Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

Virus de la dengue (DEN 1, DEN 2, DEN 3, DEN 4) - Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes

SECTION I – AGENT INFECTIEUX

NOM : Virus de la dengue 1Footnote 2Footnote 3Footnote 4

SYNONYME OU RENVOI : Dengue, dengue hémorragique (DH) et dengue avec syndrome de choc (DSC) 1Footnote 2

CARACTÉRISTIQUES : Le virus de la dengue est un arbovirus appartenant à la famille des Flaviviridae et au genre Flavivirus1Footnote 3. Le virus de la dengue est un virus enveloppé mesurant de 40 à 60 nm qui possède une nucléocapside isométrique de 25 à 30 nm et un génome à ARN linéaire de polarité positive d’environ 10,7 kb1Footnote 4. Le virus de la dengue est classé en quatre sérotypes (dengue 1–4) et il est génétiquement apparenté à d’autres flavivirus comme le virus de la fièvre jaune et le virus de l'encéphalite à tiques1Footnote 4. Le virus de la dengue peut suivre 2 différents cycles de transmission et d’amplification, soit les cycles sylvatique et urbain. Dans le cycle sylvatique, le virus passe par des phases d’infection, d’amplification et de réinfection entre les primates non humains et les arthropodes vecteursFootnote 5. On croit que les arthropodes vecteurs infectés migreraient ensuite des jungles, amorçant ainsi le cycle urbain au cours duquel les cycles d’infection, d’amplification et de réinfection se produisent entre les humains et les espèces vectrices5.

SECTION II – DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : L’infection par le virus de la dengue peut causer la dengue, la dengue hémorragique (DH) et la dengue avec syndrome de choc (DSC)Footnote 1. Parmi les signes cliniques de la dengue, on compte des symptômes de type grippal, de la fièvre, des éruptions cutanées, des myalgies et des arthralgies; la période de fièvre dure entre 2 et 10 jours6Footnote 7. Il convient de noter que le risque d’évolution de l’infection vers la fièvre hémorragique est plus élevé après une infection secondaire par d’autres sérotypes du virus de la dengueFootnote 6, bien qu’une DSC primaire puisse découler d’une seule infection, surtout chez les enfants. Il ressort des données épidémiologiques que les sérotypes diffèrent de par leur capacité à produire de grandes éclosions et à causer des symptômes cliniques graves. Toutefois, tous les sérotypes peuvent causer une maladie graveFootnote 8. La DH et la DSC sont caractérisées par les quatre manifestations cliniques suivantes : forte fièvre, diathèse hémorragique, hépatomégalie et état de chocFootnote 2. Selon la gravité des manifestations cliniques, les cas relativement bénins sans choc (stades I et II) révèlent une DH, alors que les cas graves accompagnés d’un choc (stades III et IV) dénotent une DSC2Footnote 9. Si les patients ne reçoivent pas le traitement approprié, le virus de la dengue au stade IV peut causer un état de choc grave. Il est alors impossible de prendre le pouls et la tension artérielle, et la personne atteinte meure dans les 12-36 h qui suiventFootnote 9. Les taux de mortalité liés à la dengue hémorragique peuvent atteindre 20 % Footnote 6.

ÉPIDÉMIOLOGIE : Les cas sont habituellement recensés dans les pays tropicaux, en développement, dans le monde entierFootnote 6. Des cas de dengue hémorragique sont maintenant confirmés dans plus de 60 pays, et le virus de la dengue est endémique dans plus de 100 pays, y compris dans la plupart des régions de l’Asie du Sud-Est, de l’Amérique du Sud, de l’Amérique centrale, des Caraïbes et du Pacifique SudFootnote 10. On évalue à 50 millions le nombre d’infections qui surviennent chaque année et à plus de 2,5 milliards le nombre de personnes qui risquent de contracter une infection par le virus de la dengueFootnote 9. Une infection par le virus de la dengue, peu importe le sérotype, peut être asymptomatique dans la plupart des casFootnote 9. En Asie, le risque de développer une forme grave de la maladie est plus élevé chez les enfants (≤ 15 ans) infectés par le virus de la dengue que chez les adultesFootnote 9. En revanche, dans les Amériques, la population adulte est principalement touchée; la plupart des personnes atteintes présentent des symptômes bénins de la maladieFootnote 9.

GAMME D’HÔTES : Humains, simiens et moustiques2Footnote 11.

