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Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

Rapport de la table ronde consacrée aux Premières nations, Métis et Inuits, Ottawa

Le 14 mars 2003 Préparé par The Alder Group


Table des matières

Toile de fond

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.

La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids

santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.

Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :

  • rencontres préalables à la consultation;
  • tables rondes stratégiques;
  • remise d'un carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains.

Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.

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Introduction

Objectifs de la rencontre

  • Faire connaître les attentes des ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains.
  • Inviter les participants à fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie.
  • Répertorier les principales initiatives, mesures et stratégies, en cours ou à venir, devant être prises en considération dans l'élaboration de la Stratégie.
  • Favoriser la création de partenariats.

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Observations préliminaires

La sage Annie Smith St. Georges ouvre la séance par une prière et une cérémonie de purification.

Madeleine Dion Stout, Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé Voici un résumé des remarques de Madeleine Dion Stout.

Il importe de nous assurer que la Stratégie en matière de modes de vie sains répond aux besoins des peuples autochtones et tient compte de la personne dans sa globalité et de l'environnement dans son ensemble. Nous devons voir la santé comme une ressource. Il faut compiler les réussites et les présenter aux communautés. Nous venons tous de différents secteurs et régions, et avons une expertise différente, mais nous voulons tous améliorer la santé des peuples autochtones, apprendre les uns des autres, ainsi qu'obtenir des résultats et les partager. La Stratégie tirera profit de ce qui est déjà en ouvre et nous avons l'occasion d'en accélérer les résultats.

Kathy Langlois, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits Kathy Langlois a traité du processus de consultation et d'élaboration de la Stratégie. Voici donc un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.

Il existe un engagement renouvelé, de la part des gouvernements, à l'endroit de la promotion de la santé ainsi que de la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont annoncé leur intention de collaborer à l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. On se concentrera d'abord sur l'alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de risque qui y sont couramment associés et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie sera élaborée de façon à tenir compte d'autres facteurs par la suite.

Parmi les éléments touchant spécifiquement les Autochtones, citons les taux croissant d'obésité, de diabète et de maladies cardiaques; le manque de sécurité alimentaire; et la mauvaise nutrition, particulièrement chez les enfants.

Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.

La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec

des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.

Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :

  • rencontres préalables à la consultation (janvier et février);
  • tables rondes stratégiques (mars et avril);
  • remise du carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains (avril).

La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le symposium.

Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.

Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.

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Commentaires des participants

Les participants étaient invités à partager leurs réflexions initiales et à poser des questions sur la consultation ainsi que sur la Stratégie en matière de modes de vie sains.

Bien qu'il importe de déterminer les initiatives ayant porté fruits dans les communautés autochtones, on ressent l'urgence de mettre la Stratégie en ouvre et de prendre des mesures immédiates à l'égard des problèmes entraînant de mauvais résultats en matière de santé dans ces communautés, comme une hausse du diabète et de la sédentarité.

Un point de vue autochtone distinct est essentiel dans ce processus, comme le sont des solutions élaborées spécifiquement pour les problèmes autochtones.

L'obésité infantile est à la hausse, mais le problème n'obtient pas l'attention qu'il

mérite, et les solutions ne sont pas implantées dans les milieux requis, soit où les gens vivent, travaillent, apprennent, prient et se divertissent. Il faut des infrastructures pour accroître l'activité physique dans notre vie quotidienne.

Les peuples autochtones ont besoin d'une composante stratégique distincte ou d'une stratégie distincte.

L'approche du gouvernement est compartimentée quant à la consultation et à l'élaboration de la Stratégie. Les résultats du Symposium seront certes transmis aux sous-ministres et aux ministres de la Santé, mais quand les autres ministères seront-ils invités à prendre part au processus? Tous les ministères de tous les paliers de gouvernement devraient y participer.

Qui a participé aux rencontres préalables à la consultation? Les jeunes y étaient-ils? De quelle façon le fondement de la société - les communautés - participeront-elles au processus décisionnel? Comment la Stratégie répondra-t-elle aux divers besoins des peuples autochtones?

L'activité physique, la saine alimentation et le poids santé se rapportent aux déterminants médicaux du bien-être. Afin que la Stratégie soit réellement intégrée, il faut prendre en compte les déterminants sociaux (p. ex. le logement et la sécurité alimentaire).

Quel est le but du Symposium et qui sont les parties intéressées?

