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Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

Rapport sur la table ronde de Winnipeg (Manitoba) et de la Saskatchewan - Le 19 mars 2003

Préparé par The Alder Group


Table des matières

Toile de fond

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.

La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids

santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.

Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :

  • rencontres préalables à la consultation;
  • tables rondes stratégiques;
  • remise d'un carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains.

Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.

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Introduction

Objectifs de la rencontre

  • Faire connaître les attentes des ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains.
  • Inviter les participants à fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie.
  • Répertorier les principales initiatives, mesures et stratégies, en cours ou à venir, devant être prises en considération dans l'élaboration de la Stratégie.
  • Favoriser la création de partenariats.

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Observations préliminaires

Dr Joel Kettner, Groupe de travail sur la stratégie pour des modes de vie sains, Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé Les observations préliminaires du Dr Joel Kettner sont résumées ci-après.

Bienvenue à la table ronde sur les modes de vie sains du Manitoba et de la Saskatchewan.

La portée et la raison d'être du Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé est de fournir au sous-ministre de la Santé, dans un contexte national, des conseils sur la santé de la population et sur les politiques s'y rattachant. Les conseils prodigués ont notamment traité des disparités et d'une approche intégrée de prévention des maladies chroniques tenant compte tant des facteurs de risque immédiats que des déterminants de la santé sous-jacents. Une telle approche intègre des stratégies portant sur les environnements où les gens travaillent, vivent, apprennent et se divertissent et favorise des efforts concertés de la part de tous les secteurs, des gouvernements, des ONG, des groupes communautaires et de la population, puisque la santé publique touche l'ensemble de la société. La Stratégie en matière de modes de vie sains peut être perçue comme un cube comportant des dimensions verticales, horizontales et globales, dans lequel il existe une interaction entre tous les secteurs, toutes les politiques et toutes les mesures prises.

Les sous-ministres ont présenté l'idée aux ministres qui ont émis un communiqué au sujet de leur intention de travailler ensemble à l'élaboration d'une stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains qui mettrait l'accent sur l'activité physique et la saine alimentation dans un contexte de poids santé.

Les participants sont invités à ouvrir leurs horizons et à prendre en considération les différents points de vue, notamment ceux des gens réunis ici. Nous avons tenté d'avoir une vaste représentation et nous espérions, par exemple, compter un architecte parmi nous aujourd'hui. Nous devons sortir des sentiers battus, aller au-delà des campagnes d'éducation publique et penser à d'autres avenues, dont, peut-être l'expansion de la recherche.

Nous sommes ici pour écouter les autres et partager les expériences vécues et les connaissances spécialisées de chacun pour éviter de refaire ce qui est déjà en cours.

Laura Donatelli, groupe de référence de la consultation

Laura Donatelli s'est chargée de présenter les observations préliminaires, soulignant brièvement le processus d'élaboration de la Stratégie et celui entourant la consultation. Voici un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.

Il existe un engagement renouvelé, de la part des gouvernements, à l'endroit de la promotion de la santé ainsi que de la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont annoncé leur intention de collaborer à l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. On se concentrera d'abord sur l'alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de risque qui y sont couramment associés et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie sera élaborée de façon à tenir compte d'autres facteurs par la suite.

Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.

La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.

Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :

  • rencontres préalables à la consultation (janvier et février);
  • tables rondes stratégiques (mars et avril);
  • remise du carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains (avril).

La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le symposium.

Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.

Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.

Commentaires des participants

Les participants ont été invités à faire part de leurs réflexions initiales et à poser des questions sur la consultation et la Stratégie en matière de modes de vie sains, d'abord au sein de petits groupes de discussion, puis dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière.

Bien que l'on veule que la Stratégie soit intégrée et qu'elle repose sur les partenariats, elle provient du ministère de la Santé. D'autres ministères ont-ils participé à la démarche? Le secteur de l'éducation, du sport et des loisirs, ainsi que d'autres

groupes comme les Autochtones doivent y prendre part. Quel genre de collaboration s'est produite aux niveaux supérieurs? La collaboration liée aux modes de vie sains a déjà lieu au niveau communautaire.

Dans les années 1970, à Pukatawagan, tous les hommes non handicapés ont été obligés de travailler pour obtenir de l'aide sociale, sauf s'ils avaient une note de leur médecin pour les en exempter. La réaction initiale en a été une de colère, mais au fil des semaines, l'attitude a changé. Parmi les résultats remarqués dans la communauté, mentionnons une réduction des visites au poste de soins infirmiers local, une diminution de la violence et du crime et une plus grande assiduité à l'école. Ces gains dans les secteurs de la santé, de la justice et de l'éducation, obtenus grâce à l'emploi, ont été réalisés sans injection de fonds. Il ne s'agit que d'un exemple. Il y a des raisons qui expliquent pourquoi certaines personnes font de l'exercice tandis que d'autres n'en font pas, et ces motifs se rattachent aux quatre premiers déterminants de la santé, qui sont tous extérieurs au secteur de la santé :

  • le revenu et le statut social;
  • le réseau social;
  • l'éducation;
  • le logement et la sécurité.

