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Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

Rapport sur la table ronde de Whitehorse (Yukon)- Le 4 avril 2003

Préparé par The Alder Group


Table des matières

Toile de fond

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.

La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids

santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.

Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :

  • rencontres préalables à la consultation;
  • tables rondes stratégiques;
  • remise d'un carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains.

Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.

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Introduction

Objectifs de la rencontre

  • Faire connaître les attentes des ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains.
  • Inviter les participants à fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie.
  • Répertorier les principales initiatives, mesures et stratégies, en cours ou à venir, devant être prises en considération dans l'élaboration de la Stratégie.
  • Favoriser la création de partenariats.

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Observations préliminaires

Dr Bryce Larke, Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé

Dr Bryce Larke s'est chargé de présenter les observations préliminaires, soulignant brièvement le processus d'élaboration de la Stratégie et celui entourant la consultation. Voici un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.

Il existe un engagement renouvelé, de la part des gouvernements, à l'endroit de la promotion de la santé ainsi que de la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont annoncé leur intention de collaborer à l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. On se concentrera d'abord sur l'alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de risque qui y sont couramment associés et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie sera élaborée de façon à tenir compte d'autres facteurs par la suite.

Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, dont les aliments traditionnels, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.

La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.

Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :

  • rencontres préalables à la consultation (janvier et février);
  • tables rondes stratégiques (mars et avril);
  • remise du carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains (avril).

La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le symposium.

Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.

Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.

La prévention de l'usage du tabac et la lutte au tabagisme sont essentiels à une vie saine au même titre que la saine alimentation, l'activité physique et le poids santé.

Une occasion unique de contribuer au processus est offerte aux gens qui vivent au nord du 60e parallèle, puisqu'ils représentent une petite population répartie sur un territoire vaste et froid.

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Commentaires des participants

Les participants ont été invités à faire part de leurs réflexions initiales et à poser des questions sur la consultation et la Stratégie en matière de modes de vie sains, d'abord au sein de petits groupes de discussion, puis dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière.

Je suis né et j'ai été élevé dans un iglou, mais j'habite une maison depuis trente-neuf ans. Si je travaillais encore, la société de logement me demanderait 60 % de mon revenu, et je devrais m'acheter une motoneige pour chasser afin de compléter mon régime alimentaire. Les prix sont quatre fois plus élevés au Nunavut que dans le Sud, et il ne reste rien aux gens pour acheter de la nourriture et pour payer le logement.

Les gens ont besoin d'aide pour faire des économies au lieu de donner leur argent aux sociétés de logement. Le Nunavut compte un grand nombre de mères seules ainsi que de grands-parents qui élèvent leurs petits-enfants. Après qu'on a nourri les enfants et payé les loyers élevés, il ne reste plus d'argent pour rien d'autre. Les gens sont obligés d'acheter des aliments bon marché, qui sont malsains. Ils auront besoin qu'on les aide à adopter un mode de vie sain.

Les communautés inuites sont souvent exclues des rencontres sur les modes de vie sains.

De nombreux enfants abandonnent les études à cause d'une déficience attribuable au fait que leur mère buvait et consommait des drogues lorsqu'elle était enceinte. Ces enfants font de grands efforts pour apprendre, mais ils finissent par avoir honte et abandonnent les études. Il serait utile qu'un enseignant supplémentaire les aide. Ces enfants peuvent apprendre à faire des choses par l'observation, p. ex. à construire des iglous ou à confectionner des vêtements. Une « école de survie » serait bénéfique.

Les modes de vie d'aujourd'hui et les comportements associés aux diverses cultures influencent la santé. Les sommes que les Métis consacrent aux aliments sont effarantes. Les boissons gazeuses et les croustilles rapportent des millions de dollars aux entreprises, mais il est souvent impossible de se procurer des fruits et des légumes.

Il faut influer sur le revenu disponible au moyen de l'éducation. Par exemple, on pourrait taxer les croustilles et les boissons gazeuses à un taux de 120 % afin de dissuader les gens d'en acheter. On pourrait aussi rendre les fruits et les légumes abordables, en particulier pour les personnes à faible revenu et les parents seuls. Il en résulterait un changement des habitudes alimentaires.

Les ministres de la Santé, des Sports et des Loisirs ont-ils été invités au Symposium? En plus de remplir le carnet de travail, de quelle façon les délégués commenteront-ils le processus? Les ministres assisteront-ils au Symposium?

Les intervenants de chacune des tables rondes devraient assister au Symposium. L'information issue de la présente table ronde sera-t-elle fournie aux participants?

