Préparé par The Alder Group
Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.
La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids
santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.
Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :
Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.
Objectifs de la rencontre
Jean-Louis Caya, Santé Canada
Les observations préliminaires de Jean-Louis Caya sont résumées ci-après.
Nous retrouvons ici aujourd'hui des représentants de différents secteurs ainsi que de divers organismes non gouvernementaux, mais nous visons tous un même objectif, soit l'amélioration de la santé des Canadiens et Canadiennes. Nous souhaitons partager nos expériences et fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie en matière de modes de vie sains.
Pour le Québec, il importe surtout de savoir comment cela fonctionnera. Le travail d'équipe est important. La consultation permettra de greffer certains éléments à ce qui existe déjà de façon que la Stratégie réponde aux besoins de toutes les régions du pays. Un plan d'action sera élaboré. La tâche est de taille et les délais sont serrés compte tenu des dates prévues pour le symposium, de la rencontre des sous-ministres en juin et du rapport aux ministres par la suite.
Nous désirons remercier tous ceux qui ont fait le nécessaire pour être présents, en dépit d'un court préavis, afin de nous faire part de leurs précieux commentaires.
Claude Rocan, Santé Canada
Claude Rocan a traité du processus de consultation et d'élaboration de la Stratégie. Voici donc un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.
Il existe un engagement renouvelé, de la part des gouvernements, à l'endroit de la promotion de la santé ainsi que de la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont annoncé leur intention de collaborer à l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. On se concentrera d'abord sur l'alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de risque qui y sont couramment associés et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie sera élaborée de façon à tenir compte d'autres facteurs par la suite.
Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.
La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.
Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :
La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le symposium.
Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.
Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.
Tout d'abord dans le cadre de discussions en petits groupes, puis en assemblées plénières, les participants ont été invités à dire ce qu'ils pensaient, à première vue, de la Stratégie en matière de modes de vie sains et à poser des questions à ce sujet. Voici donc un résumé de ce dont il a alors été question.
Puisque la santé est une responsabilité à la fois fédérale et provinciale, existe-t-il des champs exclusifs au gouvernement fédéral? Comment monsieur et madame tout le monde peut-il faire la distinction entre une responsabilité fédérale et une responsabilité provinciale? Les personnes font diverses suggestions qui sont par la suite transmises au palier fédéral, mais que faire pour qu'elles se complètent mutuellement?
Dans la même veine, le gouvernement du Québec a un plan semblable à celui du fédéral. Comment ce genre de programme au Québec est-il perçu par Santé Canada?
La Stratégie est une chose merveilleuse, mais quelle est sa relation avec la nouvelle politique du sport? Il semble qu'il y ait certaines similitudes. Comment s'emboîtentelles? Nous ne voulons pas reproduire ce qui existe déjà et nous aimerions tous tirer dans la même direction. Comment y parvenir?
Il existe déjà des initiatives en matière de sport et d'alimentation.
D'où la présente initiative tire-t-elle son origine?
Quel est le lien qui existe entre la Stratégie et le travail effectué par l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques du Canada?
Il est très important de profiter de la synergie existante, p. ex. du résultat des efforts déployés par l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques du Canada et d'autres organismes non gouvernementaux comme des groupes sur le diabète, etc. Il nous faut travailler main dans la main. La rencontre d'aujourd'hui devrait être l'occasion de créer certains liens ainsi que d'établir des réseaux autour de questions comme le tabagisme et l'activité physique. Nous devons faire profiter autrui de ce que nous savons déjà.
La Stratégie dispose-t-elle de sources de financement?
Il existe, au Québec, un programme d'éducation sanitaire. Un tel programme a-t-il cours au niveau fédéral ou dans d'autres provinces et est-il financé? Nous avons pris part à des réunions, à Magog, au sujet du sport et rien n'en a découlé. S'agit-il ici d'une opération de camouflage ou y aura-t-il vraiment des fonds qui seront débloqués? Assistons-nous à une tactique interventionniste du fédéral au Québec?