La Société canadienne d'hypothèques et de logement devrait être ici, de même que des représentants de l'éducation, de la réforme de la sécurité du revenu, etc. Pour examiner la situation dans son ensemble, il ne suffira pas de manger des pois et des carottes et de faire des redressements assis. Les quatre premiers déterminants de la santé ne sont pas en tête de liste pour rien - ils doivent être des priorités. Théoriquement, le Canada est un leader, mais cette stratégie semble être un retour en arrière : elle met l'accent sur les résultats plutôt que sur ce qui change vraiment les gens. Aucune importance n'est accordée à la prise en charge sociale. Nous avons participé à des démarches similaires. En quoi celle-ci sera-t-elle différente des consultations précédentes, comme celles sur la vitalité ayant eu lieu il y a une quinzaine d'années? Nous devons accepter ce qui a été mis de l'avant en matière de santé de la population il y a de nombreuses années et avoir le courage d'aller chercher l'appui des ministères qui exercent une influence sur les quatre premiers déterminants de la santé.

Qu'arrivera-t-il après le Symposium? Quand la Stratégie sera-t-elle achevée et mise en ouvre? Sera-t-elle viable à long terme?

De nombreuses consultations ont déjà eu lieu. En surface, tout semble beau, mais les gens ayant un handicap commencent à être cyniques face au nombre de rapports qui restent sur les étagères. S'agit-il d'une vraie initiative? Ira-t-elle au-delà d'un financement axé sur les programmes? Qui dirigera? Si ce ceux les gens qui s'investissent dans l'actuel système de santé, ça ne fonctionnera pas.

Dans quelle mesure le secteur bénévole participera-t-il? Quel rôle joueront les gens de ce secteur?

Vouloir réduire les inégalités en matière de santé est un but légitime, mais pour beaucoup de Canadiens et Canadiennes il faudra plus que des connaissances, de l'information et des ressources.

Il faudrait prendre la santé mentale en considération dès le début. Cet aspect ne pourra pas être ajouté plus tard.

Le secteur de l'activité physique est enthousiaste face à la Stratégie et heureux de faire partie du programme lié à la santé. La nécessité d'accroître les niveaux d'activité physique est connue depuis longtemps, mais le secteur n'a pas été en mesure de surmonter les obstacles aux niveaux fédéral, provincial et territorial. Allouera-t-on suffisamment de ressources à la Stratégie pour permettre aux réseaux de services de livrer la « marchandise »?

Qui a déterminé les priorités? Elles ne correspondent pas aux besoins de tous les Canadiens et Canadiennes. Comment les autres pourront-ils s'intégrer et participer?

Nous devons tirer profit des initiatives qui donnent de bons résultats, comme Saskatoon In Motion.

Les différents ministères et secteurs et les diverses sphères de compétence, de même que les ministères provinciaux et territoriaux du sport et des loisirs travaillent ensemble. Des réseaux de services en matière d'activité physique sont déjà bien établis dans les communautés et dans les ONG (autres que dans le secteur des sports d'élite). La Politique canadienne du sport fait grand cas de la participation. L'activité physique peut également influer sur le réseau social, un des déterminants de la santé, en le renforçant.

Un des éléments importants de Saskatoon In Motion visait à développer la capacité communautaire, bien qu'il ne s'agissait pas du but premier. Cette dimension ne doit pas être négligée quand le programme sera adopté à d'autres sphères de compétence, puisque cette capacité permet de favoriser l'estime que la communauté se porte et d'encourager une importante participation. Si la Stratégie accorde trop d'importance aux trois sujets prioritaires, les communautés ne traiteront pas des problèmes qui leur sont propres. Il ne faut pas oublier que nous ne pouvons pas dire quoi faire aux communautés.

Les villes et communautés en santé sont venues des concepts du Rapport Lalonde et de la Charte d'Ottawa, dont :

  • la collaboration intersectorielle;
  • la participation;
  • le développement de la capacité communautaire;
  • une politique publique saine;
  • la prise en compte des déterminants de la santé.

Rien ne doit être réinventé. Il faut plutôt examiner ce qui doit être poursuivi et ce que nous devons appuyer.

Mettre sur pied un comité du cabinet pour traiter de la santé de la population aux niveaux fédéral, provincial et territorial.

Il n'est pas nécessairement mauvais de mettre l'accent sur la saine alimentation, pour autant que l'on examine comment se rendre à ce point - c.-à-d. l'accès des gens aux aliments sains, la préparation des produits, etc. Ces sujets sont interreliés et nous savons que des questions comme celles du revenu et de l'estime de soi jouent un rôle important.

