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Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

Rapport sur la table ronde d'Ottawa (Ontario) Le 12 mars 2003

Préparé par The Alder Group

Table des matières

Toile de fond

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.

La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids

santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.

Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :

  • rencontres préalables à la consultation;
  • tables rondes stratégiques;
  • remise d'un carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains.

Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.

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Introduction

Objectifs de la rencontre

  • Faire connaître les attentes des ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains.
  • Inviter les participants à fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie.
  • Répertorier les principales initiatives, mesures et stratégies, en cours ou à venir, devant être prises en considération dans l'élaboration de la Stratégie.
  • Favoriser la création de partenariats.

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Observations préliminaires

Scott Broughton, Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé

Les observations préliminaires de Scott Broughton sont résumées ci-après.

Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie d'être ici. Différents secteurs sont représentés aujourd'hui, dont les ONG, les organismes bénévoles, le gouvernement et le secteur des entreprises. Tous ont leur domaine de compétence particulier et tous sont déterminés à contribuer à l'amélioration de la santé des Canadiens et Canadiennes.

Nous nous tournons vers vous pour que vous partagiez vos expériences et vos connaissances spécialisées, pour que vous nous disiez ce que la Stratégie en matière de modes de vie sains devrait accomplir et pour que vous nous conseilliez sur la façon de travailler ensemble à l'atteinte des objectifs fixés.

La collaboration est essentielle. Tous les secteurs - les différents paliers de gouvernement, le secteur privé, les ONG et les organismes à but non lucratif - ont un rôle important et unique à jouer dans l'élaboration de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Celle-ci n'a pas pour but de reprendre l'excellent travail déjà en cours un peu partout au pays, mais plutôt de tirer profit des initiatives existantes et de déterminer comment elles peuvent compléter la Stratégie pancanadienne et lui donner encore plus de valeur.

Sheila Watkins, groupe de référence de la consultation

Sheila Watkins s'est chargée de présenter les observations préliminaires, soulignant brièvement le processus d'élaboration de la Stratégie et celui entourant la consultation. Voici un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.

Il existe un engagement renouvelé, de la part des gouvernements, à l'endroit de la promotion de la santé ainsi que de la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont annoncé leur intention de collaborer à l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. On se concentrera d'abord sur l'alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de risque qui y sont couramment associés et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie sera élaborée de façon à tenir compte d'autres facteurs par la suite.

Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.

La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.

Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :

  • rencontres préalables à la consultation (janvier et février);
  • tables rondes stratégiques (mars et avril);
  • remise du carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains (avril).

La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le symposium.

Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.

Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.

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Commentaires des participants

Les participants ont été invités à faire part de leurs réflexions initiales et à poser des questions sur la consultation et la Stratégie en matière de modes de vie sains, d'abord au sein de petits groupes de discussion, puis dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière.

Qu'en est-il de la gestion des maladies chroniques? Dans le contexte de la nécessité d'optimiser le fonctionnement physique et mental on ne doit pas seulement mettre l'accent sur les gens en santé.

Le potentiel de la Stratégie en matière de modes de vie sains est énorme, mais elle ne parviendra à faire une différence que si la volonté politique l'oriente.

Pour que le plein potentiel de la Stratégie soit exploité, celle-ci doit aller au-delà d'une démarche de promotion, mettre l'accent sur les politiques et les programmes et ne pas prendre les ressources d'autres initiatives intéressantes comme celles de la lutte au tabagisme.

Le point de mire de la Stratégie doit être les déterminants sociaux de la santé. Leur importance est d'ailleurs précisée dans les renseignements généraux portant sur la Stratégie. En outre, les communautés en santé sont aussi importantes que les personnes en santé.

Les gens font davantage d'activité physique s'ils ont suffisamment de temps libre et si un choix d'activités récréatives leur est offert. La Stratégie doit mettre l'accent sur les politiques et la prévention et reconnaître que le changement se produit au niveau communautaire.

Puisque des luttes de pouvoir entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux peuvent nuire à une stratégie pancanadienne, le gouvernement fédéral devrait assumer le rôle prépondérant.

La Stratégie est une responsabilité interministérielle et tous les paliers de gouvernement devraient y prendre part.

Un changement systémique est requis et la façon de fonctionner des gouvernements doit être modifiée. De simples paroles sur la mauvaise alimentation, l'inactivité physique et un poids malsain ne suffisent pas. Il s'agit d'une épidémie et il faut y réagir comme il se doit.

Il faut reconnaître la contribution des médecins, les inclure et favoriser des partenariats avec eux sans toutefois médicaliser les enjeux.

Veiller à placer la Stratégie en matière de modes de vie sains dans un contexte historique en tirant profit de ce qui a déjà été fait et en élaborant davantage. Il ne faut pas se concentrer sur la personne, mais plutôt examiner la société dans son ensemble, en tenant compte notamment des enjeux socioéconomiques, des systèmes en place et des inégalités.

