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ARCHIVÉ - Les jeunes au Canada : leur santé et leur bien-être - Chapitre 7 : Un mode de vie sain

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Les jeunes

De bonnes habitudes alimentaires, l'hygiène dentaire et l'activité physique favorisent la santé et le bien-être des jeunes, tant sur le plan physique qu'affectif. À cet égard, les adolescents adoptent certains comportements pouvant laisser à désirer parce qu'ils dépendent moins de leurs parents pour certains repas, passent plus de temps à l'extérieur du foyer et consomment de plus grandes quantités d'aliments-minute et de grignotines (Neumark-Sztainer et coll., 1998; 2003).

On reconnaît que les habitudes alimentaires adoptées durant l'enfance et l'adolescence influent non seulement sur le bien-être immédiat des enfants mais peut-être également sur leur santé à long terme. Qui plus est, les régimes peuvent avoir une incidence sur l'état de santé des adolescents. On se préoccupe beaucoup des régimes excessifs chez les jeunes Canadiennes tout en étant conscient des effets sanitaires à long terme de l'obésité.

Par activité physique, on entend à la fois les sports et les passe-temps organisés et les activités non structurées associées à une vie active. Celle-ci a été définie comme un mode de vie intégré favorisant un état général de bien-être physique, mental, spirituel et émotionnel (Frankish, Milligan et Reid, 1998). En vertu de cette notion, les personnes interagissent avec leur environnement par la pratique d'activités physiques relativement non structurées, par exemple, lorsqu'elles jouent dehors, patinent, font du ski, de la planche à roulettes ou de la bicyclette (Stewart, 1995). Les adolescents peuvent tirer de nombreux avantages de la pratique régulière d'une activité physique car celle-ci peut leur permettre d'atteindre et de maintenir leur poids santé, de renforcer leur ossature, d'améliorer la qualité de leur sommeil et de développer leur amour-propre. Par contre, si elle est pratiquée de manière déraisonnable, l'activité physique peut également provoquer des blessures. Les adolescents s'abstiennent de faire de l'exercice ou ils en font peu parce qu'ils consacrent plus de temps à des activités de loisir passives, comme regarder la télévision ou jouer à des jeux électroniques. La durée et le genre d'activités de loisir sédentaires influent sur le degré d'intégration sociale et ont été associés à certains comportements à risques.

La première partie du présent chapitre porte sur les bonnes et les mauvaises habitudes alimentaires, les régimes et les pratiques d'hygiène dentaire des jeunes Canadiens. Vient ensuite une description des activités physiques et des loisirs que pratiquent les élèves, suivie d'un aperçu de la prévalence de l'asthme chez les adolescents canadiens et de leurs habitudes en matière de consommation de médicaments.

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Les habitudes alimentaires

Pour bien nous alimenter, nous devons consommer une variété d'aliments, en particulier des céréales, du pain et d'autres produits céréaliers, des légumes et des fruits, de même que des produits à faible teneur en gras. Une saine alimentation et l'exercice physique sont les éléments essentiels qui nous permettent d'atteindre et de maintenir notre poids santé (Santé Canada, 1990).

L'enquête HBSC comportait des questions sur les habitudes alimentaires des élèves. Chose importante à souligner, celles-ci visaient essentiellement à mesurer la fréquence de consommation plutôt que les quantités consommées. Bien que la consommation fréquente de certains aliments puisse être liée à la quantité globale d'aliments ingérés, les résultats de la présente étude ne permettent pas de conclure directement à l'existence de ce lien.

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Les fruits et les légumes

On a fait valoir que la disponibilité des fruits et des légumes à la maison influe sur les préférences gustatives et favorise la consommation de ces aliments (Neumark-Sztainer, Wall, Perry et Story, 2003). Une série de questions portaient sur la consommation d'aliments nutritifs, tels que les fruits et les légumes, les céréales et le pain, le lait à faible teneur en matières grasses et d'autres aliments, offrant un choix de réponses allant de « Jamais » à « Plus d'une fois par jour, chaque jour ».

Parmi les élèves de 6e, 7e et 8e année, plus de la moitié des garçons et les deux tiers environ des filles mangeaient des fruits au moins cinq jours par semaine. Chez les élèves des classes des niveaux supérieurs, on constate une diminution de la proportion des garçons et des filles qui mangeaient souvent des fruits (figure 7.1). Même si, pour l'ensemble des classes, beaucoup plus de filles que de garçons mangeaient des légumes cinq jours ou plus par semaine, la consommation de légumes diminue chez les élèves de 10e année, à la fois chez les filles et chez les garçons (figure 7.2). En dépit du fléchissement de la consommation de fruits et de légumes chez les élèves de 10e année, ces derniers préféraient consommer des légumes plutôt que des fruits.