La Coalition PACE du Manitoba a réussi à rejoindre les communautés et à établir des relations avec elles. Nous devons faire participer les gens pour qu'ils développent un sentiment d'appartenance. En changeant les modes de vie, le PACE fait une différence. Il faut tenir compte des programmes qui donnent de bons résultats, qui ont déjà touché nombre de gens et pour lesquels les groupes ont déjà établi des liens. Les programmes comme le PACE devraient se voir allouer plus de ressources.

Un modèle de santé de la population fondé sur des résultats (mis au point par Tariq Bhatti et Nancy Hamilton), similaire à celui proposé par Joel, a été mis sur pied. Pourquoi avons-nous besoin d'un autre modèle, d'une autre stratégie? Pourquoi ne pas établir une stratégie à partir des concepts du document La santé pour tous? Pourquoi aller vers un modèle plus étroit? Il nous faut un modèle plus vaste pouvant tenir compte de toutes les dimensions possibles de la santé.

Quels sont les principaux moyens de mesure, les indicateurs de réussite? Comment évaluerons-nous le succès? La viabilité repose notamment sur l'évaluation.

Nous sommes là à nous défouler plutôt qu'à partager de l'information sur les démarches qui portent fruits. Nous savons que le fonctionnement des programmes gouvernementaux est longitudinal et qu'il devrait être plus latéral.

Si nous n'agissons pas relativement aux questions en cause et si nous ne leur accordons pas suffisamment de fonds, nous mènerons le pays à la faillite. Des stratégies sont requises. Nous devons lancer un défi aux urbanistes, encourager les enfants à se rendre à l'école à pied, etc.

Admettant qu'il était impossible de réagir à tous les commentaires pendant la table ronde, Dr Joel Kettner et Laura Donatelli ont indiqué que ceux-ci seraient notés et examinés. Ils ont répondu à certains des commentaires formulés par les participants. Voici un résumé de leurs observations.

Le Groupe de travail sur la stratégie pour des modes de vie sains du Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé a cerné des facteurs de risque communs et les déterminants de la santé sous-jacents. Ces concepts et idées pourraient être mis en application d'une nouvelle façon pour répondre à de nouvelles attentes. Pour tenir compte des intérêts des ministres de la Santé, la Stratégie devait d'abord traiter des plus importants problèmes auxquels ils font face pour tenter de rendre viable un réseau de soins de santé alourdi par un trop grand fardeau. La Stratégie fera participer d'autres ministères. Elle doit prévoir de vraies mesures et appliquer de réelles politiques - y compris des régimes fiscaux, etc. - qui auront des répercussions sur les déterminants de la santé.

Le cynisme et l'enthousiasme sont perceptibles aujourd'hui. Les gens espèrent qu'il ne s'agira pas simplement d'un autre document de conception qui ne donnera aucun résultat. Le but est de faire participer tous les secteurs, gouvernements, ministères, etc. à la Stratégie et non seulement le secteur de la santé. Les participants sont invités

à faire connaître leurs points de vue pour l'élaboration, la mise en ouvre et l'avancement d'une initiative différente qui sera intégrée au niveau national.

D'autres travaux sont effectués par d'autres groupes de travail, notamment par le groupe traitant des disparités dans l'état de santé, qui est à préparer un document sur le sujet. Ses démarches serviront au Groupe de travail sur la stratégie pour des modes de vie sains, et ce sont les discussions actuelles qui permettront de définir des déterminants comme la santé mentale, l'estime de soi, etc.

Aucun montant précis n'a encore été établi pour la Stratégie. Les politiques mises en application dans le cadre de la Stratégie n'ont pas nécessairement besoin de financement. De nombreux programmes sont financés à l'heure actuelle, de l'argent est déjà alloué et c'est l'utilisation qu'on en fera qui permettra ou non de faire une réelle différence.

Un rapport d'étape sera présenté aux ministres de la Santé cet automne et ils décideront alors quand la Stratégie sera prête à être mise en ouvre.

Plusieurs explications sont fournies au sujet du modèle de la santé de la population (cube) décrit par le Dr Kettner, au sujet duquel un des participants a fait des commentaires (voir ci-haut). Voici un résumé de cette discussion.

Le modèle de la santé de la population comprend cinq mesures liées aux déterminants de la santé et aux milieux tirées de la Charte d'Ottawa. Le nouveau modèle mis au point par le groupe de travail a pour but d'aller plus loin.

Ce nouveau modèle semble fragmenter les questions en dimensions qu'il est possible de gérer.

Il s'agit davantage d'un modèle logique que conceptuel qui repose sur le travail fait précédemment. Il est le résultat d'un compromis entre les différentes parties concernées. Le modèle du cube de la santé de la population (cube) n'a jamais été très bien accepté par les gouvernements.

Démarches qui portent fruits

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur ce qui fonctionne au pays relativement aux modes de vie sains en indiquant les programmes, les politiques et les projets de recherche couronnés de succès et en expliquant à quoi on attribue leur réussite. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Armoires communautaires Contrairement aux cuisines communautaires qui reposent sur la charité, les armoires communautaires permettent aux gens d'emprunter et de remettre.

