Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

ARCHIVÉ - Les jeunes au Canada : leur santé et leur bien-être - Chapitre 1 : Introduction

Avertissement Cette page a été archivée

Information archivée dans le Web

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du CanadaLien externe, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange à la page « Contactez-nous ».

[Précédent] [Table des matières] [Prochaine]

Les jeunes

La première enquête sur les comportements de santé des jeunes d'âge scolaire (enquête HBSC) a été menée en 1982 par un petit groupe de chercheurs de trois pays : l'Angleterre, la Finlande et la Norvège. L'objectif était d'examiner un certain nombre de comportements des adolescents en rapport avec la santé ainsi que diverses variables sociales et variables relatives au milieu. Quatre ans plus tard, le Bureau régional de l'Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a commencé à parrainer l'enquête, qui englobait désormais 11 pays. Le groupe de recherche international de l'enquête HBSC a invité l'Université Queen's à participer, en partenariat avec Santé Canada, à l'enquête de 1989-1990 en tant que membre associé. Par la suite, le Canada a participé, en tant que membre à part entière, à trois autres enquêtes HBSC, soit celles de 1993-1994, 1997-1998 et 2001-2002. Les enquêtes HBSC sont maintenant menées tous les quatre ans auprès d'un échantillon représentatif de jeunes de 11, 13 et 15 ans, dans 35 pays participants1.

L'enquête HBSC s'appuie sur la méthode axée sur la santé de la population élaborée par l'OMS et Santé Canada. Cette méthode tient compte de toute une série de déterminants des comportements de santé des enfants et des adolescents, notamment les facteurs sociaux, économiques et politiques, les facteurs psychologiques, génétiques et biologiques, le sexe, les pratiques individuelles liées à la santé, les ressources communautaires et le milieu physique (Santé Canada, 1994 et 1996). Ces déterminants n'agissent pas indépendamment les uns des autres. Ils interagissent plutôt d'une façon complexe pour influer sur la santé des personnes et des collectivités (Santé Canada, 2000). C'est pourquoi on tient compte de toute une série de facteurs individuels, sociaux et environnementaux pour définir l'état de santé de la population ainsi qu'élaborer des programmes et des politiques pour améliorer la santé.

Dans le modèle axé sur la santé de la population et dans le cadre théorique qui guide la conception des questionnaires des enquêtes HBSC, l'adolescence est considérée comme une étape de développement naturelle. Dans ce contexte, le suivi des changements qui se produisent à chaque étape de développement est un élément essentiel de l'enquête HBSC. Ce suivi est effectué par une méthode transversale à passages répétés, plutôt que par une méthode longitudinale, qu'il aurait été difficile d'utiliser pour des raisons de coût et d'organisation. Trois groupes d'âge (11, 13 et 15 ans) considérés comme représentatifs des périodes critiques du développement des adolescents ont été établis et des enquêtes ont été menées auprès d'échantillons nationaux de jeunes de ces âges tous les quatre ans. Plusieurs des questions obligatoires du questionnaire de l'enquête HBSC sont demeurées essentiellement les mêmes année après année, ce qui permet aux chercheurs d'examiner les différences à chaque étape de développement ainsi que les tendances quant à la santé des jeunes au fil des ans. L'ajout périodique de nouvelles questions, par exemple les variables destinées à évaluer le comportement sexuel dans l'enquête de 2001-2002, étend le champ de la recherche, assure l'intégration de questions scientifiquement éprouvées et acceptées, et permet aux chercheurs d'examiner les sujets d'étude sous l'angle de diverses disciplines. De plus, l'utilisation de blocs de questions facultatifs HBSC et de questions pour le Canada seulement permet d'adapter l'enquête HBSC aux besoins du Canada.

Le présent rapport vise principalement à examiner les déterminants de la santé des jeunes Canadiens en 2002. Il vise aussi à examiner les tendances concernant la santé des jeunes Canadiens au fil du temps. L'enquête HBSC n'a pas pour but d'évaluer l'incidence de changements précis dans les systèmes sociaux, le milieu et les systèmes de santé sur la santé des jeunes, mais seulement de relever si des changements se sont opérés concernant leur état de santé et les déterminants de cet état de santé.

Ainsi, les efforts de promotion de la santé et de prévention des maladies déployés au Canada se sont étendus à de nombreux groupes d'âge ainsi qu'à des éléments tels que la promotion de l'activité physique, l'alimentation santé et les programmes scolaires polyvalents. Les campagnes antitabac et antidrogue visant les jeunes se sont aussi intensifiées. Les conclusions du présent rapport donnent une idée vague du succès de ces initiatives.