Des groupes de jeunes et d'étudiants ainsi que des représentants du monde de l'enseignement devraient être présents ici car leur participation s'impose.
Personne ne représente les municipalités alors qu'il s'agit là d'un groupe de premier plan pour ce qui est des installations requises.
Claude Rocan reconnaît qu'il ne sera pas possible de répondre à tous les commentaires formulés à l'occasion de la table ronde, mais tous seront pris en note et étudiés. Il a toutefois répondu à certains de ces commentaires et voici donc un aperçu de ses remarques.
Il faut souligner ici que nous sommes parfaitement conscients que le Québec, comme c'est d'ailleurs le cas dans d'autres provinces, a ses propres stratégies en matière de modes de vie sains. Au niveau fédéral, nous travaillons à diverses initiatives, notamment à un guide sur l'activité physique visant différents auditoires, en plus de nous pencher sur une saine alimentation.
Nous souhaitons collaborer et nous n'essayons nullement de nous infiltrer dans un champ de compétence provinciale, mais nous ne voulons pas non plus passer outre à une discussion sur les meilleures pratiques, les travaux de recherche effectués et les façons à privilégier pour travailler ensemble tout en jetant un coup d'oil aux mesures prises au niveau communautaire. Il peut donc y avoir collaboration à bien des égards. Nous voulons cerner la façon dont nous pouvons le mieux travailler ensemble. Il existe, au palier fédéral, certaines activités qui ne sont pas bien intégrées mais qui pourraient l'être.
À Banff, le ministre de la Santé du Québec a déclaré que sa province ne participerait pas directement à l'initiative sur les modes de vie sains, mais rien n'empêche de travailler avec des groupes québécois qui souhaitent y contribuer.
Nous reconnaissons la possibilité de liens avec la politique du sport puisqu'il s'agit d'une initiative du même type. Nous désirons créer des synergies. Il y a des recoupements évidents entre les sports et l'activité physique. Nous avons établi des contacts avec des groupes s'occupant de sport, liés au gouvernement fédéral ou à
Les mêmes remarques peuvent être formulées pour le travail effectué par l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques du Canada, avec laquelle il existe des possibilités semblables de synergie ainsi que de partage de l'expérience et des connaissances acquises. Nous ne rejetons pas du revers de la main les autres initiatives.
Il n'y a pas de nouveaux fonds qui ont été débloqués à l'heure actuelle. Avant d'aborder cette question, nous sommes d'avis qu'il faut bien comprendre les mesures à prendre.
Dans le cas des initiatives fédérales et provinciales liées à l'éducation pour la santé, il faudra, en vue de leur succès, s'assurer la participation de nombreux groupes. Le monde de l'enseignement constitue un partenaire important et sera représenté comme il se doit à l'occasion du Symposium. Nous avons besoin d'une stratégie qui puisse être mise en ouvre dans les écoles. Nous cherchons à obtenir des résultats concrets et il ne s'agit donc pas d'une simple opération de camouflage. Nous avons tenté d'obtenir des représentations diverses aux différentes tables rondes, notamment des municipalités.
Les participants ont été invités à faire du remue-méninges au sujet de ce qui fonctionne, au pays, en matière de modes de vie sains, en cernant les programmes, politiques ou projets de recherche qui ont du succès et les raisons qui font qu'il en est ainsi. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé de ce dont il a été question à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.
Accompagnement en loisir des personnes vivant avec un handicap - Ce programme, conçu par le ministère des Affaires municipales, procure de l'aide en vue de l'accompagnement de personnes avec handicap qui souhaitent prendre part à diverses activités.
Accroissement de l'activité physique et élargissement de l'éducation sanitaire dans les écoles du Québec - Politique universelle et à motivations conscientes touchant tous les jeunes de la province.
Aller-retour - Programme procurant aux enfants un moyen de transport actif et sûr (marche ou vélo) pour se rendre à l'école ou en revenir.