Les communautés autochtones utilisent une approche holistique et disposent de modèles qui donnent de bons résultats. Les Autochtones doivent prendre part à la démarche. Il ne faut pas séparer les questions en cause. Les gens doivent être en santé, mais les communautés aussi. La Stratégie doit comporter un volet autochtone et les modèles d'évaluation doivent être adaptés aux cultures concernées.

La Stratégie consiste-t-elle à créer des occasions de financement?

On doit déterminer dès le début ce que l'on tente d'accomplir au moyen de la Stratégie.

Il existe déjà une infrastructure et des partenariats liés aux trois sujets en cause.

Une cohérence entre les ministères et les différents paliers de gouvernement est requise pour ce qui est des politiques.

Admettant qu'il était impossible de réagir à tous les commentaires pendant la table ronde, Scott Broughton et Sheila Watkins ont indiqué que ceux-ci seraient notés et examinés. M. Broughton a répondu à certains des commentaires formulés par les participants. Voici un résumé de ses observations.

La théorie sur la santé de la population ne sera pas réinventée. Nous examinerons différentes populations et nous utiliserons les éléments probants.

Le public en a assez du débat sur les soins de santé, ce qui peut représenter une excellente occasion politique pour la Stratégie en matière de modes de vie sains. Nous sommes conscients de la nécessité de faire participer les autres secteurs, gouvernements et ministères.

L'investissement va au-delà du financement gouvernemental. Beaucoup de choses qui n'exigent pas d'argent peuvent être faites.

Tous les secteurs ont été invités à la table ronde, dont l'éducation et les différents paliers de gouvernement. Il s'agit d'un travail d'équipe et ce qui est déjà en cours sera intégré à la Stratégie en matière de modes de vie sains.

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Démarches qui portent fruits

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur ce qui fonctionne au pays relativement aux modes de vie sains en indiquant les programmes, les politiques et les projets de recherche couronnés de succès et en expliquant à quoi on attribue leur réussite. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Active Healthy Schools Ce programme permet de consacrer entre 200 et 300 minutes à l'éducation ou l'activité physique par semaine, dont les allers-retours actifs pour l'école. Des enseignants, des administrateurs et des parents parrainent le programme et travaillent ensemble.

ACTive : La Stratégie canadienne pour les filles et les femmes en matière de sport Programme offert partout au pays et destiné à accroître les occasions pour les femmes et les jeunes filles (un groupe sous-représenté) de faire du sport et de l'éducation physique. Il met l'accent sur une population cible, fait participer diverses sphères de compétence et est en partie financé par les gouvernements FPT. Des mesures incitatives sont utilisées pour encourager les investissements externes.

Coalitions, partnerariats et comités Les coalitions réussissent bien à travailler ensemble à l'atteinte de buts communs et à partager les ressources et les connaissances, p. ex. la Coalition pour la vie active (CVA), l'Alliance de vie active pour les Canadiens/Canadiennes ayant un handicap, une coalition entre des organismes de la santé publique et des organisations traitant d'alphabétisation.

Comité de vie active saine pour les enfants et les jeunes de la Société canadienne de pédiatrie L'exposé de fonctions du comité a permis de sensibiliser davantage les médecins à la question d'une vie active saine. Un sondage mené auprès des pédiatres a révélé que ces derniers n'utilisaient pas les guides d'activité physique. Il a aussi permis de repérer des champions prêts à promouvoir une vie saine et active à différents niveaux. Santé Canada assure le financement.

Défi national Hokey Pokey Partenariat entre l'Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse (ACSEPLD) et la Foundation for Active Health Kids, cette initiative a encouragé 275 000 jeunes de partout au pays à faire le hokey pokey pour atteindre un record mondial Guinness.

En mouvement est un programme de l'Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique (ACAFS) qui encourage les filles inactives à devenir actives. Convivial, souple et à peu de frais, il s'adapte à différentes situations et permet aux utilisatrices de faire des choix.

Enquête Condition physique Canada - étude longitudinale Utilisant de façon stratégique l'investissement fait par Santé Canada entre 1981 et 1988, cette initiative de recherche fondée sur la théorie a examiné l'impact du voisinage et des différences individuelles sur la santé, de même que le lien entre l'activité physique, la nutrition, le tabagisme et la santé.

Guides sur l'activité physique Bien qu'ils soient d'excellents outils, ces guides pour les enfants et les jeunes ne sont pas utilisés par la masse de la population.

Initiative canadienne en santé cardiovasculaire Cette initiative multisectorielle, globale et fondée sur des résultats mettait l'accent sur de multiples facteurs de risque. Elle a bénéficié d'un leadership gouvernemental.