Enfants en santé Manitoba Dans le cadre de cette démarche, sept ministères ayant adopté une approche intégrée travaillent en collaboration.

Fly Higher Ce processus de soutien par les pairs et d'apprentissage en groupe à l'intention des adolescentes met l'accent sur des modes de vie sains et sur l'estime de

soi. Fondé sur un environnement de soutien, sécuritaire et sain, le programme comprend des volets d'apprentissage et d'activité physique sous diverses formes et traite d'autres sujets d'intérêt pour les jeunes filles. Il est en cours dans de nombreuses communautés rurales de la Saskatchewan, de même que dans de petites villes de la province.

Northern Diabetes Prevention Coalition (Saskatchewan) Cette initiative intersectorielle pour les Autochtones et non-Autochtones vivant dans les régions du Nord met l'accent sur la prévention du diabète tout en ayant pour but de créer une coalition de vie saine. La province n'a pas tenté de limiter cette large vision et a fourni une mise de fonds initiale. D'autres organismes participent à l'initiative, dont les écoles ayant adopté une politique ne permettant que des choix santé dans les distributrices.

Organisations de défense Ces groupes peuvent sensibiliser les gens aux besoins de la communauté et appuyer la cause de plus petites organisations. Ils donnent aussi l'occasion de forger des relations sociales.

Prestation fiscale canadienne pour enfants (pour les enfants de 12 ans et moins) Bien qu'elle n'ait pas encore été évaluée, cette politique qui offre du soutien financier aux parents semble donner de bons résultats.

Programme d'aide préscolaire aux Autochtones Ce programme communautaire, dirigé à l'échelle locale et appuyé par Santé Canada repose sur une approche holistique et met l'accent sur six composantes : l'éducation, la santé et la sécurité, la nutrition, la culture et la langue, l'aspect social et la participation parentale.

Programmes de petits déjeuners, de dîners et de collations Ces programmes permettent aux enfants de bien s'alimenter en plus de leur offrir des occasions sociales dans un environnement sécuritaire.

Programmes de soutien par les pairs Ces programmes sont nés d'un partenariat entre les conseils de tribu, Santé Canada et le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC). Ils traitent notamment de nutrition, de connaissances élémentaires, de compétences parentales, de counselling en matière de violence familiale, de planification familiale et d'allaitement maternel. Le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) en fait partie. Les pairs qui offrent du soutien sont des membres de la communauté.

Programmes pour les aînés De nombreux programmes réunissant les pairs existent pour les aînés et permettent à ces derniers de participer au processus décisionnel et de donner plus de force aux organismes qui travaillent à la défense de leurs intérêts. Voici des exemples :

  • Programmes du centre de conditionnement physique de l'Université de Regina à l'intention des aînés qui se remettent d'une maladie, par exemple, d'une cardiopathie.
  • Centre d'éducation pour les aînés : permet aux personnes âgées de sortir de chez elles, d'interagir socialement, de se faire de nouveaux amis et de participer à des activités comme des cours de baladi, d'artisanat, etc.
  • Meals on Wheels permet les interactions sociales notamment au moyen de programmes dans lesquels les gens partagent leurs repas ou mangent ensemble dans la communauté.
  • Activités de groupe organisées par les aînés.
  • Programmes de sensibilisation et programmes à l'intention des personnes de 55 ans et plus offerts dans les universités.
  • Retraite créative.

Saskatoon in Motion Initiative communautaire multisectorielle dirigée par le conseil régional de santé ayant lieu dans différents milieux et bénéficiant du soutien financier de l'administration municipale. L'accent est mis sur le changement environnemental et systémique et l'évaluation servira notamment à répertorier les meilleures pratiques existantes. L'initiative sera bientôt mise en ouvre à la grandeur de la province. Il s'agit d'un excellent modèle pour les autres municipalités du pays.

Women's Health Clinic Ce centre propose plusieurs programmes, dont une initiative sur la pauvreté et un modèle de désaccoutumance au tabac qui met l'accent sur les politiques et non sur le comportement individuel. Les programmes offerts sont intersectoriels et touchent différents niveaux communautaires. Le mandat du centre était d'abord limité, mais il a été élargi pour traiter de nombreuses questions.

Les programmes qui donnent de bons résultats comprennent les éléments suivants :

  • Ils sont conçus par les participants et la contribution des partenaires est importante.
  • Ils peuvent être adaptés à différents niveaux de ressources.
  • Ils sont accessibles aux personnes visées (p. ex. les athlètes en fauteuil roulant ont besoin d'un moyen de transport).
  • Ils partent du principe de l'inclusion en touchant plus d'un champ d'intérêt ou de connaissances et en étant ouverts à tous.
  • Ils permettent la création de partenariats en faisant participer d'autres groupes pour profiter mutuellement des avantages.
  • Ils comprennent un volet éducation.
  • Ils disposent de suffisamment de ressources.

