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Rapport 2007 sur la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

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Progrès dans les orientations stratégiques

Guidée par ses principes directeurs – intégration, partenariat et responsabilité partagée, et meilleures pratiques –, la SMVS s’articule autour de quatre orientations stratégiques :

  • Leadership et élaboration de politiques
  • Acquisition et transfert des connaissances
  • Développement communautaire et infrastructure
  • Information publique

La présente section du rapport décrit les activités menées par les différents gouvernements –fédéral, provinciaux et territoriaux – et par les partenaires qui appuient ces orientations stratégiques. Elle contient également un aperçu des activités en cours en 2007. Les exemples ne reflètent pas toute la portée des travaux menés par les partenaires de la SMVS, mais ils donnent un aperçu important et utile des principales activités qui démontrent une lancée vers la réalisation des objectifs de la SMVS. Bien qu’elles soient présentées pour chaque orientation stratégique, il est important de souligner que ces activités sont intégrées.

Leadership et élaboration de politiques

Le leadership et l’élaboration de politiques sont définis comme l’engagement des gouvernements FPT à fournir un leadership fort et soutenu en vue d’une stratégie viable à long terme et de la mise en place par tous les secteurs (public et privé) de politiques permettant aux gens d’adopter des modes de vie sains. Bien que l’un des objectifs premiers de cette orientation stratégique pour de nombreux partenaires de la SMVS au cours de la dernière année ait été les initiatives en milieu scolaire, d’autres exemples sont également présentés. Ces initiatives en milieu scolaire font partie intégrante des stratégies provinciales et territoriales de modes de vie sains et font des écoles l’une des principales cibles d’investissement.

Colombie-Britannique

Approche pangouvernementale ActNow BC : ActNow BC innove par son approche pangouvernementale de promotion de la santé. L’initiative repose sur quatre piliers : promotion de l’activité physique, alimentation saine, vie sans tabagisme et choix santé durant la grossesse. Les 19 ministères doivent considérer leur mandat du point de vue de la promotion de la santé et inclure dans leurs plans de services des initiatives visant à créer des milieux favorables à la santé. Cette approche étend la responsabilité en matière de santé de la population au-delà du secteur de la santé et fait en sorte que les investissements publics dans la promotion de la santé soient en harmonie. L’initiative ActNow BC est dirigée par le Premier ministre et gérée par le ministre d’État responsable de ActNow BC. Le ministre d’État rend compte directement au Cabinet et est responsable de plusieurs aspects du cadre.

 

L’une des principales mesures ciblées dans le document Transformative Change Accord: First Nations Health Plan était l’élaboration du programme ActNow BC propre aux Premières nations et aux Autochtones.  

En 2007, le ministère de la Santé s’est associé au Centre national de collaboration de la santé autochtone pour mettre au point un programme ActNow propre aux Autochtones. Le Centre national de collaboration de la santé autochtone travaille de concert avec le Conseil de la santé des Premières nations, la Métis Nation of BC et la BC Association of Aboriginal Friendship Centres pour appuyer le programme ActNow propre aux Autochtones. Un autre volet de ce programme, le défi Honour Your Health (protégez votre santé), est une initiative provinciale sur les modes de vie sains qui encourage les personnes, les groupes et les collectivités à adopter un style de vie sain et actif, exempt de tabagisme. Le défi Honour Your Health de 2007 marquait la 8e édition de cet événement annuel. 

Les Directives sur la vente d’aliments et de boissons dans les écoles ont été élaborées et mises en œuvre pour identifier les aliments et les boissons susceptibles d’être vendus dans les écoles de la Colombie-Britannique. Toutes les écoles élémentaires doivent se soumettre à la politique d’ici janvier 2008; et toutes les écoles intermédiaires et secondaires, d’ici septembre 2008. Les lignes directrices nutritionnelles concernant la nourriture et les boissons offertes dans les machines distributrices dans les édifices gouvernementaux sont en vigueur dans les édifices provinciaux, notamment les établissements de soins de santé et les établissements d’enseignement. La planification est en cours pour adapter les lignes directrices en vue de leur application dans les installations récréatives et autres installations publiques.

Alberta

L’Alberta entend assurer un meilleur équilibre entre le traitement des maladies et la prévention des maladies et des blessures, ambition qui transparaît dans le document Framework for a Healthy Alberta. Le cadre établit des résultats, des cibles et des objectifs décennaux pour encourager les neuf régions sanitaires à promouvoir la santé et à prévenir les maladies et les blessures d’ici 2012.