Campagnes anti-fumée - Campagnes intersectorielles regroupant des organisations gouvernementales et des organismes non gouvernementaux.
Camps d'été pour les jeunes ayant une déficience - Des jeunes de 14 à 17 ans ayant une déficience prennent part à des activités très physiques comme la voile ou la natation. Ces jeunes font ensuite la promotion du programme en partageant avec d'autres les expériences qu'ils y ont vécues.
Coalition d'une vie active pour les aînés - Cette initiative de partenariat regroupe des programmes qui font la promotion de l'activité physique et d'une alimentation saine chez les aînés, en plus de prévenir le diabète de type II. Elle s'inscrit à l'intérieur d'un cadre de travail professionnel et les activités prévues sont menées par des animateurs dûment formés. On rejoint les aînés par l'entremise de partenaires et de réseaux, comme les groupes de services au foyer et le YMCA.
Cuisines collectives - Comprennent des groupes d'achat de nourriture ainsi qu'un aspect éducatif.
Dispensaire diététique de Montréal - Œufs, lait et jus d'orange sont distribués directement à des femmes enceintes ainsi qu'à des mères qui allaitent, ce qui réduit le nombre de nouveaux-nés dont le poids est anormalement peu élevé. Le programme aide aussi les mères avec la planification budgétaire en plus de leur offrir des renseignements sur l'alimentation. Les indicateurs dont il dispose sont variés et il profite du soutien, en collaboration, des paliers gouvernementaux fédéral et provincial.
Guide alimentaire canadien pour manger sainement - Guide nouveau genre accessible qui a atteint son auditoire cible.
ISO Actif - Programme scolaire qui porte notamment sur l'alimentation, la nourriture ainsi que l'activité physique et qui comprend des campagnes promotionnelles (sensibilisation) en vue de l'atteinte de certains buts précis (à différents niveaux, comme bronze, argent et or). À l'heure actuelle, ce projet regroupe cent écoles.
Le garde-manger pour tous - Présentation de diverses notions portant sur l'alimentation saine dans les écoles. Il s'agit d'activités mensuelles avec interaction
entre enseignants et membres de la famille, ainsi que d'activités à caractère social.
Mois de l'éducation physique et du sport étudiant - Ce partenariat, réunissant la FDSE, la FÉÉPEQ et le secteur privé, fait la promotion de l'activité physique chez les jeunes.
Option Santé - Comprend des séances à l'intention des étudiants du secondaire portant sur le développement personnel, l'autonomie et l'activité physique. Le sentiment de prise en charge est alors plus grand et le succès à l'école d'autant plus éclatant.
ParticipAction - Bonne campagne de sensibilisation du public qui a fait appel à différents médias, notamment la télévision, pour diffuser son message.
Programmes d'alimentation et d'exercice dans les écoles - (y compris le Club des petits déjeuners). Ces programmes prévoient la distribution de petits déjeuners, de goûters, de lunches et de lait. Ils existent depuis des années et regroupent différents partenaires (notamment les Producteurs de lait du Québec). Ils se fondent sur les principes défendus dans le Guide alimentaire canadien pour manger sainement et comprennent des plans de cours à l'intention des enseignants ainsi que des activités régulièrement mises à jour. Le secteur privé y participe.
Recherche en bref - Ce programme met l'accent sur une plus grande accessibilité de l'information scientifique. Les publications actualisent les connaissances et
comprennent des encarts à l'intention des aînés. Ces données sont aussi distribuées aux médecins, infirmières et autres professionnels de la santé.
Réseau des menus mieux vivre - Propose aux clients de restaurants des choix santé bien visibles sur les menus. Chefs, cuisiniers et diététistes y travaillent de concert.
Stratégie ACTIVE (ACAFS) - Programme qui cible les femmes et les jeunes filles en faisant la promotion de l'activité physique chez celles-ci, libre d'entraves, de façon accessible et en toute sécurité. Son succès dépend notamment des facteurs suivants : prise de décisions en groupe, réseautage, soutien de divers ministères, promotion et publicité.