DOSE INFECTIEUSE : DI50 chez les humains <10 UFP. Un nombre inférieur à 10 UFP cause une infection chez 50 % des volontaires traités par l’administration d’un vaccin candidat atténué du virus de la dengueFootnote 10.

MODE DE TRANSMISSION : Le virus de la dengue est transmis aux humains par le biais de piqûres de moustiques ou de transfusions de sang contaminéFootnote 2. La période au cours de laquelle les piqûres de moustique sont les plus fréquentes se situe à 2-3 heures après l’aube et à plusieurs heures avant le crépuscule7Footnote 12.

PÉRIODE D’INCUBATION : La période d’incubation moyenne du virus chez l’humain est de 4 à 7 jours (plage de 3 à 15 jours) Footnote 13.

TRANSMISSIBILITÉ : Le virus peut être transmis entre humains par le biais d’une contamination transfusionnelleFootnote 2. L’humain est susceptible d’infecter les moustiques quelques jours avant et après une période fébrile. De 8 à 12 jours après avoir été infectés, les moustiques peuvent transmettre le virus à d’autres humains7Footnote 14.

SECTION III – DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus (une transmission transovarienne se produit chez les moustiques; les glandes salivaires sont hautement infectées), les humains et les primates inférieurs (des cycles enzootiques entre les primates et les moustiques ont été découverts dans les forêts d’Afrique et de l’Asie)1Footnote 7Footnote 12Footnote 13Footnote 15.

ZOONOSE : Oui, par le biais de moustiques infectés.

VECTEURS : Le virus de la dengue est transmis aux humains par la piqûre de moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus infectés1Footnote 2. Les œufs d’un moustique A. aegypti peuvent survivre à la dessiccation pendant plusieurs moisFootnote 16.

SECTION IV – VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : Bien que le virus de la dengue soit sensible à la ribavirine in vitroFootnote 5, les résultats d’études cliniques portant sur la ribavirine se sont avérés décevants. Des médicaments contre le virus de la dengue sont actuellement en cours de production Footnote 13. La résistance aux médicaments n’a pas encore été évaluée.

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : Le virus de la dengue est sensible au phénol et à l’isothiocyanate de guanidine (TRIzol® LS), de même qu’au sel chaotropique (tampon AVL)Footnote 17. Les virus sont également sensibles à l’hypochlorite de sodium à 1 %, au glutaraldéhyde à 2 %, à l’acide péracétique à 2 %, à l’éthanol à 70 %, aux idophores, aux composés phénoliques et au peroxyde d’hydrogène à 3-6 %18Footnote 19.  

INACTIVATION PHYSIQUE : Les virus sont sensibles à la chaleur humide (121 ºC pendant au moins 15 minutes), à la chaleur sèche (160-170 ºC pendant au moins 1 heure), et à la stérilisation à basse température (c.-à-d. à la stérilisation à l’oxyde d’éthylène ou au plasma)20-23. De plus, le virus est inactivé à un pH de 3Footnote 24.

SURVIE À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTE : Le virus demeure stable dans le sang séché pendant 9 semaines à la température ambianteFootnote 25.

SECTION V – PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Surveiller l’apparition de symptômes. L’analyse PCR en temps réel (RT-PCR) peut également servir à mesurer la quantité d’ARN de manière à déterminer la charge virale de l’infectionFootnote 6. La séroconversion induite par la dengue peut être détectée au moyen d’un dosage ELISAFootnote 5. La détection d’anticorps circulants secondaires dirigés contre des protéines telles que NS1, NS2, NS3 et NS5 dans des échantillons prélevés chez des patients, révélant une exposition antérieure à la dengue, peut aider à évaluer le risque de développer la DHFootnote 5. Une RT-PCR peut être utilisée pour la détection directe du virusFootnote 2.

Remarque: Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Surveiller attentivement les signes vitaux du patient et procéder à une transfusion de liquide plasmatique et/ou de sang en cas de fièvre hémorragique grave2Footnote 5. Des solutions de dextran 70 ont été utilisées pour traiter un choc hémorragiqueFootnote 2.

IMMUNISATION : Aucun vaccin n’est actuellement autorisé pour la prévention de l’infection par le virus de la dengue. Toutefois, on compte de nombreux vaccins candidats à divers stades de développement préclinique et clinique10Footnote 26.

PROPHYLAXIE : Aucune.