Les conclusions pour le Canada des enquêtes HBSC précédentes sont présentées dans quatre rapports. Le premier de ces rapports, Nos jeunes, leur santé (King et Coles, 1992), a été publié par Santé Canada. On y comparait les résultats obtenus au Canada dans l'enquête de 1990 à ceux obtenus dans 10 autres pays et on y examinait leur pertinence en regard des politiques et des programmes du Canada. Le deuxième rapport, The Health of Youth (King, Tudor-Smith et Harel, 1996), a été publié par le Bureau régional de l'Europe de l'OMS. On y examinait les résultats de l'enquête de 1994 dans 23 pays. Le troisième rapport, La Santé des jeunes : tendances au Canada (King, Boyce et King, 1999), a été publié par Santé Canada. On y examinait les tendances quant à la santé des jeunes Canadiens entre 1990 et 1998. On y comparait également les résultats obtenus au Canada dans l'enquête de 1998 à ceux obtenus dans plus de 25 pays. Le rapport intitulé Health and Health Behaviour Among Young People (Currie, Hurrelman, Settertobulte, Smith et Todd, 2000) a été publié par le Bureau régional de l'Europe de l'OMS.

Retourner au haut de la page

Les questionnaires

Le questionnaire obligatoire HBSC est distribué à des élèves de 11, 13 et 15 ans des 35 pays qui participent à l'enquête HBSC, pour qu'ils le remplissent en classe. Au Canada, la plupart de ces élèves sont en 6e, 8e et 10e année (ou les classes équivalentes au Québec). D'autres questions sur des sujets précis (posées dans certains pays, mais pas dans tous) ainsi que des questions propres à des pays peuvent s'y ajouter. Le questionnaire est élaboré en collaboration par les chercheurs HBSC, puis il est ratifié à l'occasion de réunions semestrielles. On s'est efforcé de conserver un même noyau de questions à chaque enquête de façon à faciliter le suivi des tendances au fil des ans.

Issus de divers pays et de diverses disciplines et privilégiant différents cadres théoriques, les chercheurs qui participent à l'enquête HBSC ont néanmoins convenu de deux grands impératifs concernant l'orientation de la recherche. Le premier était de tenir compte du développement des jeunes, afin de pouvoir examiner les changements qui surviennent dans les attitudes et les comportements liés à la santé, depuis la seconde enfance jusqu'au milieu de l'adolescence. Le second de ces impératifs était d'établir les indicateurs de la santé et les facteurs susceptibles d'influer sur ces changements. Ces indicateurs comprennent des comportements comme l'usage de tabac, la consommation d'alcool et le niveau d'activité physique, des états psychologiques tels que le bonheur et la solitude ainsi que des problèmes tels que les blessures, les maux de tête et le fait d'être victime d'actes d'intimidation. Les facteurs qui influencent la santé, qu'on appelle aussi les déterminants, sont notamment l'école, les parents, les camarades et les inégalités sociales. Étant donné les possibilités d'interaction entre les indicateurs et les déterminants, ils sont interchangeables dans les analyses.

Des questions ont été ajoutées au questionnaire pour chacune des quatre enquêtes HBSC menées au Canada. Des questions concernant l'estime de soi, les relations avec les parents et la consommation de drogue (9e et 10e année seulement) ont toujours été posées. Pour l'enquête de 2001-2002, on a ajouté au questionnaire de l'enquête HBSC menée au Canada des questions destinées à pousser l'analyse concernant le capital social, l'usage de tabac, les actes d'intimidation, les blessures et la vie à l'école. Le questionnaire utilisé au Canada comprenait aussi des questions sur les incapacités, l'asthme et la consommation de médicaments. On a aussi fait remplir par les directions d'école, au Canada, un questionnaire concernant la composition et les politiques de leur établissement.

Les enquêtes ont été menées auprès de classes d'élèves choisies au moyen de méthodes systématiques d'échantillonnage et elles ont été conçues pour que les jeunes puissent y répondre pendant un cours de 40 minutes. Il y avait une ou deux questions ouvertes, mais un choix de réponse était proposé dans presque tous les cas. On garantissait l'anonymat aux élèves et on demandait aux enseignants de suivre rigoureusement des instructions précises concernant le consentement actif des intéressés et la façon de faire remplir le questionnaire.

