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LISTERIA MONOCYTOGENES

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I - AGENT INFECTIEUX

NOM : Listeria monocytogenes.

SYNONYME OU RENVOI : Listeria, listériose, listérellose Note de bas de page 1-Note de bas de page 13.

CARACTÉRISTIQUES : Listeria monocytogenes est un coccobacille Gram positif, facultativement anaérobique en forme de bâtonnet, qui mesure habituellement de 0,5 à 2 μm de longueur et 0,5 μm de diamètre Note de bas de page 1,Note de bas de page 3,Note de bas de page 4,Note de bas de page 9. L. monocytogenes est capable de croître à faible température et à un pH entre 4,3 et 9,6 et peut se reproduire à des températures situées entre 1 et 45 °C Note de bas de page 1,Note de bas de page 3.

L. monocytogenes se divise en 11 sérovars; la plupart des cas chez les humains et les animaux sont toutefois causés par les sérovars 4b, 1/2b et 1/2a Note de bas de page 1,Note de bas de page 3.

SECTION II - DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : L. monocytogenes a été décrit pour la première fois comme étant un agent pathogène humain dans les années 1920 Note de bas de page 1,Note de bas de page 5. Bien qu’elle soit relativement rare, la listériose humaine est souvent grave et les taux de mortalité peuvent atteindre 50 % Note de bas de page 1,Note de bas de page 3. Certains facteurs prédisposent à l’infection par L. monocytogenes, tels que le statut de nouveau‑né, la grossesse, la leucémie, la maladie de Hodgkin, le diabète sucré, l’alcoolisme ou la cirrhose et un traitement immunosuppresseur ou cytostatique Note de bas de page 10. Le plus souvent, Listeria cause une maladie fébrile bénigne, mais plusieurs types de manifestations de la maladie sont reconnus, par exemple : la listériose durant la grossesse, la listériose du système nerveux central (SNC), la gastro‑entérite fébrile, la listériose glandulaire, la listériose locale, la listériose typhoïdique et la listériose atypique Note de bas de page 10.

Listériose durant la grossesse  : Elle survient le plus souvent au cours du troisième trimestre et se caractérise par un « syndrome grippal » accompagné de symptômes comme la fièvre, les frissons, un malaise, une arthralgie, un mal de dos et de la diarrhée Note de bas de page 3,Note de bas de page 6,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12. Dans bien des cas, l’infection est infraclinique ou inapparente; une infection du fœtus in utero peut cependant causer la mort du fœtus, un avortement spontané, un accouchement prématuré ou la naissance d’un fœtus qui meurt peu après l’accouchement Note de bas de page 5,Note de bas de page 6,Note de bas de page 10. Les nouveau‑nés qui survivent à la listériose sont souvent classés comme ayant été atteints d’une listériose « précoce » ou « tardive ». La listériose néonatale précoce due à une infection transplacentaire se manifeste souvent par une pneumonie ou une septicémie Note de bas de page 9,Note de bas de page 12. La maladie grave peut entraîner la formation de granulomes disséminés (granulomatose septique progressive) Note de bas de page 9,Note de bas de page 12. La listériose néonatale tardive résulte d’une infection durant l’accouchement, le nouveau‑né présentant des symptômes de méningite une à plusieurs semaines après sa naissance Note de bas de page 3,Note de bas de page 9. Dans les cas de listériose néonatale tant précoce que tardive, le taux de mortalité varie entre 20 et 30 % Note de bas de page 9.

Listériose du SNC  : La méningite est l’infection à Listeria le plus souvent détectée Note de bas de page 6. Au nombre des symptômes courants de la listériose du SNC figurent une fièvre élevée, une rigidité de la nuque, des tremblements ou une ataxie et des convulsions Note de bas de page 6. La forme la plus répandue de listériose du SNC non méningée est l’encéphalite intéressant le tronc cérébral (rhomboencéphalite) Note de bas de page 6.

Gastro-entérite fébrile  : Forme non envahissante de listériose qui se manifeste par des symptômes typiques de la gastro‑entérite, par exemple la fièvre, la diarrhée et les vomissements Note de bas de page 6,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10.

Listériose glandulaire  : Ressemble à la mononucléose infectieuse avec tuméfaction des glandes salivaires et des nœuds (ganglions) lymphatiques de la nuque Note de bas de page 10.

Listériose locale  : Peut se manifester par des papules et des pustules sur les mains et les bras après un contact direct avec du matériel infectieux et peut s’accompagner de symptômes généraux (fièvre, myalgie et/ou céphalée) Note de bas de page 13.

