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Le 5 juin 2005
Pour publication immédiate

Communiqué

Des chercheurs annoncent une percée décisive dans la lutte contre les virus les plus mortels au monde

De nouveaux vaccins contre les virus d'Ebola et de Marburg s'avèrent efficaces chez les modèles animaux

WINNIPEG (Manitoba) et FREDERICK (Maryland) - Des scientifiques de l'Agence de la santé publique du Canada - avec l'assistance technique du US Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID) - ont mis au point des vaccins contres les virus d'Ebola et de Marburg qui se sont montrés efficaces chez des primates non humains.

Dans une étude publiée dans le numéro du mois courant de Nature Medicine, le Dr Heinz Feldmann et le Dr Steven Jones, deux chercheurs canadiens qui travaillent au Laboratoire national de microbiologie de l'ASPC, ainsi que le Dr Thomas Geisbert, du USAMRIID, ont annoncé que les vaccins se sont révélés 100 p. 100 efficaces dans la protection des singes contre ces virus souvent mortels.

On sait que les singes présentent des symptômes de fièvre virale hémorragique semblables à ceux qu'affichent les êtres humains infectés par ces virus. Le fait que ces vaccins sont sécuritaires et efficaces chez les singes est un indicateur prometteur de leur potentiel réel d'utilisation chez les êtres humains.

« Lorsque vous voyez les tragédies causées par ces virus, il est très frustrant pour nous de ne pas pouvoir en faire davantage pour aider les gens », affirme le Dr Feldmann, qui, avec le Dr Jones et d'autres scientifiques de l'ASPC, a assuré un soutien diagnostique rapide sur le terrain en réponse à l'éclosion du virus de Marburg qui sévit actuellement en Angola. « L'utilisation de ces vaccins sur le terrain devra attendre quelque temps, mais il est satisfaisant de savoir que ce jour approche. »

Selon le Dr Geisbert, il s'agit du premier système de vaccins (plate-forme de vaccins) ayant protégé des primates non humains contre ces deux virus.

« De plus, le vaccin cible les cellules dendritiques, soit les mêmes cellules qu'attaquent les virus d'Ebola et de Marburg, affirme le Dr Geisbert. Ces cellules sont également importantes pour la production d'une réponse immunitaire protectrice. Le vaccin va donc exactement à la destination voulue. »

L'étude décrit la façon dont les chercheurs canadiens ont développé les vaccins en remplaçant une protéine de surface dans un pathogène animal, appelé virus de la stomatite vésiculaire, par une protéine de surface du virus d'Ebola ou du virus de Marburg. Après des travaux approfondis, y compris des essais sur des souris et des cobayes, les chercheurs de l'ASPC ont collaboré avec le USAMRIID afin de démontrer l'efficacité des vaccins chez les primates non humains. Ces recherches ont été appuyés financièrement par une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada.

Le ministre de la Santé du Canada, Ujjal Dosanjh, et la ministre d'État à la Santé publique, la Dre Carolyn Bennett, ont félicité les scientifiques pour leur travail dans la mise au point du vaccin et pour leur soutien pendant l'éclosion du virus en Angola.

« Cela en dit gros sur le dévouement et l'expertise de ces personnes, et aussi sur ce que l'on peut accomplir par le biais de la collaboration internationale », a affirmé le ministre Dosanjh. La ministre Bennett a ajouté que les gens de partout au monde pourraient bénéficier du développement de ces vaccins pour « enrayer les éclosions où elles font surface et réduire le risque de propagation de ces virus ».

Le commandant du USAMRIID, le colonel Erik A. Henchal, a affirmé que l'étude illustre les avantages de la recherche coopérative dans la mise au point de contremesures médicales à des fins de biodéfense. « Les relations comme celle-ci contribuent à l'amélioration de la science et mènent ultimement à une meilleure protection pour les membres des services militaires et pour les civils. »

Le laboratoire national de microbiologie de l'ASPC opère un laboratoire de confinement avec le niveau de biosécurité 4 où des pathogènes tel que les virus Marbourg et Ebola peuvent être manipulés en toute sécurité. Basé à Winnipeg, le laboratoire a été à l'avant-garde de la recherche sur le SRAS, le virus du Nil occidental, le charbon et d'autres pathogènes dangereux.

Situé à Fort Detrick, au Maryland, le USAMRIID est le principal laboratoire de recherche médicale du US Biological Defense Research Program. Il joue un rôle clé dans la défense nationale et dans la recherche sur les maladies infectieuses. Sa mission est de réaliser de la recherche fondamentale et appliquée sur des menaces biologiques afin de mettre au point des solutions médicales (telles que des vaccins, des médicaments et des diagnostics) visant à protéger les combattants. Le USAMRIID est un laboratoire subordonné du US Army Medical Research and Materiel Command.

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Renseignements aux médias :

Kelly Keith
Agence de la santé publique du Canada
(204) 789-5028

Caree Vander Linden
US Army Medical Research Institute of Infectious Diseases
(301) 619-2285