Initiative sur les enfants et les jeunes vivant dans la pauvreté Cette initiative multisectorielle fondée sur la communauté réunit Santé Canada, Développement des ressources humaines Canada, Sport Canada, Justice Canada, la prévention criminelle, les chercheurs et les universitaires et a pour groupe cible les enfants et les jeunes vivant dans la pauvreté. Elle offre aux jeunes des occasions de faire des activités physiques en facilitant l'accès.

Initiatives de bien-être en milieu de travail Les initiatives de ce genre mettent l'accent sur un vaste auditoire à risque et ciblent les chefs d'entreprise et les décideurs

qui ont la capacité de changer la culture organisationnelle.

Initiatives internationales Les initiatives fructueuses de nombreux pays en matière de modes de vie sains, les meilleures pratiques et les travaux effectués par des organismes comme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) doivent être pris en considération dans le cadre des discussions. Le Japon et la Suède doivent être examinés de plus près compte tenu du faible taux d'obésité de leur population. La prévention du diabète a donné de bons résultats aux États-Unis et en Finlande.

Intervention pour réduire le temps que les enfants consacrent à la télévision À l'étape de la recherche, on s'est rendu compte que cette initiative avait entraîné une réduction des taux d'obésité.

Mères en mouvement Ce site Web fournit de l'information spécifique facile à comprendre aux femmes enceintes et aux nouvelles mères.

PACE Canada Guide de conseils visant l'adoption d'un mode de vie actif et sain. Ce guide, appuyé par le Collège des médecins de famille du Canada, est destiné à aider les médecins à hausser le niveau d'activité physique de leurs patients tout en améliorant leurs habitudes alimentaires. Cette trousse, élaborée à partir de l'outil PACE, tient compte des contraintes actuelles du réseau de santé.

ParticipAction Campagne de marketing social ayant connu un franc succès.

Politique canadienne du sport Bon exemple d'un cadre stratégique fournissant des résultats nationaux et locaux et ayant bénéficié d'un soutien et d'une collaboration FPT.

Politique nationale sur la nutrition Élaborée dans les années 1980 et 1990, cette politique passe en revue les données scientifiques existantes et traduit cette information en une stratégie de communication. Les secteurs de la santé, des services sociaux et de l'éducation y prennent part, de même que le gouvernement, l'industrie privée et le secteur bénévole. Bien qu'il n'y ait pas eu de suivi, l'introduction à la grandeur du pays du Guide alimentaire canadien pour manger sainement en est un résultat positif.

Pour apprendre sans faim fournit des fonds pour des programmes scolaires de nutrition dans lesquels les participants peuvent contribuer de façon volontaire. Les évaluations effectuées révèlent une hausse de la concentration et une amélioration des notes chez les élèves visés.

Prévention du crime (Police Youth Centre d'Ottawa) Ce programme qui offrait du soutien aux jeunes a permis une diminution de la criminalité dans le secteur. Le financement a ensuite été coupé et le taux de criminalité a de nouveau augmenté pour revenir à son niveau antérieur.

Programme de données repères sur l'activité physique Comprenant tous les éléments du transfert des connaissances, ce programme est un projet conjoint de l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, de l'Unité de la condition physique/vie active de Santé Canada et du Conseil

interprovincial du sport et des loisirs.

Programme de prévention du crime d'Overbrook, en Ontario Pour favoriser la confiance en soi, ce programme met l'accent sur les loisirs comme élément clé d'une vie saine.

Promotion de l'allaitement au Canada Ayant notamment pour but de réduire l'obésité chez les enfants et les adultes, cette initiative a permis de réaliser des progrès

au cours de 20 dernières années. Santé Canada et l'industrie encouragent de multiples interventions, de même que la collaboration intersectorielle, notamment au moyen de messages d'intérêt public transmis par le réseau de santé publique, les hôpitaux et les ministères.

Réseaux de centres d'excellence (soins de santé) Le Programme des RCE a recours à une approche de recherche interdisciplinaire axé e sur la communauté pour pousser plus loin la recherche intégrée dans le domaine de la santé.

Semaine Canada en forme Cette initiative démontrant une volonté politique était un partenariat entre le gouvernement, les ONG et le secteur public en vue de mobiliser les communautés.

Stratégie fédérale de réduction du tabagisme Bien que cette stratégie compte des partenaires à l'extérieur du gouvernement, le leadership initial est venu du gouvernement fédéral et a joué un rôle clé dans la réussite continue de la démarche. Des ressources sont allouées à cette stratégie globale qui comporte de multiples interventions et composantes (p. ex. interdiction de la publicité, mises en garde sur les emballages, campagnes multimédias sur la fumée secondaire) et qui met l'accent sur le changement social (et non individuel).

Vert l'action travaille à introduire l'activité physique dans les activités quotidiennes normales.

Running Room Cette entreprise privée installée dans plusieurs villes au pays offre l'occasion de socialiser en faisant de l'activité physique au moyen de la course. Un programme de marche sera bientôt offert.