Listériose typhoïdique  : Caractérisée par une forte fièvre, elle est particulièrement fréquente chez les sujets immunodéprimés Note de bas de page 10.

Listériose atypique  : Des cas rares ont été décrits et s’accompagnaient de symptômes comme une endocardite, des épanchements pleuraux purulents (mononucléaires), une pneumonie, une urétrite et des abcès Note de bas de page 10.

ÉPIDÉMIOLOGIE : La listériose sévit partout dans le monde, mais s’observe le plus souvent dans les pays industrialisés Note de bas de page 3,Note de bas de page 4. Bien que L. monocytogenes ait été décrit comme un pathogène pour les humains dans les années 1920 (considéré à tort comme étant la cause de la mononucléose infectieuse), la première éclosion documentée de listériose d’origine alimentaire est survenue en 1979 chez 23 patients dans un hôpital de Boston Note de bas de page 3,Note de bas de page 5. La première éclosion confirmée au Canada, et le premier lien établi entre des cas de listériose et des aliments, remonte à 1981 dans les Maritimes et était due à la consommation de chou contaminé dans une salade de chou Note de bas de page 5. D’autres éclosions se sont produites au cours des années subséquentes et étaient souvent associées à un type d’aliment particulier, allant des produits d’origine végétale au début des années 1980 à des produits laitiers dans le milieu des années 1980 et au début des années 1990 et à des produits de volaille et de viande prêts-à-manger à la fin des années 1990 et au début des années 2000 Note de bas de page 2,Note de bas de page 5. En effet, les produits de viande et de volaille prêts-à-manger ont été à l’origine d’une éclosion dans plusieurs États aux États‑Unis en 1999, qui s’est soldée par 101 cas de listériose et 21 décès, et plus récemment au Canada (à North York, Ontario) en août 2008, où 57 cas (surtout en Ontario) et 22 décès ont été confirmés Note de bas de page 2,Note de bas de page 7.

GAMME D'HÔTES : L. monocytogenes a été isolé dans de nombreux organismes, notamment des humains et d’autres mammifères, des poissons, des crustacés et des insectes Note de bas de page 4,Note de bas de page 10.

DOSE INFECTIEUSE : La dose infectieuse approximative de L. monocytogenes se situe entre 10 et 100 millions d’unités formant colonies (UFC) chez les hôtes en santé et entre 0,1 et 10 millions d’UFC seulement chez les sujets à risque élevé d’infection Note de bas de page 11.

MODE DE TRANSMISSION : Le mode prédominant de transmission de L. monocytogenes est l’ingestion d’aliments contaminés Note de bas de page 1-Note de bas de page 5,Note de bas de page 10,Note de bas de page 11. L. monocytogenes peut également se transmettre par voie transplacentaire de la mère à l’enfant durant la grossesse et via la filière pelvi‑génitale durant l’accouchement Note de bas de page 3,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12.

Un contact direct avec des animaux atteints de la maladie peut transmettre le bacille aux agriculteurs et aux vétérinaires durant la mise bas d’animaux de ferme Note de bas de page 13.

Des infections nosocomiales et une transmission interhumaine (à l’exclusion de la transmission verticale) sont possibles mais rares Note de bas de page 1.

PÉRIODE D'INCUBATION : Elle peut varier selon le mode de transmission et la dose reçue, mais elle dure généralement entre 1 et 4 semaines et peut s’étendre jusqu’à plusieurs mois Note de bas de page 4,Note de bas de page 10. La gastro‑entérite fébrile causée par L. monocytogenes a une courte période d’incubation, habituellement de 18 à 20 heures Note de bas de page 2,Note de bas de page 9.

TRANSMISSIBILITÉ : L. monocytogenes peut se transmettre de la mère à l’enfant durant la grossesse et l’accouchement Note de bas de page 3,Note de bas de page 9,Note de bas de page 10,Note de bas de page 12.

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Sol, fumier, matières végétales en décomposition, ensilage, eau, aliments pour animaux, volaille fraîche et congelée, viandes fraîches et transformées, lait cru, fromage, déchets d’abattoir et porteurs humains et animaux asymptomatiques Note de bas de page 4.

ZOONOSE : Possible, à la suite de la consommation d’aliments contenant des produits animaux infectés et de légumes contaminés par du fumier et d’un contact direct avec des tissus animaux durant la mise bas et l’abattage Footnote 1-Footnote 5,Footnote 9,Footnote 10,Footnote 13.