Qui invitera-t-on au Symposium et comment va-t-on transmettre l'information aux ministres de l'Éducation et aux ministres des Sports et des Loisirs?

Pourquoi le poids santé fait-il classe à part dans la documentation étant donné qu'il est l'un des résultats d'une alimentation saine et de l'activité physique? L'importance accordée au poids est une préoccupation.

Quelle place le tabagisme occupe-t-il dans la Stratégie?

A-t-on pensé à prolonger l'échéancier? Il y a d'autres éléments de la santé qui doivent être déterminés.

Il existe des coutumes tlingkat pour les femmes enceintes. Jadis, avant que la route de l'Alaska ne soit construite, les gens prenaient soin d'eux-mêmes. Il n'y avait ni abus d'alcool, ni syndrome d'alcoolisation fotale, ni malformations chez les enfants. Les femmes enceintes étaient mises sur un piédestal. Les enfants agressifs ont des mères qui ont songé à les détruire alors qu'ils étaient bébés. Traditionnellement, on faisait en sorte que les mères se sentent spéciales. On en prenait soin et on les encadrait. On considérait l'enfant à naître comme s'il était déjà présent et comme s'il faisait déjà partie de la communauté. Nous devons mettre ces traditions sur papier. Les façons de faire traditionnelles changeaient les choses pour la mère, pour l'enfant et pour l'ensemble de la famille. C'est important, mais les livres n'en disent rien.

Les parents d'aujourd'hui n'ont aucun contrôle sur leurs enfants. Les services sociaux retirent les enfants de leur famille. Ma mère était très stricte, et je comprends maintenant pourquoi. Les mères d'aujourd'hui sont à la maison, mais leurs enfants traînent un peu partout. Lorsque les mères disciplinent les enfants, les services sociaux viennent chercher ces derniers. Nous devons recommencer à nous occuper de nos enfants. C'est plus sain.

Qu'arrivera-t-il du rapport qui sera produit à l'issue de la table ronde de Whitehorse?

Le coût de la vie est élevé dans le Nord, et un volet culturel doit être intégré à la Stratégie. Nous devons respecter la culture des petites communautés.

Ma grand-mère était sage-femme. Elle a mis au monde 250 bébés et a donné à tous un surnom les aidant à apporter une contribution à la communauté (p. ex. Chasseur). J'ai fréquenté l'école chrétienne et je ne peux aujourd'hui manger certains aliments traditionnels. Ma grand-mère conseillait aux gens de boire du sang et de manger des aliments sauvages.

Les gens ne boivent pas seulement pour boire. Les parents veulent ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants, mais ils font des choix malsains. Nous devons examiner ce qui se passe exactement dans les communautés. Les Territoires du Nord-Ouest connaissent des situations particulières. Les Canadiens et Canadiennes du Nord peuvent s'exprimer d'une seule voix au Symposium. Il faut se pencher sur des questions qui leur sont propres. Comment peut-on travailler dans l'harmonie quand on a des préoccupations différentes? Nous devons trouver des stratégies innovatrices.

Le Nord est particulier et devrait faire l'objet d'une section distincte de la Stratégie.

Nous devons mettre l'accent sur les enfants et les jeunes. Les ministères de l'Éducation doivent participer à chacune des étapes de la Stratégie, étant donné que les écoles ont un public captif.

Le Nord est particulier et les communautés rurales sont importantes. Les personnes vivant en milieu rural croient que l'argent va surtout à Whitehorse, puis que des programmes sont offerts aux communautés. Il faut accorder plus d'importance au milieu rural. Il y a trop de concurrence pour le financement.

Les fonds ont servi à créer des camps afin d'enseigner aux jeunes à chasser et à préparer des aliments. Les communautés doivent réfléchir pour décider de la façon de partager les fonds, plutôt que se faire concurrence pour les obtenir.

Le Yukon devrait fournir aux infirmiers et infirmières une formation sur le diabète. Il doit offrir une formation à ses propres citoyens plutôt que se battre pour obtenir une part des fonds.

Les communautés souhaitent travailler en collaboration et devraient pouvoir le faire de la façon qui leur convient. Les fonds accordés aux Premières nations ont eu une incidence sur chacun de leurs membres.

Lorsqu'on fait appel à Santé Canada, le processus est le suivant : le ministère élabore un programme, établit les objectifs et les buts, puis offre le programme aux communautés. Les objectifs et les buts ne sont alors pas ceux des communautés. Dans la Stratégie en matière de modes de vie sains, les objectifs et les buts sont déjà énoncés. Pour que cette stratégie soit couronnée de succès, il faut consulter les membres des communautés. Les aînés et les gens ordinaires ont eu un mode de vie sain, que le modernisme (alcool, drogues, restauration-minute, etc.) leur a enlevé. Il existe des problèmes de santé, mais les aînés savent comment les résoudre.