Y aura-il intégration de la Stratégie en matière de modes de vie sains et de la Stratégie de promotion d'une saine nutrition et de l'activité physique (SNAP)? La Stratégie pancanadienne fait souvent référence aux grandes villes canadiennes du sud du pays, sans tenir compte des communautés rurales, nordiques et des Territoires.

De quelle façon le financement parviendra-t-il au niveau provincial et territorial et quelle sera son incidence sur les communautés autochtones? Les besoins uniques des Inuits et des Premières nations doivent être pris en compte.

Il y a toujours conflit entre les priorités des communautés et celles du réseau de santé (approche descendante), et les ressources sont allouées selon les priorités du réseau de santé. Par exemple, la lutte contre le tabagisme est une priorité du réseau de santé en raison des coûts qu'elle lui impose, mais peut ne pas s'avérer prioritaire au sein des communautés.

Dans quelle mesure les Autochtones seront-ils représentés au Symposium? L'Assemblée des Premières nations souhaiterait une représentation régionale à cette rencontre.

Étant donné la diversité culturelle de notre pays, les besoins des peuples sont variés. Les communautés doivent être consultées à l'étape d'élaboration de la Stratégie, afin que leurs besoins particuliers soient abordés dès le début.

Nous avons besoin de résultats explicites en matière de santé pour assumer une responsabilité.

Notre présence à la table ronde ne constitue pas une réelle consultation, puisque cette rencontre n'est pas suffisante pour communiquer toutes nos préoccupations.

Les lieux des tables rondes visent les grands centres canadiens, mais excluent de nombreuses communautés.

Toute la documentation doit être traduite en inuktitut afin de permettre aux communautés nordiques de la consulter. Comment feront les gens sans accès à Internet pour remplir les carnets de travail de la consultation?

Une stratégie fondée sur un modèle ne peut fonctionner.

Les commentaires formulés aux tables rondes ne doivent pas être filtrés, et les rapports devraient être accessibles à tous, en temps réel.

Les jeunes devraient participer et être représentés au Symposium; il devrait y avoir une table ronde distincte, consacrée aux préoccupations de la jeunesse.

Kathy Langlois a reconnu que l'on ne pouvait pas répondre à tous les commentaires à la table ronde, mais qu'ils seraient tous étudiés par la suite. Elle a répondu à certains commentaires des participants. Voici un résumé de ses remarques.

Il y a urgence d'agir à l'égard des problèmes décrits dans la Stratégie. Les participants à cette table ronde consacrée aux préoccupations autochtones ont reconnu l'importance d'une voix autochtone et d'une composante distincte dans la Stratégie.

L'aspect spirituel, essentiel pour les Autochtones, ne sera pas négligé.

D'autres ministères du gouvernement ont été invités aux diverses tables rondes et continueront de participer au processus. Nous solliciterons activement la participation des jeunes.

Huit groupes autochtones du pays ont été conviés aux rencontres préalables à la consultation. Des groupes autochtones seront invités au Symposium.

Nous nous pencherons sur les déterminants non médicaux de la santé. Bien que la SNAP ait été conçue pour les Premières nations vivant dans les réserves et les Inuits, nous espérons l'étendre à d'autres peuples. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits est ravie de la Stratégie en matière de modes de vie sains et espère que la SNAP pourra y être intégrée.

La visée de la Stratégie est d'être « pancanadienne », c'est-à-dire d'englober tous les Canadiens et Canadiennes. Les lieux des tables rondes ont été choisis pour faciliter les déplacements de tous les participants. Ainsi, les invités du Nord ont indiqué qu'il leur était plus aisé de prendre un vol à destination d'un grand centre que de traverser la région nordique.

Madeleine Dion Stout a aussi répondu aux commentaires des participants. Voici un résumé de ses remarques.

L'aspect spirituel est important et doit être pris en considération. La Stratégie doit être intersectorielle, se pencher sur les déterminants sociaux de la santé et faire participer d'autres ministères ainsi que les organisations non gouvernementales qui travaillent avec diligence pour diminuer les écarts en matière de santé.

Les jeunes jouent un rôle essentiel et doivent participer à l'élaboration de la Stratégie.

La définition de « vie saine » doit être élargie, et il faut préciser les problèmes particuliers aux Autochtones. On reconnaît que les communautés autochtones ont des besoins uniques.

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Exposé

Stratégie de promotion d'une saine nutrition et de l'activité physique (SNAP)

Lori Doran, de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, a fait un exposé sur la SNAP. Voici un résumé de cet exposé.