SECTION VI – DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES EN LABORATOIRE : On a signalé 14 cas d’infection contractée en laboratoire; aucun décès n’a été signaléFootnote 8.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS : Sang humain infecté, tissus hépatiques, pulmonaires et rénaux humains infectés; lignées de cellules rénales de primates non humains, LCR, rate et ganglions lymphatiques2Footnote 27Footnote 28.Les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus, ainsi que les échantillons environnementaux prélevés dans l’habitat des moustiques, constituent également des sources d’infection1Footnote 13.

DANGERS PRIMAIRES : L’inoculation parentérale ou les piqûres d’insectes infectés dans un cadre expérimental sont potentiellement infectieux1Footnote 2.

DANGERS PARTICULIERS : Aucun.

SECTION VII – CONTRÔLE DE L’EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 2.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Sarrau. Gants, lorsqu’un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussure Footnote 29.

AUTRES PRÉCAUTIONS : Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB). L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle Footnote 29.

SECTION VIII – MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer Footnote 29.

ÉLIMINATION : Décontaminer toutes les matières à éliminer contenant l’agent infectieux ou ayant été en contact avec celui-ci par stérilisation à la vapeur, désinfection chimique, rayonnement gamma ou incinérationFootnote 29.

ENTREPOSAGE : L’agent infectieux doit être entreposé dans des contenants étanches étiquetés de façon appropriée Footnote 29.

SECTION IX – RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Décembre 2011

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, Agence de la santé publique du Canada. Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