Les programmes qui fonctionnent :

  • tiennent compte des ressources;
  • favorisent la capacité communautaire;
  • encouragent la création de partenariats.

Autres initiatives couronnées de succès  :

  • Aboriginal Achievement Awards de la ville de Winnipeg
  • Autobus scolaires actifs
  • Centres de bien-être pour les jeunes
  • Clubs Garçons et Filles
  • Communautés en santé
  • Cours de cuisine pour les enfants
  • Dial-a-Dietitian (C.-B.)
  • Feux de circulation et trottoirs pour encourager les gens à marcher
  • Healthy Start for Mom and Me
  • Lois sur le port du casque de vélo, de la ceinture de sécurité, etc.
  • Modifications apportées pour permettre aux gens d'être actifs
  • Personne n'est parfait
  • Politiques d'aide sociale offrant des allocations de formation
  • Programme d'action communautaire pour les enfants (PACE) et Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP)
  • Programme Kids First
  • Programmes d'allocation prénatale et d'aide communautaire du Manitoba
  • Programmes scolaires favorisant la santé - programmes d'activité et d'éducation physiques à l'école
  • Teen Talk
  • Visites dans les épiceries
  • Vision Seekers

Défis à relever pour agir

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les obstacles aux interventions. Ils se sont penchés sur les principaux obstacles qui empêchent les intervenants du secteur d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains et qui atteignent et maintiennent un niveau recommandé d'activité physique ainsi que leur poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration de politiques

Le point de mire initial est limité - la saine alimentation, l'activité physique et le poids santé. Il faudrait l'élargir pour aller davantage du côté de la prévention et pour prendre en considération tous les déterminants de la santé.

Pour certaines personnes et familles, la pauvreté est un obstacle à la saine alimentation et à une vie active. Le manque de temps est aussi un problème pour les familles.

On ne peut transposer ce qui fonctionne au niveau local à une plus grande population.

Comment s'assurer le soutien de tous et comment surveiller cet appui?

Une coordination intersectorielle est essentielle, mais il n'est pas facile de faire en sorte que tous les secteurs travaillent ensemble à des buts communs et partagent les ressources.

Des défis et des obstacles structuraux existent et il est difficile de déterminer à qui reviennent les décisions.

Comment répondre à une génération quand ces initiatives reposent sur des périodes de deux ou trois ans? La démarche est vouée à l'échec. Nous devons écouter ce que disent les familles (connaissances de la vie) et leur manifester un immense respect. Des opinions s'opposent au sujet des besoins des familles et de ce qu'elles obtiennent (programmes ciblés).

La volonté politique est-elle assez grande?

L'accent ne devrait pas être mis sur le changement individuel mais sur les enjeux systémiques.

Les cycles politiques font obstacle à la viabilité.

Les autres sphères de compétence ne sont pas encore tout à fait engagées et les budgets n'ont pas été modifiés, par exemple, faire passer les budgets de la santé de la prévention à la promotion.

Il est difficile de maintenir des relations entre les organismes gouvernementaux et les ONG. Les relations ne sont pas équitables, puisque les ONG ne disposent pas des mêmes ressources humaines et financières pour participer et être entièrement représentés.

Les structures de financement du gouvernement sont des obstacles. Les fonds sont fournis par programme, mais aucun financement de base durable n'est accordé pour les infrastructures et les coûts d'administration. Les organisations sont parfois forcées de changer leur mandat pour s'aligner sur celui du gouvernement et elles consacrent moins de temps à leur mandat premier, qu'à la chasse aux dollars.

Acquisition et transfert des connaissances

Les discussions en cours ne font pas d'analyse relative aux sexes.

Il est difficile d'évaluer les répercussions.

Nous savons ce qui fonctionne au niveau communautaire, mais nous n'avons pas les preuves voulues pour le démontrer.

On tient davantage compte des connaissances scientifiques et universitaires que des expériences de vie.

Des recherches faites aux États-Unis révèlent que les familles qui partagent leurs repas en tirent de nombreux bienfaits, comme une meilleure estime de soi, des taux de criminalité moins élevés, etc.

Développement communautaire et infrastructure

Les communautés doivent cerner leurs propres besoins.

Il est difficile de combler le fossé entre la différence de priorités des différentes communautés.

Les enjeux présents dans les communautés rurales, éloignées et nordiques sont uniques.

Information publique

Le secteur des divertissements produit de nombreux messages qui ne font pas la promotion de la saine alimentation et de l'activité physique.

Le moyen de communication peut être un obstacle s'il n'est pas compris ou utilisé comme il se doit.

Solutions intégrées

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges afin de trouver des solutions plus intégrées. Ils se sont penchés sur les politiques, les programmes et les autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains afin de promouvoir l'importance d'une alimentation saine, de l'activité physique et du maintien d'un poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration de politiques

Élaboration de la Stratégie

Ne pas adopter l'approche de la « taille unique ». S'occuper des différents groupes séparément (âge, sexe, Autochtones, etc.) et faire preuve du même respect à l'égard de chacun d'eux. Veiller à ce que le modèle laisse place à une certaine souplesse afin d'adapter les approches aux besoins.