La SNAP est fondée sur les priorités établies dans le document intitulé Proposed Framework to Strategically Position First Nations and Inuit Nutritional Health et autres documents clés. Elle a été élaborée en réaction aux taux croissant d'obésité, de diabète et de maladies cardiaques; au manque de sécurité alimentaire; à la mauvaise nutrition; et en raison du rôle que jouent l'activité physique et la nutrition dans la santé générale. La SNAP tient compte des déterminants que sont une saine alimentation et l'activité physique tout au cours du cycle de vie; elle se fonde sur les programmes et services existants; elle repose sur un partenariat entre les Premières nations et les groupes inuits; elle intègre des approches nouvelles; et elle est fondée sur les résultats.

Le but de la SNAP est d'améliorer la santé et le bien-être. Ses objectifs sont les suivants :

  • accroître les moyens d'action de la communauté pour répondre à ses besoins en fait de nutrition et d'activité physique, et pour créer des environnements favorables à une vie saine;
  • accroître la sécurité alimentaire;
  • améliorer la santé nutritionnelle;
  • augmenter la pratique de l'activité physique;
  • réduire les risques et l'incidence des maladies chroniques.

La SNAP reconnaît le besoin de renforcer les moyens d'action des communautés (promoteurs de la santé locaux) et de leur donner accès à du soutien professionnel.

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Démarches qui portent fruits

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur ce qui fonctionne au pays relativement aux modes de vie sains en indiquant les programmes, les politiques et les projets de recherche couronnés de succès et en expliquant à quoi on attribue leur réussite. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Aboriginal Coaching Manual - Élaboré par le Aboriginal Sports Circle, ce manuel traite du renforcement des moyens d'action au sein de la communauté. Il s'agit d'une approche holistique utilisant le Cercle d'influences. Il y est question de nutrition et de santé.

Aboriginal Nutrition Network - Réseau faisant la promotion d'une saine nutrition, fournissant de l'information sur la profession de diététiste ainsi que des liens pour les personnes qui ouvrent dans le milieu et favorisant la communication des meilleures pratiques.

Arctic Char Project - Initiative visant à fournir trois ombles arctiques par semaine aux femmes enceintes, de même que les moyens de les entreposer. Ainsi, les futures mères consomment un aliment traditionnel et nutritif qui n'est pas toujours accessible localement en raison de la contamination.

Centre for Indigenous Nutrition and Education (CINE) - Le centre offre des cours en ligne aux représentants en santé communautaire et aux personnes travaillant au Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP). Le gouvernement soutient les participants à ces cours.

Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA) - Initiative entreprise dans de nombreuses communautés autochtones, et dont la documentation, destinée aux travailleurs, est conviviale et rédigée en langage simple. Fondée sur la communauté et faisant la promotion de modes de vie sains, l'IDA est un bon exemple d'initiative incluant tous les groupes autochtones. Elle est bien financée et comprend des activités polyvalentes pour les communautés. L'IDA intègre un projet de prévention du diabète à l'école de Kanawake. C'est donc un projet de recherche communautaire à interventions multiples qui fournira des résultats spécifiques sur les Autochtones.

Jeux autochtones de l'Amérique du Nord - Organisme mettant principalement l'accent sur le sport et l'activité physique, mais adoptant une approche holistique et

incluant un élément culturel. Il encourage les jeunes à mener une vie plus saine, à être actifs et à développer des aptitudes utiles dans la vie.

National Youth Métis Role Model - Fondé par Patrimoine canadien, ce programme favorise des modes de vie sains chez les jeunes en les inspirant par des modèles de rôle.

Programme aliments-poste - Partenariat entre Santé Canada (conseils en nutrition), Affaires indiennes et du Nord Canada ainsi que Postes Canada (subvention des frais d'expédition) qui permet de réduire les coûts des aliments sains dans les magasins locaux. Des projets pilotes sont en cours sur l'éducation en nutrition, la promotion de la vente au détail et le contrôle de la qualité. Le but est de déterminer l'efficacité de ces activités. Le programme a l'inconvénient de proposer surtout des aliments non traditionnels.

Programme de services à la jeunesse - Programme commandité par Développement des ressources humaines Canada, incluant des activités comme des voyages de camping combinant patrimoine et sport, et qui font la promotion d'une vie saine.

Tribal Journeys - Les jeunes construisent un canoé et se rendent dans d'autres communautés. L'aspect culturel est ainsi exploré par l'apprentissage de l'artisanat traditionnel, de même que l'aspect activité physique, par la construction et l'utilisation des canoés.

