux psychiatriques britanniques.
Méthode de recherche : Les chercheurs n'ont pas indiqué leur méthode de recherche, mais il semble qu'il s'agissait d'une étude cas-témoins, car les sujets ont été choisis selon la fréquence de leurs comportements violents.
Lieu : L'étude a été réalisée dans trois hôpitaux : le Tooting Bec Hospital de Londres, l'aile psychiatrique Chiltern du Sutton General Hospital, à Sutton, et le Park Prewett Hospital, à Basingstoke, Hants. Dans les deux premiers hôpitaux, l'étude a duré un an et a porté sur la population totale des patients. Dans le troisième hôpital, l'étude a duré quatre mois.
Sujets : Le Tooting Bec Hospital et le Park Prewett Hospital comptaient environ 1 100 patients durant la période à l'étude.
Mesures : Le type de violence étudié était la violence physique intentionnelle dirigée contre une personne, y compris contre soi-même. Les chercheurs ont distingué trois degrés de violence. La violence du premier degré était présente lorsqu'aucune blessure physique ne pouvait être décelée ou soupçonnée chez les victimes lorsque celles-ci étaient examinées par un médecin. Lorsqu'il y avait des blessures physiques mineures, on considérait qu'il s'agissait de violence du deuxième degré. La violence du troisième degré correspondait aux cas où on constatait ou soupçonnait que la victime avait subi des blessures physiques. Un questionnaire a été conçu pour recueillir les données sur la fréquence de la violence.
Principaux résultats : Une plus grande proportion des jeunes et une lus grande proportion des femmes étaient responsables des incidents de violence. La schizophrénie était le diagnostic le plus courant chez les patients ayant commis des actes de violence. Une faible proportion seulement de l'ensemble des patients avait des comportements violents, et une proportion encore plus faible était responsable de la majeure partie des incidents de violence.
Conclusions : Bien qu'il y ait des incidents de violence mineurs dans les hôpitaux psychiatriques, les agressions graves y sont rares. Les trois événements graves qui se sont produits au cours de la période à l'étude étaient des suicides. Les auteurs ont conclu que, dans ces hôpitaux, le risque de décès par suicide est plus élevé que le risque de décès par meurtre.
Critique de la méthode : Comme les résultats de cette étude sont basés sur des échantillons de patients, ils ne peuvent être utilisés pour tirer des conclusions au sujet de la violence chez les malades mentaux non hospitalisés. Il est curieux néanmoins de noter que la fréquence de la violence a été considérée comme faible au sein d'un groupe où on s'attendrait à ce que le risque de violence soit plus élevé. Il est possible que ce taux peu élevé s'explique par le fait que les incidents de violence n'ont pas tous été déclarés.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
Grossman, L.S., Haywood T.W., Cavanaugh J.L., Davis J.M. et Lewis D.A. (1995). State psychiatric hospital patients with past arrests for violent crimes. Psychiatric Services, vol. 46, no 8, p. 790-795.
Objectif : Comparer la prévalence de la criminalité et des crimes avec violence chez quatre groupes de patients : les patients chez qui on a diagnostiqué une schizophrénie, un trouble schizoaffectif, un trouble affectif bipolaire ou un trouble affectif unipolaire.
Méthode de recherche : Examen des dossiers d'arrestation de malades psychiatriques hospitalisés.
Lieu : Quatre hôpitaux psychiatriques de l'État de l'Illinois, aux États-Unis.
Sujets : Les sujets étaient 172 patients hospitalisés qui ont été interviewés au cours de leur hospitalisation volontaire dans le cadre d'un programme de recherche longitudinale. Ces personnes ont été choisies à partir d'un échantillon aléatoire de 313 patients et jugées conformes aux critères d'inclusion diagnostique de l'étude.
Mesures : Les patients ont été diagnostiqués selon les RDC (Research Diagnostic Criteria) et le DSM-III, et choisis en fonction du Guide pour le diagnostic des troubles affectifs et de la schizophrénie (GDTAS). Les antécédents criminels ont été établis en fonction des dossiers d'arrestations du service de police de Chicago. Les patients ont été classés selon le crime le plus violent pour lequel ils avaient été arrêtés avant l'hospitalisation.