Tous droits réservés© Agence de la santé publique du Canada, 2011 Canada

RÉFÉRENCES

Footnote 1
Paranjape, S. M., & Harris, E. (2010). Control of dengue virus translation and replication. Current Topics in Microbiology and Immunology, 338, 15-34.
Footnote 2
Krauss, H., Weber, A., Appel, M., Enders, B., Isenberg, H. D., Schiefer, H. G., Slenczka, H. G., Graevenitz, A. V., & Zahner, H. (2003). Viral zoonoses. Zoonoses: Infectious diseases transmissible from Animals to Humans (3rd ed., pp. 57-61). Washington, USA: ASM press.
Footnote 3
Ray, G. C. (2004). Arthropod-Borne and other zoonotic viruses. In K. J. Ryan, & C. G. Ray (Eds.), Sherris: Medical Microbiology An introduction to infectious diseases (4th ed., pp. 585-596). USA: McgrawHill.
Footnote 4
Dimmock, N. J., Easton, A. J., & Leppard, K. N. (2007). Appendix: survey of virus properties. Introduction to modern virology (6th ed., pp. 444-453, 479). MA, USA: Blackwell Publishing.
Footnote 5
Burke, D. S., & Monath, T. P. (2001). Flaviviruses. In D. M. Knipe, P. M. Howley, D. E. Griffin, M. A. Martin, R. A. Lamb & B. Roizman (Eds.), Fields Virology (4th ed., pp. 1043-1126). PA, USA: Lippincott Williams and Wilkins.
Footnote 6
Rico-Hesse, R. (2009). Dengue virus markers of virulence and pathogenicity. Future Virology, 4(6), 581-589.
Footnote 7
Gubler, D. J. (1998). Dengue and dengue hemorrhagic fever. Clinical Microbiology Reviews, 11(3), 480-496.
Footnote 8
Paragas, J., & Endy, P. T. (2006). Viral Agents of human disease: Biosafety concerns. In D. O. Fleming, & D. L. Hunt (Eds.), Biological Safety: principles and practices (4th ed., pp. 179-207). Washinton, DC: ASM press.
Footnote 9
Martina, B. E. E., Koraka, P., & Osterhaus, A. D. M. E. (2009). Dengue virus pathogenesis: An integrated view. Clinical Microbiology Reviews, 22(4), 564-581.
Footnote 10
Blaney Jr., J. E., Durbin, A. P., Murphy, B. R., & Whitehead, S. S. (2010). Targeted mutagenesis as a rational approach to dengue virus vaccine development. Current Topics in Microbiology and Immunology, 338, 145-158.
Footnote 11
Carver, S., Bestall, A., Jardine, A., & Ostfeld, R. S. (2009). Influence of hosts on the ecology of arboviral transmission: Potential mechanisms influencing dengue, Murray Valley encephalitis, and Ross River virus in Australia. Vector-Borne and Zoonotic Diseases, 9(1), 51-64.
Footnote 12
Gurugama, P., Garg, P., Perera, J., Wijewickrama, A., & Seneviratne, S. L. (2010). Dengue viral infections. Indian Journal of Dermatology, 55(1), 68-78. doi:10.4103/0019-5154.60357
Footnote 13
Scott, T. W., & Morrison, A. C. (2010). Vector dynamics and transmission of dengue virus: implications for dengue surveillance and prevention strategies: vector dynamics and dengue prevention. Current Topics in Microbiology and Immunology, 338, 115-128.
Footnote 14
Esler, D. (2009). Dengue - Clinical and public health ramifications. Australian Family Physician, 38(11), 876-879.
Footnote 15
Platt, K. B., Linthicum, K. J., Myint, K. S., Innis, B. L., Lerdthusnee, K., & Vaughn, D. W. (1997). Impact of dengue virus infection on feeding behavior of Aedes aegypti. The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, 57(2), 119-125.
Footnote 16
Hopp, M. J., & Foley, J. A. (2001). Global-Scale Relationships between Climate and the Dengue Fever Vector, Aedes Aegypti. Climatic Change, 48, 441-463.
Footnote 17
Blow, J. A., Dohm, D. J., Negley, D. L., & Mores, C. N. (2004). Virus inactivation by nucleic acid extraction reagents. Journal of Virological Methods, 119(2), 195-198.
Footnote 18
Collins, C. H., & Kennedy, D. A. (1999). Laboratory acquired infections. Laboratory acquired infections: History, incidence, causes and prevention (4th ed., pp. 1-37). Woburn, MA: BH.
Footnote 19
Rutala, W. A. (1996). APIC guideline for selection and use of disinfectants. American Journal of Infection Control, 24(4), 313-342.
Footnote 20
Burnett, L. A. C., Lunn, G., & Coico, R. (2009). Biosafety: Guidelines for working with pathogenic and infectious microorganisms. Current Protocols in Microbiology, (SUPPL. 13), 1A.1.1-1A.1.14.
Footnote 21
Moisan, M., Barbeau, J., Crevier, M. -., Pelletier, J., Philip, N., & Saoudi, B. (2002). Plasma sterilization. Methods and mechanisms. Pure and Applied Chemistry, 74(3), 349-358.
Footnote 22
Richmond, J. Y., & Mckinney, R. W. (1999). Fungal agents. In R. Y. Jonathan, & M. Robert (Eds.), Biosafety in microbial and biomedical laboratories (4th ed., pp. 118-119). Washington, USA: U.S government printing office.
Footnote 23
Wood, M. (1974). Ethylene oxide sterilization. RESP.THER., 4(1), 43-47+75.
Footnote 24
Jindadamrongwech, S., Thepparit, C., & Smith, D. R. (2004). Identification of GRP 78 (BiP) as a liver cell expressed receptor element for dengue virus serotype 2. Archives of Virology, 149(5), 915-927. doi:10.1007/s00705-003-0263-x
Footnote 25
Prado, I., Rosario, D., Bernardo, L., Alvarez, M., Rodriguez, R., Vazquez, S., & Guzman, M. G. (2005). PCR detection of dengue virus using dried whole blood spotted on filter paper. Journal of Virological Methods, 125(1), 75-81. doi:10.1016/j.jviromet.2005.01.001
Footnote 26
Guy, B., Guirakhoo, F., Barban, V., Higgs, S., Monath, T. P., & Lang, J. (2010). Preclinical and clinical development of YFV 17D-based chimeric vaccines against dengue, West Nile and Japanese encephalitis viruses. Vaccine, 28(3), 632-649.
Footnote 27
Cam, B. V., Fonsmark, L., Hue, N. B., Phuong, N. T., Poulsen, A., & Heegaard, E. D. (2001). Prospective case-control study of encephalopathy in children with dengue hemorrhagic fever. The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, 65(6), 848-851.
Footnote 28
Rico-Hesse, R. (2010). Dengue virus virulence and transmission determinants. Current Topics in Microbiology and Immunology, 338, 45-55.
Footnote 29
Public Health Agency of Canada. (2004). In Best M., Graham M. L., Leitner R., Ouellette M. and Ugwu K. (Eds.), Laboratory Biosafety Guidelines (3rd ed.). Canada: Public Health Agency of Canada.