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EPIDERMOPHYTON FLOCCOSUM, MICROSPORUM SPP., TRICHOPHYTON SPP.

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I - AGENT INFECTIEUX

NOM : Epidermophyton floccosum, Microsporum spp., Trichophyton spp.

SYNONYME OU RENVOI : Dermatophytes(1), dermatophytose, tinea, teigne, herpès circiné, eczéma marginé de Hébra, pied d'athlète, onychomycose(2), épidermophytose(3), trichophytose(4), microsporose(5).

CARACTÉRISTIQUES : Ces moisissures kératinophiles et kératinolytiques de la division des Ascomycota se reconnaissent par leurs macrospores typiques, qui servent aussi à déterminer leur genre(6). Les macrospores se distinguent principalement par l'épaisseur et l'ornementation de leur paroi(7). Selon leur genre, ces champignons peuvent produire des microconidies (Microsporum spp. et Trichophyton spp.) ou non (E. flocossum). En laboratoire, ils peuvent croître sur une gélose Sabouraud dextrose à 25 °C. Microsporum et Trichophyton peuvent produire une forme capable de méiose (forme parfaite).

SECTION II - DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : La dermatophytose peut toucher toutes les parties kératinisées du corps (cheveux et poils, peau et ongles)(2). Les symptômes peuvent varier selon la région infectée. Si les poils ou cheveux sont infectés (teigne tondante [tinea capitis], dermatophytie de la barbe [tinea barbae]), on peut observer leur chute (ectothrix) ou leur cassure (endothrix). Sur la peau, les lésions peuvent être circulaires ou annulaires et en saillie, produisant une forme de dermatophytie du corps. Les infections à dermatophytes zoophiles sont plus inflammatoires (vésicules, pustules et phlyctènes) que celles causées par les dermatophytes anthropophiles. Chez l'humain, l'infection des ongles peut entraîner un changement de couleur, une dystrophie, une hyperkératose et parfois une onycholyse(2). La maladie n'est pas mortelle. Les principaux effets sont de nature esthétique et persistent jusqu'à l'administration d'un médicament adéquat.

ÉPIDÉMIOLOGIE : Ces pathogènes sont présents dans le monde entier, et les infections sont relativement fréquentes(8). En Europe du Nord et en Amérique du Nord, les principaux pathogènes sont Trichophyton rubrum et Microsporum canis. Les dermatophytes zoophiles sont plus fréquents en Europe du Sud et dans les pays arabes. Les agriculteurs sont plus sujets à la dermatophytie de la barbe(9). Dans le cas de l'eczéma marginé de Hébra (tinea cruris), les hommes sont plus réceptifs que les femmes. L'eczéma marginé de Hébra est souvent associé au pied d'athlète (tinea pedis) et survient lorsque la température ambiante et l'humidité sont élevées.

GAMME D'HÔTES : Les dermatophytes peuvent infecter tous les mammifères et reptiles. L'infection est rare chez les oiseaux(1). Certaines espèces ont un hôte spécifique(10). Selon l'hôte et le siège de l'infection, la forme de la lésion peut varier.

DOSE INFECTIEUSE : Inconnue.

MODE DE TRANSMISSION: Contact direct ou indirect avec la peau ou les lésions du cuir chevelu de personnes ou d'animaux infectés ou de vecteurs passifs (p. ex. planchers, cabines de douche, vêtements, brosses à cheveux, etc.(8)) contaminés par de l'épithélium desquamé(9). Chez les personnes dont l'immunité à médiation cellulaire est déficiente, l'infection peut se transmettre par des lésions cutanées.

PÉRIODE D'INCUBATION : La période d'incubation varie de plusieurs jours à plusieurs semaines, selon l'espèce et l'hôte(9).

TRANSMISSIBILITÉ : La transmissibilité est faible à modérée, selon l'espèce(11). Pour les espèces zoophiles (p. ex. M. canis, M. equinum, M. gallinae, M. persicolor, T. equinum, T. mentagrophytes, T. sarkisovii, T. simmii et T. verrucosum(1)), la transmission se fait principalement entre l'humain et les animaux; la transmission d'une personne à l'autre est limitée(12). Les espèces anthropophiles se transmettent très facilement entre humains(13).

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Les réservoirs fréquents sont le chat, le chien, le macaque, le lapin, le mouton, l'humain et la terre(14). Le réservoir d'un dermatophyte est souvent indiqué par son nom : animal (zoophile), humain (anthropophile) et terre (géophile).

ZOONOSE : Les dermatophytoses signalées chez l'humain sont souvent transmises par des animaux, généralement des mammifères ou des reptiles(1). Les zoonoses d'origine aviaire sont rares, mais certaines ont déjà été signalées.