L’Alberta appuie de nombreuses initiatives qui visent à renforcer la capacité des individus et des collectivités d’améliorer la santé et de créer des milieux favorables au mieux-être. Les lignes directrices nutritionnelles pour les enfants et les jeunes de l’Alberta ont été conçues pour fournir des conseils sur la façon dont les établissements et les organisations peuvent offrir des aliments sains dans les établissements de soins pour enfants et les écoles, lors d’événements spéciaux, dans les centres récréatifs et l’ensemble de la collectivité. Les lignes directrices seront publiées au printemps 2008.

L’Alberta Healthy Living Network (AHLN) est une alliance provinciale dont le mandat consiste à diriger des initiatives intégrées et concertées visant à promouvoir la santé et à prévenir les maladies chroniques. L’AHLN a été désigné comme site de démonstration du Programme national intégré de prévention des maladies non transmissibles (CINDI) par l’Organisation mondiale de la Santé. Depuis 2002, l’AHLN s’est employé à bâtir, à évaluer et à soutenir des partenariats aux niveaux provincial, régional et local. L’AHLN a créé le Alberta Healthy Living Framework: An Integrated Approach, cadre qui prévoit sept stratégies prioritaires : l’établissement de partenariats et de liens avec les collectivités, la sensibilisation et l’éducation, la surveillance, les meilleures pratiques, la recherche et l’évaluation, les disparités en matière de santé et les politiques de santé publique. L’élaboration et l’évaluation du cadre de l’AHLN ont permis de démontrer l’efficacité de la collaboration intersectorielle lorsqu’il s’agit de promouvoir la santé de la population.

Saskatchewan

La stratégie de promotion de la santé de la Saskatchewan, Healthier Places to Live, Work and Play Nouvelle fenêtre (des milieux plus sains où vivre, travailler et s’amuser) (www.health.gov.sk.ca/phb-promotion-strategy Nouvelle fenêtre), fournit aux offices régionaux de la santé un cadre pour créer des collectivités en santé. à l’intérieur de ce cadre, les offices régionaux de la santé continuent de collaborer avec les partenaires locaux pour planifier et mettre en œuvre des activités qui favorisent l’accès aux aliments nutritifs, les collectivités actives et la santé mentale. Les activités de leadership et d’élaboration des politiques incluent la mise en œuvre de politiques sur les aliments et la nutrition dans les écoles, notamment la collecte de données pour surveiller les progrès dans ce domaine. Les offices régionaux de la santé et leurs partenaires appuient également les employeurs en vue de créer des milieux de travail sains, ainsi que les initiatives de participation des jeunes.

En 2007, plusieurs projets à l’appui des modes de vie sains ont été lancés par les partenaires intersectoriels, notamment des lignes directrices à l’intention des divisions scolaires, rédigées par le ministère de l’Éducation, le ministère de la Santé et d’autres partenaires dans l’optique d’élaborer ultérieurement des politiques sur la nutrition. De surcroît, le ministère du Tourisme, des Parcs, de la Culture et des Sports continue d’offrir son appui au programme Saskatchewan en mouvement et aux initiatives connexes, pour encourager les collectivités, les écoles et les employeurs à agir pour accroître les niveaux d’activité physique.

Manitoba

Depuis 2003, le Manitoba a son ministre de la Vie saine, un des premiers au Canada. Le ministère porte maintenant le nom de Santé et Vie saine Manitoba. La vie active et la saine alimentation sont deux des sept secteurs d’intervention privilégiés du Ministère.

Le Manitoba a mis en place un certain nombre d’initiatives à l’appui de la SMVS, notamment :

  • Les programmes Manitoba en mouvement qui offrent des subventions et des ressources matérielles aux écoles, aux collectivités et aux employeurs pour promouvoir l’activité physique dans ces milieux et en souligner l’importance;
  • Le Tour du Manitoba, une campagne qui veut encourager les citoyens à être actifs et à enregistrer leur activité physique reliée aux distances;
  • Le Prix du Premier ministre pour un mode de vie sain décerné pour le leadership et la participation des particuliers, des jeunes et des organisations aux modes de vie sains;
  • Aliments sains dans les écoles. Au cours des deux dernières années, des efforts ont été déployés pour élaborer des politiques et collaborer avec les écoles pour offrir des aliments plus sains dans les cafétérias et les distributrices automatiques dans les écoles. Parmi ces initiatives, notons :
    • Les Lignes directrices pour les aliments vendus et offerts dans les écoles du Manitoba et le programme de collations santé dans les distributrices automatiques;
    • Le Guide de nutrition des écoles du Manitoba - Élaboration des lignes directrices et politiques, distribué dans toutes les écoles publiques en octobre 2006.

