Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains
Rapport sommaire des tables rondes
Mai 2003
Préparé par The Alder Group
Table des matières
Toile de fond
Les gouvernements fédéral, provinciaux et
territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de
l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne
intégrée en matière de modes de vie sains.
Cette Stratégie en matière de modes de vie sains
permettra à tous les Canadiens et Canadiennes
d'être en meilleure santé en leur donnant la
possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet
égard. La Stratégie repose sur une approche
axée sur la santé de la population qui
reconnaît que les milieux sociaux, économiques et
physiques où vivent, travaillent, apprennent et se
divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence
sur les comportements liés à la santé.
La Stratégie en matière de modes de vie sains est
un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives
à la santé. La première phase de la
Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et
l'activité physique dans le contexte d'un poids
santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des
initiatives existantes dans ces domaines et d'établir
des liens avec les travaux menés sur d'autres questions,
comme celle de la lutte au tabagisme.
Les points de vue des gouvernements, des organismes non
gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé,
des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders
communautaires et d'autres parties concernées ont tous
leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la
meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour
tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements
fédéral, provinciaux et territoriaux veulent
recueillir de l'information auprès de tous ces groupes
et entretenir avec eux des relations qui contribueront à
définir la Stratégie en matière de modes de
vie sains et à déterminer quelles activités
pourraient y être intégrées. Les renseignements
ont été recueillis de quatre façons entre
janvier et avril 2003 :
- rencontres préalables à la consultation;
- tables rondes stratégiques;
- remise d'un carnet de travail;
- symposium national sur les modes de vie sains.
Neuf tables rondes ont été organisées aux
quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens
avec un éventail plus large de parties
intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des
participants ainsi invités, il faut noter des
représentants de diverses organisations nationales,
provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes
provenant de différents secteurs.
Les tables rondes ont eu lieu dans les villes suivantes :
- Toronto, Ontario - le 6 mars 2003
- Vancouver, C.-B. - le 10 mars 2003
- Ottawa, Ontario - le 12 mars 2003
- Ottawa, Ontario (table ronde à l'intention des
Autochtones) - le 14 mars 2003
- Edmonton, Alberta - le 17 mars 2003
- Winnipeg, Manitoba (et Saskatchewan) - le 19 mars 2003
- Montréal, Québec - le 24 mars 2003
- Halifax, Nouvelle-Écosse (provinces de l'Atlantique)
- le 27 mars 2003
- Whitehorse, Yukon - le 3 avril 2003
La participation aux tables rondes était la suivante
:
- Toronto, Ontario - 37 participants, 3 représentants de
Santé Canada, 1 représentant du bureau de la
Ministre
- Vancouver, C.-B. - 37 participants, 4 représentants de
Santé Canada, 1 représentant du bureau de la
Ministre
- Ottawa, Ontario - 32 participants, 2 représentants de
Santé Canada, 1 représentant du bureau de la
Ministre
- Ottawa, Ontario (table ronde des Autochtones) - 27
participants, 3 représentants de Santé Canada, 1
représentant du bureau de la Ministre
- Edmonton, Alberta - 35 participants, 2 représentants de
Santé Canada
- Winnipeg, Manitoba (et Saskatchewan) - 34 participants, 3
représentants de Santé Canada, 1 représentant
du bureau de la Ministre
- Montréal, Québec - 21 participants, 4
représentants de Santé Canada, 1 représentant
du bureau de la Ministre
- Halifax, Nouvelle-Écosse (provinces de l'Atlantique)
- 77 participants,5 représentants de Santé Canada, 1
représentant du bureau de la Ministre
- Whitehorse, Yukon - 37 participants, 1 représentant de
Santé Canada
Introduction
Les objectifs des rencontres étaient les suivants
:
- Faire connaître les attentes des ministres de la
Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur
l'élaboration de la Stratégie pancanadienne
intégrée en matière de modes de vie
sains.
- Inviter les participants à fournir des renseignements
pouvant servir à l'élaboration de la
Stratégie.
- Répertorier les principales initiatives, mesures et
stratégies, en cours ou à venir, devant être
prises en considération dans l'élaboration de la
Stratégie.
- Favoriser la création de partenariats.
Observations
préliminaires
Partout au pays, les observations préliminaires ont
été faites par des membres du Groupe de travail sur
les modes de vie sains, du Comité consultatif sur la
santé de la population et la sécurité de la
santé et du groupe de référence de la
consultation. Ces présentations décrivaient, sans
toutefois s'y limiter, la Stratégie et le processus de
consultation.. En voici un résumé.
Il existe un engagement renouvelé, de la part des
gouvernements, à l'endroit de la promotion de la
santé ainsi que de la prévention des maladies et des
blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont
annoncé leur intention de collaborer à
l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne
intégrée en matière de modes de vie sains. On
se concentrera d'abord sur l'alimentation,
l'activité physique ainsi que le poids santé,
puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de
risque qui y sont couramment associés et l'incidence de
maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie
sera élaborée de façon à tenir compte
d'autres facteurs par la suite.
Les modes de vie sains sont influencés par les milieux
socioculturel, économique et physique où les gens
vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux
peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de
l'accès à des aliments sains, de la consommation
de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne
pas fumer et du soutien exprimé par les leaders
communautaires.
La Stratégie pancanadienne intégrée en
matière de modes de vie sains est une stratégie
globale. Elle intégrera donc des éléments
visant la saine alimentation et l'activité physique dans
le contexte d'un poids santé, en plus
d'établir des liens avec des stratégies
déjà en place et d'inclure des facteurs qui
auront priorité à l'avenir.