On ne devrait pas mettre l'accent sur le poids santé. Lorsque les gens vivent sainement, le poids cesse d'être une question essentielle. Les prédispositions et les facteurs génétiques ne sont pas mentionnés dans les documents sur une vie saine. Une personne peut faire de l'embonpoint, mais être en santé.

Les membres des Premières nations ont une prédisposition à l'alcoolisme et au diabète, qui ne sont pas seulement causés par leurs habitudes. On doit inciter les gens à écouter les aînés et les jeunes, et à aller dans les communautés.

Il existe un groupe de référence sur le diabète au Yukon. Je me porterai à la défense des processus tels que la Stratégie en matière de modes de vie sains en affirmant que Santé Canada doit commencer quelque part et doit avoir des buts. Santé Canada finance l'organisme auquel j'appartiens et ne lui dit pas quoi faire avec les fonds versés.

On ne peut s'attendre à ce que le gouvernement fédéral connaisse les besoins de toutes les communautés. Ces dernières ont la responsabilité de consulter leurs membres lorsqu'elles reçoivent du financement.

Admettant qu'il était impossible de réagir à tous les commentaires pendant la table ronde, la Dre Lark a indiqué que ceux-ci seraient notés et examinés. Elle a répondu à certains des commentaires formulés par les participants. Voici un résumé de ses observations.

Les récits des aînés sont impressionnants. Il est important que le syndrome d'alcoolisation fotale et ses effets aient été identifiés.

Une fois de plus, les personnes vivant dans le Nord apporteront un éclairage particulier aux modes de vie sains.

Candace Smith, de Santé Canada, a aussi répondu à des commentaires et des questions. Voici un résumé de ses observations.

On s'efforce de faire de la Stratégie en matière de modes de vie sains une opération représentative, inclusive et responsable sur le plan financier. C'est un énorme défi, comme l'a été le processus de consultation. Santé Canada cherche à donner aux gens de multiples occasions de faire connaître leur opinion. Des liens peuvent être établis par l'intermédiaire des tables rondes et du symposium. L'objectif est de travailler différemment, mais ensemble.

Santé Canada participe aux discussions avec beaucoup de bonne volonté et cherche à faire les choses différemment. On a appliqué des critères pour l'invitation aux tables rondes, mais il y aura toujours des écarts. C'est pourquoi il existe de nombreuses façons de donner son opinion sur la Stratégie, notamment au moyen du site Web. Les renseignements issus des tables rondes sont regroupés dans des rapports sur chacune et sur l'ensemble de ces tables rondes. Ces rapports seront affichés sur le site Web.

Santé Canada se rend compte que le poids est plus qu'un simple résultat. Bien qu'on ne mette pas l'accent sur le poids santé, on ne peut nier les problèmes associés aux poids insuffisants et aux excécents de poids. Il existe déjà un programme contre le tabagisme financé par le gouvernement fédéral. Nous collaborerons à l'atteinte d'objectifs et à la réduction des facteurs de risque des maladies non transmissibles. À l'avenir, nous mettrons l'accent sur la détermination et l'analyse des priorités. Pour favoriser une vie saine, nous devons aussi nous pencher sur la santé mentale et la prévention des blessures.

Des représentants des Autochtones seront invités au Symposium, dont certaines séances porteront sur les questions intéressant les Autochtones. Les suggestions quant aux conférenciers et aux membres des groupes d'experts autochtones ou vivant en milieu rural ou éloigné sont les bienvenues. Santé Canada se penche actuellement sur la façon dont la stratégie de promotion d'une alimentation saine et de l'activité physique, qui est financée par le gouvernement fédéral, s'inscrira dans le cadre de la Stratégie en matière de modes de vie sains.

La Stratégie visera non seulement la population cible que forment les enfants et les jeunes, mais aussi les Canadiens et Canadiennes de tout âge. Elle portera également sur les personnes vivant en milieu rural ou éloigné et sur la question des écarts en matière de santé.

Étant donné que les ressources financières sont minces, l'une des priorités consistera à déterminer la façon de collaborer tout en travaillant d'une manière différente, mais plus harmonieuse. Comment pouvons-nous mettre en commun les formules qui donnent déjà de bons résultats? Comment pouvons-nous collaborer à l'amélioration de la santé des Canadiens et Canadiennes?