Le Manitoba a également mis en œuvre l’initiative Écoles en santé, un partenariat entre Santé et Vie saine Manitoba (le ministère responsable), Éducation, Citoyenneté et Jeunesse Manitoba et Enfants en santé Manitoba (un partenariat de tous les ministères liés de près ou de loin aux enfants et dirigé par le comité ministériel pour Enfants en santé, lequel est composé de huit membres du cabinet). L’initiative Écoles en santé vise à promouvoir la santé physique, émotionnelle et sociale des élèves et de leurs familles, du personnel des écoles et des communautés scolaires. D’autres activités viennent compléter l’initiative, dont le mois Plaisir de courir, un programme offrant des casques de cycliste à un prix abordable, ainsi qu’un programme obligatoire d’éducation physique et d’éducation à la santé pour les élèves de la maternelle à la 12e année. Le Manitoba est la première province du Canada à imposer un programme d’éducation physique et d’éducation à la santé aux élèves de la 11e et 12e année, et ce, à compter de septembre 2008.

Ontario

En 2004, le médecin hygiéniste en chef a publié le rapport intitulé Poids santé, vie saine, lequel fait appel à un plan intégré pour s’attaquer aux deux principaux facteurs de risque des maladies chroniques et de l’obésité : la mauvaise nutrition et la sédentarité. En réponse à ce rapport, le Plan d’action de l’Ontario pour la promotion de la saine alimentation et de la vie active a été lancé en 2006. Il s’agit de la première stratégie provinciale à intégrer la nutrition et l’activité physique. Le plan d’action fait également partie d’une initiative plus vaste de réduction des maladies chroniques par la saine alimentation et l’activité physique. Le plan d’action de 10 millions de dollars appuie un éventail d’initiatives visant à prévenir l’obésité et à promouvoir une alimentation saine et une vie active chez les Ontariens, en particulier les enfants et les jeunes, dans différents milieux. Avec ce plan, le Ministère s’est engagé à adopter quatre approches stratégiques pour améliorer la santé des Ontariens : favoriser le sain développement des enfants et des jeunes; promouvoir la santé dans les collectivités; défendre les politiques d’intérêt public en faveur de la santé; mieux informer le public et l’inciter à s’engager davantage. Certaines des principales initiatives appuyées par le plan d’action incluent le Programme de consommation de fruits et de légumes dans le Nord de l’Ontario, Visez plus haut et Saine alimentation Ontario.

Pour l’avenir, le budget 2008 de l’Ontario prévoit un montant supplémentaire de 10 millions de dollars pour appuyer le développement d’une stratégie globale de lutte contre l’obésité chez les enfants.

Québec

Le Québec a son propre programme de santé publique (le Programme national de santé publique 2003–2012), dont il poursuit la mise en œuvre. Ce programme prévoit notamment de nouvelles mesures pour prévenir les problèmes de santé mentale. Depuis avril 2005, le directeur de la santé publique du Québec a rendu publics trois rapports nationaux sur l’état de santé de la population du Québec, conformément à la Loi sur la santé publique (2001). De plus, une campagne de promotion des modes de vie sains a été lancée à l’automne 2004 pour encourager la saine alimentation et l’activité physique régulière.  

Plus récemment, le gouvernement du Québec a mis en œuvre son plan d’action qui vise à promouvoir les saines habitudes de vie et à prévenir les problèmes reliés au poids (le Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006–2012). Ce plan, issu de la collaboration intersectorielle entre sept ministères et trois organismes gouvernementaux, prévoit 75 mesures pour améliorer la santé de la population québécoise. De surcroît, un fonds pour la promotion des modes de vie sains a été créé en juin 2007. Grâce à lui, le gouvernement du Québec investira annuellement 20 millions de dollars au cours des dix prochaines années, en collaboration avec la Fondation Lucie et André Chagnon, qui contribuera pour le même montant. Au cours des dernières années, nous avons assisté à la consolidation des services préventifs destinés aux familles vulnérables et au déploiement graduel de l’approche des Écoles en santé dans les écoles primaires et secondaires du Québec. Pour de plus amples renseignements, visitez www.msss.gouv.qc.ca/ Nouvelle fenêtre.