WABANO Centre (Centres for Aboriginal Health) - Centres intégrant la médecine occidentale à la médecine traditionnelle. Ils sont destinés aux Métis, Premières nations et Inuits, et sont axés sur la communauté, principalement sur les jeunes et les sages.

Parmi les autres initiatives à succès, citons :

  • Activités de Noël, dont la danse.
  • Brighter Futures - programme multidisciplinaire qui fait participer la communauté et qui favorise l'amélioration des compétences parentales et une saine nutrition pour les mères.
  • Camp pour diabétiques - commandité par un centre d'enseignement et de ressource, ce camp enseigne aux jeunes l'importance d'une saine alimentation et de l'activité physique.
  • Centres pour les jeunes Autochtones vivant en milieu urbain offrant des activités adaptées à la culture.
  • Course de traîneaux Nunavut Quest.
  • Émissions radiophoniques diffusées dans le Nord et les communautés éloignées, transmettant des messages et de l'information sur la santé.
  • Ententes entre les écoles et les communautés pour l'utilisation des gymnases après les heures de classe.
  • Initiatives de réduction du tabagisme, y compris le remboursement du matériel, des vidéos et des campagnes de publicité-médias pour aider à cesser de fumer.
  • Jeux d'hiver au Labrador.
  • Marchethons.
  • Modèles de renforcement des moyens d'action en matière de VIH/SIDA, de tabagisme et de syndrome de l'alcoolisme fotal.
  • Politiques en matière d'égalité des sexes.
  • Programme canadien de nutrition prénatale.
  • Programme d'aide préscolaire aux Premières nations (réserve et hors réserve) utilisant une approche holistique adaptée à la culture.
  • Programme de sécurité du revenu des chasseurs.
  • Programmes de congélation communautaire d'aliments.
  • Promotion d'activités saisonnières traditionnelles, comme la chasse, la pêche et la cueillette de petits fruits.
  • Soirée du hockey à Iqaluit.
  • Traduction et adaptation du Guide alimentaire canadien pour manger sainement.

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Défis à relever pour agir

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les obstacles aux interventions. Ils se sont penchés sur les principaux obstacles qui empêchent les intervenants du secteur d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains et qui atteignent et maintiennent un niveau recommandé d'activité physique ainsi que leur poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Collaboration

On note un manque de coordination entre les secteurs et tous les paliers de gouvernement, du niveau communautaire jusqu'au fédéral.

Population

Défis se rapportant à l'alimentation :

  • Aucune stratégie en matière de sécurité alimentaire
  • Nourriture très chère dans le Nord
  • Contamination de l'eau et des aliments traditionnels
  • Pas d'accès à des aliments traditionnels qui soient sécuritaires, abordables et en bon état

Défis se rapportant à l'emploi :

  • Longues heures de travail
  • Emplois trop peu nombreux
  • Stress lié au travail
  • Employeurs abusifs ne soutenant pas les employés
  • Modèles fondés sur le Sud

Les initiatives et programmes préparés pour les Autochtones ne tiennent pas compte de la diversité.

La grande pauvreté des Autochtones et des communautés autochtones ajoute une pression sur un réseau de santé déjà surchargé de façon disproportionnée comparativement au réseau de santé principal.

Parmi les problèmes ayant une incidence sur la santé des peuples autochtones, citons :

  • Logement inadéquat
  • Accès restreint aux établissements de santé
  • Accès restreint aux professionnels de la santé
  • Peu d'activité physique à cause de l'utilisation accrue de la télévision, de l'Internet et de l'ordinateur
  • Peu de vie sociale
  • Faible estime de soi
  • Réserves d'eau et systèmes d'égouts inadéquats

Le chômage entraîne des modes de vies insoutenables et un manque d'activité physique.

Les communautés autochtones présentent des taux plus élevés de maladies chroniques multiples et souffrent de divers problèmes de santé causés par une mauvaise nutrition
(p. ex. des problèmes dentaires) ainsi que par l'inactivité (p. ex. l'arthrite).

Les véhicules de transport motorisés réduisent le niveau d'activité physique et accroissent l'incidence des blessures.

Les modes de vie traditionnel et moderne s'opposent. Ainsi, une prédisposition génétique au diabète sera exacerbée par un régime alimentaire riche en sucre et par l'inactivité. Le passage du mode de vie traditionnel (chasse et rassemblements) au

mode de vie moderne occidental s'est opéré en une période relativement courte, ce qui a entraîné une augmentation de mauvaises habitudes alimentaires et une diminution de l'activité physique.