Il ne faut pas perdre de vue qu'il existe des différences fondamentales entre les pays HBSC participants en ce qui concerne la langue et d'autres aspects culturels. Bien que ces différences soient plus manifestes sur le plan des habitudes alimentaires, elles interviennent également dans le cas de concepts comme l'intimidation, pour lesquels il est difficile de trouver des équivalences exactes dans toutes les langues requises. Il a donc fallu faire des compromis qui ont influé sur la congruence de certaines questions pour tous les pays. Il a aussi fallu faire des compromis pour pouvoir à la fois utiliser les mêmes questions dans chaque enquête, afin de permettre le suivi des changements, et améliorer la qualité de certaines questions obligatoires suivant les normes internationales. De fait, la formulation de certaines questions obligatoires de l'enquête de 2001-2002 a été modifiée afin d'en accroître la validité et la fiabilité. Ces modifications sont signalées dans le texte.

Tableau 1.1
Répartition des élèves de chaque niveau scolaire pour l'enquête HBSC de 2001-2002
 
6e année
7e année
8e année
9e année
10e année
Garçons
980 (47,5 %)
694 (49,5 %)
647 (46,7 %)
525 (42,8 %)
511 (44,2 %)
Filles
1083 (52,5 %)
709 (50,5 %)
738 (53,3 %)
703 (57,2 %)
645 (55,8 %)
Total
2 063 (100 %)
1 403 (100 %)
1 385 (100 %)
1 228 (100 %)
1 156 (100 %)
Retourner au haut de la page

L'échantillon

Pour l'enquête menée au Canada, on a utilisé le procédé d'échantillonnage systématique en grappes, la grappe étant la classe. Dans un premier temps, on a estimé le nombre de classes de 6e, 7e, 8e, 9e et 10e année dans les écoles du Canada et on a établi une liste de ces écoles. Comme l'échantillon devait être autopondéré, il a fallu tenir compte de plusieurs caractéristiques de la population canadienne pour grouper les écoles dans la liste de l'échantillon. Ces caractéristiques étaient la province, la langue d'enseignement, l'emplacement géographique, la taille de la localité (urbaine/rurale) et le genre d'école (publique/catholique romaine). La liste a été systématiquement échantillonnée en supposant qu'il y avait 25 élèves par classe. Environ 80 classes par niveau scolaire ont été sélectionnées afin de parvenir à la taille visée de l'échantillon, soit 4 600 élèves pour le fichier de données international HBSC, nombre qui tient compte des refus. On a alors communiqué avec les administrations scolaires sélectionnées, puis avec les écoles, pour solliciter leur participation. On a aussi sélectionné des écoles de remplacement suivant les mêmes critères. Le pourcentage global de consentement des parents et des élèves a été de 74 p. 100.

Les procédés d'échantillonnage utilisés variaient légèrement selon les structures scolaires et les ressources financières des différents pays HBSC participants. Toutefois, l'échantillon de base était essentiellement le même, devant permettre de choisir un groupe d'âge qui pourrait être comparé dans chaque pays et entre les pays. Dans certains pays, où l'âge d'admission à l'école et la progression d'une classe à l'autre sont normalisés, presque tous les groupes d'âge ciblés se trouvaient dans la même classe. Dans d'autres pays, où beaucoup d'élèves redoublent pour des raisons scolaires, les groupes d'âge requis pouvaient être répartis dans deux ou même trois classes.

Pour les enquêtes menées au Canada en 1998 et en 2002, on a utilisé un procédé d'échantillonnage systématique par grappes pour les cinq classes (6e, 7e, 8e, 9e et 10e année), afin d'assurer une représentation plus fidèle des trois groupes d'âge (11, 13 et 15 ans). L'enquête de 2002 a été réalisée plus tard dans l'année que les deux enquêtes précédentes, soit de janvier à mai plutôt que de novembre à mars. Cela a pour conséquence que les échantillons intragroupe pour les 6e, 8e et 10e année en 2002 sont composés d'élèves qui sont en moyenne deux mois plus âgés que les groupes comparables en 1994 et en 1998. Cette différence de période administrative, qui pourrait avoir une incidence sur des comportements et sur des éléments comme l'usage de tabac et la consommation de drogue, les activités de loisir (sports d'hiver plutôt que sports plutôt pratiqués au printemps) et les blessures, doit être prise en considération dans l'interprétation des résultats.