Nouveau-Brunswick

La Stratégie du mieux-être du Nouveau-Brunswick, laquelle est axée sur l’activité physique, la saine alimentation, la santé mentale et le ressort psychologique, ainsi que la réduction du tabagisme, a été lancée en janvier 2006. La Stratégie met l’accent sur les enfants et les jeunes, et sur les facteurs qui les influencent, dans le contexte scolaire et communautaire et dans le milieu de travail. Cette initiative coordonnée et globale est renforcée par la promotion d’orientations stratégiques interreliées qui englobent le partenariat et la collaboration, le développement communautaire, la promotion des modes de vie sains, la surveillance, l’évaluation et la recherche, ainsi que les politiques de santé publique. Un facteur clé de l’harmonisation des priorités et plans d’action gouvernementaux et non gouvernementaux est la Coalition pour une saine alimentation et l’activité physique du Nouveau-Brunswick.

Le Nouveau-Brunswick a été la première province à mettre en œuvre une politique globale sur la nutrition dans les écoles (Politique 711 du ministère de l’Éducation, octobre 2005, disponible à www.gnb.ca/0000/politiques.asp Nouvelle fenêtre). En septembre 2007, toutes les écoles de la province, de la maternelle à la 12e année, ont dû retirer les aliments sans valeur nutritive de leurs cafétérias, distributrices automatiques et programmes de levées de fonds. Tout au long de 2007, le ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport, en collaboration avec le ministère de l’Éducation et les intervenants régionaux, a élaboré des critères nutritionnels pour le sel, le gras, les sucres et autres facteurs en vue de classer les aliments par catégories de valeur nutritive maximale, moyenne et minimale mentionnées dans la Politique.

Nouvelle-Écosse

En mars 2005, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a lancé sa stratégie provinciale qui vise à promouvoir la saine alimentation, L’alimentation saine en Nouvelle-Écosse. La stratégie a été conçue pour assurer la coordination des plans d’action fondés sur des données probantes, faciliter le processus décisionnel et affecter les ressources de façon à offrir des aliments sains et nutritifs dans les divers établissements (p. ex., écoles, services de soins à l’enfant, collectivités, milieux de travail), avec l’aide de plusieurs partenaires. Les axes prioritaires d’intervention de la stratégie sont l’allaitement, les enfants et les jeunes, la consommation de fruits et de légumes et la salubrité des aliments. 

En septembre 2006, la Nouvelle-Écosse a adopté la Politique en matière d’alimentation et de nutrition. La politique sera introduite sur une période de trois ans, et sa mise en œuvre intégrale prendra fin en juin 2009. La politique décrit les normes qui s’appliquent aux aliments et aux boissons qu’on peut servir et vendre dans les écoles, encourage les écoles à éduquer les élèves en matière de nutrition dans le cadre de programmes d’études et propose un environnement qui favorise les choix santé. Seuls les aliments et les boissons qui se trouvent sur la liste de valeur nutritive maximale et moyenne des normes en matière d’aliments et de boissons peuvent être servis ou vendus dans les écoles. La politique inclut également des directives en matière de levée de fonds, de promotion et de publicité, et d’achat d’aliments produits localement.

La province travaille présentement avec ses partenaires pour élaborer un cadre d’activité physique, de sports et de loisirs qui répondra aux besoins de tous les groupes de la population. De plus, la stratégie Enfants actifs – Enfants en santé a été examinée et renouvelée en 2007-2008. Le nouveau plan sportif inclura une politique d’accueil révisée et une nouvelle politique d’entraînement sera mise en œuvre en 2008-2009. L’éducation physique est obligatoire pour les élèves de la maternelle à la 9e année. Les lignes directrices recommandent 100 minutes par semaine pour les élèves de la maternelle à la 2e année, 150 minutes par semaine pour les élèves de 3e année, 125 minutes par semaine pour les élèves de la 4e à la 6e année et 150 minutes par semaine pour les élèves de la 7e à la 9e année. À compter de 2008-2009, les élèves qui font leur entrée au secondaire seront tenus d’acquérir un crédit en éducation physique (110 heures) en 10e, 11e ou 12e année pour obtenir leur diplôme.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse s’est engagé à adopter un modèle d’écoles pour la promotion de la santé. Un poste de coordonnateur de l’hygiène scolaire a été créé dont les coûts sont partagés entre le ministère de la Promotion et de la Protection de la santé et le ministère de l’Éducation. Le coordinateur travaille pour les deux ministères et avec les conseils scolaires et les conseils de santé de district pour créer des mécanismes et des services de soutien afin que les écoles deviennent des endroits plus sains où apprendre, travailler et jouer. D’entrée de jeu, l’accent a été mis sur l’activité physique et la saine alimentation.  