L'activité physique chez les jeunes a chuté avec l'introduction de loisirs sédentaires et antisociaux. Les jeunes subissent la pression des parents et des entraîneurs pour réussir dans les sports de compétition.

La maladie mentale et l'itinérance posent des problèmes. Le stress est souvent une cause sous-jacente de nombreuses maladies mentales.

L'état d'esprit dans les communautés rend les choix sains difficiles. Les problèmes de

dépression, de violence, d'identité, de continuité culturelle et de deuil peuvent entraîner des troubles de l'alimentation.

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Développement communautaire et infrastructure

Les revendications territoriales entraînent un manque de contrôle pour les communautés. La qualité de vie des communautés s'accroît une fois que les revendications se règlent.

Les communautés autochtones assistent à la dégradation de leur environnement naturel, dont l'assèchement des lacs et la coupe des forêts, ce qui a pour effet d'éroder les modes de vie traditionnels et de réduire l'accès aux aliments qui s'y rattachant.

L'infrastructure est insuffisante pour l'activité physique. Certaines régions sont dotées

d'installations (dont des gymnases), mais elles coûtent trop cher à exploiter à cause des coûts élevés d'électricité, de chauffage, etc. Les sports tels le hockey sont dispendieux. En outre, les ressources humaines manquent pour administrer les

programmes et les représentants en santé communautaire, tout particulièrement, sont surchargés.

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Information publique

La promotion des aliments mauvais pour la santé est efficace et tout le monde peut se les procurer facilement.

Le public a une fausse perception du poids santé - être mince ne signifie pas être en santé.

Le public manque d'information sur la nutrition et sur les activités qui favorisent une saine alimentation, comme le jardinage.

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Solutions intégrées

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges afin de trouver des solutions plus intégrées. Ils se sont penchés sur les politiques, les programmes et les autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains afin de promouvoir l'importance d'une alimentation saine, de l'activité physique et du maintien d'un poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Concevoir une politique en matière de sécurité alimentaire qui satisfasse aux critères suivants :

  • Assurer un approvisionnement en aliments sécuritaires et abordables.
  • Compter sur les chasseurs pour se procurer des aliments traditionnels.
  • Améliorer l'accès aux aliments traditionnels.
  • Promouvoir des aliments traditionnels dans les écoles et communautés.
  • Envisager de nouvelles méthodes de culture (p. ex. un partenariat avec Agriculture Canada pour une initiative de culture hydroponique).
  • Promouvoir les ressources communautaires telles les potagers.
  • Favoriser des partenariats novateurs (p. ex. des terres appartenant au gouvernement dans le pré Tunney, à Ottawa, pourraient servir à la culture de plantes indigènes par les jeunes et les aînés).
  • Donner un meilleur accès aux aliments traditionnels par l'expansion du programme d'ombles arctiques (Arctic Char Project), le partage d'aliments traditionnels dans les communautés, l'enseignement sur les aliments traditionnels dans les écoles, etc.

Élaboration de la Stratégie

Faire de la santé mentale une priorité de la Stratégie.

Veiller à ce que les leaders soutiennent ces efforts et à ce qu'il y ait un engagement envers la santé aux échelons supérieurs.

Se pencher sur la diversité dans le cadre de toutes les initiatives. Ne pas tenter d'adopter une approche « uniformisée ».

Définir les modes de vie sains de façon large, afin qu'ils incluent toutes les activités physiques, dont la chasse, la pêche et la cueillette de petits fruits. Intégrer des modes de vie sains dans tous les milieux de la communauté - où les gens vivent, travaillent, se divertissent, prient et socialisent.

Collaboration

L'adoption d'une approche multisectorielle et intergouvernementale sera difficile,

mais essentielle au succès de la Stratégie. Faire participer des secteurs autres que ceux de la santé pour s'assurer qu'ils approuvent la Stratégie.

Population

Obtenir du soutien à l'égard de solutions adaptées à la culture. Concevoir des solutions culturellement significatives, fondées et axées sur les communautés (p. ex. des programmes de sécurité du revenu des chasseurs).

Respecter les connaissances, la spiritualité et l'enseignement traditionnels (p. ex. le Qaujimajatuqangit inuit). Cela revêt une importance particulière pour les jeunes qui essaient de raviver cet aspect de leur culture pour des raisons d'identité culturelle et d'appartenance.

Ne pas faire de recommandations aux jeunes, mais plutôt solliciter leur participation à la Stratégie; leur permettre de donner leurs commentaires sur la conception, l'élaboration et la mise en place de la Stratégie.