Des relations sont établies alors que l'apport de
partenaires et d'autres parties intéressées est
recherché de différentes façons :
- rencontres préalables à la consultation (janvier
et février);
- tables rondes stratégiques (mars et avril);
- remise du carnet de travail;
- symposium national sur les modes de vie sains (avril).
La rétroaction obtenue à l'occasion des tables
rondes et par l'entremise du carnet de travail sera
passée en revue, synthétisée et
présentée dans un rapport renfermant des
recommandations qui aideront à préparer le
symposium.
Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur
invitation, un large éventail de partenaires et d'autres
parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29
avril.
Après le Symposium, les représentants des
gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux
feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis
aux ministres en septembre.
Commentaires des
participants
Les participants ont été invités à
faire part de leurs réflexions initiales et à poser
des questions sur la consultation et la Stratégie en
matière de modes de vie sains, d'abord au sein de petits
groupes de discussion, puis dans le cadre d'une séance
plénière. Voici un résumé de leurs
commentaires.
Processus de consultation
Des commentaires ont été faits sur les sujets
suivants :
Processus de consultation
- La démarche est claire.
- Les enjeux sont d'actualité.
- La Stratégie en matière de modes de vie sains
aura un énorme potentiel, si la volonté politique est
présente pour l'orienter.
- Comment consultera-t-on le Canadien moyen?
- Y a-t-il d'autres façons de remplir le carnet de
travail? Est-il disponible en d'autres langues et sous
d'autres formes (Braille, cassette audio)?
- La démarche est trop rapide. Il n'y a pas assez de
temps pour obtenir la rétroaction des
communautés.
- En quoi la démarche diffère-t-elle de tous les
autres processus de consultation qui ont déjà eu lieu
et en quoi les résultats seront-ils différents?
- Il ne s'agit pas d'une vraie consultation - monsieur et
madame tout le monde et les autres secteurs ne sont pas
consultés et ceux qui le sont ne le sont pas d'une
façon significative.
Tables rondes
- On ne peut pas parler de vraie consultation compte tenu de la
représentation à la table ronde.
- Une table ronde distincte devrait être tenue pour les
jeunes.
- Les participants n'ont pas pu se préparer à
la table ronde, puisque l'invitation est arrivée trop
tard.
- La participation à la table ronde est
appréciée.
Symposium
- Comment invitera-t-on les gens au Symposium et qui sera
invité?
- Les rapports des tables rondes seront-ils disponibles avant la
tenue du Symposium?
- Dans quelle mesure les Autochtones seront-ils
représentés au Symposium?
Financement
Les participants voulaient savoir le niveau de financement
apporté à la Stratégie et la façon dont
les fonds alloués parviendraient à
l'échelle provinciale, territoriale et communautaire.
Des commentaires ont été faits sur l'urgence des
sujets en cause et sur le fait que nous ne pouvons pas nous
permettre de ne rien faire.
Collaboration
Tous les secteurs et gouvernements n'étaient pas
représentés à chacune des tables rondes et on
se demandait comment les parties absentes participeraient à
la démarche. On a souligné que différents
groupes avaient assisté aux rencontres préalables
à la consultation et précisé qu'il
était possible de faire des commentaires au moyen du site
Web. On a indiqué avoir fait l'effort d'inviter un
vaste auditoire, mais qu'il n'avait pas été
possible pour toutes les personnes invitées de participer.
La représentation des participants au Symposium sera
très variée. Parmi les secteurs qui doivent
être représentés, mentionnons :
- les municipalités,
- l'éducation,
- le sport et les loisirs,
- tous les ministères et paliers de gouvernement,
- les communautés et les organisations locales,
- le secteur de la nutrition
- l'industrie alimentaire,
- les médecins,
- le public en général.
L'initiative de la Stratégie en matière de
modes de vie sains a été qualifiée
d'importante et des questions ont été
posées au sujet des liens qui seront établis avec la
Politique canadienne du sport, les stratégies des provinces
de l'Atlantique, le travail effectué par l'Alliance
pour la prévention des maladies chroniques au Canada et les
initiatives bénévoles, puisqu'il est important de
tirer profit des synergies existantes. Compte tenu de la
qualité du modèle de la Stratégie, une
requête a été faite en vue de son adaptation
par d'autres.
Sujets prioritaires / déterminants de la
santé
Certaines préoccupations ont été
exprimées relativement aux trois sujets prioritaires (saine
alimentation, activité physique et poids santé). On y
faisait d'ailleurs référence en parlant de choix
de modes de vie et de déterminants médicaux de la
santé. De nombreuses inquiétudes ont
été soulevées à l'égard de
la question du poids santé. On a néanmoins fait
remarquer que les trois sujets prioritaires représentaient
un bon début et que d'autres thèmes seront
examinés. Les participants s'entendaient pour dire que
l'inactivité physique et la mauvaise alimentation
étaient d'importants facteurs de risque qui doivent
être étudiés, puisque les taux de maladies
augmentent et que la population vieillit. Partout au pays, on a
insisté pour dire que la Stratégie devait mettre
l'accent sur tous les déterminants de la santé et
les inclure, et les points suivants sont ressortis :
- Le travail est un déterminant important de la
santé.
- On ne traite pas de certains obstacles fondamentaux comme la
violence, la pauvreté et la marginalisation.
- La Stratégie devrait mettre l'accent sur la
prévention.