La Stratégie n'a pas été préparée d'avance. Il nous faut commencer quelque part. Les objectifs sont très larges; ils concernent la stratégie mondiale. Les détails n'ont pas encore été précisés. Nous avons besoin de commentaires et d'une combinaison de méthodes provenant des dirigeants et des citoyens ordinaires.

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Démarches qui portent fruits

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur ce qui fonctionne au pays relativement aux modes de vie sains en indiquant les programmes, les politiques et les projets de recherche couronnés de succès et en expliquant à quoi on attribue leur réussite. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Active Script - Des professionnels de la santé prescrivent une vie saine. Il est possible de participer à des séances collectives dans le cadre desquelles on établit des objectifs, on visite des épiceries et on utilise un podomètre. Les participants peuvent s'autoprescrire le programme Active Script et se joindre d'eux-mêmes aux séances collectives. Ce programme peut être prescrit par des médecins et d'autres professionnels de la santé, tels des physiothérapeutes. Il s'agit d'un excellent outil pour cibler les personnes sédentaires.

Camps culturels et traditionnels - Ces camps sont couronnés de succès pour les raisons suivantes : ils sont traditionnels et holistiques et ils comprennent des éléments spirituels; ils font appel à l'ensemble de la communauté (inclusifs); ils renforcent les mécanismes de soutien et la culture; ils mettent l'accent sur l'activité physique, la saine alimentation et l'enseignement spirituel.

Groupe de couture/groupe de couture traditionnelle - Offerts au Nunavut, ces groupes visent à enseigner la couture aux jeunes. Dans le cadre de discussions pendant les activités de couture, des aînées donnent des conseils aux jeunes femmes sur l'éducation et la façon de s'occuper des enfants, les compétences parentales et l'alimentation.

Jeux d'hiver de l'Arctique - Ces jeux à saveur nordique mettent en valeur les sports traditionnels et respectent la culture. Ils font appel à des bénévoles de diverses communautés, permettent le partage des valeurs du Nord et revêtent un caractère international. Le réseau d'accueil favorise l'engagement des communautés. La préparation des épreuves dans différents territoires est aussi importante, étant donné qu'elle suscite la fierté et la participation des différentes communautés.

Kids' Sports Foundation - Cette fondation, qui relève de la Sport North Federation, permet aux enfants défavorisés de s'adonner à des sports et répond à leurs besoins individuels. Elle n'est financée que par des dons et émet des reçus aux fins de l'impôt. La totalité des sommes recueillies va aux enfants. « Ainsi, tous les enfants peuvent jouer. »

Northwest Territories Esteem Team - Division d'un organisme national sans but lucratif qui se sert d'athlètes nationaux comme modèles de modes de vie sains pour les enfants. De plus, les athlètes parlent aux enfants de l'établissement d'objectifs et de l'importance de continuer d'aller à l'école.

Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) - Ce programme offre une formation continue et met l'accent sur le rôle parental traditionnel. La communauté détermine ses propres besoins. Les femmes se réunissent pour parler des méthodes d'accouchement traditionnelles et d'autres questions. Le programme offre des activités terrestres, par exemple, la cueillette de canneberges en été. Il est fondé sur la conviction que, lorsqu'on enseigne à une femme, on enseigne aussi à sa famille et à sa communauté. La proportion de femmes qui choisissent l'allaitement maternel est de 96 % au Yukon, soit la plus élevée au pays. Le programme est financé par le gouvernement fédéral.

Recreation and Sport Contribution Program - Ce programme assure le financement direct de services de loisirs communautaires. Ce financement est conditionnel à l'augmentation de la participation. Les processus de demande et les méthodes de reddition de comptes sont simples. Les fonds peuvent être utilisés d'un grand nombre de façons, p. ex. pour payer les frais d'inscription ou de l'équipement. Le financement est pluriannuel et est versé aux intervenants de première ligne.

Rural Active Living Program - Des particuliers peuvent demander du financement pour effectuer, à temps partiel, la promotion de la vie active dans leur communauté.

Traditional Health Model - Ce modèle est couronné de succès parce qu'il s'agit d'un programme communautaire des Premières nations qui suit les saisons (printemps - planification et renaissance; hiver - collaboration de divers organismes; été - grande attention accordée à la famille, remèdes; automne - récoltes) et qui fait appel aux familles, aux communautés, à différents groupes, à des spécialistes et à des organismes.

