La rage est une infection virale des animaux qui peut être transmise aux humains. Elle est causée par un virus de la famille des Rhabdoviridés, qui attaque le système nerveux central et finit par atteindre le cerveau. Le virus est généralement présent dans la salive de l'animal infecté. Une fois les symptômes apparus, la rage est presque toujours mortelle. Tout animal à sang chaud, domestique ou sauvage, peut contracter la rage. La rage est habituellement transmise aux humains par les chiens, les chats, les renards, les ratons-laveurs, les mouffettes, les loups et les chauve-souris. En outre, d'autres animaux ayant des contacts potentiels avec les humains, comme le bétail et les chevaux, peuvent contracter la rage et la transmettre aux humains.
Le virus est transmis par contact direct avec la salive d'un animal infecté, la plupart du temps si l'animal mord, égratigne ou lèche la peau craquelée ou les membranes muqueuses comme celles des yeux, du nez ou de la bouche. La transmission d'une personne à l'autre est possible en théorie, mais elle est rare et mal documentée. Dans de rares cas de transplantation d'organes (cornée) de personnes décédées d’une maladie du SNC non diagnostiquée, il y a eu transmission de la rage aux receveurs. Il a été montré que la propagation par voie aérienne existe dans les cavernes abritant des chauve-souris et dans les laboratoires, mais elle est très rare.
Le risque de transmission est grandement accru si la personne a des lésions au haut du corps ou à la figure. Le risque chez les enfants est quatre fois plus élevé que chez les adultes, et les garçons sont plus à risque que les filles.
La période d'incubation (le délai entre l'exposition et l'apparition des symptômes) est habituellement de 20 à 60 jours. Sa durée peut parfois aller de quelques jours à quelques années et varie selon la gravité de la blessure, la proximité du cerveau par rapport à la blessure, la richesse de l'innervation locale, la quantité et la souche de virus introduit, le port de vêtements protecteurs et d'autres facteurs.
Deux vaccins antirabiques sont approuvés au Canada. Il s'agit du ImovaxMD Rage, fabriqué par Sanofi Pasteur Ltée, et du RabAvertMD, fabriqué par Novartis et distribué au Canada par Merck Frosst. Les deux produits sont très efficaces, causent peu de réactions secondaires et fournissent une immunisation adéquate contre la rage s'ils sont administrés avant l'exposition (prophylaxie pré-exposition), à titre préventif, ou après l'exposition (prophylaxie post-exposition).
On recommande la prophylaxie pré-exposition aux personnes qui présentent de hauts risques d'être en contact avec des animaux potentiellement atteints de la rage. Par exemple :
La prophylaxie post-exposition devrait débuter le plus tôt possible après l'exposition et être proposée aux sujets exposés, sans égard au délai écoulé. Cinq doses du vaccin sont requises : la première dose devrait être administrée le plus tôt possible après l'exposition, et les autres doses aux jours 3, 7, 14 et 28 après la première dose. Les individus exposés doivent aussi recevoir une dose d’une préparation d'immunoglobulines humaines antirabiques le même jour où la première dose du vaccin antirabique est reçue.
R1. La rage est une infection virale des animaux qui peut être transmise aux humains. Elle est causée par un virus de la famille des Rhabdoviridés, qui attaque d'abord le système nerveux central et finit par atteindre le cerveau. Le virus est généralement présent dans la salive de l'animal infecté. Une fois les symptômes apparus, la rage est presque toujours mortelle.
Tout animal à sang chaud, domestique ou sauvage, peut contracter la rage. La rage est habituellement transmise aux humains par les chiens, les chats, les renards, les ratons-laveurs, les mouffettes, les loups et les chauve-souris. En outre, d'autres animaux ayant des contacts potentiels avec les humains, comme le bétail, les chevaux (et les cervidés?), peuvent contracter la rage et la transmettre aux humains.
R2. La rage humaine est une maladie rare au Canada, et ce, en grande partie à cause du fait qu'il existe d'excellents programmes de prévention et de contrôle. Depuis 1985, il n'y a eu que quatre cas rapportés de cette maladie au Canada. Depuis 1924, il y a eu au total 24 cas mortels de rage humaine dans six provinces : Québec (12), Ontario (6), Saskatchewan (2), Alberta (2), Colombie-Britannique (1) et Nouvelle-Écosse (1).
La rage constitue un grave problème de santé publique dans bon nombre de pays africains et asiatiques. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'à chaque année, il y a 55 000 décès humains associés à la rage en Asie et en Afrique. De 30 à 50 p. 100 des personnes infectées sont des enfants âgés de moins de 15 ans.
R3. Le virus est transmis par contact direct avec la salive d'un animal infecté, la plupart du temps si l'animal mord, égratigne ou lèche la peau craquelée ou les membranes muqueuses, comme celles des yeux, du nez ou de la bouche. La transmission d'une personne à l'autre est possible en théorie, mais elle est rare et mal documentée. Dans de rares cas de transplantation d'organes (cornée) de personnes décédées d’une maladie du SNC non diagnostiquée, il y a eu transmission de la rage aux receveurs. Il a été montré que la propagation par voie aérienne existe dans les cavernes abritant des chauve-souris et dans les laboratoires, mais elle est très rare.
Le risque de transmission est grandement accru si la personne a des lésions au haut du corps ou à la figure. Le risque chez les enfants est quatre fois plus élevé que chez les adultes, et les garçons sont plus à risque que les filles.
R4. La rage est une grave maladie qui, dans la plupart des cas, entraîne la mort. Pour cette raison, la vaccination post-exposition s'impose pour toute personne qui a été en contact avec des animaux atteints de la rage ou possiblement atteint de cette maladie. Les vaccins post-exposition sont distribués, au Canada, par l'intermédiaire du système de santé publique.
On recommande également la vaccination pré-exposition aux personnes qui présentent de hauts risques d'être en contact avec des animaux potentiellement atteints de la rage ou d'être en présence du virus de la rage. Cela inclut notamment certains travailleurs en laboratoire, les vétérinaires, les agents de la faune et du contrôle des animaux, les spéléologues (explorateurs de cavernes), les chasseurs et les trappeurs qui pratiquent dans des secteurs à haut risque ainsi que les personnes qui voyagent dans des régions où la maladie est endémique. La vaccination pré-exposition est généralement offerte par des fournisseurs de soins de santé privés (p. ex. les cliniques de voyage); certaines provinces offrent des programmes publics de vaccination pré‑exposition.
R5. Environ 65 p. 100 des doses annuelles de vaccin contre la rage sont utilisées à des fins de vaccination post-exposition; les autres 35 p. 100 sont utilisées à des fins de traitement préventif (prophylaxie pré-exposition). Le traitement pré-exposition est recommandé aux personnes dont le risque d'être infectées par le virus est élevé, notamment :
R6. Si vous avez été mordu par un animal et que vous croyez avoir été exposé à la rage, lavez et rincer immédiatement la plaie avec de l'eau et du savon. Consultez ensuite un professionnel de la santé dans les plus brefs délais afin d'évaluer le degré de risque et de déterminer les possibilités de traitement.
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