Dans l'ensemble, les programmes qui ont du succès comprennent :
Autres initiatives qui ont du succès :
Les participants ont été invités à faire du remue-méninges au sujet des défis à relever pour agir. Ils ont alors tenu compte des obstacles les plus importants que devaient surmonter ceux qui travaillent dans le secteur afin d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains, qui atteignent et maintiennent le niveau d'activité physique recommandé et qui atteignent et maintiennent un poids santé. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé de ce dont il a été question à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.
Politiques
Les politiques adoptées ne sont pas planifiées pour le long terme.
Il manque de politiques sur les écoles saines.
Les politiques du gouvernement peuvent constituer un obstacle à la prise de mesures.
Les politiques des gouvernements fédéral et provincial nous empêchent parfois d'agir.
Financement
Il n'existe pas de financement approprié à long terme. Les cycles gouvernementaux pour le financement peuvent nuire à certains programmes.
Le financement par le secteur privé peut être difficile à obtenir et encore plus ardu à conserver. Il est particulièrement malaisé de trouver des sources de financement pour de nouvelles initiatives de peu d'envergure, surtout dans le cas de groupes qui ne font pas partie de plus grandes organisations bien connues; p. ex. les fédérations de soccer peuvent obtenir du financement pour des athlètes ayant une déficience parce qu'elles sont justement bien connues et établies. Par ailleurs, les organisations doivent répondre à certains critères afin d'être reconnues comme des ouvres de bienfaisance.
Collaboration
Les organisations de tête ne collaborent pas ensemble.
La saine alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé sont tous reliés entre eux et nombre d'organisations y travaillent, mais de façon isolée les unes des autres. Pour la plupart, les tâches se chevauchent et les groupes ne partagent pas entre eux leurs expériences.
Des partenariats sont requis, mais ils prennent du temps à constituer et leur maintien nécessite des efforts certains.
Il est difficile de catégoriser les organisations jumelant sports et handicaps.
Population
Puisque les gens ne sont pas habilités, ils ne sont pas non plus responsables. Cette discussion porte sur les responsabilités à deux niveaux : la responsabilité individuelle et la responsabilité collective. Nous ne pouvons mettre de côté les responsabilités qui nous incombent, individuellement, à l'intérieur du processus et il nous faut nous pencher sur les valeurs que nous défendons en tant que société. Les responsabilités
collectives qui influent sur nos choix comprennent la prise de décisions politiques à différents paliers et dans divers secteurs.
Il importe d'offrir des programmes, mais il est encore plus important de changer les valeurs et les habitudes.
Nous sommes trop exclusifs lorsqu'il s'agit de sexe, d'habileté, etc.
Il est difficile d'atteindre la masse pour l'amener à effectuer des choix santé alors que les capacités de lecture et d'écriture de la moitié de la population sont limitées.
Les choix de modes de vie sains sont eux aussi limités, en fonction du revenu gagné.
Autres
Les secteurs de la restauration-rapide et des loisirs sédentaires, qui vont dans une certaine mesure à l'encontre des objectifs visés, ne participent pas aux discussions.
L'absence de continuité et le manque de suivi sont à noter.
On ne connaît pas l'état de santé de la population du pays.
Partout des groupes travaillent de façon isolée les uns des autres, ne sachant pas ce qui se passe ailleurs.
Au moment des évaluations, il faut tenir compte du très visible et du moins que visible. Il peut être difficile pour un programme d'atteindre son plein potentiel en l'absence de financement, mais cela ne veut pas pour autant dire que les efforts déployés ne sont pas à la hauteur.
Puisque les programmes ne sont pas évalués, certains continuent de profiter de financement même s'ils ne fonctionnent pas.
Même si des messages sur des modes de vie sains sont communiqués, les jeunes sont souvent confrontés à des modèles de styles de vie et de comportements malsains chez les adultes. Il n'y a aucune cohésion entre notre discours social et nos véritables modèles à ce niveau.