Retourner au haut de la page

La présentation des résultats

La plupart des résultats sont présentés sous forme de diagrammes à barres selon la classe, le sexe et l'année d'enquête. Comme il était impossible de présenter tous les résultats de l'enquête HBSC dans le présent rapport, nous avons choisi les questions et les thèmes principaux. Dans de nombreux cas, un seul choix de réponse ou une combinaison de choix de réponse pouvait représenter un thème. Le choix de réponse pouvait correspondre à la proportion d'élèves qui étaient d'accord avec un énoncé particulier comme « J'aime aller à l'école »; ou qui ont répondu « Chaque jour » à une question comme « Combien de fois fumes-tu du tabac présentement? »; ou qui ont répondu « tous ou presque tous » à un énoncé comme « Combien de tes amis fument du tabac? ». C'est ainsi qu'une grande quantité de données importantes ont dû être mises de côté. Lorsqu'il y a lieu, ces données manquantes sont signalées. Il est toutefois possible d'obtenir les tableaux comprenant toutes les questions et réponses en s'adressant à Santé Canada http://www.hc-sc.gc.ca/dca-dea/ pdfa-zfrancais.html#t18.

On ne doit pas accorder une trop grande importance aux différences de trois points de pourcentage ou moins dans les comparaisons selon le groupe d'âge et le sexe. Cependant, les petites différences qui s'inscrivent manifestement dans une tendance sont signalées dans le présent rapport. Le procédé d'échantillonnage a été conçu pour produire des limites de confiance de plus ou moins 3 p. 100 à un niveau de probabilité de 90 p. 100. Cela signifie que 9 fois sur 10, l'échantillon se situera à plus ou moins trois points de pourcentage des valeurs indiquées. Plusieurs facteurs de conception, notamment le procédé d'échantillonnage en grappes, les différences entre les systèmes scolaires ainsi que les différences culturelles et linguistiques, doivent également être pris en considération dans les analyses comparatives.

Étant donné que l'unité retenue dans le procédé d'échantillonnage était la classe, il est possible que les personnes formant la grappe partagent un certain nombre de comportements ou d'attitudes. Elles peuvent, par exemple, avoir accès à la même nourriture à la cafétéria ou partager la même opinion concernant un enseignant ou leur école. En revanche, les élèves d'une même classe sont moins susceptibles de présenter des caractéristiques communes pour des éléments tels que les relations avec les parents ou le fait d'avoir des maux de tête ou de prendre des médicaments. Il est donc légitime d'accorder plus de poids à de petites différences concernant des éléments qui risquent peu d'être influencés du fait que les élèves de l'échantillon proviennent de la même classe.

Comme il est souhaitable d'examiner les liens entre les déterminants de la santé, les comportements et les observations relatives à la santé, des renseignements supplémentaires sont présentés sous la forme du coefficient de corrélation de Pearson entre les variables examinées (l'usage de tabac, par exemple) et d'autres facteurs. Un coefficient de corrélation signalé comme étant significatif indique qu'il existe un lien réel entre les éléments évalués. Si le coefficient de corrélation est inférieur à 0,20, le lien est considéré comme faible. S'il se situe entre 0,21 et 0,39, le lien est modéré. S'il est de 0,40 ou plus, le lien est fort.

Retourner au haut de la page

Les échelles

Douze échelles ou mesures composites ont été établies, afin de mesurer les concepts généraux concernant la santé des adolescents ainsi que de faciliter l'examen des liens entre ces concepts. Les échelles peuvent correspondre à des mesures types antérieurement validées, comme c'est le cas de l'échelle d'aisance de la famille, de l'échelle des relations avec les parents et de l'échelle psychosomatique. D'autres échelles ont été établies spécialement pour la présente recherche au moyen d'un examen de la validité apparente, d'une analyse factorielle et d'une analyse de fiabilité. Toutes ces échelles sont présentées ci-après. Les choix de réponse pour ces échelles sont indiqués dans le rapport.

L'échelle d'aisance de la famille (alpha = 0,39) est composée des variables suivantes : (a) Ta famille possède-t-elle une voiture, une camionnette ou une wagonnette? (b) As-tu ta propre chambre à coucher? (c) Combien d'ordinateurs ta famille possède-t-elle? (d) Au cours des 12 derniers mois, as-tu fait un voyage d'agrément avec ta famille (vacances)?

L'échelle des relations avec les parents (alpha = 0,84) est composée des variables suivantes : (a) Mes parents me comprennent; (b) J'ai une vie familiale heureuse; (c) Mes parents sont trop exigeants envers moi; (d) Mes parents me font confiance; (e) Je me chicane souvent avec mes parents; (f) Il y a des jours où je voudrais partir de la maison; (g) Ce que mes parents pensent de moi est important; (h) Mes parents sont trop exigeants envers mes résultats scolaires.