Figure 7.1 Élèves qui mangent des fruits cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.1 Élèves qui mangent des fruits cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.2 Élèves qui mangent des légumes cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.2 Élèves qui mangent des légumes cinq jours ou plus par semaine (%)

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Les produits laitiers

En règle générale, les deux tiers environ des élèves des cinq classes visées buvaient du lait à faible teneur en matières grasses ou écrémé cinq jours ou plus par semaine et aucun écart important n'a été observé entre les sexes (figure 7.3). Moins d'un cinquième des élèves buvaient du lait entier cinq jours ou plus par semaine, mais beaucoup plus de garçons que de filles de 8e, 9e et 10e année buvaient fréquemment du lait entier.


Figure 7.3 Élèves qui boivent du lait écrémé ou partiellement écrémé cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.3 Élèves qui boivent du lait écrémé ou partiellement           écrémé cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.4 Élèves qui boivent du lait entier cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.4 Élèves qui boivent du lait entier cinq jours ou plus par semaine (%)

En moyenne, un tiers de tous les élèves des classes des cinq niveaux visés ont déclaré qu'ils mangeaient du fromage cinq jours ou plus par semaine (figure 7.5).


Figure 7.5 Élèves qui mangent du fromage cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.5 Élèves qui mangent du fromage cinq jours ou plus par semaine (%)

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Les pains à grains entiers et les céréales

Un quart des élèves de toutes les classes visées ont déclaré qu'ils mangeaient du pain brun cinq jours ou plus par semaine (figure 7.6). Plus de la moitié des élèves de 6e, 7e et 8e année ont signalé qu'ils mangeaient du pain blanc cinq jours ou plus par semaine. Pour ce qui est de beaucoup plus de garçons que de filles ont déclaré manger du pain blanc (figure 7.7).


Figure 7.6 Élèves qui mangent du pain brun cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.6 Élèves qui mangent du pain brun cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.7 Élèves qui mangent du pain blanc cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.7 Élèves qui mangent du pain blanc cinq jours ou plus par semaine (%)

Les adolescents et les adolescentes de 10e année consomment moins de céréales que ceux de 6e année et, pour les cinq classes visées, un bien plus grand nombre de garçons que de filles ont déclaré qu'ils consommaient des céréales cinq jours ou plus par semaine (figure 7.8). Cet écart pourrait être attribuable au fait que plus de garçons que de filles déjeunent les cinq jours de la semaine (figure 7.15).


Figure 7.8 Élèves qui mangent des céréales cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.8 Élèves qui mangent des céréales cinq jours ou plus par semaine (%)

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Les aliments à haute teneur en sucre, en sel ou en caféine

On a également interrogé les élèves sur leur consommation d'aliments contenant beaucoup de sucre, de sel ou de caféine. Une augmentation marquée de la consommation de Coca-Cola ou d'autres boissons gazeuses contenant du sucre et de la caféine a été enregistrée chez les garçons de la 6e à la 10e année, tandis que la consommation de boissons gazeuses atteignait un point culminant chez les filles de la 8e année et fléchissait de nouveau chez les adolescentes de 9e et 10e année (figure 7.9). En règle générale, la fréquence de consommation de boissons gazeuses diète était assez faible pour les deux sexes, puisque moins d'un dixième des élèves des cinq classes visées buvaient des boissons gazeuses diète cinq jours ou plus par semaine (figure 7.10).


Figure 7.9 Élèves qui boivent du Coca-Cola ou d'autres boissons gazeuses contenant du sucre et de la caféine cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.9 Élèves qui boivent du Coca-Cola ou d'autres boissons gazeuses contenant du sucre et de la caféine cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.10 Élèves qui boivent du Coca-Cola diète ou d'autres boissons gazeuses diète cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.10 Élèves qui boivent du Coca-Cola diète ou d'autres boissons gazeuses diète cinq jours ou plus par semaine (%)

Les croustilles et les frites sont les principaux éléments de la culture alimentaire des jeunes. Dans ses lignes directrices, Santé Canada recommande qu'on choisisse des grignotines à faible teneur en gras et en sel (Santé Canada, 2003). La consommation de croustilles et de frites a été étudiée sur la base d'un seuil moins élevé, soit deux fois ou plus par semaine au lieu de cinq jours ou plus par semaine. Les figures 7.11 et 7.12 révèlent que les garçons mangent des croustilles et des frites plus souvent que les filles et que, chez les élèves de 10e année, l'écart entre les sexes eu égard à ces deux aliments était très marqué. La consommation de sucreries (bonbons ou chocolat) cinq jours ou plus par semaine augmente graduellement, atteignant un sommet chez les élèves de 9e année, et diminue de nouveau chez les jeunes de 10e année (figure 7.13). Toutes classes confondues, la consommation de gâteaux et de pâtisseries était bien plus faible pour les deux sexes que celle de sucreries. Dans le cas des élèves des classes supérieures, on constate qu'un nombre beaucoup plus grand de garçons que de filles mangeaient fréquemment des gâteaux et des pâtisseries (figure 7.14).


