Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Mai 2004

Information

Centres nationaux de collaboration en santé publique

La volonté du gouvernement du Canada de renouveler et d'améliorer la santé publique passe par la création des six premiers Centres nationaux de collaboration en santé publique.

Forts du savoir-faire régional, les centres agiront comme point de convergence nationale dans des domaines prioritaires de la santé publique et participeront à la mise au point d'une stratégie pancanadienne de la santé publique.

Chaque Centre s'appuiera sur le savoir-faire régional et complétera l'apport d'autres organismes du système de santé publique canadien, dont l'Agence de la santé publique du Canada, les provinces et les territoires, les milieux universitaires et les organismes non gouvernementaux.

Le principal objectif des centres sera de s'appuyer sur les atouts actuels, de susciter le maillage entre les chercheurs, le milieu de la santé publique et autres intervenants pour assurer l'efficience et l'efficacité du système de santé publique du Canada. Les Centres de collaboration faciliteront le partage et la mise en pratique du savoir, à tous les niveaux du système de santé publique, d'un bout à l'autre du Canada.

Les centres viseront les objectifs suivants :

  • créer un savoir pour rendre plus efficaces les politiques, les programmes et les pratiques qui permettent de protéger et de promouvoir la santé des Canadiens, de réagir aux menaces et aux urgences, de réduire les disparités en matière de santé ;
  • susciter une meilleure compréhension des facteurs qui influent sur la santé ;
  • produire de l'information sur les maladies infectieuses et chroniques, suggérer des moyens de les prévenir et de les contrôler ;
  • contribuer à la formation et à l'encadrement des futurs chercheurs et praticiens de la santé publique ;
  • promouvoir des pratiques exemplaires en santé publique d'un bout à l'autre du pays ;
  • favoriser la collaboration entre les gouvernements, les chercheurs, le milieu de la santé publique et autres intervenants.

L'atteinte de ces objectifs n'est pas l'unique responsabilité des centres qui ajoutent plutôt aux mesures actuelles et servent de catalyseurs.

Les six premiers centres évolueront dans des domaines prioritaires suivants :

1. Centre national de collaboration des déterminants de la santé (Canada atlantique)

L'état de santé des Canadiens varie énormément d'une région et d'une population à l'autre. Il peut dépendre de nombreux facteurs complexes. De concert avec des chercheurs, le milieu de la santé publique, ainsi que des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, le centre étudiera l'incidence des déterminants sociaux de la santé, des facteurs comme l'isolement physique et culturel, le revenu et la situation socio-économique, l'emploi, le statut d'immigrant, la maladie mentale et les comportements à risque, comme le tabagisme et la sédentarité.

2. Centre national de collaboration des politiques publiques et de l'évaluation des risques (Québec)

Ce centre étudiera l'incidence des politiques publiques sur la santé et le bien-être des Canadiens. Il tiendra compte des politiques de la santé et des politiques touchant d'autres domaines, comme les transports et l'urbanisation.

Le centre s'occupera d'évaluation, de gestion et de communication des risques sanitaires et des mesures d'atténuation possibles tout en insistant sur les déterminants sociaux de la santé et le milieu physique. Le but de cette recherche est de minimiser les risques qui ont une incidence sur les maladies aiguës et chroniques.

Bien sûr, ce centre travaillera de concert avec d'autres centres, notamment le Centre du Canada atlantique sur les disparités et le Centre de C.-B. sur l'hygiène du milieu.

3. Le Centre national de collaboration de l'infrastructure, de l'infostructure et des nouveaux outils (Ontario)

Fort du savoir-faire de la province, ce centre concentrera ses recherches sur la façon de recueillir et d'utiliser les données sur la santé publique (à l'aide de systèmes de surveillance des maladies par exemple). Le but est de faire en sorte que les professionnels de la santé aient accès à l'information dont ils ont besoin pour s'acquitter de leur tâche, qu'ils puissent l'utiliser et y contribuer. Le Centre étudiera comment cette information pourrait améliorer la formation et la planification des ressources humaines en santé, la participation des citoyens, la promotion de la santé et le marketing social.