- Les trois sujets prioritaires ne sont pas assez vastes et ne
tiennent pas compte de tous les déterminants sociaux de la
santé.
- La santé mentale touche toutes les activités
liées à une vie saine et ne peut donc pas être
retirée ou traitée de façon
isolée.
Milieux
La participation des parents est essentielle.
Le domicile (parents), les écoles et les lieux de travail
sont des milieux clés.
Population
L'absence de certains groupes qui devraient participer
à la démarche a été remarquée.
Parmi ceux qui auraient dû être présents ou qui
auraient dû participer davantage dès le départ,
mentionnons :
- les aînés;
- les gens vivant dans des communautés rurales et
éloignées, puisqu'ils font face à des
obstacles particuliers;
- les élèves et les jeunes;
- les personnes souffrant d'une maladie chronique;
- les Canadiens et Canadiennes ayant un handicap.
Voici d'autres commentaires au sujet de la population (ou de
groupes cibles de la Stratégie) :
- De nombreux Canadiens et Canadiennes, dont les personnes
à faible revenu et les Autochtones, ont des
préoccupations plus grandes que la saine alimentation et
l'activité physique.
- Les besoins des diverses populations du pays varient.
- La Stratégie doit compter une composante distincte pour
les Autochtones.
Le moment est bien choisi pour la Stratégie,
puisqu'il existe un sentiment d'urgence relativement aux
questions en cause, compte tenu du fait que de nombreux Canadiens
et Canadiennes (dont des enfants) ont une surcharge
pondérale, que la population vieillit et que les taux
d'atteinte des maladies augmentent.
Dans certains cas, les conférenciers ayant
présenté les observations préliminaires ont
répondu immédiatement aux commentaires des
participants. Les remarques auxquelles il n'était pas
possible de répondre aux tables rondes ont été
notées et présentées au comité FPT et
à Santé Canada.
Démarches qui
portent fruits
Les participants ont été invités
à faire du remue-méninges sur ce qui fonctionne au
pays relativement aux modes de vie sains en indiquant les
programmes, les politiques et les projets de recherche
couronnés de succès et en expliquant à quoi on
attribue leur réussite. Des discussions ont eu lieu en
petits groupes et un rapport sur celles-ci a été
présenté dans le cadre d'une séance
plénière et des notes supplémentaires ont
été remises. Une liste complète des
initiatives est présentée dans les rapports des
tables rondes tenues dans les différentes
provinces.
Programme d'aide préscolaire aux
Premières nations
Réussite attribuable à une approche holistique
portant sur la petite enfance et adaptée à la
culture.
Alberta Active Living Strategy
Réussite attribuable à la participation de six
ministères et des commissions des accidents du travail.
Camps culturels et traditionnels
Ces
camps sont couronnés de succès pour les raisons
suivantes : ils sont traditionnels et holistiques et ils
comprennent des éléments spirituels; ils font appel
à l'ensemble de la communauté (inclusifs); ils
renforcent les mécanismes de soutien et la culture; ils
mettent l'accent sur l'activité physique, la saine
alimentation et l'enseignement spirituel.
Stratégie fédérale de
réduction du tabagisme
La réussite de cette initiative multisectorielle globale
repose sur ses nombreuses facettes (dont les médias, les
politiques publiques et autres, les programmes, etc.)
fondées sur la collaboration (tout le monde est responsable
- le gouvernement et les ONG). Il s'agit d'une initiative 8
nationale axée sur la communauté. Les efforts
déployés sont soutenus et à long terme, et la
démarche comporte des volets éducation, marketing
social et prévention (auprès des jeunes).
Programme Apprenants en Santé
(Nouveau-Brunswick)
La réussite du programme est attribuable à : un
partenariat entre le secteur de la santé publique et celui
de l'éducation (mis en ouvre dans tous les districts
scolaires au Nouveau- Brunswick et piloté par le
Comité consultatif sur la santé du district); un
financement qui permet aux infirmières de santé
publique des districts scolaires de réunir des partenaires,
en associant les écoles et les communautés à
l'intérieur des ressources existantes et l'accent
mis sur l'activité physique et l'alimentation (buts
fixés par les enseignants, les enfants et les parents). Ce
modèle d'école santé complet comporte les
volets environnement, soutien et services et directives en classe.
Il est fondé sur l'approche axée sur la
santé de la population et favorise la capacité
communautaire.
Initiative canadienne en santé
cardiovasculaire
Cette initiative multisectorielle, globale et fondée sur des
résultats a réussi parce qu'elle mettait
l'accent sur de multiples facteurs de risque et qu'elle a
bénéficié d'un leadership
gouvernemental.
ISO Actif
La réussite du programme est attribuable au fait qu'il
porte notamment sur l'alimentation, la nourriture ainsi que
l'activité physique et qu'il comprend des campagnes
promotionnelles (éducation publique) en vue de
l'atteinte de certains buts précis (à
différents niveaux, comme bronze, argent et or). À
l'heure actuelle, ce projet regroupe cent écoles.
Stratégie nationale concernant le diabète
chez les Autochtones (prévention du diabète)
La réussite de cette initiative est attribuable au fait
qu'elle met l'accent sur la prévention, la recherche
et le financement durable et qu'elle examine les multiples
interventions.
Stratégies de lutte contre le tabagisme en
Nouvelle-Écosse et à
l'Île-du-Prince-Édouard
Ces stratégies réussissent parce qu'elles visent
le long terme, qu'elles sont bien pensées et
qu'elles englobent des partenariats, une participation du
milieu politique, l'adoption de lois, l'engagement de
ressources humaines à divers niveaux, une campagne de
marketing social et la responsabilisation du secteur
privé.