Figure 7.11 Élèves qui mangent des croustilles deux fois ou plus par semaine (%)

Figure 7.11 Élèves qui mangent des croustilles deux fois ou plus par semaine (%)

Figure 7.12 Élèves qui mangent des frites deux fois ou plus par semaine (%)

Figure 7.12 Élèves qui mangent des frites deux fois ou plus par semaine (%)

Figure 7.13 Élèves qui mangent des sucreries (bonbons ou chocolat) cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.13 Élèves qui mangent des sucreries (bonbons ou chocolat) cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.14 Élèves qui mangent des gâteaux ou des pâtisseries cinq jours ou plus par semaine (%)

Figure 7.14 Élèves qui mangent des gâteaux ou des pâtisseries cinq jours ou plus par semaine (%)

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Les habitudes alimentaires et le poids corporel

Les jeunes

Les jeunes ont de plus en plus tendance à manger à divers moments de la journée plutôt que de prendre des repas à des heures fixes (Anderson, Macintyre et West, 1993). Bien que la consommation fréquente de grignotines ne soit pas forcément un indicateur de déficiences sur le plan alimentaire ou nutritionnel (Drummond, Crombie et Kirk, 1996), le fait de sauter des repas a été associé avec la consommation de grignotines à teneur élevée en gras chez les jeunes et à des difficultés de concentration à l'école (Miles et Eid, 1997). La figure 7.15 donne un aperçu des habitudes des adolescents pour ce qui est du déjeuner durant la semaine. Les élèves plus âgés, en particulier les filles, ont tendance à sauter plus souvent le déjeuner.


Figure 7.15 Élèves qui déjeunent (en plus d'un verre de lait ou d'un jus de fruits) les cinq jours de la semaine (%)

Figure 7.15 Élèves qui déjeunent (en plus d'un verre de lait ou d'un jus de fruits) les cinq jours de la semaine (%)

Alors que les adolescents qui désirent perdre du poids suivent souvent des régimes, ces derniers ont été associés chez les jeunes à des facteurs de risque comme l'anorexie et la boulimie. La figure 7.16 illustre les tendances relevées chez les élèves qui ont répondu à une question visant à savoir s'ils suivaient un régime ou faisaient quelque chose pour perdre du poids. Parmi les élèves plus âgés, la proportion des filles qui ont signalé qu'elles étaient au régime ou avaient besoin de perdre du poids était beaucoup plus grande que celle des garçons. En comparaison, pour l'ensemble des classes visées, les garçons étaient plus susceptibles que les filles d'indiquer qu'ils avaient besoin de prendre du poids plutôt que d'en perdre.

Figure 7.16 Élèves qui suivent un régime ou qui font quelque chose d'autre pour perdre du poids (%)

Figure 7.16 Élèves qui suivent un régime ou qui font quelque chose d'autre pour perdre du poids (%)

De la 6e à la 10e année, on constate une augmentation de la proportion globale de filles qui ont tenté de perdre du poids pendant une période d'au moins une semaine (figure 7.17). Dans les classes des niveaux supérieurs, les filles faisaient également plus d'efforts pour contrôler leur poids. Presque deux tiers des filles de 10e année ont déclaré qu'elles avaient pris des mesures pour contrôler leur poids au cours des 12 derniers mois. Selon la recherche, la plus grande proportion de graisse corporelle au début de l'adolescence chez les filles, de même que leur préoccupation à l'égard de leur image corporelle, influent sur leurs habitudes alimentaires (Chapman, 1994).

Figure 7.17 Élèves qui ont commencé un régime amaigrissant, qui ont modifié leurs habitudes alimentaires ou qui ont fait autre chose pour contrôler leur poids au cours des 12 derniers mois (%)

Figure 7.17 Élèves qui ont commencé un régime amaigrissant, qui ont modifié leurs habitudes alimentaires ou qui ont fait autre chose pour contrôler leur poids au cours des 12 derniers mois (%)