Offrir aux jeunes et aux sages des occasions de collaborer, ce qui fournira un équilibre à la communauté (« Lorsque les jeunes participent, ils comprennent »).

Découvrir ce qui motive les gens afin de les faire participer. Par exemple, les personnes âgées chez qui l'on diagnostique du diabète doivent modifier leurs modes de vie, et bien que ces changements soient de taille, ils sont réalisables.

Autres

Utiliser plus efficacement les ressources humaines et financières ainsi que l'infrastructure. S'assurer que les ressources humaines sont suffisantes pour implanter les programmes et effectuer le travail nécessaire.

Mettre sur pied des programmes de stages à l'intention des jeunes.

Au moyen de politiques et d'éducation, enrayer les pratiques racistes empêchant de se procurer des aliments sains et de pratiquer une vie active.

Subventionner le transport des aliments, qui contribue au coût élevé de la nourriture dans le Nord.

Accroître l'éducation et l'activité physique dans les écoles.

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Acquisition et transfert des connaissances

Respecter et utiliser les modèles traditionnels.

Promouvoir les meilleures pratiques et les exploiter.

Placer les objectifs dans un contexte autochtone et éviter de faire référence aux valeurs et pratiques générales. Faire des recherches pour déterminer les habitudes alimentaires et les raisons qui les motivent (p. ex., la terre peut être consommée pour sa teneur en minéraux).

Mettre sur pied des initiatives selon la perspective des quatre quadrants de la vie/du Cercle d'influences :

  • physique;
  • spirituel;
  • émotionnel;
  • mental.

Encourager les partenariats en créant une mine de ressources et de liens avec d'autres programmes de base et communautés.

Former des professionnels en matière de protection de l'approvisionnement en aliments traditionnels. Faire participer divers ministères et paliers gouvernementaux à l'initiative.

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Développement communautaire et infrastructure

Rehausser la valeur de tous les membres de la communauté et de leurs contributions, dont les chasseurs, artistes et artisans.

Étendre le programme de distribution de trois ombles arctiques à toutes les femmes enceintes du Nord.

S'assurer que les priorités des communautés sont satisfaites. Par exemple, pour certaines communautés, l'activité physique et une saine alimentation constituent une moins grande priorité que le logement et la stabilité familiale.

Sécuriser les lieux de loisirs des communautés, notamment les trottoirs, et veiller à ce que l'équipement essentiel soit disponible. Faire le meilleur usage possible des installations existantes et désigner des leaders dont le rôle sera de faire participer les autres membres de la communauté. Développer et renforcer le leadership dans les communautés, et instaurer des programmes de mentorat pour les jeunes.

Motiver les jeunes et leur laisser trouver des solutions.

Adopter une approche axée sur le développement communautaire pour permettre à la communauté d'élaborer des solutions.

Accroître la formation de base en offrant de l'information sur la nutrition et sur la vie active, des cours de cuisine, de jardinage, ainsi que des programmes de loisirs.

Instaurer des activités de groupe amusantes, fondées sur la culture.

Créer des occasions, initiatives et programmes suffisamment souples pour cadrer avec divers milieux.

Donner des moyens d'action économiques, scolaires et politiques aux communautés et à leurs membres.

Prendre des modèles de rôle positifs dans la communauté pour ce qui est de l'activité et de la bonne forme physiques (p. ex. le joueur de hockey Jordan Tootoo), de l'éducation et de l'allaitement.

Mettre l'accent sur les activités positives que les gens pratiquent déjà, telles la chasse, la pêche et la cueillette de petits fruits.

Faire participer tous les membres de la communauté à des activités saines, y compris les familles et les aînés.

Avoir recours au mentorat entre pairs dans les groupes d'élèves jeunes et moins jeunes.

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Information publique

Concevoir de la documentation en langage simple, qui soit pertinente et accessible aux publics cibles (ne pas utiliser la terminologie du gouvernement, p. ex. « silos »). Cela se rapporte aux langues et aux termes choisis. Présenter l'information médicale en langage simple.

Enrayer la publicité faite sur les aliments malsains et promouvoir plutôt des choix d'aliments sains.

Développer un « coffre à outils » de ressources à l'usage de la communauté.

Communiquer les avantages de la consommation d'aliments ayant une signification culturelle, des méthodes de manipulation sécuritaire et de réfrigération des aliments, de même que des compétences de base en cuisine.

