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DOCUMENT D’INFORMATION

Hépatite C

L’hépatite C est une maladie chronique du foie causée par le virus de l’hépatite C (VHC). Au Canada, on estime que 242,500 personnes sont infectées par le virus de l'hépatite C et près de 20 % de ces personnes restent non-diagnostiquées et ne le savent pas car ils sont asymptomatiques. On estime que près de 8 000 personnes étaient nouvellement infectées en 2007 au Canada. Beaucoup de personnes nouvellement infectées n'ont pas de symptômes et ne savent pas qu'elles sont infectées; elles sont tout de même contagieuses.

L'infection initiale, ou aiguë, au VHC est habituellement asymptomatique, et moins d’un tiers des personnes infectées présentent des symptômes comme un ictère (coloration jaune de la peau ou des yeux) ou de la fatigue. Certaines personnes guérissent, mais de 75 à 85 % des personnes infectées progressent vers un état chronique (porteur). L’hépatite C chronique est de nature « silencieuse » et peut rester asymptomatique pendant des décennies, mais peut ultérieurement entraîner des atteintes hépatiques, un cancer du foie ou une transplantation hépatique.

Le VHC se propage par contact avec du sang infecté. Par le passé, bon nombre de personnes ont été infectées par du sang ou des produits sanguins, mais, de nos jours, entre 70 et 80 % des cas de transmission du VHC au Canada sont attribuables à l’utilisation de drogues injectables et au partage d’aiguilles ou d’autres matériels d’injection contaminés (p. ex. pailles, pipes, cuillers, récipients, etc.).

Voici les facteurs de risque les plus courants associés à l’infection au VHC.

  • L’utilisation (passée ou présente) de drogues injectables et de drogues intra‑nasales (reniflées) lorsqu’il y a partage de matériels contaminés (p. ex. aiguilles, pailles, pipes, cuillères, récipients, etc.).
  • Le tatouage, le perçage corporal ou l’acupuncture lorsque du matériel non stérilisé est utilisé.
  • L’exposition en milieu de travail lorsqu’une personne est piquée par une aiguille ou un objet pointu sur lequel il y du sang infecté.
  • L’exposition, au Canada et à l’étranger, lorsque les mesures de précaution ne sont pas respectées ou lorsqu’il y a utilisation de matériel contaminé pendant un acte médical ou dentaire.
  • Le partage d’articles de toilette personnels, comme un rasoir, des ciseaux, un coupe‑ongles ou une brosse à dents, avec une personne infectée.
  • Des relations sexuelles non protégées, notamment lorsqu’il y a contact avec du sang ou échange de sang avec une personne infectée. 
  • Le fait d’avoir une mère atteinte du VHC. 

Les personnes qui ont été exposées à du sang, à des produits sanguins ou à une transplantation d'organe contaminés avant 1992 peuvent également être à risque.

Il existe des médicaments pour traiter le VHC, ce qui contribue à prévenir de graves atteintes hépatiques. Il est essentiel que la maladie soit rapidement diagnostiquée, car plus le traitement commence rapidement, plus grandes sont les chances d’éliminer le virus. Le traitement peut aussi aider à réduire les atteintes hépatiques et à empêcher que des gens propagent le virus sans le savoir.

Pour obtenir d’autres renseignements sur l’hépatite C, visitez le site www.santepublique.gc.ca/hepatitec

À propos du Programme renouvelé de prévention, de soutien et de recherche pour l'hépatite C

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dirigera l’initiative et travaillera en étroite collaboration avec les partenaires communautaires, provinciaux et territoriaux afin de mettre en œuvre un programme renouvelé de prévention, de soutien et de recherche pour l’hépatite C, qui sera axé sur la recherche et la surveillance, les soins et la sensibilisation, la prévention, ainsi que les initiatives de soutien communautaire.

Le Programme renouvelé de prévention, de soutien et de recherche pour l’hépatite C a une portée nationale. Les responsables du Programme travaillent avec les six bureaux régionaux de l’ASPC et le bureau de la région du Nord de Santé Canada afin d’intervenir au sein des communautés. L’objectif essentiel du Programme est d’améliorer la santé de la population, faire diminuer les écarts de santé et réduire le fardeau qui en résulte pour le système de santé.

Le financement continu, soit 10,65 millions de dollars annuellement, sera destiné aux contributions visant les initiatives communautaires relatives au VHC et servira à l’atteinte des objectifs du Programme. Ces objectifs sont les suivants :

  • contribuer à la prévention du VHC;
  • appuyer les personnes infectées ou affectées par le VHC, susceptibles de le contracter ou qui y sont vulnérables;
  • fournir des données plus solides pour les décisions relatives aux politiques et aux programmes;
  • cerner les risques associés à certains comportements;
  • aborder les questions relatives à la co-infection par les infections transmises sexuellement et les infections transmissibles par le sang et la tuberculose, les facteurs de risque commun, ainsi que les approches de prévention et de contrôle des maladies axées sur la santé de la population.