À des fins de collecte des données sur l'obésité, les élèves ont été priés d'indiquer leur taille et leur poids. Quatre-vingt pour cent d'entre eux ont indiqué les deux. Les données sur la taille et le poids ont été converties en données métriques et un score d'indice de masse corporelle (IMC) a été calculé en fonction du poids (kg) / de la taille2 (m2). Les catégories suivantes, qui répondaient aux définitions du Childhood Obesity Working Group relevant du International Obesity Task Force*, ont été fixées en fonction de seuils de démarcation internationaux fondés sur l'âge et le sexe : poids normal, surcharge pondérale et obésité (Cole, Bellizzi, Flegel et Deitz, 2000). Étant donné que les seuils de démarcation sont fondés sur l'âge, les résultats sont donnés aux figures 7.18 et 7.19 en fonction du groupe d'âge, plutôt qu'en fonction de l'année d'études. Pour chaque groupe d'âge, le nombre de garçons faisant partie de la catégorie de ceux qui souffraient de surcharge pondérale ou d'obésité variait entre un cinquième et un quart et, pour l'ensemble des groupes d'âge, le nombre des obèses était compris entre 5 et 7 p. 100. Proportionnellement, le nombre de filles faisant de l'embonpoint ou souffrant d'obésité était inférieur à celui des garçons car, dans chaque groupe d'âge, moins d'un cinquième d'entre elles avaient une surcharge corporelle ou étaient obèses. À l'instar des garçons, les scores de l'IMC des adolescentes ne présentaient pas d'écarts significatifs d'un groupe d'âge à l'autre.


Figure 7.18 Indice de masse corporelle chez les garçons (%)

Figure 7.18 Indice de masse corporelle chez les garçons (%)

Figure 7.19 Indice de masse corporelle chez les filles (%)

Figure 7.19 Indice de masse corporelle chez les filles (%)

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L'hygiène dentaire

L'étude réalisée par Honkala et ses collègues (2000) laisse entendre que l'incidence des caries dentaires dans les pays industrialisés est en baisse. Néanmoins, certains adolescents ont encore des problèmes d'hygiène dentaire et, de ce fait, ils peuvent avoir moins de chances sur le plan social, être plus limités quant à leurs choix de vie et être insatisfaits de leur vie (Currie, Samdal, Boyce et Smith, 2001). Les figures 7.20 et 7.21 montrent que, pour l'ensemble des cinq classes visées, les filles sont beaucoup plus nombreuses que les garçons à se brosser les dents au moins deux fois par jour. La prévalence de cette habitude adoptée par les filles en matière d'hygiène dentaire croît en fonction de l'année d'études et de l'année de l'enquête. Un plus grand nombre de garçons de 6e et de 8e année participant à l'enquête de 2002 ont déclaré qu'ils se brossaient les dents deux fois ou plus par jour, comparativement aux adolescents des mêmes années d'études qui ont pris part aux trois enquêtes précédentes.


Figure 7.20 Élèves qui se brossent les dents deux fois ou plus par jour (%)

Figure 7.20 Élèves qui se brossent les dents deux fois ou plus par jour (%)

Figure 7.21 Élèves qui se brossent les dents deux fois ou plus par jour, selon l'année de l'enquête (%)

Figure 7.21 Élèves qui se brossent les dents deux fois ou plus par jour, selon l'année de l'enquête (%)

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L'activité physique et les loisirs

Les avantages de l'activité physique du point de vue de la condition physique et psychologique des adolescents sont bien documentés. Sallis, Prochaska et Taylor (2000) ont laissé entendre que l'activité physique est un élément essentiel de la croissance et du développement optimaux et contribue en outre à l'amélioration de la capacité aérobique, de la pression artérielle, de l'autoefficacité et de l'image de soi des adolescents. Du fait que les programmes scolaires sont plus exigeants et que les écoles offrent moins de cours d'éducation physique, plus de la moitié des jeunes Canadiens de 5 à 17 ans ne sont pas suffisamment actifs, selon les lignes directrices de Santé Canada relatives à l'activité physique (Andersen, 2000).

Les élèves faisant partie de l'échantillon HBSC ont été interrogés sur leurs activités physiques, tant à l'école qu'ailleurs. L'éducation physique à l'école est un élément crucial de l'acquisition par les élèves d'habitudes qu'ils conserveront toute leur vie en matière d'activité physique. Un bien plus grand nombre de garçons que de filles ont déclaré être physiquement actifs pendant au moins 60 minutes et ce, cinq jours ou plus au cours des sept derniers jours ou d'une semaine habituelle (figures 7.22 et 7.23).


