La coqueluche est une infection fortement contagieuse des voies respiratoires causée par une bactérie nommée Bordetella pertussis. La coqueluche est la deuxième maladie évitable par la vaccination la plus fréquemment déclarée au Canada.
Au cours de 2005 et de 2006, quelque 2 500 cas ont été déclarés par année.
Le symptôme le plus perceptible de cette infection est une quinte de toux, suivie d’un son semblable au « chant du coq »
avant la prochaine respiration.
La maladie peut frapper à tout âge; cependant, la maladie est la plus grave chez les jeunes nourrissons. Les nourrissons de moins d’un an et les femmes enceintes qui en sont à leur troisième trimestre sont les plus vulnérables face aux effets de la coqueluche.
Dans certains cas, la coqueluche peut causer de graves complications, voire même la mort chez les nourrissons.
L’immunisation constitue la meilleure défense contre la coqueluche. Même si l’immunisation généralisée a permis de réduire considérablement les taux d’infection dans l’ensemble, il survient encore des cas.
La coqueluche se propage par des gouttelettes présentes dans l’air quand une personne infectée tousse ou éternue. Elle peut aussi se propager par le contact avec les sécrétions provenant du nez ou de la gorge d’une personne infectée.
Les personnes non traitées constituent les sources les plus communes d’infection chez les jeunes nourrissons dans un même ménage.
La coqueluche peut être très désagréable, particulièrement pour les jeunes nourrissons. Au début, les symptômes ressemblent à ceux du rhume simple. Ils peuvent comprendre un écoulement nasal, des yeux rouges et humides, une faible température et une toux. La toux s’aggrave jusqu’à ce que la personne infectée ait de sévères quintes de toux. Ces graves quintes peuvent persister pour une période allant de six à 12 semaines.
Les symptômes chez les adolescents et les adultes sont similaires, bien que le son semblable à celui d’un coq qu’émet le sujet soit moins fréquent chez les adolescents et les adultes, comparativement aux plus jeunes enfants. Presque toutes les personnes infectées présentent une toux quelconque. Dans 80 % des cas, la toux dure plus de trois semaines.
Les symptômes peuvent apparaître entre sept et dix jours suivant l’exposition à une personne infectée, mais ces symptômes peuvent être retardés jusqu’à 20 jours.
La coqueluche est la plus contagieuse au cours des deux premières semaines quand les symptômes ressemblent à ceux d’un rhume simple. La contagiosité diminue rapidement après cela mais elle peut durer jusqu’à trois semaines.
Les patients ne sont plus contagieux après cinq jours de traitement aux antibiotiques appropriés.
La meilleure façon de vous protéger contre l’infection, c’est de vous assurer que vous et votre enfant êtes complètement immunisés. Un enfant de moins de six ans a besoin de cinq doses du vaccin contre la coqueluche, en commençant à l’âge de deux mois, pour être complètement immunisé. Une dose de rappel supplémentaire, associée au vaccin antidiphtérique-antitétanique (dCaT), est administrée systématiquement aux adolescentes de 14 à 16 ans dans l’ensemble du Canada.
Il est recommandé que les adultes qui n’ont pas été auparavant immunisés contre la coqueluche reçoivent une dose du vaccin dCaT. Consultez votre fournisseur de soins de santé si vous n’êtes pas certain d’avoir été immunisé contre la coqueluche.
Vous devez consulter votre fournisseur de soins de santé si quelqu’un qui habite dans le même ménage que vous tousse depuis plus d’une semaine. Il est important d’obtenir un diagnostic précis, et de vous assurer que les sujets infectés se font traiter et évitent les contacts étroits avec les jeunes enfants.
Une bonne technique de lavage des mains peut prévenir la propagation de la coqueluche, ainsi que celle d’autres maladies infectieuses.
Les personnes souffrant de coqueluche peuvent se voir prescrire des antibiotiques. Les personnes infectées doivent rester à la maison et éviter les contacts étroits avec d’autres personnes jusqu’à la fin du traitement.
Les jeunes nourrissons peuvent présenter des complications comme des vomissements après une quinte de toux, une perte de poids, des problèmes respiratoires, des quintes d’étouffement, une pneumonie, des convulsions, des lésions cérébrales et, dans de rares cas, la mort.
Chez la plupart des enfants ayant la coqueluche, de petits secteurs du poumon s’affaissent parce que le mucus bloque les voies aériennes. Ces secteurs sont envahis par d’autres bactéries ou virus, causant une pneumonie - une infection des poumons.
Des lésions cérébrales surviennent chez environ un nourrisson sur 400 qui sont hospitalisés pour la coqueluche. Environ un nourrisson sur 400 nourrissons hospitalisés qui souffrent de la coqueluche meurt d’une pneumonie ou de lésions cérébrales.
Chez les enfants plus âgés et les adultes, la maladie est moins grave et les complications sont rares. Le seul signe d’infection peut être une toux persistante qui dure plus d’une semaine. Les membres plus âgés d’un ménage peuvent être infectés sans s’en rendre compte, ce qui pose de graves risques pour les enfants plus jeunes et les nourrissons de la maison qui n’ont pas été vaccinés, ou pour ceux qui n’ont pas reçu les cinq doses du vaccin.
De un à trois décès attribuables à la coqueluche surviennent chaque année au Canada, tout particulièrement chez des nourrissons trop jeunes pour avoir commencé leur immunisation et chez des nourrissons partiellement immunisés (p. ex. des nourrissons qui n’ont reçu qu’une ou deux doses).
Oui. L’incidence de la coqueluche au Canada était faible dans les années 1980 mais elle a augmenté depuis 1990. Entre 1990 et 2004, le nombre annuel de cas déclarés variait entre 2 165 à 10 151, même si ces chiffres sous‑représentent probablement le vrai fardeau en raison de la déclaration et des diagnostics incomplets. Au cours de 2005 et de 2006, quelque 2 500 cas ont été déclarés annuellement.
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