Les campagnes promotionnelles prennent du temps à organiser et ceux qui s'en chargent doivent être en mesure de répondre à de telles exigences.
Les campagnes promotionnelles ne répondent pas toujours aux besoins des collectivités.
Il existe plusieurs guides sur l'activité physique et l'alimentation saine, mais ils demeurent peu connus (en particulier dans le milieu étudiant). Ils sont imprimés, mais ne sont pas utilisés. La réalité est qu'il n'y a pas de cohésion entre ceux qui les élaborent et l'auditoire cible, ce qui fait que ces guides demeurent lettre morte.
Les forces qui agissent à l'encontre des modes de vie sains (secteur de la restaurationrapide, fabricants d'automobiles, etc.) sont redoutables et à l'origine de campagnes publicitaires gigantesques, qui font la promotion de leurs propres messages et produits.
Pour sa part, le secteur de la promotion de la santé a le sentiment qu'il ne peut pas faire passer son message, pourtant fort valable et ce tant au niveau des données scientifiques présentées qu'à celui des ressources pour ce faire (p. ex. Guide alimentaire canadien pour manger sainement).
Les organisations ne peuvent pas toujours répondre aux exigences découlant de leurs campagnes de marketing social.
Les participants ont été invités à faire du remue-méninges en vue de penser à des solutions mieux intégrées. Ils se sont penchés sur des politiques, programmes et autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains pour favoriser la saine alimentation, l'activité physique et un poids santé. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé de ce dont il a été question à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.
Élaboration de la Stratégie
Le gouvernement fédéral devrait élaborer un cadre de travail élargi et permettre aux provinces d'adopter leurs propres objectifs.
Intégrer toutes les activités liées aux modes de vie sains (comme à l'Université Laval) en faisant la promotion d'une alimentation saine, d'heures de sommeil suffisantes, etc.
Éviter les démarches qui excluront certaines personnes. Créer un cadre de travail inclusif en évitant d'établir des normes qui mèneront à l'exclusion de certaines personnes ou de certains groupes (p. ex. course de 10 km). Se concentrer sur les aspects positifs des modes de vie sains plutôt que de s'en tenir aux mesures punitives.
La Stratégie ne devrait pas reproduire ce qui est déjà en place à l'échelon provincial; elle devrait plutôt chercher à servir de complément et à bénéficier aux organisations qui travaillent dans le domaine.
Renverser la tendance actuelle entre traitement (98 %) et prévention (2 %).
Se concentrer sur tous les déterminants de la santé.
Politiques
Faire en sorte que la politique du gouvernement prévoie greffer trottoirs et voies cyclables à chaque route qui est créée.
Financement
Financer les programmes qui ont fait leurs preuves, comme le Club des petits déjeuners, ISO Actif, etc.
Assurer un financement suffisant aussitôt que possible pendant l'exercice financier et faire en sorte qu'il soit maintenu pendant au moins trois ans.
Accroître le financement alloué à la recherche.
Incitations
Inclure les consultations professionnelles liées à l'activité physique et à une alimentation saine dans le régime provincial d'assurance-maladie.
Diversifier les types d'incitatifs financiers proposés par les compagnies d'assurance aux personnes qui privilégient les choix santé. Inclure les lieux de travail dans cette initiative.
Imposer des taxes sur tous les aliments qui ne sont pas sains.
Permettre aux organisations d'émettre des reçus pour fins d'impôt dans le contexte de la participation à des activités liées aux modes de vie sains.
Offrir aux écoles qui prévoient des niveaux d'activité élevés pour leurs élèves des subventions d'encouragement afin de leur permettre de proposer davantage de programmes favorisant les modes de vie sains. Cet argent pourrait provenir des surplus fédéraux.