Figure 7.22 Élèves qui ont été physiquement actifs au moins 60 minutes par jour pendant cinq jours ou plus au cours des sept derniers jours (%)

Figure 7.22 Élèves qui ont été physiquement actifs au moins 60 minutes par jour pendant cinq jours ou plus au cours des sept derniers jours (%)

Figure 7.23 Élèves qui ont été physiquement actifs au moins 60 minutes par jour pendant cinq jours ou plus au cours d'une semaine habituelle (%)

Figure 7.23 Élèves qui ont été physiquement actifs au moins 60 minutes par jour pendant cinq jours ou plus au cours d'une semaine habituelle (%)

Pour ce qui est de l'activité physique, les divergences attribuables au sexe étaient moins observables dans le cas des élèves de 9e et 10e année, car plus d'un tiers de ces garçons et de ces filles ont déclaré qu'ils consacraient cinq heures ou plus par semaine à la pratique d'une activité physique vigoureuse durant les heures de classe (figure 7.24). Ce changement est peutêtre attribuable à l'importance accrue accordée aux cours d'éducation physique et des chances additionnelles d'y participer au niveau secondaire. Même si, parmi les élèves des classes des niveaux inférieurs, à peu près autant de garçons que de filles ont déclaré qu'ils consacraient cinq heures ou plus à une activité physique dans leurs temps libres à l'école, on constate que les filles des classes des niveaux supérieurs sont bien moins actives, ce qui s'explique peut-être par le fait qu'elles sont moins enclines à pratiquer une activité physique à l'extérieur dans leurs temps libres (figure 7.25).


Figure 7.24 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse durant les heures de classe, à l'école (%)

Figure 7.24 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse durant les heures de classe, à l'école (%)

Figure 7.25 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse dans leurs temps libres, à l'école (%)

Figure 7.25 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse dans leurs temps libres, à l'école (%)

L'analyse des données de l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) de 19961997 se rapportant aux jeunes Canadiens de 12 à 24 ans révèle que les garçons ont été plus actifs que les filles sur le plan physique et que l'activité physique diminue avec l'âge pour les deux sexes (Higgins, Gaul, Gibbons et Van Gyn, 2003). Selon les conclusions d'une étude réalisée en Ontario, on enregistre une diminution de la pratique quotidienne d'une activité physique vigoureuse chez les filles de la 7e à la 11e année et chez les garçons de 11e année, pour la période allant de 1997 à 2001, ce qui semble indiquer qu'on devrait revoir les interventions et les politiques visant à promouvoir la participation de ces groupes (Irving, Adlaf, Allison, Paglia, Dwyer et Goodman, 2003).

Un tiers des adolescents, les garçons comme les filles, ont indiqué avoir consacré cinq heures ou plus par semaine à un exercice physique vigoureux lorsqu'ils prenaient part à des activités organisées à l'extérieur de l'école (figure 7.26).


Figure 7.26 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse lorsqu'ils participent à des leçons ou des sports d'équipe, à l'extérieur de l'école (%)

Figure 7.26 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse lorsqu'ils participent à des leçons ou des sports d'équipe, à l'extérieur de l'école (%)

La figure 7.27 montre que des proportions similaires d'adolescents consacraient cinq heures ou plus à une activité physique non organisée à l'extérieur de l'école, les garçons y consacrant un peu plus d'heures. Garcia, Broda, Frenn, Coviak, Pender et Ronis (1995) ont fait valoir que les filles se considèrent comme moins sportives que les garçons, ce qui influe sur leur participation à des activités physiques dans leurs temps libres.


Figure 7.27 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse lorsqu'ils participent à des activités non organisées, à l'extérieur de l'école (%)

Figure 7.27 Élèves qui consacrent cinq heures ou plus par semaine à une activité physique vigoureuse lorsqu'ils participent à des activités non organisées, à l'extérieur de l'école (%)

McHale, Crouter et Tucker (2001) ainsi que Mahoney et Stattin (2000) laissent entendre que les jeunes qui ont déclaré qu'ils pratiquaient des sports ou des passe-temps organisés avaient plus de chances d'être mieux adaptés. La figure 7.28 montre que les deux tiers des garçons de toutes les classes visées ont affirmé qu'ils participaient à certaines activités organisées d'un club ou d'une organisation au moins une fois par semaine. En moyenne, au primaire, plus de 70 p. 100 des plus jeunes filles prenaient part à ce genre d'activités, mais cette proportion diminue dans les classes des niveaux supérieurs.