L'échelle d'intégration sociale (alpha = 0,58) est composée des variables suivantes : (a) Dans quelle mesure est-il facile pour toi de parler à ton meilleur ami ou à ta meilleure amie des choses qui te tracassent vraiment? (b) Dans quelle mesure est-il facile pour toi de parler à tes amis ou amies du même sexe des choses qui te tracassent vraiment? (c) Dans quelle mesure est-il facile pour toi de parler à tes amis ou amies du sexe opposé des choses qui te tracassent vraiment? (d) À l'heure actuelle, combien de très bons amis as-tu? (e) À l'heure actuelle, combien de très bonnes amies as-tu? (f) Combien de fois par semaine vois-tu tes amis ou amies après l'école?

L'échelle de l'influence des camarades (alpha = 0,73) est composée des variables suivantes : (a) Mes amis ou amies fument la cigarette; (b) Mes amis ou amies aiment l'école; (c) Mes amis ou amies considèrent qu'il est important d'obtenir de bonnes notes; (d) Mes amis ou amies s'entendent bien avec leurs parents; (e) Mes amis ou amies portent des armes (des couteaux, par exemple); (f) Mes amis ou amies se droguent; (g) Mes amis ou amies se sont déjà enivrés ou enivrées.

L'échelle du soutien des parents à l'école (alpha = 0,86) est composée des variables suivantes : (a) Si j'ai un problème à l'école, mes parents sont prêts à m'aider; (b) Mes parents sont prêts à se rendre à l'école pour parler à mes professeurs; (c) Mes parents m'encouragent à avoir de bons résultats scolaires; (d) Mes parents s'intéressent à ce qui m'arrive à l'école; (e) Mes parents sont prêts à m'aider avec mes devoirs.

L'échelle de satisfaction à l'égard de l'école (alpha = 0,88) est composée des variables suivantes : (a) Que penses-tu de l'école en ce moment? (b) Notre école est un endroit où il fait bon vivre; (c) J'ai un sentiment d'appartenance envers mon école; (d) Je me sens en sécurité à mon école; (e) J'ai hâte d'aller à l'école; (f) J'aime être à l'école; (g) Il y a beaucoup de choses que je n'aime pas à propos de l'école; (h) J'aimerais bien ne pas avoir à aller à l'école; (i) J'aime les activités à l'école.

L'échelle de l'atmosphère à l'école (alpha = 0,84) est composée des variables suivantes : (a) Les règles de l'école sont justes; (b) Mon ou mes professeurs m'encouragent à exprimer mon point de vue en classe; (c) Nos professeurs nous traitent équitablement; (d) Lorsque j'ai besoin d'aide supplémentaire, je peux l'obtenir; (e) Mes professeurs s'intéressent à moi en tant que personne; (f) La plupart de mes professeurs sont gentils.

L'échelle de l'autonomie des élèves à l'école (alpha = 0,72) est composée des variables suivantes : (a) À notre école, les élèves participent à l'adoption des règles de l'école; (b) Les élèves peuvent travailler à leur propre rythme; (c) Les élèves peuvent choisir leurs partenaires pour le travail en équipe; (d) Les élèves ont leur mot à dire sur le déroulement des cours; (e) Les élèves ont leur mot à dire sur les activités auxquelles ils participent; (f) Les professeurs décident quels élèves pourront travailler ensemble.

L'échelle du soutien entre élèves à l'école (alpha = 0,77) est composée des variables suivantes : (a) Les élèves de mes cours sont heureux d'être ensemble; (b) La plupart des élèves de mes cours sont gentils et prévenants; (c) Les autres élèves m'acceptent comme je suis; (d) Lorsqu'un élève de la classe est déprimé, un autre élève essaie de lui remonter le moral.

L'échelle du rendement scolaire (alpha = 0,80) est composée des variables suivantes : (a) Selon toi, que pensent ton ou tes professeurs de ton rendement scolaire comparativement à ceux de tes camarades? (b) J'ai de la difficulté avec mon travail scolaire; (c) Je pense que je suis aussi intelligent ou intelligente que les autres élèves de mon âge; (d) J'ai de la difficulté à finir mon travail scolaire à temps; (e) Je réussis très bien le travail pendant les cours; (f) J'ai de la difficulté à trouver les réponses en classe; (g) Je pense que je suis assez intelligent ou intelligente.