Saskatoon In Motion Initiative communautaire multisectorielle dirigée par le conseil régional de santé ayant lieu dans différents milieux et bénéficiant du soutien financier de l'administration municipale. L'accent est mis sur le changement environnemental et systémique et l'évaluation servira notamment à répertorier les meilleures pratiques existantes. L'initiative sera bientôt mise en ouvre à la grandeur de la province. Il s'agit d'un excellent modèle pour les autres municipalités du pays.

Sport Futures Program in Nova Scotia Dirigée par le conseil régional de santé, cette initiative multisectorielle (santé, justice, sport, etc.) qui réunit différents paliers de gouvernement reçoit un financement provincial et repose sur une approche axée sur les valeurs (c.-à-d. activité physique, familles actives, etc.).

To Life! Programme de changement comportemental reposant sur la motivation et sur la présence d'un partenaire à qui rendre compte.

Youth Exchange Un groupe de jeunes d'Ottawa ayant des déficiences ont assisté à des sessions et à une formation sur la nutrition et l'image corporelle pour ensuite devenir ambassadeurs et encourager les changements de modes de vie dans la communauté. Le YMCA comptait parmi les partenaires.

Zonta Programme à l'intention des mères seules d'enfants d'âge préscolaire qui examine l'ensemble des besoins des femmes et qui met l'accent sur l'amélioration des compétences parentales.

Autres initiatives couronnées de succès :

  • Programme d'action communautaire pour les enfants
  • Programmes et services d'organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé
  • Communautés et villes en santé
  • Projets pilotes en Ontario
  • Divers programmes de nutrition
  • Initiatives de conditionnement physique en milieu de travail

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Défis à relever pour agir

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les obstacles aux interventions. Ils se sont penchés sur les principaux obstacles qui empêchent les intervenants du secteur d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains et qui atteignent et maintiennent un niveau recommandé d'activité physique ainsi que leur poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration de politiques

Les coûts sont un obstacle tant pour les gouvernements que pour la population canadienne. À titre d'exemple, les aliments sains et frais sont chers dans le Nord et la construction d'infrastructure comme des pistes cyclables est coûteuse pour les gouvernements.

Il y a un manque de coordination entre les principaux acteurs pour ce qui est de l'activité physique, de la saine alimentation et du poids santé.

Il n'y a pas suffisamment d'environnements propices à l'activité physique, et il manque d'infrastructures pour les activités en milieux de travail, à l'école, dans les villes et les communautés rurales.

L'école est le deuxième milieu qui exerce le plus d'influence sur les enfants, et les politiques scolaires ne facilitent pas la saine alimentation et l'activité physique. À preuve :

  • les collecte de fonds au moyen de vente de friandises;
  • les repas-minute et les aliments malsains vendus sur place;
  • l'éducation physique non obligatoire.

Des changements de politiques sont requis au niveau gouvernemental pour favoriser des politiques saines dans les écoles et une meilleure intégration horizontale et verticale entre les différents secteurs, p. ex. santé, loisirs, éducation, etc.

Les familles à faible revenu ont peu de choix en matière d'activité physique et sont limitées lorsqu'il s'agit d'acheter des aliments sains.

Les philosophies et les valeurs de notre société ont changé et nous sommes constamment à la recherche d'une solution miracle. Pour réussir à faire une différence
(c.-à-d. réinventer la société canadienne), une stratégie portant sur la saine alimentation et l'activité physique doit être viable et de longue durée.

À l'heure actuelle rien ne motive le secteur privé à agir en faveur d'une vie saine. Un mécanisme doit permettre de traiter de cette question pour parvenir à intéresser le secteur privé et à le faire participer.

Une stratégie confinée à l'approche traditionnelle par programmes du gouvernement ne fonctionnera pas. Une composante externe est requise, puisque la programmation gouvernementale est généralement trop spécifique et de trop courte durée. Du financement et un engagement sont nécessaires à la viabilité et au soutien central de la Stratégie.

La recherche indique que les personnes les plus à risque sont celles qui font le moins d'activité physique et qui ont des comportements alimentaires malsains. Pour que la Stratégie fasse une réelle différence pour tous les Canadiens et Canadiennes, il faudra prendre en considération les inégalités économiques.

Les aliments frais se vendent à prix prohibitifs dans le Nord et dans d'autres régions. Le prix de l'alcool et des produits du tabac est réglementé, mais pas celui du lait, des fruits et des légumes frais.

La perception qu'a le public de la santé est encore centrée sur la maladie. On met trop l'accent sur les soins primaires et pas assez sur le financement alloué aux programmes de prévention.

Il arrive que les politiques aux niveaux national et provincial se contredisent et fassent obstacle aux modes de vie sains, et que les politiques économiques et de développement humain et social ne se recoupent pas. Bien qu'il existe, par exemple, de bonnes politiques en milieux de travail sur les horaires variables dans le secteur public, il manque de politiques favorables à la famille dans le secteur privé. La façon de fonctionner des gouvernements rend la mise en ouvre difficile : ils travaillent en vases clos et les initiatives durent le temps des cycles politiques.