Utiliser la Charte d'Ottawa et le modèle de la santé de la population pour l'élaboration de la Stratégie.

Inclure la santé mentale dès le début, puisqu'il s'agit d'une question centrale dans le contexte d'une vie saine.

La Stratégie doit mettre l'accent sur les changements d'attitudes et de comportements. Il ne faut pas seulement donner la priorité à la prestation de programmes.

Maintenir la volonté politique requise pour assurer la viabilité de la Stratégie à long terme (cinq ans ou plus).

Établir un leadership national pour coordonner, faciliter et diriger la démarche. Veiller à ce que les rôles des différents partenaires soient bien compris.

Collaboration

Faire participer les différents secteurs et paliers du gouvernement. La collaboration intersectorielle en matière de vie saine doit comprendre les gens qui conçoivent les politiques dans le domaine des taxes, du salaire minimum, du bien-être social et du logement.

Tirer profit des mécanismes intersectoriels qui existent déjà dans les différentes provinces.

Mettre l'accent sur la prévention, puisqu'il est plus facile de créer des partenariats à ce niveau, par exemple, sur des questions comme l'accessibilité des aliments et la sécurité alimentaire.

Faire participer tous les ministères provinciaux et fédéraux aux discussions portant sur les modes de vie sains. Les ministères de la Santé ne sont pas les mieux placés pour diriger l'initiative, puisque les soins tertiaires et d'urgence sont leur première priorité.

Mettre sur pied un groupe consultatif pour les ministres formé de représentants des ministères fédéraux, des groupes provinciaux, des organismes nationaux et des ONG défendant notamment les intérêts des communautés, des Autochtones et des différentes régions géographiques.

Faire participer les écoles de médecine, de soins infirmiers, etc. aux démarches en matière de modes de vie sains en les encourageant à élargir leurs programmes d'enseignement pour inclure le développement communautaire et l'éducation sur la santé de la population.

Population

Pour assurer une approche plus holistique, faire en sorte que la Stratégie mette l'accent sur la famille et sur la famille élargie.

Élaborer la Stratégie à partir d'une approche holistique qui intègre toutes les étapes et tous les aspects de la vie.

Inclure les régions rurales, nordiques et éloignées dans l'élaboration de la Stratégie et veiller à ce que le financement par habitant soit plus élevé dans ces régions.

Tenir compte des normes et des valeurs culturelles dans les discussions portant sur le poids santé. Dans les régions nordiques, les rondeurs sont davantage un signe de bonne santé que la minceur.

Financement

Assurer la viabilité de la Stratégie en veillant à ce que le financement de base ne se rattache pas au cycle politique, mais qu'il repose plutôt sur les besoins communautaires. Fournir des fonds pour les infrastructures et l'administration, pas seulement pour les programmes.

Assurer un financement durable suffisant de la part de Santé Canada et d'autres ministères et secteurs. Inclure des fonds pour un volet évaluation.

Accorder plus de ressources aux programmes existants qui donnent de bons résultats plutôt que d'en mettre de nouveaux sur pied.

Fournir un financement durable aux ONG pour leur permettre de participer pleinement. Planifier à long terme.

Mesures incitatives

Établir des avantages fiscaux pour les entreprises qui favorisent les modes de vie sains
(p. ex. celles qui accordent du temps pour l'activité physique, qui paient l'abonnement à un centre de conditionnement physique, qui donnent congé pour assumer des fonctions d'entraîneur, etc.) et mettre en place des mesures dissuasives pour celles qui ne le font pas. Offrir des incitations d'ordre fiscal aux personnes qui font des choix qui favorisent la saine alimentation et l'activité physique, en s'achetant, par exemple, un vélo ou en utilisant le transport en commun. Détaxer les aliments complets et taxer les aliments malsains. Imposer une taxe sur les publicités qui font la promotion de l'agression et d'images corporelles négatives et malsaines.

Politiques

Changer les politiques publiques existantes dans les secteurs de la santé, des services sociaux, de l'éducation, etc. pour encourager les modes de vie sains, et élaborer les futures politiques pour qu'elles correspondent à cette orientation.

Introduire et appuyer des politiques de vie saine dans les écoles en tenant compte des besoins uniques de chaque communauté (p. ex. communautés nordiques et éloignées). On peut, pour ce faire, offrir des choix d'aliments santé dans les distributrices et construire des structures de jeu.

Autres

Ne pas oublier la main-d'ouvre non rémunérée (principalement celle à domicile) dans toutes les discussions portant sur les milieux de travail.

Appuyer un programme de garderie national accessible à tous les parents (pas seulement à ceux qui travaillent à l'extérieur).

Mettre sur pied un comité du cabinet formé de membres qui comprennent la santé de la population.