Stratégie de prévention des maladies
chroniques en Nouvelle-Écosse et Stratégie en
matière de modes de vie sains à
l'Île-du-Prince-Édouard
Ces stratégies fructueuses ont des facteurs en commun,
notamment :
- projet axé sur la sécurité des
aliments;
- centre d'information;
- participation à tous les niveaux;
- capacité communautaire;
- infrastructure (y compris des ressources humaines);
- passion;
- partenariats et gens en place pour les créer;
- objectifs à court et à long termes;
- groupes et individus ciblés;
- recherche participative.
« De grands bâtiments peuvent être
érigés à partir de petites briques.
»
Dispensaire diététique de
Montréal
Le succès de la démarche repose sur le fait que des
aliments sont distribués directement à des femmes
enceintes ainsi qu'à des mères qui allaitent, ce
qui réduit le nombre de nouveau-nés dont le poids est
anormalement peu élevé. Le programme profite du
soutien, en collaboration, des paliers gouvernementaux
fédéral et provincial.
Initiative de mieux-être au travail dans la
fonction publique de l'Î.-P.-É.
Résultat d'une recherche visant à cerner les
besoins des membres du personnel et à identifier les
obstacles auxquels ils font face, ce programme connaît du
succès parce qu'il fait ressortir le besoin, dans les
divers ministères, de créer des comités
chargés de mettre sur pied des activités favorisant
une vie saine pour l'ensemble du personnel (multisectoriel). La
sensibilisation du personnel (information publique) et la
participation sont fortes.
Programme REAL (Recreation, Experiences And
Leisure) (St. John's, T.-N.)
Face au taux élevé d'obésité
à Terre-Neuve, le programme REAL propose des loisirs et des
activités de divertissement aux enfants et aux jeunes de
milieux défavorisés sur le plan
socioéconomique. Son succès repose sur le fait
qu'il renchérit sur ce que la ville offre, bien que
celle-ci en soit l'agent. Les partenaires sont les enfants et
les jeunes défavorisés, des organismes assurant la
prestation des services, des organisations du domaine de la
santé et du mieux-être, des intervenants du secteur de
l'éducation, des bénévoles, des
fournisseurs d'équipement, des partenaires du domaine
des transports et des sociétés commerciales, tous
animés d'une même volonté : accroître
le mieux-être de la communauté. Cette initiative
rendue possible grâce à l'Association canadienne
des parcs et loisirs est inspirée d'un programme mis de
l'avant à Thunder Bay.
Saskatoon in Motion
Initiative communautaire multisectorielle réussie en raison
de l'infrastructure mise en place, de la participation de la
communauté, de partenariats efficaces et viables, de la
participation des écoles et de différents milieux,
etc.
Centre d'éducation pour les
aînés au Manitoba
La réussite du centre repose sur le fait qu'il permet
aux personnes âgées de sortir de chez elles,
d'interagir socialement, de se faire de nouveaux amis et de
participer à des activités.
Traditional Health Model
Ce modèle est couronné de succès parce
qu'il s'agit d'un programme communautaire des
Premières nations qui suit les saisons et qui fait appel aux
familles, aux communautés, à différents
groupes, à des spécialistes et à des
organismes.
Parmi les facteurs de succès mentionnons
(compilation des listes établies par les participants des
tables rondes) :
- cadre de responsabilisation (reddition des comptes);
- participation de différentes sphères de
compétences;
- approches qui changent les systèmes, et non seulement le
comportement individuel;
- ressources humaines suffisantes et infrastructure
appropriée;
- croyance en la capacité de la communauté,
démarches communautaires visant les intérêts de
la communauté;
- tirer profit et leçon de ce qui existe
déjà;
- soutien et engagement d'un niveau supérieur
(gouvernements et cabinet);
- soutien de tous les niveaux;
- clarté de la vision et du mandat;
- partenariats favorisant la collaboration;
- champions communautaires;
- besoins cernés et comblés par la
communauté;
- consultation avec d'autres groupes;
- coordination à tous les niveaux;
- employés dévoués responsables de la
gestion de l'infrastructure du programme;
- financement durable;
- participation de différents paliers de
gouvernement;
- volet éducation;
- accès établi aux populations cibles;
- recours à des données fondées sur des
résultats comme élément moteur;
- financement;
- participation de la masse de la population;
- bon leadership et investissement;
- lois;
- participation de nombreux secteurs;
- marketing social continu;
- partenariats et temps consacré à
l'établissement de partenariats viables;
- politiques;
- ressources provenant du niveau communautaire;
- synergie;
- appui accordé à tous les secteurs;
- appui aux programmes;
- confiance, compréhension et respect;
- utilisation de la recherche et d'indicateurs.
Défis à
relever pour agir
Les participants ont été invités
à faire du remue-méninges sur les obstacles aux
interventions. Ils se sont penchés sur les principaux
obstacles qui empêchent les intervenants du secteur
d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui
mangent régulièrement des aliments sains et qui
atteignent et maintiennent un niveau recommandé
d'activité physique ainsi que leur poids santé.
Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur
celles-ci a été présenté dans le cadre
d'une séance plénière. Voici un
résumé des discussions qui ont eu lieu.