Travail en vases clos des ministères X cycle politique/exercice financier (échéanciers) = politiques et ressources non viables

La succession des dirigeants d'ONG rend également la planification à long terme difficile.

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Acquisition et transfert des connaissances

Il n'existe pas suffisamment de données sur la nutrition, l'activité physique et le poids santé et celles qui existent ne sont pas faciles d'accès. Des données de référence sont requises pour l'évaluation.

Il y a peu ou pas de données sur la nutrition, l'activité physique et le poids santé. Ce manque de données de référence rend l'évaluation des programmes difficile.

Même les gens du domaine de la promotion de la santé (notamment dans les secteurs de la saine alimentation, de l'activité physique et du poids santé) travaillent de longues heures et prennent des pauses-repas, mais n'ont souvent pas assez de temps pour faire de l'exercice et bien manger (les pauses-cigarettes sont par contre acceptées dans notre culture organisationnelle). Le nombre d'emplois sédentaires a augmenté dans tous les secteurs et les occasions de faire de l'activité physique en milieu de travail sont rares. Cette situation est un indicateur des obstacles systémiques présents dans la société, ce qui fait en sorte que nous ne vivons pas dans un environnement favorable à une vie saine.

Les enfants ne savent plus jouer et ils n'apprennent plus à cuisiner.

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Développement communautaire et infrastructure

Environ la moitié des Canadiens et Canadiennes n'ont pas accès aux ressources existantes en matière de saine alimentation et d'activité physique en raison de leurs faibles capacités de lecture et d'écriture.

Une capacité de programmation est requise au niveau local. Un organisme de santé publique stable serait en mesure de fournir de l'assistance aux communautés.

Les gens manquent de temps pour acheter et préparer des aliments santé. Dans toutes les communautés, il arrive que les ressources soient insuffisantes pour les acheter et que le choix d'aliments santé soit limité.

Un segment de la population s'intéresse davantage aux activités sédentaires qu'actives.

L'infrastructure dans les milieux de travail et les écoles est insuffisante et la distribution entre les régions rurales et urbaines n'est pas équitable.

Compte tenu du peu de ressources financières allouées et de la mauvaise planification urbaine, l'accès aux installations est déficient, notamment aux espaces verts, aux sentiers de promenade, etc. Notre culture favorise l'utilisation de l'automobile - les villes et les réseaux de transport rendent les déplacements en voiture plus faciles que ceux à pied ou en bicyclette.

Les Canadiens et Canadiennes, particulièrement les enfants, passent beaucoup de temps à regarder la télévision. Pourtant, elle envoie des messages encourageant l'inactivité et la mauvaise alimentation en plus d'être elle-même une activité sédentaire. La recherche révèle que le niveau d'activité physique d'une famille diminue proportionnellement au nombre de télévisions dans la maison.

Il y a trop peu d'occasions de faire de l'activité physique gratuitement ou à peu de frais dans les communautés.

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Information publique

Les médias jouent un rôle sur la perception qu'a le public du poids santé. De façon générale, il y a un manque d'information accessible au public sur ce sujet.

L'information et la publicité américaines altèrent la perspective des Canadiens et Canadiennes.

Les entreprises de restauration rapide ont recours a une commercialisation dynamique et transmettent au public des messages visant non seulement la vente de leurs produits, mais également l'achat en grande quantité (« super format »). L'idéologie de consommation qui prévaut (telle que communiquée par les médias) va à l'encontre des messages santé, et les publicités des établissements de restauration rapide et de jeux vidéo dissuadent les gens de bien manger et d'être actifs. Comme l'industrie de l'alimentation vise les profits, son but consiste à accroître les ventes et elle le fait au

moyen de la promotion d'aliments malsains. Le secteur privé consacrera toujours plus d'argent à la publicité (dont une grande partie destinée aux enfants) que le secteur de la santé publique, mais on peut tirer leçon des messages médiatiques de lutte au tabagisme visant la masse pour déterminer la meilleure utilisation possible des ressources disponibles pour maximiser l'impact.

Le message selon lequel l'activité physique ne se limite pas aux sports est difficile à communiquer. Il peut aussi s'agir de l'activité physique quotidienne comme la marche, la montée et la descente d'escaliers, le jardinage, etc. Tant que l'on pensera que l'activité physique exige des compétences particulières, un habillement spécial et une adhésion à un centre, elle ne fera pas partie de la vie quotidienne.

Les gens ont l'impression que l'activité physique et la saine alimentation sont dispendieuses et qu'elles exigent beaucoup de temps.

On a fait la promotion des modes de vie sains comme s'il ne s'agissait que d'un choix individuel, et la question est maintenant dissociée des valeurs sociales collectives. Il faut changer la perception reposant sur le comportement individuel et revenir à celle prônant la responsabilité communautaire.