Il arrive que les gouvernements soient les bailleurs de fonds et les agents de prestation, ce qui peut semer la confusion dans les communautés. Définir clairement les rôles qu'ils assument en différentes circonstances.

Augmenter le revenu des ménages à un niveau suffisant et garantir ces niveaux de revenu.

Les coûts nuisent à l'achat d'aliments sains et à la participation à des activités physiques. Mettre l'accent sur l'élimination des obstacles sociaux, physiques et environnementaux auxquels les gens font face. Inclure des mesures qui traitent spécifiquement des problèmes de transport pour veiller à ce que les gens puissent se rendre dans les installations de loisirs et autres et dans les magasins pour acheter des aliments santé. Améliorer les systèmes qui permettent le transport des aliments vers les communautés nordiques et éloignées, offrir des subventions ou réduire les coûts de transport.

Appuyer un programme national de garde d'enfants professionnelle et familiale et assurer les ressources et le soutien voulus.

Utiliser un système de cartes de crédit. Émettre des cartes familiales offrant des crédits pouvant être utilisés pour payer la participation à des programmes et activités. Il s'agirait là d'une approche non stigmatisante pour les familles à faible revenu.

Adopter une approche des droits de la personne qui garantit le respect du droit fondamental à la nourriture, aux vêtements et à un logement.

Faire participer les écoles à la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ajouter des volets comme les connaissances élémentaires, l'information sur la nutrition, l'achat et la préparation des aliments.

Appuyer les systèmes de prestation actuels en matière de sports et de loisirs. Travailler ensemble pour surmonter les problèmes liés aux sphères de compétence (aux niveaux fédéral, provincial, territorial et local) pouvant nuire à l'avancement de la démarche.

Les professions de la santé doivent prôner une éducation globale tenant compte de l'esprit, du corps, de l'âme, du bien-être et de la justice.

Acquisition et transfert des connaissances

Veiller à ce que la Stratégie soit fondée sur des résultats.

Mettre au point un volet évaluation, de même que des points de vérification et de référence pour la Stratégie.

Établir des indicateurs réalistes pour l'évaluation.

Définir des résultats concrets qui conviennent à la communauté et déterminer les répercussions.

Établir des partenariats entre les universitaires et les communautés pour qu'ils travaillent ensemble dans le cadre des évaluations.

Effectuer un examen environnemental intersectoriel pour cerner ce qui fonctionne et répertorier les meilleures pratiques existantes. Faire connaître ces meilleures pratiques pour l'élaboration de programmes futurs.

Ne pas utiliser l'expression « meilleures pratiques », puisque cela suppose qu'il n'y a qu'une bonne façon de faire les choses.

Mettre au point un projet pilote d'évaluation de la Stratégie. Choisir une cohorte générale (âge, etc.), puis évaluer les impacts et les résultats.

Reconnaître les preuves de diverses natures et en tenir compte, y compris l'expérience communautaire.

Appuyer une étude longitudinale des interventions comprenant des calendriers d'évaluation et de généralisation. Inclure des données sur papier et des données estimées sur les gens et leurs capacités personnelles de rendement.

Développement communautaire et infrastructure

Savoir quand il faut choisir entre le développement communautaire et la mobilisation communautaire et connaître la différence entre les deux. Il y a des moments où il faut mobiliser la communauté et d'autres où les communautés doivent déterminer les enjeux qui leur sont propres.

Veiller à ce que la Stratégie soit axée sur la communauté.

Inclure les communautés dans l'intégration de la Stratégie au moyen d'une consultation significative et fournir un financement durable.

Mettre sur pied des infrastructures favorisant l'activité physique - des trottoirs jusqu'aux centres récréatifs.

Ouvrir les écoles à l'extérieur des heures de classe pour les membres de la communauté.

Fournir des fonds aux communautés pour leur permettre de cerner leurs besoins, de se mobiliser et d'exercer une influence sur les décideurs. Les groupes communautaires ont besoin de ressources pour se faire entendre.

Les communautés ne sont pas seulement géographiques, puisqu'elles peuvent se former selon les groupes sociaux, la culture, le sexe et l'âge.

Veiller à la sécurité des milieux de vie et de travail.

Mettre l'accent sur l'accès aux sports pour les femmes et les jeunes.

Investir dans la formation de la communauté.

Prendre conscience de la nécessité d'offrir des programmes visant les Canadiens et Canadiennes âgés entre 55 et 65 ans.

Tirer profit des programmes et services existants et éviter le chevauchement.

Mettre au point des initiatives axées sur la communauté, plutôt que des programmes et projets. Mettre d'abord l'accent sur la saine alimentation, l'activité physique et le poids santé, mais veiller à ce qu'il y ait assez de souplesse pour traiter d'autres sujets de préoccupation.

Prêter aux membres de la communauté le matériel nécessaire pour faire de l'activité physique.