Principaux résultats : Des 172 sujets, 63,5 p. 100 n'avaient pas d'antécédents criminels, 3 p. 100 n'avaient commis que des crimes non violents, 6,5 p. 100 avaient commis des crimes contre les biens et 27 p. 100 avec commis des crimes de violence. Une association importante a été constatée entre la catégorie de diagnostic et les crimes de violence antérieurs. Les patients souffrant de troubles schizoaffectifs étaient plus susceptibles d'avoir été arrêtés pour une infraction avec violence. Les patients jugés psychotiques au cours de leur hospitalisation étaient considérablement plus susceptibles d'avoir des antécédents de crimes avec violence, comparativement aux patients non psychotiques. Si l'on compare uniquement les schizophrènes paranoïaques et les schizophrènes non paranoïaques, ceux présentant une paranoïa étaient considérablement plus susceptibles d'avoir commis un crime avec violence. En outre, les patients qui faisaient un abus de drogues ou un abus de drogues et d'alcool commettaient des crimes plus graves. Finalement, les antécédents de crimes avec violence étaient plus fréquents chez les patients de sexe masculin des groupes minoritaires.
Conclusions : Les caractéristiques démographiques, un diagnostic de trouble schizoaffectif, une psychose, des symptômes paranoïdes et la toxicomanie peuvent tous être associés à un comportement violent.
Critique de la méthode : Il n'est pas clair si les patients étaient symptomatiques au moment de leur arrestation ou encore si leur maladie psychiatrique précédait leur criminalité.
Causalité : L'échantillon fort sélectif des patients psychiatriques hospitalisés et l'absence d'un ordre temporel des facteurs à l'étude font qu'il est impossible, à partir de ces résultats, de tirer des conclusions générales quant à la causalité.
Guze, S.B., Woodruff, R.A. et Clayton, P.J. (1974). Psychiatric disorders and criminality, Journal of the American Medical Association, vol. 227, no 6, p. 641-642.
Objectif : L'étude avait pour but de répondre à la question suivante : quels genres de troubles mentaux sont associés à la criminalité?
Méthode de recherche : Bien que les auteurs n'aient pas indiqué leur méthode de recherche, la méthode de collecte des données permet de croire qu'il s'agissait d'une enquête rétrospective.
Lieu : Les auteurs n'ont pas indiqué l'endroit où l'étude a été réalisée.
Sujets : Un échantillon de 500 malades qui fréquentaient une clinique de psychiatrie.
Mesures : Les données ont été recueillies à partir d'un examen de dossiers médicaux où étaient consignés les résultats d'une interview qui avait été menée antérieurement. L'interview portait, notamment, sur les conflits avec les forces de l'ordre et l'incarcération.
Principaux résultats : Vingt-deux sujets avaient été reconnus coupables d'un crime au moins une fois (4 p. 100). Il y avait une différence significative entre les hommes et les femmes. Six des 22 sujets, tous des hommes, avaient été reconnus coupables d'une infraction reliée à un comportement sexuel déviant. Aucun autre trouble psychiatrique n'avait été diagnostiqué chez cinq de ces hommes. Quatorze des 16 autres sujets avaient une personnalité sociopathique (N=13), étaient alcooliques (N=8) ou avaient une dépendance à l'égard de la drogue (N=3). Aucun des sujets qui souffraient de schizophrénie ou d'un trouble affectif primaire n'a déclaré avoir été reconnu coupable d'un crime.
Conclusions : Ces résultats concordent avec les résultats d'études antérieures portant sur des individus reconnus coupables d'un crime. La sociopathie, l'alcoolisme et la dépendance à l'égard de la drogue étaient les principaux troubles mentaux associés à des crimes graves. Ces résultats donnent à penser que les psychiatres devraient s'intéresser principalement à ces trois troubles pour prévenir et traiter la criminalité chez les malades mentaux.
Critique de la méthode : Le biais d'une classification erronée est la principale faiblesse qui compromet la validité interne de cette étude. Le fait de s'appuyer sur les déclarations des sujets pour évaluer le comportement criminel accroît le risque de sous-déclaration. L'interprétation des résultats doit être limitée aux patients psychiatriques.
Causalité : Ces résultats ne permettent pas de conclure qu'il y a un lien de causalité entre la maladie mentale et la violence.
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