Le public n'a pas accès à des services professionnels de counselling en nutrition subventionnés par l'État.

La transmission de messages et l'information publique traitant des trois questions en cause présentent plusieurs défis, dont :

  • l'incohérence des messages;
  • la crédibilité de ceux qui communiquent les messages;
  • le manque de vulgarisation des résultats de recherche qui permettraient d'accroître les connaissances du public;
  • l'inaction des décideurs face aux messages transmis (création de pistes cyclables, etc.)
  • l'absence de pertinence des messages pour les différents auditoires.

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Solutions intégrées

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges afin de trouver des solutions plus intégrées. Ils se sont penchés sur les politiques, les programmes et les autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains afin de promouvoir l'importance d'une alimentation saine, de l'activité physique et du maintien d'un poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Ajouter « investissement » dans les orientations stratégiques.

Leadership et élaboration de politiques

Élaboration de la Stratégie

Pour traiter des tensions inhérentes entre les ministères et pour remédier à l'approche habituelle de travail en vases clos, créer une entité non liée multiniveau et multisectotielle pour influer sur les plans d'action du gouvernement et orienter ses priorités en matière de modes de vie sains. Reconnaissant l'énormité de la tâche, cet organisme pourrait élaborer un cadre d'action et établir des buts et des calendriers.

Un leadership provenant du niveau supérieur est nécessaire, de même qu'un engagement ferme d'action et de soutien (y compris financier) aux différents secteurs concernés. L'accent devrait être mis sur l'intégration des politiques, l'élimination du travail en vases clos et le redressement des inégalités. Les fonctions de leadership devraient être assumées par les différents intervenants.

Mettre sur pied un cadre stratégique appuyé par les gouvernements FPT pour soutenir la Stratégie et faire participer les municipalités.

Former un groupe de travail sur les modes de vie sains composé de membres de haut niveau des différents ministères fédéraux et inclure l'Initiative du secteur bénévole.

Collaboration

Élaborer des lignes directrices claires pour les partenariats entre les secteurs public et privé et les faire connaître pour s'assurer qu'on les respecte. Veiller à ce que les programmes financés par des partenariats aient des buts précis reposant sur des résultats et à ce qu'ils ne soient pas influencés par l'industrie qui fournit les fonds.

Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent assumer un leadership fort en ce qui a trait à l'engagement visant le renforcement des capacités dans le réseau de santé publique. Il faut investir davantage dans ce réseau.

Créer un ministère de la vie saine comportant différentes divisions, dont la santé, l'environnement, le transport, l'éducation, etc.

Mesures incitatives et dissuasives

Mettre au point des mesures incitatives globales, non isolées, pour favoriser une vie saine.

Imposer une taxe à tous les foyers qui ont plus d'une télévision.

Offrir des avantages fiscaux aux personnes qui ont une saine alimentation et qui font de l'activité physique, de même qu'aux milieux de travail qui favorisent de tels modes de vie.

Créer des mesures fiscales dissuasives pour les milieux de travail qui n'encouragent pas l'adoption de modes de vie sains (p. ex. l'industrie de la restauration rapide).

Taxer les aliments malsains, comme les céréales Fruit Loops.

Politiques

Mettre en application des politiques scolaires globales qui encouragent les choix d'aliments santé (p. ex. en enlevant les distributrices de boissons gazeuses et d'autres produits alimentaires malsains), rendre obligatoire l'activité physique quotidienne à laquelle tout le monde peut participer (pas seulement les sports compétitifs qui excluent les enfants non athlétiques), fournir de l'enseignement sur la cuisine et la nutrition aux élèves du secondaire et valoriser le temps des enseignants. Veiller à ce que les programmes d'éducation enseignent aux professeurs comment enseigner.

Effectuer un examen des politiques à tous les niveaux, en prenant ce qui suit en considération :

  • les frais d'utilisation;
  • l'accès et l'engagement des groupes sous-représentés;
  • l'infrastructure existante.

Autres

Mettre au point des plans urbains qui comportent des espaces verts, des parcs et des infrastructures qui serviront aux activités physiques des adultes et des enfants.

Changer notre culture organisationnelle pour qu'elle appuie les employés qui prennent des pauses pour faire de l'exercice; laisser du temps pour la préparation d'aliments sains; rendre les déplacements actifs normaux en permettant aux gens d'arriver au travail en vêtements de sport, etc. Adopter des politiques en milieu de travail favorables à la famille, notamment au moyen de congé de bien-être et de déductions fiscales pour adhésion à un centre de conditionnement physique.

Élaborer une stratégie visant à changer les comportements des entreprises.

Mettre au point une stratégie de sécurité alimentaire qui tient compte de la disponibilité des aliments dans les régions rurales, de l'information et du counselling en matière de nutrition et des niveaux de revenu et qui propose des solutions comme les cuisines et les potagers communautaires et les programmes de nutrition en milieu scolaire.