Enfants et jeunes
Les modes de vie sains sont l'affaire de tout le monde. Les enfants devraient profiter à ce niveau de l'influence positive de leurs parents, des écoles, de clubs spécialisés en alimentation, etc.
S'assurer que les jeunes disposent des outils requis, notamment d'une infrastructure appropriée dans les écoles, pour adopter des modes de vie sains.
Inciter les enfants à se déplacer en ayant recours à des moyens actifs (marche, vélo, etc.) et faire en sorte que cela ne pose aucun danger en mettant à leur disposition trottoirs ou pistes cyclables.
Faire passer la période d'activité physique dans les écoles à 150 minutes par semaine. Adopter une politique uniforme, à l'échelle de la province et même du pays, en vue d'une éducation obligatoire sur la santé.
Fournir de meilleures occasions de réseautage à ceux qui travaillent dans le domaine. Favoriser la création de coalitions et y donner son appui.
Repérer des modèles de rôle.
Collaboration
Responsabiliser davantage les fabricants de produits alimentaires et le domaine du sport.
La Stratégie devrait contrer les forces qui s'opposent aux modes de vie sains, comme la restauration-rapide. S'assurer le concours de gens influents provenant de divers milieux, que ce soit notamment de la communauté, des milieux de travail ou du monde de l'enseignement.
Les organisations devraient faire le meilleur usage possible de l'expérience acquise en focalisant sur leurs champs d'activités et en s'associant à des groupes dont les spécialités sont différentes. Les groupes devraient collaborer et partager ce qu'ils apprennent plutôt que d'essayer de tout faire eux-mêmes.
Les groupes spécialisés en prévention du cancer cherchent à s'assurer le concours de nouveaux partenaires au-delà des regroupements communautaires et des gouvernements. Du fait qu'une solution comporte nécessairement de multiples volets, il faut obtenir la participation de tous, y compris du secteur privé.
Population
Se concentrer sur la modification des habitudes de vie.
Tenir compte des différences culturelles.
Se pencher sur ce à quoi les gens accordent de la valeur. L'argent est un élément prédominant dans notre société et constitue un facteur de motivation de taille, puisqu'on consacre beaucoup de temps à le gagner. Nous devons tenir compte de cette réalité et repenser à ce que nous jugeons prioritaire.
Autres
Ne pas se concentrer uniquement sur les sports populaires.
Définir l'état de santé de la population du pays, notamment en repérant les iniquités à ce chapitre et en évaluant leurs répercussions.
Mettre sur pied des comités sur les sports et l'activité afin d'établir le degré de forme physique dans les régions, de l'évaluer ou de le classer. Adopter un processus de remise de certificat (p. ex. certificats ISO Actif) et prendre comme modèles des programmes fructueux comme Youth Canada in Shape.
L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a récemment créé un réseau d'échange de pratiques dans le domaine de la cardiologie. D'autres ressources semblables pourraient être mises en commun et partagées s'il y avait une personne chargée de coordonner un tel processus.
Respecter certaines normes de professionnalisme ainsi que de sécurité et favoriser une démarche adaptée aux différentes activités physiques, notamment pour ce qui est des formateurs et des entraîneurs.
Consulter les gens pour savoir ce à quoi ils accordent de la valeur dans la vie et ce qui les motive. Nous devons savoir pourquoi les personnes mangent tel ou tel aliment et comment elles prennent soin de leur santé.
Examiner les programmes existants et ne continuer de financer que ceux qui donnent de bons résultats.
Adopter les meilleures pratiques avec preuves à l'appui.
Évaluer la composition de différents auditoires et répondre aux besoins des diverses communautés. Repérer et évaluer les outils en place (comme les guides alimentaires) pour s'assurer qu'ils sont bien utilisés et qu'ils répondent aux besoins des auditoires visés.
Améliorer les partenariats dans la collectivité en vue d'une utilisation accrue de l'infrastructure en place.
Proposer dans les communautés des activités physiques à faible coût ou même à titre gracieux. Les sports comme le ski sont coûteux, néanmoins l'hiver est une saison importante au Québec et tout le monde devrait pouvoir y pratiquer de tels sports.