Beaucoup des défis mentionnés étaient ceux
auxquels les personnes font face, notamment :
- accessibilité;
- accessibilité d'aliments convenant à la
culture visée;
- accessibilité d'aliments santé, y compris
dans les régions rurales et éloignées;
- contamination des aliments et alimentation en eau;
- inégalités - y compris le manque d'engagement
pris pour réduire les disparités;
- érosion des modes de vie traditionnels - y compris la
moins grande connaissance des méthodes de
récolte;
- sécurité alimentaire;
- phénomène des sans-abri;
- météo défavorable;
- inclusivité (p. ex. de la culture, du sexe, des
différents groupes d'âge, etc.);
- sécurité du revenu;
- utilisation d'un langage inapproprié (p. ex. pour
les personnes ayant un handicap ou sur l'étiquetage
nutritionnel);
- infrastructure - manque d'installations et
d'environnements propices à l'activité
physique;
- manque de connaissances élémentaires et
d'habiletés alimentaires;
- faible alphabétisation - la moitié de la
population canadienne a de faibles capacités de lecture et
d'écriture;
- questions de santé mentale;
- motivation personnelle;
- prix des aliments santé;
- prolifération des activités
récréatives sédentaires;
- grosseur des portions;
- transport en commun;
- temps - manque de temps pour faire de l'exercice, pour
acheter et préparer des aliments santé;
- temps consacré aux loisirs sédentaires (p. ex.
regarder la télévision, etc.);
- sécurité - manque d'endroits
sécuritaires pour faire de l'activité
physique;
- sous-emploi et chômage;
- disponibilité et faible prix des aliments mauvais pour
la santé.
Parmi les défis que doivent relever les
organisations, les professionnels et les
gouvernements, mentionnons :
- les changements de leadership (dans les organisations et au
gouvernement) nuisent à la continuité;
- le financement (coût de la mise en ouvre des initiatives,
projets, etc.);
- les ressources humaines - trouver les gens qui ont les
connaissances et compétences requises,
particulièrement à l'extérieur des grandes
villes canadiennes;
- le manque de coordination entre les différentes
régions du pays pour ce qui est du travail fait dans le
domaine, ce qui entraîne des initiatives isolées et du
chevauchement;
- les mandats - difficulté de traiter de questions
externes aux mandats centraux;
- le recrutement et la formation des
bénévoles;
- les décideurs optent davantage pour les solutions
à court terme que pour les résultats à long
terme;
- le temps;
- trop peu de professionnels formés dans les milieux
clés, ce qui entraîne une surcharge de travail pour
les diététistes, par exemple.
Parmi les défis liés au
financement, mentionnons :
- concurrence pour obtenir des fonds - entre le secteur de la
santé publique et celui des soins actifs; entre les
ONG;
- difficulté d'obtenir des fonds du secteur
privé;
- pas de financement de base fourni par les gouvernements pour
les programmes;
- manque de financement à long terme;
- tous les secteurs dépensent de l'argent, mais au
niveau supérieur et pour les formalités
initiales;
- l'argent n'est pas dépensé de
façon coordonnée;
- sous-financement du réseau de santé
publique.
Bien qu'il ait été reconnu que la
collaboration est essentielle, certains
défis existent à ce chapitre, notamment :
- rapports d'opposition entre les professionnels de la
promotion de la santé et de la santé publique et ceux
des soins actifs;
- différents ministères travaillent de façon
isolée et hésitent à lâcher prise;
- certains secteurs ne travaillent pas efficacement
ensemble;
- les secteurs, organisations et gouvernements utilisent
différents systèmes et parlent différents
langages;
- il est difficile d'intégrer les stratégies et
activités existantes;
- faire participer toutes les parties concernées -
notamment en encourageant la participation des « ennemis
» comme l'industrie de l'alimentation vide et des
loisirs sédentaires;
- lorsqu'il s'agit d'amasser des fonds, les ONG
dépendent de leur marque (maintien d'une identité
et d'un profil distincts);
- créer des partenariats - le temps et
l'énergie nécessaires pour établir et
maintenir des partenariats, particulièrement pour les
petites organisations qui n'ont pas les ressources (humaines et
financières) pour assister aux rencontres et participer aux
diverses démarches; les occasions et le besoin de former des
partenariats continuent d'augmenter.
Certains défis sont propres à des
milieux précis, notamment :
- les milieux de travail qui n'encouragent pas
l'activité physique chez leurs employés :
- en n'accordant pas de pauses de conditionnement
physique;
- en ne fournissant pas les installations requises, comme de
l'équipement et des douches;
- les écoles qui n'ont pas d'éducation
physique quotidienne et de cours obligatoires traitant de la
nutrition et des modes de vie;
- les communautés ne sont pas consultées;
- les communautés ne jouent plus le rôle de centres
récréatifs;
- le manque de capacité des communautés;
- la dégradation des environnements naturels dans les
communautés;
- la mauvaise planification urbaine;
- les milieux (lieux de travail, écoles,
communautés) n'ont pas les infrastructures
nécessaires à l'activité physique.
Pour ce qui est des politiques, les
défis sont :
- politiques gouvernementales qui se contredisent;
- politiques gouvernementales qui vont à l'encontre
d'une vie saine;
- politiques publiques saines qui excluent le secteur
privé;
- manque de politiques santé dans les écoles;
- absence d'un cadre stratégique commun pour orienter
une approche intégrée en vue de l'atteinte
d'un but commun;
- absence d'une politique nationale en matière de
nutrition et refus de reconnaître la nécessité
d'une telle politique;
- politiques scolaires qui permettent la collecte de fonds au
moyen de vente de friandises et qui acceptent que des aliments
malsains soient vendus sur les lieux.