VECTEURS : Aucun.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : Sensibilité à la plupart des antibiotiques à large spectre et à spectre Gram positif, sauf que les céphalosporines sont actives contre L. monocytogenes in vitro Note de bas de page 8. In vivo, l’ampicilline et l’amoxicilline sont les médicaments les plus actifs Note de bas de page 8.

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : À la température ambiante, L. monocytogenes est sensible à l’hypochlorite de sodium, aux composés iodophores et aux composés d’ammonium quaternaire Note de bas de page 14. Des concentrations 5 à 10 fois plus fortes des composés ci‑dessus sont nécessaires à une température de 4 °C Note de bas de page 14.

INACTIVATION PHYSIQUE : L. monocytogenes peut être inactivé par l’ozone, une forte pression (500 MPa) et des températures élevées (au moins 70 °C pendant 2 minutes) Note de bas de page 14,Note de bas de page 15.

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : L. monocytogenes est fréquemment présent dans la nature, en particulier dans le sol, il est relativement résistant à la chaleur, peut bien tolérer des températures froides et peut survivre à un faible pH Note de bas de page 9,Note de bas de page 15.

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Surveiller l’apparition de symptômes. La listériose peut être diagnostiquée en laboratoire par culture du micro‑organisme et mise en évidence de l’agent infectieux ou de ses produits dans les tissus ou les liquides organiques Note de bas de page 1,Note de bas de page 10.

Il existe plusieurs trousses dans le commerce pour la détection de L. monocytogenes. Ces méthodes rapides font appel aux techniques ELISA et PCR; aucune n’a cependant été validée comme outil diagnostique Note de bas de page 2,Note de bas de page 4.

Remarque : Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Le traitement de la listériose humaine par l’ampicilline ou l’amoxicilline associée à la gentamicine est le traitement de choix Note de bas de page 8. La cure la plus recommandée est la prise d’ampicilline pendant 2 à 4 semaines Note de bas de page 10. L’ajout de la gentamicine pendant 2 semaines devrait être envisagé dans le cas des patients immunodéprimés Note de bas de page 10.

En cas d’allergie aux β‑lactamines, il est aussi possible d’administrer du co‑trimoxazole par voie intraveineuse Note de bas de page 10.

IMMUNISATION : Aucune n’est actuellement offerte sur le marché.

PROPHYLAXIE : Il n’existe aucune chimioprophylaxie, mais certaines précautions peuvent être prises dans le cas des sujets qui sont immunodéprimés ou des femmes enceintes, notamment éviter les aliments et les légumes crus, les viandes mal cuites, les fromages à pâte molle et les fromages préparés à partir de lait non pasteurisé Note de bas de page 10.

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE : Une infection acquise en laboratoire particulièrement rare est survenue : un certain nombre de cas suspects ont été recensés, mais aucun n’a été confirmé Note de bas de page 16.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS : Sang, liquide céphalorachidien, fèces, placenta, lésions cutanées, pus, liquide amniotique, sang menstruel, lochies, sécrétions respiratoires, méconium, produits d’aspiration gastrique, tissus/échantillons d’origine animale, ainsi qu’organes infectés tels que le cerveau et le foie Note de bas de page 2-Note de bas de page 4,Note de bas de page 10.

DANGERS PRIMAIRES : Auto‑inoculation accidentelle, exposition à des tissus d’animaux infectés lors d’une expérience et cultures de L. monocytogenes Note de bas de page 17.

DANGERS PARTICULIERS : Les personnes qui courent un plus grand risque d’infection (femmes enceintes ou sujets immunodéprimés) devraient prendre des précautions additionnelles lorsqu’elles travaillent dans un laboratoire où on manipule ou cultive L. monocytogenes Note de bas de page 3.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 2 Note de bas de page 18.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Sarrau. Gants, lorsqu’un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussure Note de bas de page 17.

AUTRES PRÉCAUTIONS : Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB). L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle Note de bas de page 17.

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer Note de bas de page 17.

ÉLIMINATION : Décontaminer les matières à éliminer contenant l’agent infectieux ou ayant été en contact avec celui‑ci par stérilisation à la vapeur, désinfection chimique, irradiation gamma ou incinération Note de bas de page 17.

ENTREPOSAGE : L’agent infectieux devrait être conservé dans des contenants étanches qui sont étiquetés de façon appropriée Note de bas de page 17.

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Décembre 2011

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

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