Île-du-Prince-Édouard

Lancée en 2003, la Stratégie de promotion d’un mode de vie sain de l’île-du-Prince-Édouard fournit un cadre à l’intérieur duquel le gouvernement, les alliances communautaires et les ONG peuvent collaborer pour s’attaquer aux trois principaux facteurs de risque des maladies chroniques et promouvoir la saine alimentation et l’activité physique, en plus de réduire le tabagisme. Un comité composé de partenaires multisectoriels est chargé de coordonner l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de la stratégie.
                                   
Ce nouvel engagement du gouvernement de l’île-du-Prince-Édouard au chapitre de la promotion de la santé et de la prévention des maladies chroniques a été démontré lors de la rencontre du Conseil des ministres de l’Atlantique qui a eu lieu en janvier 2008. Les travaux sont en cours pour élaborer un cadre d’action concertée.

D’autres initiatives de leadership et d’élaboration de politiques ont été mises en œuvre dans la province en 2007 :

  • Les membres du Comité provincial de la SMVS s’affairent actuellement à mettre à jour la Stratégie et à en rétablir les buts et les objectifs pour une nouvelle clientèle cible (les parents qui ont des enfants de 0 à 12 ans).
  • Les ministères de la Santé et de l’Éducation continuent d’offrir leur appui et leur collaboration à l’Alliance favorisant la saine alimentation en vue de l’élaboration de politiques favorisant une meilleure nutrition dans les écoles de la Commission scolaire de langue française et les écoles secondaires de premier et deuxième cycle (en vigueur dans les écoles élémentaires depuis 2005).
  • L’Alliance favorisant la saine alimentation, en collaboration avec les autres partenaires de la SMVS et des représentants des collectivités, a créé un réseau de la sécurité alimentaire pour améliorer l’accès à une alimentation saine et sécuritaire pour tous.

Terre-Neuve-et-Labrador

En 2006, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador lançait son plan provincial de mieux-être Vivre sainement, dans le but d’améliorer la santé de la population et aider tous les résidents de la province à atteindre un état maximal de mieux-être. Ce plan mise sur les travaux des coalitions régionales pour le mieux-être et du Conseil consultatif provincial du mieux-être, lequel est composé de ministères, associations professionnelles et groupes communautaires. La phase I du plan (2006–2008) est axée sur la saine alimentation, l’activité physique, la réduction du tabagisme et la prévention des blessures, par le renforcement des partenariats et la collaboration, la sensibilisation du public, le renforcement des capacités en matière de promotion de la santé, ainsi que le développement et l’élargissement des initiatives de promotion du mieux-être. La phase II du plan inclura la promotion de la santé mentale, le développement des enfants et des jeunes, la salubrité de l’environnement et la protection de la santé.

L’initiative Élèves en santé, Écoles saines est une priorité du plan provincial de mieux-être. L’initiative vise à créer des milieux scolaires qui favorisent les modes de vie sains pour les élèves. Le plan est axé sur l’élaboration de politiques, de programmes et de services de soutien pour promouvoir la saine alimentation, l’activité physique et les milieux sans fumée, en plus d’appuyer les parents, les fournisseurs de soins, les éducateurs et la communauté scolaire.

Les Lignes directrices sur l’alimentation en milieu scolaire ont été élaborées et présentées conjointement par les ministères de la Santé et des Services communautaires et de l’Éducation pour faire en sorte que les élèves de la maternelle à la 12e année reçoivent des aliments sains à l’école. Tous les districts scolaires de la province ont élaboré des politiques sur la saine alimentation et la nutrition qui sont conformes aux lignes directrices. Les politiques seront mises en œuvre graduellement sur une période de deux ans. La mise en œuvre intégrale est prévue pour septembre 2008. Les Lignes directrices sur l’alimentation en milieu scolaire présentent une liste des aliments et des boissons qui devraient être servis et vendus dans les cafétérias, les cantines et les distributrices automatiques dans les écoles.  