Pour ce qui est de la recherche et des
données, les défis sont :
- information contradictoire;
- précision des renseignements;
- les données existantes ne sont pas faciles
d'accès;
- manque de liens entre la recherche et la pratique - les besoins
de recherche ne sont pas cernés au bon niveau;
- l'information n'est pas d'actualité;
- manque d'information pour la surveillance des
données de référence;
- absence de facteurs de motivation comportementale;
- manque d'information liée à
l'évaluation;
- manque de résultats :
- sur les interventions efficaces en matière de
prévention et de traitement liés à
l'alimentation et à l'activité physique (au
niveau de la recherche);
- sur les interventions qui peuvent modifier les environnements
dans lesquels les gens font des choix liés à
l'alimentation et à l'activité physique;
- sur les façons de mettre en application des
interventions intégrées en matière de saine
alimentation et d'activité physique, au niveau des
praticiens;
- sur les manières d'inciter les gens à
maintenir des comportements alimentaires et physiques
positifs;
- sur des populations et des régions précises, p.
ex. âge, sexe, statut socioéconomique et
géographie (milieu urbain par rapport à rural,
etc.)
- les résultats de recherche ne sont pas
interprétés de façon à pouvoir
être utilisés par les praticiens et le public en
général.
Parmi les autres obstacles sociétaux
mentionnons :
- concurrence féroce livrée aux messages de vie
saine dans notre société par l'industrie de
restauration rapide et des activités
récréatives sédentaires, de même que par
la machine publicitaire qui les alimente;
- on a fait la promotion des modes de vie sains comme s'il
s'agissait d'un choix individuel - ils ne font plus partie
de nos valeurs sociales collectives;
- manque de cohérence entre notre discours social et les
modèles sociaux concrets (c.-à-d. des messages qui
font la promotion d'une vie saine sont communiqués, mais
les adultes adoptent des comportements malsains);
- manque de valeurs sociétales qui appuient et favorisent
des comportements sains;
- notre société valorise le fait de faire de
l'argent au détriment de notre santé et de nos
relations sociales;
- le peu de valeur que les communautés non autochtones
accordent au bien-être spirituel;
- nous recherchons des solutions rapides, mais les bienfaits
d'une vie saine sont à long terme.
Les défis en matière de
communication et
d'information publique sont attribuables :
- à des messages qui se font concurrence - industrie de la
restauration rapide, régimes amaigrissants et autres
messages de santé;
- à des messages contradictoires;
- à la crédibilité des gens qui transmettent
les messages;
- aux messages incohérents;
- au fait que tous les messages ne conviennent pas à tous
les auditoires;
- à la prolifération de messages provenant des
É.-U.;
- au manque de clarté des messages transmis.
Solutions
intégrées
Les participants ont été invités
à faire du remue-méninges afin de trouver des
solutions plus intégrées. Ils se sont penchés
sur les politiques, les programmes et les autres mesures à
inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie
sains afin de promouvoir l'importance d'une alimentation
saine, de l'activité physique et du maintien d'un
poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes
et un rapport sur celles-ci a été
présenté durant une séance
plénière. Voici un résumé des
discussions qui ont été regroupées selon les
quatre orientations stratégiques proposées pour la
Stratégie.
Leadership et élaboration de politiques
Élaboration de la Stratégie
La Stratégie devrait :
- inclure une composante distincte pour les Autochtones;
- ne pas reprendre ce qui est fait au niveau provincial, mais
s'y ajouter en vue d'être utile pour les
organisations qui travaillent dans le domaine;
- adopter une approche reposant sur les déterminants de la
santé et tenir compte de chacun de ces
déterminants;
- au moment de l'élaboration, considérer la
santé mentale comme une priorité;
- établir une structure de responsabilisation reposant sur
des objectifs et des résultats;
- harmoniser les stratégies et les plans FPT;
- inclure un important volet d'évaluation;
- aller au-delà de l'aspect politique pour survivre
aux changements de leadership;
- rechercher un engagement de haut niveau, à
l'échelle fédérale, provinciale,
territoriale, locale et communautaire;
- ne pas adopter une approche « unique convenant à
tous »;
- appuyer tous les milieux (où les Canadiens et
Canadiennes travaillent, vivent, étudient, se divertissent
et se consacrent à leur spiritualité);
- mettre l'accent sur les activités de la vie
quotidienne, plutôt qu'uniquement sur les sports.
Des suggestions ont été faites relativement
à l'administration et au leadership de la
Stratégie, notamment pour ce qui est de :
- mettre sur pied un groupe central de coordination pour
administrer la Stratégie et la mettre en ouvre;
- former un comité ou organe directeur multisectoriel et
interdisciplinaire pour surveiller la gestion et la mise en ouvre
de la Stratégie;
- établir un leadership national, mais mettre sur pied des
groupes de coordination à l'échelle
provinciale;
- préciser les rôles des différentes parties
concernées de tous les secteurs.
La Stratégie doit appuyer les environnements sociaux et
physiques (milieux) :
- communautés;
- écoles;
- transport;
- milieux de travail.