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Déterminer les priorités

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les priorités de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont indiqué les principales mesures requises pour assurer le succès de cette stratégie. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie

Trouver un groupe de travail interministériel fédéral ayant un solide engagement politique pour chercher des moyens d'utiliser les programmes et ressources ministériels existants au profit de la Stratégie en matière de modes de vie sains.

Mettre sur pied une stratégie autochtone qui se concentre sur les besoins des Autochtones. Une fois approuvées, les initiatives fédérales, provinciale et territoriales sont diluées et visent une population extrêmement générale. Une stratégie autochtone répondra aux besoins de la communauté autochtone et devra comprendre des buts, des repères, des échéanciers et un plan d'action.

Élaborer la Stratégie avec la communauté pour s'assurer la rétroaction et l'assentiment de ses membres (cette rétroaction doit aller au-delà des carnets de

travail de la consultation). Une stratégie élaborée à Ottawa ne pourra être pertinente ni mise en ouvre dans tout le pays. Maintenir la participation de la communauté à l'égard de l'implantation de la Stratégie.

Inclure dans la définition du terme « pancanadien » les régions territoriales éloignées du Nord et dans celle de « panautochtone », les Premières nations, les Inuits et les Métis.

La santé mentale est prioritaire et doit faire partie de la Stratégie. Seules les personnes saines d'esprit peuvent faire des choix santé.

Un processus distinct devrait être utilisé pour élaborer la stratégie autochtone. Ce processus devra :

  • être flexible - ne pas être axé sur les propositions, puisque cette façon de faire est bureaucratique et exige beaucoup de temps;
  • être progressif;
  • toucher tous les groupes, y compris les personnes isolées, difficiles d'atteinte, les jeunes à risque, les femmes victimes de violence, etc.;
  • définir tous les termes, dont les déterminants sociaux de la santé (le logement est important);
  • inclure la santé mentale;
  • faire participer les communautés et organismes autochtones.

Collaboration

Obtenir le soutien de la Stratégie de tous les ministères des territoires, y compris ceux des secteurs de la santé, du logement, etc.

Adopter une approche intégrée et interdisciplinaire qui soit reliée à tous les déterminants sociaux de la santé. Santé Canada en a déjà proposé trois (saine alimentation, activité physique et poids santé), mais la Stratégie fonctionnera en vase clos. Il faut une approche davantage holistique qui prévoie des initiatives et des stratégies traitant de la sécurité alimentaire, du logement, du chômage, de la santé mentale, émotionnelle, culturelle et spirituelle, ainsi que des questions de langue, et ce, à tous les paliers de gouvernement à titre de moyen d'aboutissement à des modes de vie sains.

Population

Combler l'écart entre l'état de santé des peuples autochtones et celui du reste de la population canadienne. Le réseau de santé des communautés autochtones est surchargé.

Porter une attention particulière aux jeunes, aux aînés et aux femmes dans le cadre de la conception, de l'élaboration et de la mise en ouvre de la Stratégie ainsi que des programmes et initiatives en découlant.

Le gouvernement devrait mettre en place un mécanisme lui permettant d'évaluer l'incidence des nouvelles politiques et programmes sur les déterminants sociaux de la santé.

Autres

Fournir un financement durable. Il arrive souvent que le financement d'un programme soit interrompu au moment où ses effets se font sentir. Assurer un financement et des ressources humaines adéquats dans chaque communauté afin d'appuyer les initiatives en matière de vie saine. Accorder le financement directement aux communautés (non par l'entremise des provinces/territoires) et permettre à ces dernières d'élaborer des initiatives visant à répondre à des besoins qu'elles auront elles-mêmes définis.

Lutter activement contre les carences nutritionnelles et la malnutrition chez les enfants par l'éducation en matière de nutrition et par la promotion d'une saine alimentation, par la gestion des carences nutritionnelles et par le soutien de l'activité physique. Fournir les ressources humaines nécessaires pour régler les problèmes liés à la nutrition, dont la malnutrition chez les adultes et les enfants. Veiller à ce que les femmes enceintes aient accès à des aliments sains. Concevoir des programmes visant à combattre le syndrome de l'alcoolisme fotal et les effets de l'alcool sur le fotus.

Utiliser l'approche polyvalente définie dans la Stratégie de promotion d'une saine nutrition et de l'activité physique (SNAP) comme point de départ pour l'implantation de la Stratégie en matière de modes de vie sains, en gardant à l'esprit qu'elle est en cours d'élaboration et évaluée par les Premières nations et les groupes inuits. Veiller à ce que la SNAP soit étendue à tous les Autochtones - en milieu urbain, en réserve et hors réserve.

