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Le 4 février 2005
Pour diffusion immédiate

Communiqué

Le ministre Dosanjh announce une contribution fédérale à la création d'une réserve nationale d'antiviraux

VANCOUVER - Le ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh, a annoncé aujourd'hui que le gouvernement fédéral contribuait 24 millions de dollars à la création d'une réserve nationale d'antiviraux pour contrer une éventuelle épidémie grippale. L'investissement fédéral, combiné à la contribution des partenaires provinciaux et territoriaux, servira à l'achat de l'antiviral oseltamivir (TamifluMD) utilisé pour la prévention et le traitement précoce de la grippe.

« Le Canada fait figure de précurseur mondial des préparatifs en cas de pandémie, a dit le ministre Dosanjh. La création d'une réserve nationale d'antiviraux démontre la volonté du gouvernement fédéral de protéger la santé et la sécurité de la population canadienne et notre approche polyvalente pour affronter une épidémie de grippe ou d'une autre maladie infectieuse ».

La réserve nationale servira à traiter les groupe prioritaires désignés par un comité d'experts, dont les patients hospitalisés pour la grippe.

La contribution fédérale servira à l'achat de 9,6 millions de doses d'antiviraux, ce qui suffirait à traiter 960 000 patients. La contribution des provinces et des territoires permettrait de porter la réserve à 16 millions de doses, comme le recommande le comité d'experts. Cela s'ajoutera aux 850 000 doses d'oseltamivir dont dispose déjà la Réserve nationale d'urgence.

« Les épidémies grippales sont des événements récurrents, mais nul ne peut prédire le moment ou l'endroit où la prochaine frappera. Nous pouvons néanmoins prendre toutes les mesures raisonnables pour nous y préparer », a expliqué la Dre Carolyn Bennett, ministre d'État (Santé publique). Il faut un certain temps pour produire un vaccin contre une souche grippale. Avant qu'il ne soit disponible, les antiviraux seront seront une partie importante de notre réponse a une pandémie».

Les virus de la grippe sont en mutation constante. Normalement, les changements sont minimes et les infections antérieures ayant stimulé leur système immunitaire, les gens sont protégés. Trois ou quatre fois par siècle, cependant, pour des raisons qui nous échappent, le virus grippal subit une mutation radicale dont émerge une toute nouvelle souche grippale contre laquelle personne n'est immunisé, de sorte que le nouveau virus peut se propager rapidement d'une personne à l'autre et prendre des proportions pandémiques.

« La réserve mondiale d'oseltamivir est limitée et serait vite épuisée en cas de pandémie. L'achat d'antiviraux en ce moment est une mesure de précaution pour s'assurer que le Canada est prêt à faire face à une épidémie grippale », soutient le Dr David Butler-Jones, administrateur en chef de la santé publique.

« Il ne faut pas oublier que les personnes dont le système immunitaire est affaibli par une affection chronique sous-jacente seront sans doute très vulnérables à une forme pandémique du virus, a ajouté le Dr Butler-Jones. Au-delà des préparatifs ponctuels à une pandémie ou à toute autre poussée infectieuse, nous devons tenter d'améliorer l'état de santé global des Canadiens pour qu'ils soient moins vulnérables à ce type d'épidémies ».

L'achat d'antiviraux est un élément du plan global du Canada pour faire face à une épidémie grippale. L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), de concert avec d'autres ministères fédéraux ainsi que les gouvernements provinciaux et territoriaux, a pris et continue de prendre des mesures à divers égards pour protéger les Canadiens, notamment :

  • le maintien du Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza qui décrit comment le Canada doit se préparer et intervenir en cas d'épidémie grippale ;
  • la création d'une capacité nationale d'approvisionnement en vaccins. Le Canada est le premier pays au monde à prévoir une source sûre d'approvisionnement en vaccins en vertu d'un marché conclu avec un fournisseur canadien ;
  • la gestion d'un système d'alerte rapide pour les maladies respiratoires graves, dont le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), afin d'en informer les provinces et les territoires ;
  • l'établissement d'un système de surveillance en milieu hospitalier afin de déceler les cas et les noyaux d'infections respiratoires graves ou nouvelles, d'en prévenir la propagation ou de les contenir dans les établissements de soins actifs.

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Fiches d'information :


Renseignements aux médias

Aggie Adamczyk
Agence de la santé publique du Canada
(613) 941-8189

Adèle Blanchard
Cabinet du ministre de la Sanmté
(613) 957-0200