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Maladies évitables par la vaccination

Table des matières

Pneumococcie invasive

La pneumococcie invasive est une maladie aigüe grave causée par la bactérie Streptococcus pneumoniæ. La maladie invasive peut donner lieu à plusieurs syndromes comme la bactériémie, la méningite et la pneumonie bactérienne. Le Comité consultatif national de l'immunisation recommande que le vaccin antipneumococcique fasse partie du calendrier d'immunisation de routine de tous les enfants en bas âge.

Au sujet de la pneumococcie invasive

Agent infectieux

La pneumococcie invasive est causée par la bactérie Streptococcus pneumoniæ. Il existe actuellement 92 sérotypes reconnus à l'échelle mondiale, dont 15 sont à l'origine de la plupart des maladies qui y sont associées. Au Canada, d'avril à décembre 2010, 53 sérotypes ont été identifiés.

Symptômes

La bactérie S. pneumoniæ se trouve souvent au niveau des muqueuses du nez et de la gorge des enfants et des adultes sans toutefois causer de symptômes. La pneumococcie invasive est une infection grave qui survient quand la bactérie atteint des parties de l'organisme où elle ne se trouve pas normalement, comme le sang. Les symptômes et les manifestations cliniques dépendent du site d'infection.

Période de transmissibilité

Une personne peut transmettre la bactérie tant et aussi longtemps qu'elle se trouve dans les sécrétions nasales et buccales. La bactérie est habituellement éradiquée du nez et de la bouche dans les 24 heures suivant le début d'un traitement antimicrobien adéquat.

Transmission

La bactérie S. pneumoniæ peut se transmettre d'une personne à l'autre par l'intermédiaire de gouttelettes expulsées de la bouche ou du nez de la personne infectée lorsqu'elle éternue, tousse ou parle.

Distribution dans le monde entier

Les infections à S. pneumoniæ sont une cause majeure de morbidité et de mortalité à l'échelle mondiale. Il est estimé qu'environ 1 million d'enfants par année meurent de pneumococcie; la majorité de ces cas surviennent chez de jeunes enfants dans des pays en développement. Dans les pays développés, un lourd fardeau associé à la maladie existe également chez les personnes âgées. Les facteurs de risque comprennent l'anémie falciforme, des maladies chroniques (comme des maladies pulmonaires ou cardiovasculaires chroniques) et l'immunosuppression.
Source : Organisation mondiale de la Santé

Prévention et contrôle

La pneumococcie invasive causée par des sérotypes contenus dans les vaccins peut être prévenue par l'immunisation. Pour connaître les recommandations spécifiques concernant les vaccins antipneumococciques et leur utilisation, veuillez consulter la version la plus récente du Guide canadien d'immunisation et les déclarations du CCNI sur la pneumococcie invasive.

Profil épidémiologique de la pneumococcie invasive au Canada

La pneumococcie invasive est une maladie à déclaration obligatoire partout au pays depuis 2000. De 2005 à 2008, l'incidence selon l'âge (cas par 100 000 habitants) était de 26,6 chez les enfants de moins d'un an, de 16,9 chez les enfants de 1 à 4 ans, et de 20,4 chez les adultes de 60 ans et plus. Les enfants de moins d'un an représentaient 3 % des cas (moyenne de 95 cas par année) de pneumococcie invasive au Canada, ceux de 1 à 4 ans représentaient 8 % des cas (moyenne de 236 cas par année), et les adultes de 60 ans et plus représentaient 41 % des cas (moyenne de 1 263 cas par année).

La mise en œuvre du programme d'administration universelle du vaccin conjugué contre le pneumocoque chez les enfants en bas âge dans la région de Calgary (Alberta) en septembre 2002 a mené à une baisse rapide et importante de l'incidence de pneumococcie invasive chez les enfants de moins de 2 ans (figure 13). Il y a également eu une baisse de l'incidence de pneumococcie invasive causée par les sept sérotypes contenus dans le vaccin conjugué chez les adultes de 65 ans et plus (figure 14). Comme aux États Unis, l'ampleur de la baisse de l'incidence chez la population plus âgée est probablement attribuable à l'effet indirect du vaccin conjugué plutôt qu'à un effet direct du vaccin polysaccharidique, parce que la baisse de l'incidence chez les personnes de 65 et plus n'a été constatée que pour les infections causées par les sérotypes contenus dans le vaccin conjugué et était plus importante que toute baisse prévue avec l'utilisation du vaccin polysaccharidique.

