Votre trousse saissonnière contre l'influenza
Nous pouvons tous profiter des avantages de la vaccination antigrippale annuelle. En vous faisant vacciner contre l'influenza, vous avez plus de chances de passer l'hiver sans attraper la grippe et de ne pas transmettre le virus par des contacts avec des personnes, en particulier celles qui sont très vulnérables aux complications de la grippe.
Chaque année, on doit formuler un nouveau vaccin en fonction de la souche du virus de l'influenza qui circule à l'échelle planétaire. Découvrez
quelles sont les étapes suivies par le vaccin antigrippal depuis le laboratoire jusqu'au cabinet du médecin.
Certains groupes de personnes ne doivent pas recevoir le vaccin. Parmi ceux-ci, mentionnons les enfants de moins de six mois et les personnes qui ont déjà eu une réaction anaphylactique à une dose antérieure ou à l’un ou l’autre des composants du vaccin (sauf les protéines d’œuf).
Les personnes allergiques aux œufs peuvent recevoir le VTI antigrippal sans avoir subi au préalable de test cutané, selon le résultat d’une évaluation du risque de réaction allergique grave, qui guidera le choix de la méthode de vaccination.
Un certain nombre de maladies chroniques sont associées à un risque élevé de complications liées à la grippe ou pourraient entraîner une aggravation de la maladie chronique.
Ces conditions particulières sont :
Les auteurs d’études concluent que les personnes morbidement obèses, qu’elles souffrent ou non d’une maladie chronique, présentent un risque accru d’être hospitalisées en raison d’une affection respiratoire durant la saison grippale.
Le CCNI recommande d’inclure les personnes souffrant d’obésité morbide (IMC ≥ 40) sur la liste des personnes devant être vaccinées en priorité.
Ces résidents présentent souvent un ou plusieurs problèmes de santé chronique et leur milieu de vie peut être propice à la propagation de la maladie.
Les taux les plus élevés d'hospitalisation et de décès attribuables à l'influenza sont observés chez les personnes âgées. Au nombre des complications courantes de la grippe chez ces personnes, mentionnons les infections bactériennes et les pneumonies. L'administration du vaccin antigrippal permet de réduire le risque de complications ou de maladies graves. Les études démontrent qu'il est possible que le vaccin antigrippal soit moins efficace pour prévenir l'infection chez les personnes âgées. Voilà pourquoi il est important que tous les membres de la famille, les professionnels de la santé et les fournisseurs de soins soient vaccinés afin de mieux protéger les personnes âgées.
Les enfants de 6 à 23 mois doivent recevoir le vaccin antigrippal parce qu'ils sont particulièrement susceptibles de développer des complications causées par l'influenza et sont donc plus à risque d'être hospitalisés pour cette raison.
Au nombre des symptômes des complications de la grippe chez les enfants, mentionnons la difficulté à respirer, la pâleur subite, la fièvre ou l'hypothermie, l'incapacité de boire ou téter, plus de deux ou trois épisodes de vomissement en 24 heures, les raideurs du cou, la léthargie ou la confusion, et des convulsions ou crises.
Note : si votre enfant reçoit le vaccin antigrippal pour la toute première fois cette année, voir les recommandations quant à la dose.
Le Comité consultatif national de l'immunisation recommande dorénavant que les enfants de moins de 9 ans qui n'ont encore jamais été vaccinés reçoivent deux doses, avec un minimum de quatre semaines entre les doses, lorsqu'ils sont vaccinés pour la première fois contre l'influenza.
Le CCNI recommande maintenant d’administrer la dose complète du vaccin antigrippal (0,5 ml) aux enfants âgés de 6 à 35 mois au lieu de la demi-dose recommandée auparavant.
Vaccination régulière : une dose annuelle
Il suffit d'administrer chaque année une seule dose du vaccin aux enfants de ce groupe d'âge qui ont déjà reçu le vaccin antigrippal.
À n'importe quelle étape de la grossesse, les femmes enceintes, y compris celles qui sont atteintes de maladie les exposant à des risques élevés, doivent recevoir le vaccin antigrippal pour se protéger, et protéger leur enfant, du virus de l'influenza. Il est particulièrement important que les femmes qui seront à la fin de leur grossesse (deuxième ou troisième trimestre) durant la saison grippale (de novembre à avril) soient vaccinées parce qu'elles courent plus de risques d'être hospitalisées en raison de complications de la grippe.
Les femmes enceintes qui sont infectées par l'influenza peuvent développer une pneumonie et être hospitalisées. Dans ses recommandations pour 2010-2011, le Comité consultatif national de l'immunisation a souligné que, même si le risque d'hospitalisation en raison de l'influenza n'est pas très élevé au cours du premier trimestre de la grossesse, ce risque s'accroît à mesure que la grossesse progresse. C'est au cours du troisième trimestre que.
L’appartenance à la population autochtone est depuis longtemps associée à un risque accru de complications de la grippe, y compris le décès. Un constat similaire a été effectué durant la pandémie de l’influenza A (H1N1) de 2009.
En se fondant sur les données qui indiquent un taux élevé d’hospitalisation et de mortalité liées à l’influenza chez les Autochtones, le CCNI recommande l’inclusion des Autochtones parmi les personnes qui doivent recevoir en priorité le vaccin contre l’influenza.
Les personnes qui pourraient transmettre l’influenza à des sujets à risque élevé devraient être vaccinées tous les ans, que ces sujets aient été vaccinés ou non.
On devrait encourager la vaccination de ces personnes afin que leurs activités habituelles soient perturbées le moins possible durant les épidémies annuelles. Les employeurs et leurs employés adultes en bonne santé devraient envisager la vaccination annuelle, car il a été établi qu’elle contribuait à réduire l’absentéisme dû aux maladies respiratoires et à d’autres maladies.
Pour plus de détails, veuillez vous référer à la recommandation pour la saison 2011-2012.
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