Le Centre s'inspirera de la crise du SRAS et des leçons qu'elle nous a enseignées pour mettre au point des outils et méthodes de production de l'information et de communication assez souples pour répondre aux besoins quotidiens des professionnels de la santé publique et à diverses situations, notamment les urgences sanitaires.

4. Le Centre national de collaboration des maladies infectieuses (Prairies)

Ce Centre s'occupera surtout des risques actuels et éventuels de maladies infectieuses nouvelles et résurgentes au Canada.

Les institutions et universités des Prairies se sont acquis la réputation de précurseurs mondiaux de la recherche sur les maladies infectieuses et des sciences de la vie.

La région abrite le seul laboratoire canadien de microbiologie de niveau 4 pour la santé humaine, qui permet aux scientifiques et chercheurs de manipuler sans danger les pathogènes les plus virulents. Le centre travaillera avec des partenaires du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta.

Le Centre national de collaboration des maladies infectieuses contribuera à la recherche soutenue qui améliore notre compréhension globale des maladies nouvelles comme le SRAS, le virus du Nil occidental et l'EBS. Il participera en outre à la formation de la génération montante de spécialistes des maladies infectieuses, au pays et dans le monde.

5. Le Centre national de collaboration de l'hygiène du milieu (Colombie-Britannique)

On connaît de mieux en mieux les effets du milieu sur la santé humaine. Nous devons cependant étudier plus à fond l'importance du milieu et des changements qui s'y opèrent, ainsi que le rôle de la santé publique pour réduire les effets indésirables ou promouvoir l'amélioration des conditions environnementales au Canada.

Misant sur le bagage scientifique approfondi de ses partenaires, le Centre étudiera notamment l'incidence du climat, de la qualité de l'eau, des aliments, de l'air et du logement sur la santé humaine. Il s'intéressera en outre aux agents infectieux et chimiques, aux toxines, à la santé et à la sécurité au travail.

6. Le Centre national de collaboration de la santé autochtone (Colombie-Britannique)

Malgré une certaine amélioration de l'espérance de vie et la chute de la mortalité infantile au cours des 20 dernières années, le bilan de santé des Premières nations et des Inuits est de loin inférieur à la moyenne canadienne. Les Premières nations et les Inuits sont quatre fois plus susceptibles de mourir de blessures intentionnelles ou accidentelles que les autres Canadiens. Le taux de suicide chez les Autochtones est de trois à quatre fois plus élevé que dans le reste de la population et, à Nunavut, il est de six à sept fois supérieur. Les Premières nations et les Inuits présentent un taux élevé de maladies chroniques, notamment pour le diabète de type 2 qui est trois fois supérieur à la moyenne nationale. Il en va de même pour les maladies infectieuses. Même si les Autochtones constituent 5 % de l'ensemble de la population, ils comptent pour 16% des nouvelles infections à VIH.

Les effets de la situation socio-économique, de l'isolement physique et culturel sont complexes et le Centre de la santé autochtone intégrera ses activités à la communauté autochtone, aux chercheurs, aux professionnels de la santé et aux différents ministères gouvernementaux, à tous les paliers, au moment d'établir ses priorités de recherche, d'évaluation et de mise en pratique des connaissances. Les priorités de recherche tiendront compte de l'état de santé des Autochtones vivant en milieux urbains, ruraux et éloignés. Le gouvernement de Colombie-Britannique, les organismes et les collectivités autochtones, les établissements d'enseignement supérieur comme le Centre de recherche sur la santé des peuples indigènes (une création conjointe de l'université des Premières nations et des universités de Regina et de la Saskatchewan), l'École de médecine du Nord de l'Ontario, ainsi que d'autres provinces et territoires participeront à la mise sur pied du Centre de la santé autochtone.