Yukon

Sur l’ensemble du territoire du Yukon, les gouvernements et les ONG collaborent à la mise en œuvre de la Stratégie de vie active du Yukon. Les ministères de l’Éducation, de la Santé et des Services sociaux et des Services communautaires, ainsi que les diverses ONG qui servent d’agents de mise en œuvre ont uni leurs efforts pour assurer une prestation efficace des programmes qui visent à promouvoir l’activité physique autour de quatre piliers stratégiques : Active Yukon Schools (écoles actives), Active Yukon Lifestyles (vie active), Active Yukon Communities (collectivités actives) et Active Yukon Workplaces (milieux de travail actifs). Au début de 2008, le gouvernement du Yukon a signé un accord bilatéral sur les modes de vie sains avec le gouvernement du Canada, en vue de la mise en œuvre d’initiatives de promotion des modes de vie sains au Yukon, comme Jeunes en forme, Jeux sans frontières (supplément du Nord) et autres programmes destinés aux femmes des zones rurales du Yukon. D’autres initiatives de leadership ont été mises en œuvre, dont le Groupe de référence sur le diabète du Yukon, composé de représentants des secteurs public et privé, des collectivités rurales du Yukon et des secteurs de la santé et de l’activité physique. Le principal mandat de ce groupe consiste à promouvoir et à appuyer la mise en œuvre de la Stratégie du diabète du Yukon.

Territoires du Nord-Ouest

Le Cadre en matière de choix santé vise à renforcer la collaboration entre les ministères des Affaires communautaires et municipales, de l’Éducation, de la Culture et de l’Emploi, de la Santé et des Services sociaux, ainsi que le ministère de la Justice, dans les secteurs de la promotion de la santé et des activités de prévention. Son but s’apparente à celui de la province de la Colombie-Britannique, qui préconise une « approche pangouvernementale » de promotion de la santé pour les programmes et services. Le cadre promeut la collaboration à l’échelle du gouvernement dans plusieurs dossiers prioritaires : alimentation saine, vie active, réduction du tabagisme, prévention des blessures, santé sexuelle, promotion de la santé mentale et réduction de la toxicomanie.  

Les Lignes directrices pour les aliments et les boissons ont été élaborées conjointement avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, et les huit administrations des services de santé et des services sociaux des T.N.-O. Elles sont une adaptation des lignes directrices sur les aliments et les boissons de la Colombie-Britannique et orientent l’utilisation des boissons et des aliments sains dans tous les établissements de santé et des services sociaux des T.N.-O. Une première ébauche de lignes directrices pour les boissons et les aliments servis lors des rencontres et autres activités a été rédigée. Dans le secteur de l’éducation, un certain nombre de conseils scolaires ont mis en œuvre des politiques sur la saine alimentation. 

Nunavut

La Stratégie en matière de santé publique du Nunavut 2008-2013, intitulée Developing Healthy Communities (Pour des communautés en santé), donne une orientation aux activités de santé publique qui auront lieu sur le territoire au cours des cinq prochaines années et au-delà. L’objectif de la stratégie consiste à renforcer le système de soins de santé du Nunavut et à accroître les capacités à l’échelle locale en mettant l’accent sur le développement communautaire.

En octobre 2007, le Ministère de la Santé et des Services sociaux a publié un Cadre d’action en matière de nutrition qui décrit les étapes à suivre pour mieux tirer parti des ressources actuellement disponibles et couvrir les besoins alimentaires essentiels de tous les Nunavummiut, en utilisant aussi bien des aliments traditionnels que des aliments nutritifs offerts en magasin. Les recherches dans le domaine de la santé indiquent que les ménages du Nunavut connaissent un taux d’insécurité alimentaire sept fois plus élevé que la moyenne canadienne. L’un des objectifs du cadre est d’améliorer l’état nutritionnel des nourrissons ainsi que des enfants d’âge préscolaire et scolaire.

Le Ministère de l’Éducation a entrepris d’élaborer une Directive sur les aliments sains à l’intention des écoles et travaille de pair avec le coordonnateur territorial de la nutrition pour trouver d’autres moyens d’intégrer la nutrition au programme scolaire.