Figure 7.28 Élèves qui participent au moins une fois par semaine aux activités d'un club ou d'une organisation (%)

Figure 7.28 Élèves qui participent au moins une fois par semaine aux activités d'un club ou d'une organisation (%)

Les adolescents faisant partie de l'échantillon HBSC ont en outre été priés d'indiquer leurs activités sédentaires, par exemple regarder la télévision, faire leurs devoirs, converser avec des amis sur Internet, jouer à des jeux ou naviguer sur des sites Web. Plus de 40 p. 100 des élèves plus jeunes (de la 6e à la 9e année) ont déclaré qu'ils regardaient la télévision pendant trois heures ou plus par jour les jours de semaine (figure 7.29). Presque deux tiers des élèves ont signalé qu'ils regardaient la télévision pendant le même nombre d'heures les fins de semaine (données non présentées). Selon les conclusions de la recherche effectuée aux États-Unis, certains enfants pourraient être conditionnés à manger lorsqu'ils regardent la télévision et les enfants qui regardent la télévision durant cinq heures ou plus par jour consomment 175 calories de plus chaque jour que ceux qui ne regardent la télévision que durant une heure tout au plus chaque jour (Crespo, Smit, Troiano, Bartlett, Macera et Andersen, 2001).


Figure 7.29 Nombre d'heures par jour que les élèves passent à regarder la télévision les jours de semaine (%)

Figure 7.29 Nombre d'heures par jour que les élèves passent à regarder la télévision les jours de semaine (%)

Pour l'ensemble des classes visées, les garçons étaient moins susceptibles que les filles de passer une heure ou plus par jour à faire leurs devoirs les jours de la semaine, et cet écart s'accroît en fonction de l'année d'études (figure 7.30). Toutefois, la figure 7.31 montre que plus d'un quart des élèves de toutes les classes visées passaient deux heures ou plus à faire leurs devoirs les jours de semaine.


Figure 7.30 Élèves qui passent une heure par jour ou plus à faire leurs devoirs les jours de semaine (%)

Figure 7.30 Élèves qui passent une heure par jour ou plus à faire leurs devoirs les jours de semaine (%)

Figure 7.31 Nombre d'heures par jour que les élèves passent à faire leurs devoirs les jours de semaine (%)

Figure 7.31 Nombre d'heures par jour que les élèves passent à faire leurs devoirs les jours de semaine (%)

Plus des quatre cinquièmes des élèves de 10e année ont déclaré avoir utilisé Internet pour la première fois à un âge variant entre 9 et 13 ans (données non présentées). La moitié des plus jeunes élèves (6e et 7e année) qui ont pris part à l'enquête de même que les deux tiers des élèves plus âgés ont indiqué avoir utilisé l'ordinateur une heure ou plus par jour pour jouer les jours de semaine. Les garçons étaient plus susceptibles que les filles de consacrer du temps à cette activité de loisir (figure 7.32).


Figure 7.32 Élèves qui utilisent un ordinateur une heure ou plus par jour pour jouer les jours de semaine (%)

Figure 7.32 Élèves qui utilisent un ordinateur une heure ou plus par jour pour jouer les jours de semaine (%)

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Les facteurs associés à l'activité physique

Le tableau 7.1 fait état des facteurs associés aux adolescents et aux adolescentes de 6e, 8e et 10e année qui, généralement, avaient été physiquement actifs pendant au moins 60 minutes par jour au total au cours des sept derniers jours.

Tableau 7.1 Facteurs associés au fait d'avoir été actif physiquement pendant 60 minutes par jour au cours des sept derniers jours (coefficients de corrélation*)
  6e année 8e année 10e année
Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles
Vit dans un ménage biparental ALS† ALS† ALS† ALS† ALS† ALS†
Famille aisée** ALS† ,08 ALS† ,12 ,13 ,19
Bonnes relations avec ses parents** ALS† ,09 ALS† ALS† ,17 ALS†
Bonnes relations avec ses camarades** ,20 ,22 ,24 ,12 ,10 ALS†
Se porte bien ,14 ,17 ,30 ,20 ,40 ,30
Attitude positive à l'égard de la vie ,13 ,11 ,13 ,08 ,22 ,13
Absence de symptômes psychosomatiques** ALS† ALS† ALS† ,11 ALS† ALS†
Satisfait de sa vie à l'école** ,09 ALS† ALS† ,15 ALS† ,15
Déjeune les jours de semaine ALS† ALS† ,08 ,08 ,12 ALS†
Mange des fruits ,11 ,21 ,11 ,17 ,18 ,23
Mange des légumes ,08 ,15 ALS† ,17 ,12 ,21
Mange moins de croustilles ALS† ALS† ,11 ALS† ALS† ALS†
Mange moins de frites ALS† ALS† ,15 ALS† ALS† ,08
Poids moyen (calculé en fonction de l'IMC) ,10 ALS† ,21 ,10 ALS† ALS†
Participe aux activités d'un club ou d'une organisation ,26 ,18 ,26 ,27 ,30 ,39
Amis ou amies qui n'ont pas de comportements à risques S.O.†† ,16 ,11
Regarde moins la télévision les jours de semaine ALS† ALS† ALS† ,12 ,10 ,12
Regarde moins la télévision les fins de semaine ALS† ALS† ALS† ,14 ALS† ALS†
Consacre moins de temps à ses devoirs les jours de semaine ,10 ALS† ALS† ALS† ALS† ALS†
Consacre moins de temps à ses devoirs les fins de semaine ,10 ALS† ALS† ALS† ALS† ALS†
Utilise l'ordinateur moins souvent pendant ses temps libres les jours de semaine ALS† ALS† ALS† ALS† ,10 ALS†
Utilise l'ordinateur moins souvent pendant ses temps libres les fins de semaine ALS† ALS† ,09 ALS† ,13 ALS†
* Coefficient de corrélation : faible (inférieur ou égal à 0,20); modéré (entre 0,21 et 0,39); fort (égal ou supérieur à 0,40); ** Note établie selon une échelle; † ALS : aucun lien significatif; †† S.O. : sans objet (la question n'a pas été posée aux élèves des classes des niveaux inférieurs).

