Ce document vise à clarifier six fausses conceptions en matière de vaccination qui sont communément invoquées par certains parents préoccupés comme motifs de remise en question du bien-fondé de la vaccination pour leurs enfants.
Il y a plus de 200 ans déjà que Jenner réussit par la vaccination, à protéger un homme contre la maladie redoutable qu'est la variole. Depuis lors, grâce à des efforts d'immunisation de masse, la variole a été éradiquée de la planète. D'autres miracles ont suivi, comme l'élimination de la poliomyélite du continent américain (maladie qui causait il y a 40 ans des maladies paralysantes chez près de 2 000 Canadiens et Canadiennes par an) et le contrôle des maladies qui causaient autrefois l'invalidité ou la mort de nombreuses personnes.
Malgré cela, des gens hésitent encore à accepter l'immunisation, pour eux-mêmes ou pour leurs enfants, ou vont jusqu'à la refuser complètement. Cela peut s'expliquer par plusieurs facteurs qu'il est important de comprendre :
Quand on propose la vaccination, il est très important de bien écouter le patient pour essayer de comprendre ses préoccupations, ses craintes et ses croyances. Cela contribue non seulement à renforcer le lien de confiance avec le patient, mais aussi à choisir le type d'information le plus susceptible de répondre à ses préoccupations.
1. Les maladies avaient déjà commencé à disparaître avant l'invention des vaccins, grâce aux progrès de l'hygiène et de la salubrité.
On trouve souvent des affirmations de ce genre (une variante étant que les vaccins n'ont absolument aucun effet sur la fréquence des maladies) dans les textes des opposants à la vaccination, apparemment dans le but de laisser entendre que les vaccins ne sont pas nécessaires. Certes, l'amélioration des conditions de vie a eu un impact indirect sur la maladie. Ainsi, l'amélioration de l'alimentation, sans parler de la mise au point des antibiotiques et d'autres types de traitements, a permis de rehausser le taux de survie des malades; le fait que l'on puisse vivre aujourd'hui dans des logements moins peuplés a permis de réduire la transmission des maladies; et l'abaissement des taux de natalité a réduit le nombre de contacts réceptifs dans les familles. Cela dit, l'examen de l'évolution de l'incidence des maladies au cours des années ne laisse aucun doute quant à l'impact direct qu'ont eu les vaccins, même à l'époque moderne. Veut-on nous faire croire que c'est simplement par coïncidence que les progrès de la salubrité ont entraîné une baisse de fréquence de chaque maladie juste au moment où l'on commençait à avoir recours à la vaccination? Voici quelques exemples pertinents.
Ces exemples montrent clairement, non seulement que la maladie ne disparaîtrait pas sans la vaccination, mais aussi que, si nous cessions de vacciner, elle reviendrait.
Un autre exemple intéressant est celui, tout à fait contemporain, de l'épidémie importante de diphtérie qui s'est déclarée dans l'ex-Union soviétique, où de faibles taux d'immunisation primaire des enfants et le manque d'immunisation de rappel des adultes ont amené le nombre de cas à passer de 839 en 1989 à près de 50 000, avec 1 700 décès, en 1994; en outre, le nombre de cas est multiplié chaque année par un facteur se situant entre 2 et 10. Par ailleurs, on a déjà enregistré au moins 20 cas importés en Europe et deux cas de citoyens américains travaillant en ex-Union soviétique.
2. La majeure partie des gens qui tombent malade ont déjà été totalement immunisés.
Il s'agit là d'un autre argument que l'on trouve fréquemment dans les textes publiés contre la vaccination. L'argument sous-jacent est que cela prouverait que les vaccins ne sont pas efficaces. En fait, il est vrai que, dans les cas d'épidémies se déclarant dans des populations à taux de vaccination élevée, le nombre de cas déclarés chez les personnes immunisées est souvent supérieur à celui enregistré chez les personnes non immunisées -- même avec des vaccins tels que le vaccin antirougeoleux, dont on sait que le taux d'efficacité se situe entre 90 et 95 p. 100 avec une seule dose.
Ce paradoxe apparent a deux explications. Premièrement, aucun vaccin n'a un taux d'efficacité de 100 p. 100. Pour que les vaccins soient plus sécuritaires que la maladie, on tue ou on affaiblit la bactérie ou le virus (on l'atténue). Pour certaines raisons purement individuelles, il se trouve que toutes les personnes vaccinées n'obtiennent pas nécessairement l'immunité. La plupart des vaccins donnés de routine aux enfants ont un taux d'efficacité de l'ordre de 85 à 90 p. 100. En conséquence, au cours des années, on constate une hausse du nombre de personnes réceptives (de 10 à 15 p. 100 chaque année). Deuxièmement, dans un pays comme le Canada où il y a un taux d'immunisation élevé, le nombre de personnes vaccinées est largement supérieur au nombre de personnes qui ne l'ont pas été.