Gouvernement fédéral

L’Initiative en matière de modes de vie sains et de prévention des maladies chroniques du gouvernement fédéral fournit une orientation dans le cadre de diverses initiatives de santé publique visant à promouvoir la santé et à réduire l’impact des maladies chroniques au Canada. L’initiative met l’accent sur toutes les activités de promotion de la santé et de prévention des maladies chroniques menées dans l’optique d’améliorer la santé et de réduire les disparités. Les activités de promotion de la santé sont mises en œuvre dans le cadre de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ces activités représentent la contribution du gouvernement fédéral à la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Les deux stratégies s’harmonisent avec la Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’activité physique et la santéde l’Organisation mondiale de la Santé.

La SMVS inclut également la Stratégie canadienne du diabète, renouvelée en 2005 et financée à raison de 18 millions par année. La Stratégie canadienne du diabète contribue aux objectifs de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains par ses activités de prévention des maladies qui visent les populations à risque élevé, en particulier les personnes souffrant d’embonpoint ou d’obésité.

En février 2007, Santé Canada a lancé le nouveau Guide alimentaire canadien, à la suite de vastes consultations menées auprès de plus de 7 000 intervenants et membres du public. Le Guide alimentaire est un outil conçu pour aider les Canadiens à faire des choix santé et pour soutenir les politiques et les normes en matière de santé ainsi que les programmes d’information à travers le pays. Depuis son lancement, Bien manger avec le Guide alimentaire canadien a été publié à plus de 11,7 millions d’exemplaires, et 250 000 exemplaires de Bien manger avec le Guide alimentaire canadien – Ressource à l’intention des éducateurs et communicateurs ont été distribués. Également lancé en 2007, l’outil interactif en ligne « Mon Guide alimentaire » est disponible dans dix autres langues, ce qui en facilite l’accès pour les minorités ethniques. 

En avril 2007, une version du Guide alimentaire canadien adapté aux Premières nations, aux Inuits et aux Métis a été lancée. Ce guide a été conçu pour refléter les valeurs, les traditions et les habitudes alimentaires de ces populations. Il complète le Guide alimentaire canadien, fait partie intégrante des activités de sensibilisation à la nutrition et sert de fondement à l’élaboration de politiques, programmes et lignes directrices en matière de nutrition partout au pays. Cette version adaptée du Guide alimentaire peut aider les particuliers, les familles et les collectivités à acquérir et à échanger des connaissances sur la saine alimentation, y compris les aliments traditionnels et les produits d’épicerie, puisque l’identité autochtone est l’un des principaux facteurs qui contribuent aux inégalités en matière de santé. 

En 2007, Santé Canada a dirigé une série de débats d’experts et de discussions lors de conférences nationales et internationales, notamment le congrès des Diététistes du Canada et la conférence mondiale de l’Union internationale de promotion de la santé et d’éducation pour la santé, afin de promouvoir la saine alimentation et la salubrité des aliments au Canada.

En 2007, l’ASPC a offert son appui à une coalition d’ONG pour examiner les recommandations formulées en 2004 sur L’utilisation des courbes de croissance pour évaluer et surveiller la croissance des nourrissons et des enfants canadiens, en tenant compte des normes établies par l’Organisation mondiale de la Santé publiées en 2006. Dirigée par les Diététistes du Canada, en collaboration avec la Société canadienne de pédiatrie, le Collège des médecins de famille du Canada et l’Association canadienne des infirmières et infirmiers en santé communautaire, cette initiative comprenait une analyse des données canadiennes pour évaluer l’effet de ces nouvelles normes sur la pratique des professionnels de la santé.  

En janvier 2007, le crédit d’impôt pour la condition physique des enfants est entré en vigueur. Ce crédit d’impôt permet aux parents de demander un montant maximal de 500 $ par année à l’égard des dépenses admissibles pour activités physiques engagées pour chaque enfant de moins de 16 ans.

Produits alimentaires et de consommation du Canada

En avril 2007, les chefs de file de l’industrie des aliments et des boissons ont annoncé le lancement de l’Initiative canadienne pour la publicité sur les aliments et boissons destinés aux enfants, qui témoigne de leur engagement à commercialiser les produits destinés aux enfants canadiens de moins de 12 ans de façon responsable. Cette initiative allie l’auto-réglementation, le message social et l’éducation. Les entreprises participantes se sont engagées à promouvoir et à appuyer les choix diététiques sains et les modes de vie sains chez les enfants, et à faire en sorte que les publicités destinées aux enfants mettent l’accent sur les aliments et boissons conformes aux principes d’une saine alimentation.