Figure 13. Taux de pneumococcie invasive pour 100 000 chez les enfants de ≤ 23 mois selon l'année et le sérotype


Figure 13 - Texte équivalent

Figure 14. Cas de pneumococcie invasive pour 100 000 chez les adultes de ≥ 65 ans selon l'année et le sérotype


Figure 14 - Texte équivalent

Dans les régions du Nord du Canada participant au system de surveillance internationale circumpolaire de 1999 à 2009 (c. à d. Yukon, Territoires du Nord Ouest, Nunavut et régions du Nord du Québec et du Labrador), l'incidence d'infection par les sérotypes couverts par le vaccin conjugué heptavalent (PNEU-C-7) est passé de 10,0 (cas par 100 000) avant la mise en œuvre du programme de vaccination, à 4,5 (cas par 100 000) après la mise en œuvre du programme. Cependant, il y a eu une déviation des sérotypes depuis la mise en œuvre du programme d'immunisation au vaccin PNEU C 7. Avant la mise en œuvre du programme, 63 % des isolats de pneumococcie invasive chez les enfants de moins de 2 ans étaient liés à des sérotypes contenus dans le vaccin PNEU C 7. Après la mise en œuvre du programme, ce pourcentage est passé à 24 %.

Surveillance de la pneumococcie invasive au Canada

Au Canada, les données de surveillance du la pneumococcie invasive sont recueillies au moyen de trois systèmes à l'échelle fédérale : le Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SCSMDO), le Système international de surveillance circumpolaire (SISC), et le Programme canadien de surveillance active de l'immunisation (IMPACT).

Données sur la pneumococcie invasive

Les deux tableaux qui suivent présentent des données récentes sur le nombre de cas signalés et l'incidence de pneumococcie invasive au Canada de 2005 à 2009. Les données de 2009 et 2010 sont provisoires. Pour consulter d'autres données de surveillance, veuillez consulter la page Web Maladies à déclaration obligatoire en ligne, ainsi que la section des publications ci après.

Tableau 1. Nombre de cas de pneumococcie invasive signalés au Canada par année et par groupe d'âge, de 2005 à 2010
Année Tous les âges Moins d'un an De 1 à 4 ans De 5 à 9 ans De 10 à 14 ans De 15 à 19 ans De 20 à 24 ans De 25 à 29 ans De 30 à 39 ans De 40 à 59 ans 60 ans et plus Âge non spéci-fiée
* Données provenant du Système de surveillance des maladies à déclaration obligatoire
† Données préliminaires
2005* 2 857 88 294 97 38 28 58 69 225 786 1 173 1
2006* 2 883 70 190 83 38 40 44 82 304 891 1 132 9
2007* 3 273 108 224 63 42 48 77 101 320 1 018 1 271 1
2008* 3 194 112 237 82 29 31 61 79 234 960 1 369 0
2009† 3 582 107 271 104 31 41 54 78 252 897 1 475 1
2010† 3 309 92 242 83 36 29 42 73 235 900 1 573 4

Tableau 2. Incidence de cas signalés de pneumococcie invasive par 100 000 habitants au Canada, par année et par groupe d'âge, de 2005 à 2010
Année Tous les âges Moins d'un an De 1 à 4 ans De 5 à 9 ans De 10 à 14 ans De 15 à 19 ans De 20 à 24 ans De 25 à 29 ans De 30 à 39 ans De 40 à 59 ans 60 ans et plus Âge non spéci-fiée
* Données provenant du Système de surveillance des maladies à déclaration obligatoire
† Données préliminaires
2005* 8,86 25,94 21,45 5,20 1,79 1,29 2,60 3,21 4,97 9,10 20,40 0,00
2006* 8,85 19,99 13,73 4,55 1,81 1,81 1,95 3,75 6,76 9,04 19,10 0,03
2007* 9,93 29,98 15,97 3,44 2,04 2,14 3,39 4,53 7,11 10,26 20,66 0,00
2008* 9,59 30,25 16,56 4,57 1,44 1,37 2,67 3,45 5,17 9,61 21,52 0,00
2009† 10,62 28,37 18,55 5,78 1,57 1,82 2,33 3,32 5,53 8,92 22,44 0,00
2010† 9,70 24,17 16,16 4,60 1,86 1,30 1,78 3,05 5,11 8,89 23,17 0,01

Ressources sur la pneumococcie invasive

Définitions de cas

Publications

Lignes directrices et recommandations

Ressources supplémentaires