Collaboration
Partout au pays, on s'entendait pour dire que les solutions
favorisant une vie saine reposent sur différents secteurs et
paliers de gouvernement. À cette fin, la Stratégie
doit être intersectorielle et interministérielle et
les partenariats sont essentiels. Pour gérer ces
partenariats, les différentes sphères de
compétence doivent être respectées et des
lignes directrices précises sont nécessaires pour
définir les rôles et responsabilités des
parties concernées. Parmi les partenaires indispensables au
processus, mentionnons :
- tous les milieux (où les Canadiens et Canadiennes
travaillent, vivent, étudient, se divertissent et se
consacrent à leur spiritualité);
- tous les paliers de gouvernement;
- tous les ministères;
- la communauté;
- l'éducation;
- l'environnement;
- l'industrie alimentaire;
- la santé;
- le logement;
- la justice;
- les médias;
- le Secrétariat du Nord de Santé Canada;
- les ONG (dont ceux qui représentent les Canadiens et
Canadiennes ayant un handicap, les aînés, les jeunes,
les différentes cultures, etc.);
- le secteur privé;
- le secteur public;
- les communautés rurales, nordiques et
éloignées;
- l'industrie des loisirs sédentaires;
- les sports et les loisirs;
- la fiscalité;
- le transport;
- la planification urbaine.
La Stratégie doit également établir des
liens avec les stratégies et initiatives existantes,
notamment avec la Stratégie canadienne du diabète, la
stratégie de réduction du tabagisme, la
prévention des maladies chroniques, SNAP, etc. Pour assurer
la participation du secteur privé, il faudrait mettre sur
pied un modèle de gestion.
Financement
Veiller à ce que le financement soit durable et
suffisant. Des fonds sont particulièrement requis :
- au niveau communautaire;
- pour répondre aux exigences en matière de
ressources humaines et d'infrastructures;
- pour protéger les fonds dépensés dans
d'autres domaines (p. ex. la lutte au tabagisme);
- pour l'évaluation;
- pour les programmes qui ont fait leurs preuves (plutôt
que d'en mettre de nouveaux sur pied);
- pour permettre aux ONG de participer pleinement et de planifier
à long terme;
- pour améliorer l'infrastructure de santé
publique;
- pour allouer les fonds selon les besoins plutôt que de se
fier à un modèle de financement par habitant.
Écoles
Comme par le passé, rendre obligatoire
l'éducation physique et les activités physiques
non compétitives dans les écoles.
Politiques
Les participants de partout au pays ont fait ressortir
l'importance que la Stratégie doit accorder aux vastes
déterminants de la santé. Pour ce faire, on ne peut
négliger les questions liées au logement, à la
pauvreté, à l'isolement, à la santé
mentale, etc., puisque les gens qui font face à de tels
défis sont sérieusement désavantagés
lorsqu'il s'agit d'adopter des comportements
santé comme bien manger, être actif et maintenir un
poids santé. Cette situation a donné lieu à
plusieurs commentaires laissant entendre qu'une
stratégie en matière de modes de vie sains pourrait
entraîner de plus grandes disparités dans
l'état de santé. Certaines recommandations de
politiques allaient audelà des trois sujets prioritaires
cernés. Parmi les recommandations, mentionnons :
- mettre sur pied des politiques favorisant des lieux publics
sains;
- établir une politique de sécurité
alimentaire;
- adopter une politique de sécurité du revenu;
- examiner les politiques existantes et établir un cadre
de vie saine pour toutes les nouvelles politiques;
- obtenir le soutien et l'engagement du public, des
ministères et du secteur privé durant
l'élaboration des politiques;
- examiner les programmes et politiques qui réussissent et
en tirer leçon.
Mettre en place des politiques publiques saines dans tous les
milieux, y compris :
- dans les communautés;
- dans les lieux de rassemblement public;
- dans les écoles - politiques favorisant les choix
d'aliments santé, activité physique obligatoire
(pas seulement les sports de compétition), transport actif
et sécuritaire; une politique nationale sur la nutrition
dans les écoles;
- dans les lieux de travail - politiques qui appuient les
déplacements actifs.
Mesures incitatives et dissuasives
Un système de récompenses ou de punitions a
été conseillé pour appuyer le programme de la
Stratégie en matière de modes de vie sains.
Offrir des avantages fiscaux aux :
- entreprises qui produisent et distribuent des aliments
santé;
- personnes et familles qui adoptent des modes de vie sains en
participant à des programmes de sports et de loisirs, en
s'achetant du matériel sportif ou en s'abonnant
à un centre de conditionnement physique;
- personnes qui ont une vie saine en diminuant les taux des
primes d'assurance;
- entreprises médiatiques qui transmettent des messages
favorisant une vie saine et des annonces d'intérêt
public traitant des modes de vies sains;
- milieux de travail qui encouragent leurs employés
à être actifs physiquement et à bien manger en
accordant du temps pour faire de l'exercice, en fournissant les
installations (équipement, support pour vélos,
abonnement dans un centre de conditionnement physique, douches,
etc.) et en proposant des choix santé dans les
distributrices et les cafétérias.
Instaurer des mesures dissuasives pour :
- les entreprises qui ne favorisent pas les modes de vie sains
(p. ex. l'industrie de la restauration rapide);
- les entreprises qui produisent et distribuent des aliments
malsains.
Permettre aux organisations de remettre des reçus aux
fins d'impôt pour les activités de vie saine.
Octroyer des subventions aux écoles qui favorisent un
niveau élevé d'activité physique chez
leurs élèves pour leur permettre d'offrir une
plus grande programmation favorisant les modes de vie sains.