Aider les gens à prendre le contrôle de leur vie.
Le secteur de la promotion de la santé ne disposera jamais des mêmes budgets publicitaires que le secteur privé, ce qui fait que ce dernier doit être invité à prendre part aux discussions.
Il faut s'efforcer, collectivement, de contrer les puissants messages transmis par les fabricants d'automobiles, le secteur de la restauration-rapide et d'autres.
Tirer profit de l'expérience associée au succès de diffusion de certains messages de modes de vie sains comme celui sur le port de la ceinture de sécurité. Un message clair et cohérent, validé sur le plan scientifique et profitant du soutien gouvernemental, est à l'origine de changements.
L'industrie du tabac a convaincu le public qu'il était normal, même souhaitable, de fumer. Il faut renverser la vapeur par rapport à de tels choix et montrer que ces entreprises font de l'argent sans pour autant aider la société. Cela est possible, même en ne disposant que d'un budget limité, si on révèle toute la vérité au sujet de cette industrie plutôt que de se concentrer exclusivement sur les comportements individuels, par exemple en disant aux gens de ne pas fumer.
Concevoir et distribuer un guide sur de saines habitudes de vie, adapté à différentes situations et comprenant divers messages au sujet de changements à apporter. Il s'agirait là d'un processus horizontal tenant compte d'idées, de politiques, etc., à l'intention notamment des milieux de travail, des écoles ou des municipalités. On
pourrait par exemple y faire la promotion de postes d'exercices le long des routes et donner des conseils sur la façon de s'y prendre pour faire de l'exercice. Le Guide alimentaire canadien pour manger sainement est un bon point de départ et provient d'une source crédible (Santé Canada).
Sensibiliser les gens à certaines questions et raffiner nos stratégies tout en ciblant mieux notre discours. Privilégier davantage le long terme et ne pas hésiter à discuter des grandes questions philosophiques qui découlent de tels choix.
S'assurer que l'information transmise est cohérente et qu'aidera à la modification des comportements visés.
Par la voie du forum de l'ADAQ sur son site Web à www.innocuite.org , échanger de l'information et discuter de mesures pouvant être prises selon les secteurs.
Inclure davantage de données nutritionnelles sur les menus des restaurants.
Élaborer des campagnes de marketing social en collaboration avec des personnes qui travaillent directement dans le domaine.
Concevoir une campagne médiatique ciblée.
Planifier d'avance pour s'assurer de disposer des ressources voulues afin de pouvoir répondre à la demande découlant de campagnes publicitaires.
Les participants ont été invités à faire du remue-méninges en vue de penser à l'ordre prioritaire à adopter pour la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont cernés les mesures les plus importantes devant être prises pour assurer le succès de la Stratégie. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé de ce dont il a été question à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.
Favoriser une démarche horizontale intersectorielle, intergouvernementale et interministérielle, qui comprend toujours le secteur privé et le secteur public.
Respecter les différentes sphères de compétences.
Être inclusif en assurant les mêmes possibilités et le même accès à tous.
Faire des modes de vie sains la norme dans notre société, à tous les âges.
Créer une synergie universelle, notamment entre les secteurs public et privé.
Assurer un financement durable.
Effectuer une analyse de la conjoncture qui permettra d'établir l'état des modes de vie sains au pays. Il faut savoir où nous en sommes avant de décider de la direction à prendre.
Élargir la base des connaissances sur le terrain.
Définir des normes propres à l'alimentation et à l'activité physique, puis produire un guide sur les modes de vie sains.
Adopter des objectifs et des normes réalistes.
Jean-Louis Caya a remercié les participants de leurs remarques directes et franches. On tiendra compte de ces messages clairs dans un contexte de richesse collective. Santé Canada a pris l'engagement de travailler de concert avec les provinces et de bâtir à partir de ce qui existe déjà.
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.