Il est facile de comprendre, au moyen d'un exemple hypothétique, comment ces deux facteurs se conjuguent pour produire des épidémies où la majorité des cas touchent des personnes vaccinées.
Prenons une école secondaire de 1 000 étudiants dont aucun n'a jamais eu la rougeole. Tous les étudiants, sauf 30, ont reçu leur dose de vaccin antirougeoleux et sont donc considérés comme vaccinés. Toutefois, sur les 970 vaccinés, il y en a environ 97 que le vaccin ne protège pas. Lorsque les étudiants sont exposés à la rougeole, chaque étudiant réceptif est atteint parce que la rougeole est très contagieuse. Autrement dit, les 30 étudiants non vaccinés sont évidemment atteints mais, sur les 970 qui ont été vaccinés, on peut s'attendre à ce que 97 qui n'ont pas été immunisés soient également atteints. En conséquence, 97 des 127 étudiants atteints, soit environ 76 p. 100 de tous les cas, sont des étudiants ayant été complètement vaccinés.
Comme on peut le voir, cela ne prouve aucunement que le vaccin n'est pas efficace - mais seulement que, comme la plupart des étudiants considérés ont été vaccinés, le nombre de cas où le vaccin a échoué est supérieur au nombre d'étudiants réceptifs qui n'étaient pas vaccinés. Autrement dit, 100 p. 100 des enfants qui n'ont pas été vaccinés ont attrapé la rougeole, contre seulement 10 p. 100 de ceux qui l'ont été. Le vaccin contre la rougeole a donc protégé la majeure partie des étudiants alors que, si aucun n'avait été vacciné, il y aurait eu 1 000 cas de rougeole. Dans cet exemple, le vaccin a eu, en fait, une efficacité de 90 p. 100 dans la prévention de la rougeole.
3. On a rapporté beaucoup de cas d'effets négatifs des vaccins, pouvant aller jusqu'à la mort. Cela prouve que les vaccins ne sont pas sécuritaires.
Cet argument sous-entend que le nombre d'effets secondaires rapportés est relié à la sécurité des vaccins et que, plus les effets sont nombreux, plus les vaccins sont dangereux. En outre, comme tous les événements indésirables ne sont pas signalés, les vaccins seraient en fait encore plus dangereux qu'on ne pourrait le penser à partir de ces rapports.
Cet argument est trompeur car les rapports d'événements indésirables ne portent que sur des soupçons d'effets temporairement associés à l'inoculation. On ne peut conclure de ces rapports que ce sont les vaccins qui causent les effets négatifs. D'un point de vue statistique, on peut évidemment s'attendre à ce qu'il y ait un certain nombre de maladies graves, voire de décès, chez les enfants récemment vaccinés, ne serait-ce que par un effet purement aléatoire. Certes, on sait que les vaccins causent des désagréments mineurs et temporaires, comme la douleur ou la fièvre, mais il existe peu de preuves, voire aucune, reliant la vaccination à un problème de santé permanent ou à la mort. Le fait qu'un événement indésirable ait été signalé ne veut aucunement dire qu'il ait été causé par le vaccin. Ce facteur est souvent, si ce n'est toujours, laissé de côté par les médias lorsqu'on parle d'événements indésirables.
Aux États-Unis, certains groupes s'opposant à l'immunisation mettent également en exergue les lots dits «brûlants» de vaccins. Ils recommandent aux parents d'éviter certains lots de vaccins ayant fait l'objet d'un plus grand nombre de rapports d'événements indésirables que d'autres. Cette information est trompeuse car la taille des lots de vaccins peut varier de plusieurs milliers de doses à plusieurs centaines de milliers, et certains sont en circulation pendant plus longtemps que d'autres. Évidemment, un lot plus important ou plus longtemps en circulation sera associé à un plus grand nombre d'événements indésirables, purement par hasard. De plus, un plus grand nombre de décès par coïncidence sont associés aux vaccins donnés aux nourrissons et aux enfants en bas âge, puisque c'est dans la première année de vie que l'on enregistre le taux de décès le plus élevé chez les enfants. Donc, savoir qu'un lot A a été associé à x événements indésirables alors que le lot B a été associé à z événements indésirables n'est pas nécessairement révélateur de la sécurité relative de chaque lot, même si c'était le vaccin qui était à l'origine des effets négatifs.
Si le nombre et le type de rapports concernant un certain lot de vaccins portaient à croire qu'il est associé à un plus grand nombre d'événements indésirables ou de décès que le hasard ne le laisserait prévoir, le gouvernement fédéral aurait non seulement la responsabilité et la volanté mais aussi le pouvoir légal de le retirer immédiatement de la circulation.