VECTEURS : Aucun.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : Selon l'agent et le siège de l'infection, la sensibilité aux produits pharmaceutiques peut varier(9). Dans le cas de la teigne tondante, on utilise la griséofulvine ou un composé azole par voie orale (kétoconazole, itraconazole ou voriconazole), cependant, le traitement peut n'être efficace qu'après plusieurs mois. Dans le cas de l'herpès circiné, de l'eczéma marginé de Hébra, du pied d'athlète, de la dermatophytie de la main (tinea manuum) et de la dermatophytie faciale (tinea faciei), il existe plusieurs traitements topiques efficaces, dont la naftifine (1%), la terbinafine (1%), la buténafine (1%), le chlotriminazol (1%), l'éconazole (1%), le kétoconazole (1%), le miconazole (2%), l'oxyconazole (1%), le sulconazole (1%), le cyclopyrox (1%) et le tolnaftate (1%). Le traitement topique des infections unguéales échoue généralement, et celles-ci nécessitent souvent un traitement systémique par voie orale de plusieurs mois.

RÉSISTANCE AUX MÉDICAMENTS : Une résistance au kétoconazole a été observée chez Microsporum gyseum, et certaines souches se sont aussi avérées résistantes au miconazole et au clotrimazole(15). La sensibilité de Trichophyton mentagrophytes au fluconazole a diminué, tout comme, possiblement, sa sensibilité au kétoconazole et à la griséofulvine(16).

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : Les dermatophytes sont sensibles aux composés phénoliques, au formaldéhyde, au glutaraldéhyde, aux iodophores et à l'hypochlorure de sodium (1 %)(17).

INACTIVATION PHYSIQUE : La substance infectieuse peut être inactivée par les rayons UV C(18) ou gamma(19) et le rayonnement hyperfréquence (aérosol)(20), par la chaleur humide (121 °C pendant au moins 20 minutes(21)) et par la chaleur sèche (165-170 °C pendant 2 heures).

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : Les champignons peuvent survivre sur nombre de surfaces et milieux, notamment le sable, les planchers, les cabines de douche, les vêtements et les brosses à cheveux(8). L'eau peut également être une source d'infection (contamination signalée dans des bains publics). Selon l'espèce, les dermatophytes peuvent survivre jusqu'à 20 mois sur les squames de peau à température ambiante(22). La plupart des dermatophytes peuvent survivre dans l'eau salée (NaCl à 50 %) pendant au moins 52 semaines(23).

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Surveiller les symptômes(9). Confirmer l'infection au moyen de l'examen microscopique des prélèvements obtenus par grattage de la tête ou de la peau ou par biopsie de l'ongle, dénaturés à l'hydroxyde de potassium.

Remarque : Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Traiter par le fongicide adéquat prescrit par le médecin(9). La durée du traitement et la posologie dépendent du fongicide utilisé.

IMMUNISATION : Actuellement, il n'existe pas de vaccin pour l'humain. Les vaccins commerciaux visant à prévenir l'infection zoophile sont destinés aux bovins, aux chevaux, aux chats et aux chiens(10).

PROPHYLAXIE : Il n'en existe aucune pour le moment, mais certaines études indiquent que les nanoparticules d'argent pourraient constituer un agent prophylactique(24).

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE : En date de 1976, 161 cas de dermatomycose avaient été signalés, le plus souvent causés par T. mentagrophytes. La plupart des cas avaient contracté l'infection par suite d'un contact avec des animaux de laboratoire infectés naturellement ou expérimentalement (souris, lapins, cobayes) ou avec leur litière. Les infections sont rares à la suite de la manipulation de cultures (un cas). Il est rare que des infections en laboratoire soient associées à la manipulation de matériel clinique(17).

SOURCES ET ÉCHANTILLONS : Ces agents pathogènes peuvent être présents dans les tissus kératinisés d'hôtes humains et animaux infectés et dans les milieux contaminés par de tels tissus(1). Ils peuvent également être présents dans la terre contaminée et sur des instruments de laboratoire contaminés(25).

DANGERS PRIMAIRES : Le danger principal est associé au contact avec des animaux infectés ou leur litière, au contact avec un milieu infecté ou à la fréquentation d'établissements disposant d'installations sanitaires collectives. Le pathogène cultivé constitue évidemment un danger(14).

DANGERS PARTICULIERS : Aucun.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 2. Ce groupe de risque s'applique aux espèces du genre Microsporum et Trichophyton de façon globale et peut ne pas s'appliquer à chacune des espèces du genre.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux. Ces exigences de confinement s'appliquent aux espèces du genre Microsporum et Trichophyton de façon globale et peuvent ne pas s'appliquer à chacune des espèces du genre.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Sarrau. Gants, lorsqu'un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu'il y a un risque connu ou potentiel d'éclaboussure (27).

AUTRES PRÉCAUTIONS : Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s'effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB) (12). L'utilisation d'aiguilles, de seringues et d'autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle (27).

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se poser et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie-tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer , répéter (27).

ÉLIMINATION : Décontaminer les déchets par stérilisation à la vapeur, incinération ou désinfection chimique (27).

ENTREPOSAGE : Dans des contenants étanches et scellés, étiquetés de façon appropriée et placés en lieu sûr (27).

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L'importation, le transport et l'utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Juillet 2010

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l'utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

Tous droits réservés

© Agence de la santé publique du Canada, 2010

Canada

REFERENCES :

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