Traditional Prenatal Parenting Program - Ce programme, qui porte sur la période allant de la conception à l'adolescence, permet l'acquisition de connaissances élémentaires et de compétences parentales. Il prévoit un soutien communautaire et constitue une source d'amour et de respect pour les femmes enceintes. Les parents reçoivent un enseignement sur la croissance et le développement de l'enfant. Malheureusement, cette initiative ne bénéficie pas de fonds suffisants. Les connaissances existantes pourraient être transmises aux groupes d'acquisition de compétences parentales des Premières nations ou autres dans un livre et une vidéo. Le rôle parental commence avant la naissance des enfants.

La combinaison des ressources de groupes tels que le Fonds d'investissement pour les jeunes et la Direction générale de la jeunesse est une réussite.

Autres initiatives couronnées de succès :

  • Apprendre sans faim
  • ateliers sur la vie saine
  • autogestion des maladies chroniques
  • chasse au caribou annuelle
  • congé pour motifs culturels de la Nation dénée
  • cours sur la salubrité des aliments au Collège du Yukon
  • Diabetes Education Outreach Pilot Project
  • Elder Active
  • études sur les poissons
  • First Nation and Inuit Home and Community Care Program
  • First Nation Regional Health Survey
  • étude sur le bien-être des communautés
  • festivals de musique (de type nordique)
  • Fonds de promotion de la santé (financement de projets communautaires)
  • formation en ligne du Programme canadien de nutrition prénatale
  • groupe de référence sur le diabète
  • Healthy Families Initiative
  • Initiative sur le diabète chez les Autochtones
  • modèles logiques d'élaboration de programmes
  • On the Right Path (programme de marche)
  • potagers communautaires
  • programme des produits alimentaires livrés par la poste
  • programme Girl Power (offert dans les écoles)
  • programme Kidsport
  • programmes du vendredi soir pour préadolescents
  • Recreation and Sport Contribution Program
  • représentants en santé communautaire
  • Stratégie en matière de modes de vie sains des Territoires du Nord-Ouest
  • Tambour
  • Team Diabetes (marathon)
  • Vert l'action
  • Why Weight (nutrition et activité)

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Défis à relever pour agir

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les obstacles aux interventions. Ils se sont penchés sur les principaux obstacles qui empêchent les intervenants du secteur d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains et qui atteignent et maintiennent un niveau recommandé d'activité physique ainsi que leur poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Politiques

Les décideurs se laissent influencer par des coups d'éclat et par la perception du public. Ils ne fondent pas leurs décisions sur les faits et la recherche.

Il existe un manque généralisé de politiques sur la nutrition.

Les dirigeants reconnaissent peu la nécessité d'une politique sur la nutrition.

Collaboration

Les ministères de la Santé ne reconnaissent pas les bienfaits des services des sports et des loisirs pour la santé de la population.

Les gouvernements travaillent en vase clos. Il n'y a pas d'intégration au niveau supérieur.

Population

Les aliments traditionnels comme le caribou sont difficiles à trouver, et les jeunes Autochtones manquent de connaissances sur les méthodes de récolte.

Ce qu'on considère sain et acceptable dans une culture ne l'est pas nécessairement dans une autre culture.

Les fruits et les légumes frais sont rares dans les petites communautés. Les aliments sains sont très coûteux lorsqu'ils sont disponibles. P. ex. à Choate Lake, une livre de raisins coûte 42 $ et un sac de farine coûte 27 $. En général, le coût de la vie est élevé dans le Nord.

La présence de contaminants dans les aliments traditionnels pourrait être une source de préoccupation.

On a besoin d'installations récréatives dans le Nord, mais la construction de celles-ci coûte cher, en particulier parce qu'elle doit respecter le code du bâtiment.

La situation financière des ménages des petites communautés est souvent mauvaise.

Il y a trop peu de modèles de vie saine.

Les enfants inactifs ne réussissent pas aussi bien que les autres à l'école.

Les gens font de mauvais choix, peu importe qu'ils puissent lire les étiquettes ou non, malgré la disponibilité d'aliments sains et en dépit des messages publicitaires sur la santé. Il y a de nombreuses façons de promouvoir l'activité physique, mais les gens choisissent la sédentarité.

Nos vies sont actuellement structurées de la manière suivante : nous allons d'abord à l'école, ensuite nous travaillons, puis nous prenons notre retraite et, enfin, nous nous amusons. C'est un système qui ne fonctionne pas.

Au Nunavut, l'hiver est froid et comporte des journées complètes d'obscurité. C'est difficile de faire bouger les gens dans ces conditions.

Les employés ne bénéficient pas de pauses exercice pendant les journées de travail.

La population manque de connaissances générales sur l'alimentation.

Il est difficile d'atteindre et de conserver un poids santé avec toutes les forces contre lesquelles il faut lutter, notamment notre mode de vie sédentaire, la disponibilité des aliments à forte teneur en gras, l'absence d'incitatifs, de milieux de soutien et de politiques sur les aliments sains, etc.