Chaque laboratoire fabriquant des vaccins doit obtenir un permis, et chaque vaccin doit être agréé. En outre, chaque lot fait l'objet de contrôles de sécurité effectués par le fabricant lui-même et par le Bureau fédéral des produits biologiques, de la Direction des médicaments. N'importe quel lot de vaccins serait retiré de la circulation dès le premier signe de problèmes. Personne n'aurait intérêt que des vaccins non sécuritaires restent sur le marché. Comme les vaccins sont destinés à des enfants en bonne santé, le public ne tolérerait pas que les produits ne soient pas assujettis aux normes de sécurité les plus rigoureuses.
Il y aura toujours, dans la presse ou dans les revues de médecine, des articles sur les résultats éventuellement négatifs de la vaccination. Parfois, les articles publiés dans les revues de médecine ne portent que sur des constatations préliminaires, leur but étant d'encourager la poursuite des recherches et de favoriser l'échange de renseignements. Il est nécessaire d'évaluer de nombreuses sources différentes avant de tirer des conclusions définitives. En outre, les articles publiés dans certains journaux et revues expriment parfois des points de vue très peu objectifs. La manière dont les données sont présentées peut être trompeuse et il faut donc les interpréter avec beaucoup de prudence.
Les allégations relatives aux liens existant entre les vaccins et les résultats négatifs sont rarement corroborées.
4. Les vaccins causent beaucoup d'effets secondaires préjudiciables, des maladies, voire la mort - sans parler d'effets possibles à long terme dont nous ne savons rien.
En fait, les vaccins sont extrêmement sécuritaires, malgré les affirmations contraires que l'on trouve dans une bonne partie des textes publiés contre la vaccination. L'énorme majorité des événements indésirables reliés aux vaccins concerne des effets mineurs et temporaires, comme une douleur au bras ou une légère fièvre. Ces effets peuvent souvent être contrôlés en prenant de l'acétaminophène avant ou après la vaccination. Pour ce qui est des événements indésirables plus graves, ils sont rares (de l'ordre de un par millier de doses à un par million), et certains sont tellement rares qu'il est impossible d'en évaluer le risque avec précision. C'est le cas des maladies neurologiques graves (dont l'encéphalopathie). Le plus souvent, quand on attribue une maladie à un vaccin, cette maladie se déclenche beaucoup plus fréquemment chez des personnes n'ayant pas eu de vaccination récente. Pour ce qui est du fait que des vaccins puissent entraîner la mort, les cas pouvant être, de manière crédible, attribués aux vaccins sont tellement rares qu'il est difficile d'en évaluer le risque statistique. Chaque décès signalé dans le cadre du système canadien de surveillance des événements indésirables associés aux vaccins fait l'objet d'un examen attentif pour vérifier qu'il n'est pas relié à un nouveau problème associé à un vaccin.
Pour ce qui est des effets à long terme, bon nombre de vaccins sont utilisés depuis des décennies sans que l'on n'ait jamais eu aucune preuve d'événements indésirables à long terme. Les exigences d'agrément des vaccins au Canada sont rigoureuses et elles garantissent que d'excellentes recherches sur les événements indésirables potentiels sont effectuées avant un usage généralisé. Aucun effet à long terme n'a jamais été associé à aucun vaccin actuellement en utilisation. Aucune allégation de ce genre n'a jamais été confirmée.
De toute façon, il ne suffit pas de tenir compte uniquement des risques - il faut tenir compte à la fois des risques et des avantages. Un seul événement indésirable grave sur un million de doses de vaccins serait de toute façon inadmissible si la vaccination n'offrait aucun avantage. Or, s'il n'y avait pas de vaccin, il y aurait beaucoup plus de cas de maladies et, parallèlement, d'effets secondaires graves, dont la mort. Les exemples relatifs aux pays qui ont cessé ou réduit leurs programmes d'immunisation l'ont abondamment prouvé. De fait, il serait inacceptable que l'on dispose d'une intervention médicale aussi efficace que la vaccination pour prévenir les maladies et que l'on ne s'en serve pas.
5. Les maladies pouvant être prévenues par la vaccination ont été quasiment éliminées du Canada et il n'est donc pas nécessaire que mon enfant soit vacciné.
Il est vrai que la vaccination nous a permis de faire tomber à des niveaux très faibles la plupart des cas de maladies pouvant être prévenues par la vaccination. Toutefois, certaines de ces maladies sont toujours très répandues - parfois sous forme d'épidémies - dans d'autres régions du monde. Les voyageurs peuvent fort bien les importer au Canada sans s'en rendre compte et, si nous n'étions pas protégés par la vaccination, ces maladies pourraient se répandre rapidement dans la population et causer des épidémies. En même temps, le nombre relativement minime de cas que nous connaissons actuellement pourrait rapidement aboutir à des dizaines de milliers de cas sans la protection que nous offrent les vaccins.