Selon les résultats, outre qu'ils participent aux activités d'un club ou d'une organisation et sont bien adaptés sur le plan social (à l'exception des filles de 10e année), les jeunes qui ont le sentiment d'être en santé, sont satisfaits de leur vie et ont une alimentation saine axée sur la consommation de fruits et de légumes (sauf dans le casdes garçons de 8e année) sont plus actifs physiquement.

Le lien entre l'activité physique et les autres facteurs étudiés est apparemment plus faible, sinon inexistant. Par exemple, il ne semble pas y avoir de rapport entre le fait de faire partie d'un ménage biparental et les niveaux d'activité physique; toutefois l'aisance familiale a été associée à une activité physique accrue chez les filles de 6e, 8e et 10e année et chez les garçons de 10e année. Le lien entre le fait d'avoir de bonnes relations avec ses parents et une activité physique accrue n'a été établi que dans le cas des filles de 6e année et des garçons de 10e année. Le fait d'être heureux à l'école a été associé à l'activité physique jusqu'à un certain point, mais seulement en ce qui concerne les garçons de 6e année et les filles de 8e et de 10e année. Le poids, calculé en fonction de l'IMC, a été lié aux niveaux d'activité physique chez les garçons de 6e année et les filles de 8e année.

D'autres facteurs étudiés avaient un rapport inverse avec l'activité physique. Par exemple, on constate que les jeunes de 10e année dont les amis ont des comportements à risques sont moins actifs physiquement. L'activité physique diminue également dans les cas suivants : garçons et filles de 10e année et filles de 8e année qui regardent la télévision les jours de semaine; filles de 8e année qui regardent la télévision les fins de semaine; garçons de 6e année qui font leurs devoirs les jours de semaine et les fins de semaine, et les garçons de 10e année qui utilisent l'ordinateur (pour jouer, envoyer des courriels, bavarder en ligne ou naviguer sur Internet) durant leurs temps libres les jours de semaine et les garçons de 8e et 10e année qui font de même les fins de semaine.

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L'asthme

Certains des comportements dont il est question dans le présent chapitre, par exemple faire de l'exercice et consommer des aliments sains, peuvent exercer une influence sur la santé. L'asthme est une affection chronique courante pouvant également avoir des répercussions sur la santé d'un adolescent puisqu'elle peut restreindre sa capacité de faire de l'exercice. Environ 20 p. 100 des adolescents, tant chez les garçons que chez les filles, de la 7e à la 10e année ont déclaré qu'un médecin leur avait dit qu'ils souffraient d'asthme (figure 7.33). Toutefois, la prévalence des symptômes liés à l'asthme était en général plus forte chez les filles. Par exemple, selon la figure 7.34, les filles plus âgées étaient plus nombreuses que les garçons à signaler un plus grand nombre d'épisodes où leur respiration était sifflante au cours des 12 derniers mois. De surcroît, les filles étaient plus susceptibles que les garçons de déclarer qu'elles avaient souffert d'une toux sèche durant la nuit (figure 7.35). Fait intéressant toutefois, à peu près autant de filles que de garçons faisant partie des classes visées ont déclaré qu'ils avaient consulté un médecin à la clinique ou à l'urgence pour un problème respiratoire (respiration sifflante) au cours des 12 derniers mois (figure 7.36).