Les modes de vie traditionnels (qui sont sains) ont été remplacés par des modes de vie sédentaires, qui sont transmis de génération en génération.

On assiste à une augmentation des activités de loisir sédentaires (regarder la télévision, faire des jeux vidéos, etc.).

Les activités physiques peuvent coûter cher.

Les gens ne peuvent s'adonner à des activités physiques pour les raisons suivantes :

  • activités non inclusives (p. ex. elles visent les Canadiens et Canadiennes ayant une déficience);
  • absence d'installations;
  • coût de l'équipement;
  • frais de participation;
  • questions de sécurité;
  • isolement de la communauté;
  • coût du transport ou absence d'un moyen de transport.

Les familles ont peu de temps à consacrer à l'achat et à la préparation d'aliments sains, de même qu'aux repas. On manque de connaissances sur la nutrition et la préparation des aliments.

Financement

On n'accorde pas suffisamment de fonds à la prévention, qui ne comprend pas la naturopathie, les massages, la gestion du stress, etc.

Autres

La viabilité des programmes couronnés de succès et le soutien des programmes sont des dossiers importants.

La société cherche des solutions miracles, qui ne fonctionnent pas.

On travaille fort pendant la journée, et on est trop fatigué pour faire de l'exercice le soir. Il n'y a pas suffisamment de souplesse pendant la journée pour permettre l'exercice physique.

Au Canada, l'éducation est obligatoire, mais l'éducation physique ne l'est pas. L'éducation physique n'est pas valorisée. On la considère comme un supplément ou un à-côté. Le nombre de possibilités d'activité physique a diminué dans les écoles.

Les écoles n'offrent pas d'éducation sur l'alimentation ni de cours de nutrition.

Nous vivons dans une culture de l'automobile (et de la motoneige) et de la restauration rapide.

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Acquisition et transfert des connaissances

Il ne faut pas accorder une importance excessive au poids santé. C'est un sujet controversé. Il n'y a pas consensus sur la définition du poids santé (en particulier pour les adolescents et les personnes âgées), et il n'existe pas de bonnes mesures du poids et de la graisse. De plus, la plupart des recherches sur le poids santé sont faites sur des personnes de race blanche.

Il existe des préjugés culturels quant à la définition du poids santé. La définition qu'en donne la majorité ne convient pas à toutes les cultures. Les facteurs génétiques n'ont pas été pris en compte.

Il n'existe pas de niveau recommandé d'activité physique.

On manque de données pour la réalisation d'une analyse coûts-avantages de la prévention.

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Développement communautaire et infrastructure

La promotion des modes de vie sains doit se faire à l'école et dans la communauté.

Les communautés reçoivent des messages mitigés, étant donné que des boissons gazeuses et des croustilles sont vendues dans les écoles, qu'on fait des collectes de fonds en vendant des aliments malsains et que les centres de loisir comportent des aires pour fumeurs.

On ne se sent pas suffisamment concerné par les problèmes. Nos systèmes sont axés sur les traitements.

Dans les communautés, le roulement de personnel est élevé, et le manque de fonds a entraîné une surutilisation des ressources humaines. Les responsables et les bénévoles y sont débordés.

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Information publique

Les barrières linguistiques empêchent de nombreuses personnes de lire les étiquettes sur les emballages des aliments.

Les étiquettes sur les emballages des aliments ne sont pas rédigées en langage simple. Elles ne comportent pas de logos faciles à comprendre (tels que le logo du programme Cour atout) et les caractères utilisés sont trop petits.

Les discussions sur le poids santé peuvent avoir des effets négatifs, étant donné qu'elles favorisent la discrimination, une mauvaise image de soi et l'industrie des régimes alimentaires. Elles favorisent aussi la quête de la bonne forme physique, qui peut s'avérer n'être que la quête d'un corps parfait. Dans certaines cultures, il est bon d'être corpulent. Quel message transmet-on pour ce qui est du retour à la culture?

On reçoit des renseignements erronés et conflictuels sur ce qui est sain.

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Solutions intégrées

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges afin de trouver des solutions plus intégrées. Ils se sont penchés sur les politiques, les programmes et les autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains afin de promouvoir l'importance d'une alimentation saine, de l'activité physique et du maintien d'un poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de stratégies

On a besoin de planification stratégique et d'une vision à long terme.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient élaborer ensemble des plans de travail sur les quatre orientations stratégiques (processus semblable à celui utilisé pour la politique sur les sports).