En 2007, les membres de Produits alimentaires et de consommation du Canada ont maintenu leur engagement formel envers une vie saine et active – engagement à faire preuve de leadership en aidant les Canadiens à adopter des modes de vie sains et actifs qui reposent sur des principes de modération, d’équilibre et d’activité. Annoncé en 2006, cet engagement comporte de multiples facettes et reconnaît les efforts de l’industrie pour reformuler et améliorer les boissons et aliments transformés, les initiatives d’éducation des consommateurs, les pratiques de publicité et de commercialisation responsables, l’appui aux milieux de travail et les initiatives communautaires de promotion des modes de vie sains et actifs.

Les travaux en cours du Consortium conjoint pour les écoles en santé (CCES) sont un exemple pratique d’application des principes de la SMVS (intégration, partenariat et responsabilité partagée, et meilleures pratiques). Le CCES est issu d’une collaboration intersectorielle établie par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et agit comme catalyseur en appuyant une coopération plus systématique entre les secteurs de la santé, du mieux-être et de l’éducation pour améliorer la santé dans les écoles. Pour de plus amples renseignements, visitez http://french.jcsh-cces.ca/jcsh/ Nouvelle fenêtre.

Le CCES a contribué à la création d’un réseau national de coordonnateurs de l’hygiène scolaire dans les provinces et territoires participants, avec l’aide d’un représentant de l’Agence de santé publique du Canada, pour promouvoir la collaboration et l’échange d’information entre les secteurs de la santé et de l’éducation, au sein de chacune des administrations membres et entre elles. 

En 2007, le CCES a été l’hôte conjoint du congrès technique de l’Organisation mondiale de la Santé intitulé « Établir des partenariats avec les écoles pour la santé, l’éducation, l’avancement et le développement » qui s’est tenu à Vancouver du 5 au 8 juin 2007.

 

Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada (APMCC)

L’APMCC est un réseau d’organisations liées ou non à la santé, qui partagent une vision commune d’un système intégré pour la recherche, la surveillance, les politiques et les programmes sur le maintien de la santé et la prévention des maladies chroniques au Canada. L’APMCC est composée d’organisations et d’alliances nationales, provinciales et territoriales représentant des centaines de groupes de partout au Canada.

En 2007, l’APMCC a établi ses priorités : examiner les déterminants de l’activité physique, de la saine alimentation et du poids santé, offrir une intervention solide en santé publique pour lutter contre les maladies chroniques et protéger les Canadiens de l’exposition au tabagisme. 

Durant la même période, l’APMCC a mis en œuvre ou mené à terme plusieurs activités, dont un projet de collaboration visant à élaborer un énoncé de position sur la sécurité alimentaire liée au revenu, la publication d’un document d’information sur le supplément de la prestation nationale pour enfants au Canada et l’organisation d’une conférence de concertation stratégique sur l’obésité et l’impact de la commercialisation sur les enfants. 

L’APMCC a également facilité les stratégies nationales de lutte contre les maladies en vue d’élaborer un cadre d’action concertée pour appuyer les efforts d’harmonisation des préventions primaires et d’établissement des priorités. Pour de plus amples renseignements, visitez www.cdpac.ca Nouvelle fenêtre.

Assemblée des Premières nations (APN)

Pour l’APN, la santé demeure un secteur prioritaire, comme en témoignent ses interventions aux assemblées nationales et auprès du Comité des Chefs sur la santé, ainsi que les travaux du Secrétariat à la santé et au développement social. Au sujet du rapport 2007 du Comité permanent de la santé intitulé Des enfants en santé : une question de poids, le Chef régional de l’APN, Katherine Whitecloud, a observé qu’on parvenait à réduire les niveaux d’obésité chez les enfants quand les gens revenaient aux comportements traditionnels et culturellement adaptés. Le fait de s’adonner à des activités récréatives, à des jeux et à des sports traditionnels et de consommer des aliments traditionnels était considéré comme essentiel au maintien de la santé physique de cette population.

En 2007, l’APN s’est jointe à la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada pour élaborer le Guide alimentaire canadien adapté aux Premières nations, aux Inuits et aux Métis.

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