Figure 7.33 Élèves auxquels le docteur a déjà dit qu'ils étaient asthmatiques (%)

Figure 7.33 Élèves auxquels le docteur a déjà dit qu'ils étaient asthmatiques (%)

Figure 7.34 Élèves qui ont eu des épisodes de respiration sifflante au cours des 12 derniers mois (%)

Figure 7.34 Élèves qui ont eu des épisodes de respiration sifflante au cours des 12 derniers mois (%)

Figure 7.35 Élèves qui ont souffert d'une toux sèche durant la nuit (alors qu'ils n'avaient pas le rhume) au cours des 12 derniers mois (%)

Figure 7.35 Élèves qui ont souffert d'une toux sèche durant la nuit (alors qu'ils n'avaient pas le rhume) au cours des 12 derniers mois (%)

Figure 7.36 Élèves qui ont consulté un médecin à une clinique ou à l'urgence pour un problème de respiration sifflante le mois dernier (%)

Figure 7.36 Élèves qui ont consulté un médecin à une clinique ou à l'urgence pour un problème de respiration sifflante le mois dernier (%)

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La consommation de médicaments

Pour mesurer la santé émotionnelle, l'étude HBSC (voir le chapitre 10, Santé émotionnelle) prenait en considération une gamme de malaises physiques et somatiques : les maux de tête, les maux d'estomac, les maux de dos, la dépression, l'irritabilité, la nervosité, la difficulté à s'endormir et les étourdissements. Le genre et la quantité de médicaments consommés pour traiter ces malaises servent d'indicateurs de la santé et du bien-être. Les élèves ont été priés d'indiquer les médicaments qu'ils prenaient pour soulager ces problèmes. La figure 7.37 montre que moins d'un cinquième des élèves ont déclaré avoir pris chaque semaine des médicaments contre la toux au cours du dernier mois, tandis que la figure 7.38 semble indiquer que la consommation de médicaments contre les maux de tête était plus fréquente, en particulier chez les filles plus âgées. Les pourcentages de filles de la 7e à la 10e année ayant indiqué qu'elles prenaient des médicaments contre les maux de tête une fois ou plus par semaine variaient entre un quart et un tiers. La proportion d'élèves ayant consommé des médicaments parce qu'ils avaient de la difficulté à s'endormir ou souffraient de nervosité était très faible puisque moins d'un dixième des garçons et des filles de l'ensemble des classes visées ont signalé qu'ils avaient recours à des médicaments pour soulager ces symptômes (figures 7.39 et 7.40).


Figure 7.37 Élèves qui ont pris des médicaments contre la toux une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.37 Élèves qui ont pris des médicaments contre la toux une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.38 Élèves qui ont pris des médicaments contre les maux de tête une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.38 Élèves qui ont pris des médicaments contre les maux de tête une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.39 Élèves qui ont pris des médicaments parce qu'ils avaient de la difficulté à dormir une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.39 Élèves qui ont pris des médicaments parce qu'ils avaient de la difficulté à dormir une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.40 Élèves qui ont pris des médicaments parce qu'ils avaient des problèmes de nervosité une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

Figure 7.40 Élèves qui ont pris des médicaments parce qu'ils avaient des problèmes de nervosité une fois ou plus par semaine au cours du dernier mois (%)

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Principales constatations

Les jeunes
  • Les filles mangeaient plus d'aliments nourrissants, de fruits et de légumes que les garçons.
  • Un plus grand nombre de filles que de garçons se passaient de déjeuner et cette tendance était plus forte parmi les élèves plus âgés.
  • Les garçons plus que les filles consommaient des aliments à forte teneur en sucre, en sel ou en caféine, tels que des boissons gazeuses, des boissons gazeuses diète, des croustilles, des frites et des gâteaux ou pâtisseries.
  • Les filles plus âgées étaient plus nombreuses que les plus jeunes à suivre un régime ou à faire quelque chose d'autre pour contrôler leur poids et se comportaient de la sorte pendant de plus longues périodes.
  • À l'extérieur de l'école, les garçons étaient plus actifs physiquement que les filles.
  • Plus de filles que de garçons faisaient partie d'un club ou d'une organisation.
  • Il était assez fréquent que les élèves, en particulier les garçons, jouent à des jeux électroniques les jours de semaine.
  • Même si autant de garçons que de filles avaient reçu un diagnostic d'asthme, les filles, en particulier dans les classes des niveaux supérieurs, ont plus fréquemment déclaré des symptômes d'asthme.
  • Les filles ont indiqué qu'elles prenaient plus de médicaments contre les maux de tête, mais on ne relève aucun écart entre garçons et filles en ce qui a trait à la consommation de médicaments par les jeunes qui ont de la difficulté à s'endormir ou qui souffrent de nervosité.

* La classification du poids des enfants et des adolescents est complexe en raison des variations constantes de la taille et de la composition corporelle. Ces changements se produisent chez les adolescents à des rythmes différents selon les populations et, par conséquent, ils sont plus variables que dans le cas des populations adultes. En outre, les types d'erreur et les problèmes de validité qui s'y rattachent sont différents (Cole, Bellizzi, Flegel et Deitz, 2000).

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