Mettre sur pied un nombre suffisant de programmes et veiller à ce qu'ils reçoivent le financement et le soutien nécessaires.

Puisque le temps est considéré comme un obstacle à la saine alimentation et à l'activité physique pour les gens et pour l'ensemble de la société, adopter des mesures pour contrer ce problème, comme :

  • mettre l'accent sur la consommation d'aliments de qualité préparés tranquillement (Mouvement Slow Food) plutôt que sur la bouffe-minute;
  • prolonger les heures de garderie;
  • encourager les employeurs à mettre en place des mesures incitant les gens à adopter des modes de vie sains;
  • proposer des services de garde dans les centres de conditionnement physique;
  • donner accès à des gymnases publics;
  • offrir des activités familiales.

Apporter des changements systémiques qui renforcent la capacité communautaire en vue d'une prestation durable de services de santé publique.

Mettre sur pied des régimes de réglementation qui encouragent les gens à faire de meilleurs choix.

Réduire les inégalités sociales et économiques.

Semer la controverse. Il peut être nécessaire de brouiller les cartes pour susciter le changement social, mais un leadership est requis pour normaliser le concept d'une vie saine. Prendre l'exemple du travail accompli dans la lutte au tabagisme pour savoir comment instituer le changement et rendre marginaux les comportements malsains.

Il faut tenir compte de la santé mentale. Les gens ne vivront sainement que s'ils accordent de la valeur à leur santé et s'ils désirent vivre longtemps en bonne forme. Les personnes déprimées ne sont pas en mesure de modifier leurs modes de vie.

La promotion de la vie saine ne devrait plus être axée sur la personne ou la famille. Il faudrait travailler à en faire une valeur sociale collective.

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Acquisition et transfert des connaissances

Examiner les raisons expliquant les faibles taux d'obésité de la population de la Suède et du Japon. Des points de repère pourraient ensuite être établis à partir de ces deux pays.

Tirer profit de la base de connaissances et des ressources existantes pour obtenir de l'information sur les démarches qui donnent de bons résultats et pour savoir comment

évaluer. Intégrer la recherche de tous les secteurs.

Mettre au point un système de surveillance à partir d'outils et de systèmes d'examen de référence et d'évaluation continue pour obtenir des données précises pouvant être utilisées à l'échelle régionale, locale et communautaire. Prendre pour modèle le US National Health and Nutrition Examination Survey.

Créer un organe d'archivage sur les meilleures pratiques fondées sur des résultats et utiliser cette information pour élaborer des politiques et mettre sur pied des programmes.

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Développement communautaire et infrastructure

Pour réussir, la Stratégie a besoin du soutien de la majorité des gens. Un modèle de développement communautaire devrait être utilisé, comprenant notamment des forums communautaires, pour générer des idées et pour cerner les enjeux et les facteurs touchant à la santé. La communauté doit être informée de ce qui se passe.

Il faut rendre les choix santé faciles et ceux-ci peuvent être encouragés par des messages d'incitation aux endroits où les décisions se prennent (p. ex. près des escaliers et des ascenseurs pour rappeler aux gens les bienfaits de monter et descendre les escaliers, sur les étiquettes des aliments, etc.).

Offrir des activités gratuites ou à peu de frais dans la communauté, par exemple des patinoires financées par la municipalité mais entretenues par la communauté et des piscines publiques qui proposent des cours de natation gratuits.

Réduire l'offre d'aliments malsains dans les établissements publics comme les écoles, les centres communautaires et récréatifs et les hôpitaux.

Veiller à ce que l'élaboration de la programmation et la création des infrastructures répondent aux besoins de populations spécifiques comme les jeunes filles et les femmes, les Autochtones et les personnes ayant une déficience.

Améliorer les infrastructures pour qu'elles favorisent l'activité physique, en aménageant des pistes cyclables et des sentiers de randonnée pédestre, par exemple.

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Information publique

Fournir au public de l'information alimentaire sous forme :

  • d'étiquetage nutritionnel clair et significatif;
  • de mises en garde sur les produits à haute teneur en matières grasses;
  • d'éducation sur la grosseur des portions;
  • de renseignements sur le contenu calorique dans les menus des restaurants.

Réduire la publicité sur les aliments malsains et les activités sédentaires destinée aux jeunes, notamment au moyen d'une interdiction des messages publicitaires durant les émissions pour enfants.

Mettre sur pied une campagne de marketing social sur les modes de vie sains pour aller chercher le soutien du public.

Restreindre la publicité visant les enfants, de même que celle portant sur le lait maternisé.

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Déterminer les priorités

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les priorités de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont indiqué les principales mesures requises pour assurer le succès de cette stratégie. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie

Mettre sur pied un cadre stratégique pour veiller à ce que la Stratégie tire profit de ce qui existe déjà.

Donner une nouvelle allure à la Stratégie pour la rendre « sexy » aux yeux du public et permettre à la Ministre d'en retirer certains bienfaits politiques.