Le poids santé ne doit pas constituer l'une des questions sur lesquelles porte la Stratégie. Il n'ajoute aucune valeur à la discussion. Il faut axer les efforts sur une alimentation saine et sur l'activité physique.

Il faut offrir un leadership horizontal et vertical.

Collaboration

Élaborer une stratégie panterritoriale en matière de modes de vie sains faisant appel au Secrétariat du Nord de Santé Canada. Solliciter la participation des ministres territoriaux de la Santé, de l'Éducation, des Sports et des Loisirs.

Faire intervenir les organisations non gouvernementales (ONG) dans le processus.

Favoriser l'établissement de liens entre les secteurs.

Politiques

Élaborer une politique de l'alimentation et de la sécurité du revenu.

Élaborer une politique portant sur les formes de thérapie ou de consultation de rechange (c.-à-d. non médicales).

Financement

Inclure le financement des programmes de base et des programmes couronnés de succès.

Diminuer la concurrence entre les groupes du domaine de la santé.

Offrir aux écoles des fonds pour augmenter l'éducation physique.

Ne pas laisser les loisirs souffrir du fait que de trop grandes ressources sont consacrées aux sports d'élite.

Séparer le financement des infrastructures de loisirs du financement des services d'eau, des routes et des égouts.

Fournir un financement pluriannuel garanti.

Utiliser une formule de financement « à guichet unique ». Faciliter le processus, mais continuer de rendre compte de sa gestion.

Assurer l'équité de l'accès au financement.

Population

Dénormaliser les mauvaises habitudes alimentaires, comme ce fut le cas du tabagisme.

Incitatifs

Offrir des réductions d'impôt aux personnes qui adoptent des modes de vie sains.

Autres

Élargir le programme des produits alimentaires livrés par la poste pour favoriser la réduction du coût des aliments dans le Nord.

Élargir les programmes de petits déjeuners dans les écoles.

Il faut un changement sociétal de notre façon de penser, mais celui-ci doit provenir des échelons supérieurs.

Le marketing social des modes de vie sains est plus qu'une simple question d'éducation. Il faut aussi promouvoir un milieu de travail socioculturel.

Fournir aux employés du temps pour faire de l'exercice pendant la journée de travail.

Rendre l'éducation physique obligatoire de la maternelle à la 12e année. Le gouvernement pourrait reconnaître l'importance de l'éducation physique en offrant des réductions d'impôt.

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Acquisition et transfert des connaissances

Examiner ce qui fonctionne au Canada et à l'étranger (p. ex. dans les pays scandinaves et en Californie). Tirer des leçons des régions où les mauvaises habitudes en matière de santé ont été dénormalisées et où des incitatifs visant la santé sont fournis.

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Développement communautaire et infrastructure

Sensibiliser la communauté aux questions connexes.

Se pencher sur le manque de motivation attribuable aux longs hivers passés dans l'obscurité. Amener les activités aux gens plutôt que les gens aux activités. Offrir des activités dans les milieux de travail et les écoles.

Information publique

L'éducation du public demeure peut-être la clé du succès de la promotion d'une vie saine. La publicité (p. ex. les annonces de Subway) peut faciliter la sensibilisation.

Élaborer une stratégie de commercialisation des aliments pour simplifier l'étiquetage et pour révéler la véritable histoire de l'industrie (d'une manière semblable à ce qui s'est fait dans le cas du tabac).

Déterminer les priorités

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les priorités de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont indiqué les principales mesures requises pour assurer le succès de cette stratégie. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie

Former à nouveau un ministère de l'Activité physique au palier fédéral.

Faire des secteurs des sports, des loisirs et de l'éducation des partenaires à part entière, à tous les niveaux, de la Stratégie en matière de modes de vie sains.

Élaborer une stratégie panterritoriale en matière de modes de vie sains. Se fonder sur la mine d'idées et de connaissances issues de la table ronde de Whitehorse ainsi que sur les excellents rapports qui y ont été établis.

Tenir compte des obstacles sociaux et économiques à une vie saine.

Tenir un plus grand nombre de rencontres semblables à cette table ronde pour faire avancer les choses.

Ajouter un volet évaluation à la Stratégie afin d'assurer le suivi des incidences. Élaborer un plan d'action comportant des échéances et utiliser des données quantitatives pour l'évaluer.

Mettre la dernière main à la Stratégie au plus tard en octobre 2003, après la réunion des ministres.

Élaborer une stratégie panterritoriale en matière de modes de vie sains en l'espace d'un an et la mettre en oeuvre sur cinq ans. Établir un plan de travail pour cette stratégie, en fonction des enjeux prioritaires. Santé Canada devrait fournir la moitié du financement.