Intégrer une approche holistique à tous les programmes conçus par le gouvernement et destinés aux communautés autochtones.

Accroître les ressources allouées à l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA) et mettre en place une stratégie en matière de maladies chroniques à caractère spécifiquement culturel qui comprenne les éléments suivants :

  • soins;
  • traitement;
  • prévention;
  • promotion;
  • éducation/marketing social;
  • aspects physiques, mentaux, spirituels et émotionnels de la guérison.

Accélérer la question des revendications territoriales, ce qui contribuerait à donner de la stabilité au sein des communautés en augmentant l'emploi, en stimulant l'économie locale, en élargissant l'accès aux aliments sains et en améliorant la santé mentale générale des communautés. Cela accroîtrait également les chances d'autonomie gouvernementale.

Étendre le Programme aliments-poste (programme subventionné). Les aliments sont actuellement expédiés du Sud vers le Nord, mais des aliments traditionnels pourraient aussi être envoyés de l'Est vers l'Ouest et du Nord vers le Sud.

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Acquisition et transfert des connaissances

Concevoir un projet pilote intersectoriel de trois ans avec un échantillon de toutes les communautés autochtones (de divers secteurs géographiques, entre autres) d'après les besoins des communautés et leur expertise. Il en découlera des solutions axées sur les communautés, solutions à des problèmes définis par les communautés (p. ex. augmenter l'activité physique en construisant un centre de loisirs multifonctionnel). Les communautés auront ainsi une action directe et contribueront au changement.

Établir un lien entre les politiques et la recherche. Veiller à ce qu'il y ait une continuité entre la recherche et les phases des politiques.

Établir des repères et des données de base, et recueillir de l'information pertinente auprès des Autochtones.

Définir une méthode d'évaluation des résultats en matière de santé fondée sur des critères autochtones (axés sur le peuple). « L'établissement du cadre d'évaluation devrait incomber aux usagers du service. »

Classifier les meilleures pratiques actuelles en matière de vie saine dans un contexte autochtone et veiller à prendre en compte les communautés urbaines, rurales et éloignées. Permettre aux peuples autochtones de choisir les meilleures pratiques qui s'appliquent le mieux à leurs communautés. Continuer d'évaluer toutes les activités favorables à la santé pour les verser à la banque des meilleures pratiques.

Concevoir des programmes de formation visant à augmenter les moyens d'action au sein des communautés et transmettre l'ensemble des compétences communautaires aux jeunes (p. ex. par des programmes de mentorat). Parmi les personnes pourvues de compétences importantes, citons les infirmiers de santé publique, les représentants en santé communautaire et le personnel administratif. Fournir les ressources humaines nécessaires pour appuyer ces initiatives de formation.

Reconnaître le rôle qui convient à la médecine traditionnelle dans l'amélioration de la santé des Autochtones.

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Développement communautaire et infrastructure

Soutenir, promouvoir et favoriser l'activité physique et la saine alimentation au sein des communautés en mettant l'accent sur les enfants et les jeunes. Les communautés reconnaissent que les enfants font davantage d'embonpoint et qu'il faut aborder ce problème quotidiennement dans les milieux où les gens vivent, se divertissent, mangent, travaillent et prient.

Mettre au point des solutions visant à assurer la disponibilité d'aliments sains, sécuritaires et abordables, surtout dans les communautés nordiques et éloignées.

Promouvoir l'activité physique appropriée à la culture dans chaque communauté.

Appuyer les moyens d'action des communautés visant la mise en ouvre des programmes en offrant du soutien professionnel, de la documentation et des outils.

Encourager les jeunes à agir en leaders à l'égard d'activités favorables à la santé (sports traditionnels et récréatifs ainsi que loisirs) dans la communauté, et leur permettre de décider quels programmes sont appropriés.

Mettre sur pied des ligues sportives pour les garçons et les filles, dans les réserves et hors des réserves, afin de favoriser les échanges entre Autochtones et non- Autochtones.

Construire des sentiers pédestres et des rues dans les communautés pour encourager l'activité physique et la méditation.

Tirer profit de l'infrastructure existante dans les communautés, par exemple se servir de la cuisine du centre de conditionnement physique ou du centre communautaire local pour donner des cours de cuisine amusants, axés sur les aliments traditionnels.

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Information publique

Concevoir une trousse d'information sur les programmes et l'expertise offerts.

Conclusion

La sage Annie Smith St. Georges a terminé la rencontre par une prière.