Il s'agit d'un plan mal défini et incomplet. La Stratégie doit être élaborée davantage et approuvée par les autres paliers de gouvernement, les autres ministères fédéraux et les organisations de la société civile avant d'être financée et annoncée.

Collaboration

Démontrer l'engagement et le leadership des principaux décideurs de tous les secteurs face à la question d'ici à juin, puisque c'est à ce moment que des recommandations seront présentées aux sous-ministres de la Santé et qu'un document du Cabinet sera rédigé. Un engagement soutenu, une vision et une entente précisant le caractère multisectoriel et interministériel du travail effectué dans le cadre de la Stratégie sont essentiels à long terme aux niveaux supérieurs et à tous les niveaux. L'engagement doit être manifesté par la volonté politique et par le financement alloué (structure de financement secteur public-secteur privé), par le renforcement de la capacité et par l'infrastructure.

Pour démontrer la grande détermination à travailler ensemble, déterminer ce que chaque partie concernée apporte à la démarche, p. ex. de l'expertise, des programmes, des réseaux et des membres d'ONG. S'entendre au début du processus sur les questions de compétences pour veiller à ce qu'elles n'entravent pas l'action à l'étape de la mise en ouvre. Clarifier le processus postsymposium en déterminant notamment qui fera les recommandations et qui établira les priorités FPT.

Mettre sur pied un groupe de travail national comptant entre autres des membres provenant des secteurs de la santé, de l'éducation, des loisirs, des sports et de l'environnement pour diriger la Stratégie en matière de modes de vie sains.

Financement

Le financement est crucial et l'allocation des ressources doit tenir compte de ce qui suit :

  • utiliser les réseaux d'experts existants, p. ex. la Coalition pour la vie active.
  • protéger les fonds alloués à d'autres secteurs, comme la lutte au tabagisme.
  • fournir des fonds aux coalitions traitant de vie saine au niveau provincial et s'assurer qu'il y a des ressources à déployer.
  • fournir des fonds, au niveau fédéral, à des coalitions comme l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada.

Allouer de nouveaux fonds à la Stratégie pour veiller à ce que les programmes actuels fondés sur des résultats ne soient pas « volés » pour faire place à la nouvelle.

Utiliser une partie des revenus provenant de la taxe sur les cigarettes pour financer la Stratégie en matière de modes de vie sains.

Autres

Tenir un forum sur les politiques publiques réunissant le monde de la santé, de l'activité physique et des sports pour initier la collaboration dans le cadre de discussions.

Mettre au point une stratégie distincte pour modifier les comportements organisationnels (au moyen de réglementation, de lois, etc.) en vue de réduire la promotion des aliments malsains.

Accorder des déductions fiscales aux personnes qui s'inscrivent à un gymnase et qui achètent du matériel pour faire du conditionnement physique.

Veiller à ce que les politiques de tous les paliers de gouvernement (fédéral, provincial, territorial et municipal) appuient les modes de vie sains.

Un changement d'attitudes et de culture est requis, puisque seule l'intégration rendra possible une stratégie en matière de modes de vie sains.

À court terme, rendre l'activité physique obligatoire dans les écoles. À long terme, inclure un programme d'enseignement sur les modes de vie sains dans toutes les écoles.

Créer un groupe de travail national pour des communautés dotées d'écoles actives.

Inclure l'activité physique à toutes les réunions gouvernementales.

Prendre conscience du fait que notre société a placé l'activité physique hors de notre vie depuis une trentaine ou une cinquantaine d'années et qu'il faudra du temps pour mettre au point des solutions de soutien viables.

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Acquisition et transfert des connaissances

Évaluer l'efficacité des démarches visant l'augmentation de l'activité physique, l'amélioration de l'alimentation et la réduction de l'obésité avant la mise en ouvre de la Stratégie.

À court terme, établir des objectifs concrets liés aux questions en cause et surveiller l'atteinte de ces objectifs à long terme.

Des données et de la surveillance sont requises à court terme relativement à ce qui suit :

  • régime alimentaire et obésité;
  • données sur la population;
  • données sur les enfants et les adolescents.

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Développement communautaire et infrastructure

Favoriser le soutien de la majorité des gens, notamment en allouant des fonds.

Mettre au point des interventions communautaires.

À long terme, investir dans les infrastructures comme les écoles et les installations récréatives, les pistes cyclables et les sentiers de randonnée pédestre, les programmes et les espaces verts. Cela signifie aussi une bonne planification urbaine pour assurer la viabilité des communautés.

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Information publique

Transmettre des messages cohérents et allouer des fonds à une composante d'éducation et de marketing social.

Tenir compte du niveau d'alphabétisation dans les messages clés.

Mettre au point des mesures politiques pour diminuer les messages faisant la promotion d'une mauvaise alimentation et de l'inactivité physique et accroître les messages de vie saine et active.