Information publique

Élaborer une vaste stratégie de communication et une campagne de marketing social. Diffuser des messages communs pour informer les partenaires et le public.

Faire preuve de prudence dans les liens établis entre l'activité physique et le poids santé. L'activité physique et la saine alimentation peuvent être amusantes, mais le poids santé peut être négatif, puisqu'il peut créer une image de soi négative chez les jeunes filles.

Appuyer les groupes pour qu'ils utilisent efficacement les médias.

Mettre au point une stratégie stratifiée (similaire à celle du Triple P Parenting Program) qui fait participer les médias pour concurrencer la programmation populaire.

Utiliser de nombreuses stratégies, en combinant par exemple l'information publique et le développement communautaire.

Choisir un langage respectueux qui convient aux groupes cibles. Faire attention pour ne pas utiliser un langage de leader pouvant être interprété comme une approche descendante visant à imposer des idées.

Déterminer les priorités

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les priorités de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont indiqué les principales mesures requises pour assurer le succès de cette stratégie. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie

Inclure la santé mentale dès le début, puisqu'il s'agit d'une question centrale des modes de vie sains.

Pour réussir, la Stratégie doit :

  • être viable et de longue durée;
  • être communautaire et axée sur la communauté (les communautés ne se limitant pas à la géographie);
  • établir des liens avec ce qui existe déjà;
  • adopter une approche holistique mettant l'accent sur les déterminants de la santé plutôt que sur le comportement individuel;
  • reposer sur un processus accessible et réalisable;
  • avoir un financement de base pour une longue période et être fondée sur l'équité et l'impartialité;
  • être intersectorielle et interministérielle (y compris les ONG) et tenir compte des nombreux intérêts de la communauté.

La Stratégie doit être viable. Un leadership est essentiel pour que la démarche demeure dans la bonne voie, pour que le financement soit durable et adapté aux besoins et pour qu'un processus de reddition des compte soit mis en place.

Mettre sur pied un important organe décisionnel pour diriger l'élaboration de la Stratégie. Il peut s'agir d'une entité fédérale, provinciale ou territoriale.

Collaboration

La Stratégie doit être intersectorielle (dont la santé, l'éducation, les loisirs, etc.) et multiniveau (provincial, fédéral, bénévole, etc.). Établir des partenariats et partager la responsabilité.

Mettre au point une Stratégie par niveaux comprenant des campagnes d'éducation publique, de même que de la formation et de l'éducation sur les changements de modes de vie à l'intention des gens qui interagissent avec le public, comme les enseignants, les professionnels de la santé, etc.

Autres

Offrir des mesures incitatives pour encourager les gens à changer leurs comportements, en finançant, par exemple, des groupes communautaires, en accordant des avantages fiscaux et en décernant des prix d'excellence.

Assurer le suivi de l'engagement pris relativement à la sécurité alimentaire pour la nation. La sécurité alimentaire signifie que chacun a accès en tout temps, économiquement et physiquement, à des aliments nutritifs sûrs, à prix acceptable et adaptés à sa culture.

Acquisition et transfert des connaissances

Veiller à ce que la Stratégie soit fondée sur des résultats.

Mettre au point un volet évaluation, de même que des points de vérification et de référence pour la Stratégie.

Établir des indicateurs réalistes pour l'évaluation. Définir des résultats concrets qui conviennent à la communauté et déterminer les répercussions.

Établir des partenariats entre les universitaires et les communautés pour qu'ils travaillent ensemble dans le cadre des évaluations.

Effectuer un examen environnemental intersectoriel pour cerner ce qui fonctionne et répertorier les meilleures pratiques existantes. Faire connaître ces meilleures pratiques pour l'élaboration de programmes futurs.

Ne pas utiliser l'expression « meilleures pratiques », puisque cela suppose qu'il n'y a qu'une bonne façon de faire les choses.

Mettre au point un projet pilote d'évaluation de la Stratégie. Choisir une cohorte générale (âge, etc.), puis évaluer les impacts et les résultats.

Reconnaître les preuves de diverses natures et en tenir compte, y compris l'expérience communautaire.

Appuyer une étude longitudinale des interventions comprenant des calendriers d'évaluation et de généralisation. Inclure des données sur papier et des données estimées sur les gens et leurs capacités personnelles de rendement.

Développement communautaire et infrastructure

Offrir des occasions de vie active à toutes les communautés grâce à l'accessibilité économique et à la sécurité. On peut penser par exemple à des pistes cyclables, à des rues bien entretenues, à des possibilités d'activités récréatives familiales, etc.

Appuyer la capacité d'établir un leadership en matière de vie active et de saine alimentation au moyen du développement communautaire.

La Stratégie doit venir de la communauté, être pertinente pour celle-ci et reposer sur la participation communautaire.

Information publique

Mettre sur pied une campagne d'éducation publique qui explique que la santé ne se limite pas aux visites chez le médecin. Cette campagne doit décrire les conséquences de modes de vie malsains et préciser les façons de changer son style de vie.