La population
Tout le monde doit être inclus. Faire preuve de respect et
de souplesse et faire place à la diversité en tenant
compte du sexe, de la culture, des différents stages de vie
et des niveaux d'habiletés. S'assurer de mettre
l'accent sur la population, mais accorder une
considération particulière aux groupes suivants pour
veiller à ce que leurs besoins soient pris en compte :
- les familles;
- les filles et les femmes;
- les populations à risque élevé - et
analyser ce qui les incitera à changer de comportements et
à faire des choix santé;
- les personnes âgées;
- les personnes à faible revenu;
- les personnes ayant une déficience physique,
intellectuelle et sensorielle;
- les gens qui présentent des risques élevés
d'embonpoint et d'inactivité;
- les jeunes.
Notre société Parmi les recommandations
d'ordre sociétal, mentionnons :
- mettre l'accent sur les changements systémiques
plutôt qu'uniquement sur les changements de comportements
individuels;
- créer des environnements favorables qui facilitent les
choix santé;
- changer les valeurs de notre société pour que les
modes de vie sains fassent partie de notre vie quotidienne, et
incorporer cette tendance aux différents milieux,
particulièrement aux écoles et aux lieux de
travail.
Acquisition et transfert des connaissances
Des recommandations ont été faites relativement
à ce qui suit :
Acquisition des connaissances
- Effectuer une analyse de l'environnement :
- qui est intersectorielle;
- qui permet de déterminer ce qui fonctionne pour
répertorier les meilleures pratiques existantes;
- qui permettra de déterminer où se situe le pays
pour ce qui est des modes de vie sains.
- Consulter la population. Déterminer ce à quoi les
gens accordent de la valeur et ce qui les motive.
- Mettre au point un processus de surveillance sûr pour
recueillir de l'information cohérente à tous les
niveaux en vue de fournir des données précises
applicables à l'échelle régionale, locale
et communautaire.
- Normaliser la méthodologie de collecte de données
et utiliser des normes uniformes d'échantillonnage et de
recherche.
Dissémination du savoir
- Partager les meilleures pratiques pour l'élaboration
future de programmes.
- Partager les connaissances.
- Recueillir des données et de l'information
précises, en faire la synthèse, les présenter
comme il se doit et les distribuer aux praticiens et au
public.
Administration des connaissances
- Établir un lien entre la recherche et la pratique.
- Suivre le changement et assurer une surveillance continue.
Veiller à ce que les données soient utiles aux prises
de décisions aux niveaux local et régional.
- Veiller à ce que les données soient pertinentes
pour la culture concernée (particulièrement en ce qui
a trait aux groupes autochtones).
- Fonder les décisions sur des résultats.
- Allouer des fonds à la recherche.
- Créer des archives sur les meilleures pratiques
axées sur des résultats et utiliser cette information
pour élaborer des politiques et des programmes.
Développement communautaire et infrastructure
Participation communautaire
Faire participer les communautés dès le
début et leur permettre de cerner leurs propres besoins.
Leur offrir soutien et ressources. Veiller à ce que les
solutions et les activités soient :
- adaptées à la communauté;
- orientées sur la communauté;
- propres à la communauté concernée;
- pertinentes pour les cultures visées;
- pertinentes pour l'endroit concerné;
- axées sur les partenariats.
Infrastructure et planification
Des solutions ont été proposées pour
améliorer l'utilisation des installations existantes,
pour tirer profit des occasions offertes et pour en planifier de
nouvelles.
- Utiliser les systèmes en place au niveau communautaire,
notamment en ouvrant les écoles pour des activités
récréatives à l'extérieur des
heures de classe.
- Offrir dans la communauté des activités à
peu ou pas de frais.
- Réduire les choix d'aliments malsains dans tous les
milieux publics.
- Créer des communautés dans lesquelles il est
possible de vivre sainement, notamment au moyen d'une
planification urbaine favorisant une vie saine et prenant en
considération l'infrastructure municipale requise pour
que les citoyens vivent une vie active en toute
sécurité (pistes cyclables, trottoirs, commerces et
écoles à distance de marche, endroits pour
socialiser, bon système de transport en commun, rues bien
entretenues, occasions d'activités
récréatives familiales, etc.).
- Adapter les solutions de vie saine pour la planification
concernant les régions rurales, nordiques et
éloignées.
- Concevoir, planifier et utiliser des environnements physiques
permettant d'autres moyens de transport, comme la marche, la
course, le patin à roues alignées et la planche
à roulettes. Veiller à ce qu'une partie de
l'argent alloué aux nouvelles infrastructures soit
réservée à la création de lieux
où les gens peuvent marcher, faire du vélo et
être actifs.
Information publique
Publicité
Réduire la publicité sur les aliments malsains et
les activités sédentaires destinée aux
enfants, en interdisant, par exemple, les commerciaux durant les
émissions d'enfants.
Messages de vie saine
Veiller à ce que les messages de vie saine :
- soient transmis dans différentes langues;
- soient communiqués par des champions;
- soient clairs (y compris l'étiquetage
nutritionnel);
- soient cohérents;
- communiquent les bienfaits à long terme et
l'engagement de longue durée requis pour favoriser des
modes de vie sains;
- soient pertinents pour la culture visée;
- soient faciles à comprendre;
- utilisent un langage simple;
- soient adaptés aux groupes cibles;
- rejoignent tous les auditoires dans tous les milieux (où
les gens travaillent, vivent, apprennent et se divertissent).
Campagne de marketing social
Mettre sur pied une campagne de marketing social pour que le
public appuie les modes de vie sains et pour transmettre le
message.
Communiquer les messages par différents moyens et par
l'entremise des différentes parties concernées
:
- champions et modèles de comportements;
- infirmières;
- médias;
- parents;
- médecins;
- écoles;
- enseignants.
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