L'indice des comportements à risques multiples est composé de quatre questions : (a) As-tu déjà bu suffisamment d'alcool pour être vraiment ivre? (b) Combien de fois fumes-tu du tabac présentement? (c) À combien de reprises as-tu pris part à des actes d'intimidation ou de taxage à l'école contre un élève ou des élèves au cours des derniers mois? (d) À quelle fréquence boucles-tu ta ceinture de sécurité lorsque tu es en voiture? Les réponses des élèves à ces questions ont été classées en deux catégories selon 1) la présence d'un facteur de risque, quand un élève a eu un comportement à risque au moins une fois, sauf pour ce qui concerne l'utilisation de la ceinture de sécurité, où seules les réponses rarement, jamais ou parfois sont considérées comme équivalant à un facteur de risque, et 2) l'absence d'un facteur de risque, quand un élève n'a jamais eu de comportement à risque, sauf pour l'utilisation de la ceinture de sécurité, où les élèves qui ont répondu qu'ils bouclaient habituellement leur ceinture sont considérés comme n'ayant pas de comportements à risque.

L'échelle psychosomatique (alpha = 0,80) est composée des variables suivantes : Au cours des six derniers mois, as-tu souffert des malaises suivants? (a) maux de tête; (b) maux d'estomac; (c) maux de dos; (d) avoir le cafard (être déprimé); (e) irritabilité ou mauvaise humeur; (f) nervosité; (g) difficulté à s'endormir; (h) étourdissements.

Retourner au haut de la page

L'organisation du rapport

Le présent rapport s'articule autour des grands thèmes liés à la santé de la population. La plupart des chapitres débutent par un bref examen des écrits pertinents, suivi d'un examen plus poussé des résultats obtenus pour des questions particulières et des tendances au fil du temps. Pour terminer, on signale les principaux liens observés entre les variables et les échelles, et on attire l'attention sur les constatations les plus importantes du chapitre.

Le chapitre 2 porte sur les inégalités sociales, dans une perspective plus globale que celle de l'analyse des inégalités socio-économiques traditionnelles. On y examine les variables relatives aux inégalités sociales des adolescents, notamment le degré d'aisance de la famille sur le plan financier, le travail des parents et la pauvreté ainsi que les perceptions des jeunes quant à la richesse. Certains liens entre la situation socio-économique et les observations relatives à la santé des jeunes sont signalés. Dans les chapitres 3, 4 et 5, on examine les trois principaux systèmes sociaux dans lesquels vivent les adolescents - la maison, le groupe de camarades et l'école - ainsi que les liens entre l'attachement pour ces systèmes sociaux et les émotions, les comportements liés à la santé et le rendement scolaire des adolescents. Dans le chapitre 6, l'examen se porte sur l'usage de tabac, la consommation d'alcool et la consommation de drogue par les adolescents ainsi que sur les comportements sexuels des adolescents et sur les conséquences de ces comportements. Dans le Les jeunes chapitre 7, nous présentons les résultats du volet de l'enquête concernant la santé physique chez les jeunes, notamment les habitudes alimentaires, l'hygiène dentaire et les activités physiques et de loisirs. Il y est aussi question de l'asthme et de la consommation de médicaments courants. Le chapitre 8 porte sur la violence et l'intimidation entre les jeunes Canadiens ainsi que sur l'ampleur de ces comportements. Le chapitre 9 traite des blessures courantes et de leurs conséquences ainsi que de l'utilisation par les jeunes de la ceinture de sécurité en voiture et du casque à vélo. Dans le chapitre 10, nous examinons la santé émotionnelle des adolescents ainsi que des facteurs comme l'estime de soi, qui permettent aux jeunes de composer avec les tensions de l'adolescence. On y examine aussi les problèmes liés au stress, notamment les symptômes psychosomatiques. Le rapport se termine par un bref chapitre sur l'incidence des résultats obtenus du point de vue des grandes orientations à établir.


1. L'enquête de 2002 a été menée en Autriche, en Belgique (fla-mande), en Belgique (francophone), au Canada, en Croatie, en République tchèque, au Danemark, en Angleterre, en Estonie, en Finlande, en France, en Allemagne, en Grèce, au Groenland, en Hongrie, en Irlande, en Israël, en Italie, en Lettonie, en Lituanie, en Macédoine, à Malte, aux Pays-Bas, en Norvège, en Pologne, au Portugal, en Russie, en Écosse, en Slovénie, en Espagne, en Suède, en Suisse, en Ukraine, aux États-Unis et au Pays de Galles.

[Précédent] [Table des matières] [Prochaine]