Collaboration

Les organisations non gouvernementales (ONG) doivent contribuer de façon continue à la démarche. Il faut établir un processus permettant leur participation à l'élaboration des politiques gouvernementales et les reconnaître au palier fédéral. Il faut éviter que les ONG entrent en concurrence.

Inclure le secteur de l'éducation comme partenaire à part entière, à tous les niveaux.

Les gouvernements doivent travailler, collaborer et appuyer les programmes et les initiatives horizontalement.

Financement

Financer la Stratégie à long terme, et non pas sur un cycle de quatre ans. Penser aux générations futures.

Financer à court terme les installations des programmes de base.

S'assurer que le processus de financement est équitable. Les gens ne connaissent pas tous la façon d'accéder au financement à tous les niveaux.

On devrait s'assurer que les membres du personnel de Santé Canada responsables des fonds consacrés au Nord ou aux Autochtones sont des Autochtones (ou viennent du Nord) pour qu'ils comprennent les questions en jeu.

Rétablir le financement de ParticipAction. Ce programme était bien connu, et de nombreux Canadiens et Canadiennes se reconnaissaient en lui.

Santé Canada devrait fusionner tous les programmes de financement des modes de vie sains (Fonds pour la santé de la population, Stratégie canadienne antidrogue, Initiative sur le diabète chez les Autochtones, etc.). Le processus de financement est complexe et devrait être simplifié.

Politiques

À court terme, élaborer des politiques et des stratégies sur l'alimentation et la sécurité du revenu. Intégrer le financement et relier l'éducation physique à un plan holistique en matière de santé.

Ne pas consacrer de temps à l'élaboration de politiques, mais obtenir du financement fédéral pour mener des activités.

Élaborer des politiques sur les milieux de travail qui favorisent les moyens de déplacement actifs et les environnements sains.

Adopter des lois pour que les lieux publics soient sans fumée (p. ex. les salles de bingo).

Élaborer une politique nationale sur l'alimentation dans les écoles qui prévoit, p. ex. que les boissons gazeuses et les croustilles soient retirés des distributeurs automatiques.

Élaborer des politiques sur les milieux de travail sains et les moyens de déplacement actifs. Inclure des représentants du milieu du travail, de Santé Canada, de Développement des ressources humaines Canada, d'Environnement Canada et des syndicats dans les discussions.

Population

Tenir compte de la diversité et la respecter.

Autres

Interdire les régimes à la mode, les publireportages sur la condition physique et les aliments malsains.

Rendre l'éducation physique obligatoire dans toutes les écoles, de la maternelle à la 12e année, et y accorder plus de financement.

Acquisition et transfert des connaissances

À court terme, répertorier les ressources communautaires et mener une enquête pour déterminer les chevauchements et les lacunes. Recenser ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Produire un guide des aliments traditionnels et un guide des modes de vie traditionnels du Nord. À long terme, intégrer le contenu du guide des aliments traditionnels au guide des modes de vie du Nord.

Mettre l'accent sur les résultats des projets.

Développement communautaire et infrastructure

Les communications sont la principale priorité. Il faut tenir compte des opinions exprimées aux rencontres et communiquer les réactions aux participants avant la réunion des sous-ministres, c.-à-d. au plus tard le 31 mai.

Encourager les communautés à collaborer et à partager les fonds.

Soutenir le perfectionnement professionnel au niveau communautaire.

Information publique

Utiliser un langage simple en ce qui concerne la Stratégie, à commencer par son titre.

Tenir compte des besoins des nombreux publics, y compris les Inuits et ceux pour qui l'anglais est une langue seconde.

Il est important que tous comprennent les questions en jeu, les solutions possibles et la Stratégie elle-même.

Publier la liste des représentants qui participeront au Symposium pour permettre aux groupes de préparer des activités destinées à exercer des pressions.

Conclusion

Pour terminer, les participants ont été invités à présenter des commentaires. En voici un résumé.

Il faut mettre fin aux inégalités qui existent dans l'état de santé et accroître le soutien du revenu aux fins des dépenses liées à l'alimentation, aux vêtements et au logement. La Stratégie semble viser la classe moyenne.

Il faudra effectuer un suivi de la table ronde de Whitehorse dans les territoires. Les gens doivent pouvoir influer sur la politique. On pourrait former un comité de gouvernance reposant sur la collaboration des trois régions du Nord. Nous ne voulons pas perdre le contrôle du processus lorsque la table ronde aura pris fin.

Pearl Keenan a mis fin à la séance en récitant une prière.