Nous devons donc continuer nos programmes de vaccination, pour deux raisons. D'abord, pour nous protéger nous-mêmes. Même si nous croyons que nos chances d'attraper l'une ou l'autre de ces maladies sont minimes, ces maladies existent encore et peuvent toujours infecter quiconque n'est pas protégé.
Deuxièmement, nous devons protéger ceux qui nous entourent. Il y a un petit nombre de gens qui ne peuvent pas être vaccinés (p. ex., parce qu'ils sont fortement allergiques à certains composants des vaccins) et il y a un petit pourcentage d'échecs des vaccins. Les personnes concernées sont réceptives à la maladie et leur seul espoir de protection est que les personnes qui les entourent soient immunisées et ne puissent donc pas être contaminées. Comme n'importe quel autre programme, un programme de vaccination efficace exige la coopération de chacun pour le bien de tous. Si un conducteur d'automobile enfreignait toutes les règles du code de la route en disant que ça n'a aucune importance puisque tous les autres conducteurs les respectent, nous dirions qu'il est irresponsable. De même, nous ne pouvons attendre des personnes qui nous entourent qu'elles agissent pour bloquer la diffusion d'une maladie si nous-mêmes ne faisons pas la même chose. Un exemple important à cet égard est la vaccination contre la rubéole. Une femme atteinte de rubéole pendant la grossesse court un risque élevé de donner naissance à un bébé souffrant du syndrome de rubéole congénitale, une maladie terrible. Or, les enfants qui ne sont pas immunisés contre la rubéole peuvent contaminer ceux qui les entourent.
6. Donner à un enfant plusieurs vaccins pour des maladies différentes accroît le risque d'effets négatifs et peut surcharger le système immunitaire.
Les enfants sont exposés quotidiennement à de nombreux antigènes étrangers. Quand nous consommons des aliments, nous introduisons de nouvelles bactéries dans notre organisme. En outre, de nombreuses bactéries vivent dans la bouche et le nez, ce qui expose le système immunitaire à encore plus d'antigènes. Une infection virale des voies respiratoires extérieures expose l'enfant à entre 4 et jusqu'à 10 antigènes, et un cas d'angine streptococcique, à entre 25 et jusqu'à 50. Selon un rapport de 1994 de l'Institut de médecine des États-Unis, intitulé Adverse Events Associated with Childhood Vaccines, «considérant ces événements normaux, il paraît peu probable que le nombre d'antigènes distincts contenus dans les vaccins donnés aux enfants... puisse constituer pour le système immunitaire un fardeau supplémentaire tellement élevé qu'il serait immunosuppressif». D'ailleurs, les données scientifiques disponibles ne révèlent aucun effet négatif sur le système immunitaire normal de l'enfant, suite à l'injection simultanée de plusieurs vaccins.
Plusieurs études ont été consacrées aux effets de l'injection simultanée de diverses combinaisons de vaccins. De fait, Santé Canada et son Comité consultatif national d'experts ne recommanderaient pas l'administration simultanée d'un vaccin, quel qu'il soit, si ces études n'avaient pas démontré que cette méthode est à la fois sécuritaire et efficace. Nous parlons ici d'études qui ont confirmé que les vaccins recommandés sont aussi efficaces en combinaison qu'individuellement, et que leur utilisation combinée n'accroît aucunement le risque d'effets négatifs. Des recherches se poursuivent actuellement pour trouver le moyen de combiner plus d'antigènes pour chaque injection de vaccins. Cela permettra aux patients de profiter de tous les avantages des vaccins individuels, mais avec un nombre moins élevé d'injections.
Deux raisons pratiques justifient que l'on donne plusieurs vaccins à un enfant pendant la même visite. Premièrement, nous voulons immuniser les enfants le plus tôt possible afin de les protéger pendant les premiers mois de leur vie, durant lesquels ils sont vulnérables. En règle générale, cela veut dire que l'on donne des vaccins inactivés à partir de 2 mois et des vaccins vivants à partir de 12 mois. De ce fait, les doses des divers vaccins ont tendance à venir à échéance en même temps. Deuxièmement, en donnant plusieurs vaccins en même temps, on réduit le nombre de séances de vaccination, ce qui permet aux parents d'économiser du temps et de l'argent et de rendre les séances moins traumatisantes pour l'enfant.
Générique : Adaptation de : Six Common Misconceptions about Vaccination and how to respond to them (six fausses conceptions communes en matière de vaccination et comment y remédier) élaboré par le National Immunization Program (NIP) des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta, en Géorgie, É.-U. Nous remercions chaleureusement le NIP de nous avoir permis d'utiliser le matériel. Pour consulter l'article du NIP, veuillez vous rendre au site : http://www.cdc.gov/vaccines/vac-gen/6mishome.htm
(en anglais seulement)
Révisé par : La Division de l'immunisation et des infections respiratoires, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, Ontario.
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