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Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

Rapport sur la table ronde de Halifax, Nouvelle-Écosse (Atlantique) Le 28 mars 2003

Préparé par The Alder Group

Table des matières

Toile de fond

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.

La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids

santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.

Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :

  • rencontres préalables à la consultation;
  • tables rondes stratégiques;
  • remise d'un carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains.

Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.

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Introduction

Objectifs de la rencontre

  • Faire connaître les attentes des ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains.
  • Inviter les participants à fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie.
  • Répertorier les principales initiatives, mesures et stratégies, en cours ou à venir, devant être prises en considération dans l'élaboration de la Stratégie.
  • Favoriser la création de partenariats.

Observations préliminaires

Janet Bronstein Moody, Groupe de travail sur les modes de vie sains

Janet Bronstein Moody s'est chargée de présenter les observations préliminaires, soulignant brièvement le processus d'élaboration de la Stratégie et celui entourant la consultation. Voici un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.

Les provinces de l'Atlantique se sont toutes dotées d'une stratégie en matière de modes de vie sains : Stratégie de mieux-être (Wellness Strategy) à Terre-Neuve, Stratégie de prévention des maladies chroniques (Chronic Disease Prevention Strategy) en Nouvelle-Écosse, Stratégie en matière de modes de vie sains (Healthy Living Strategy) à l'Île-du-Prince-Édouard et Partenariat pour une action communautaire favorisant une saine alimentation et l'activité physique au Nouveau- Brunswick.

L'objectif de la Stratégie en matière de modes de vie sains n'est pas de créer un dédoublement des initiatives entreprises dans les provinces, mais bien de les bonifier. Les partenariats constituent un élément prépondérant de la Stratégie. Nous prévoyons que le financement sera au rendez-vous, bien que nous en ignorions pour le moment le degré.

On constate un nouvel intérêt des gouvernements pour la promotion de la santé et la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont fait part de leurs intentions de collaborer à l'élaboration d'une stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Il a été démontré de manière convaincante que l'alimentation, l'activité physique et les poids santé sont des facteurs pouvant contribuer à réduire les risques et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. C'est donc sur eux que porteront nos premières actions. Plus tard, la Stratégie sera élargie afin d'y intégrer d'autres volets.

Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.

La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec

des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.

Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :

  • rencontres préalables à la consultation (janvier et février);
  • tables rondes stratégiques (mars et avril);
  • remise du carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains (avril).

La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le Symposium sur les modes de vie sains.

Le Symposium réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.

Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.

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Commentaires des participants

Tout d'abord dans le cadre de discussions en petits groupes, puis en assemblées plénières, les participants ont été invités à dire ce qu'ils pensaient, à première vue, de la Stratégie en matière de modes de vie sains et à poser des questions à ce sujet. Voici donc un résumé de ce dont il a alors été question.

A-t-on songé à inclure une composante Autochtone distincte prenant en considération les particularités de ce groupe et les écarts statistiques?

La démarche actuelle sera-t-elle rattachée à la politique du sport? Cette politique repose sur quatre éléments de base, dont la participation.

Comment évaluera-t-on l'état de santé de chaque personne? A-t-on sollicité les conseils de professionnels en matière de modes de vie sains qui travaillent principalement en prévention?

Bien que l'on insiste d'abord sur l'activité physique et l'alimentation saine, il est essentiel de connaître les autres enjeux à intégrer à la démarche et d'élaborer une stratégie en la matière.

Le modèle est intéressant. Pourra-t-on l'adapter?

De quelle manière arrimera-t-on la Stratégie en matière de modes de vie sains aux autres programmes, notamment aux stratégies panatlantiques?

Les secteurs privilégiés soulèvent des interrogations. On a fait abstraction des principaux obstacles, comme la violence, la pauvreté et la marginalisation.

Il existe au Canada atlantique de nombreuses communautés rurales et éloignées privées de services en santé mentale qui font face à des problèmes de pauvreté, entre autres. Les questions soulevées par la Stratégie consistent en des choix de modes de vie. Comment évitera-t-on que la Stratégie accentue davantage les disparités en matière de santé?

Comment créera-t-on des partenariats à l'extérieur du secteur de la santé?

Comment amènera-t-on les autres intervenants à faire valoir leurs points de vue? Tout le monde n'a pas accès à Internet. Le carnet de travail est-il disponible dans d'autres langues, en Braille et sur cassettes audio?

Pour les personnes à faible revenu, les questions relatives aux modes de vie sains ne sont pas prioritaires.

L'échéancier proposé est trop court. Il ne permet pas aux communautés de participer d'une manière valable.

Quelle clientèle vise-t-on? Comment rendra-t-on la Stratégie accessible à toutes les populations?

Quels mécanismes a-t-on prévus dans la Stratégie pour éviter les dédoublements et permettre l'évaluation des résultats?

S'agit-il d'une stratégie fédérale ou d'une stratégie nationale?

On peut espérer que la Stratégie fera usage de ce qui existe déjà, plutôt que de créer des problèmes.

La Stratégie devrait avoir une visée à long terme, disons 20 ans.

La documentation renferme des renseignements intéressants, mais qu'en est-il sur le plan de l'action? Les gens savent qu'est-ce qu'ils devraient manger, ce qui ne les empêchent pas de manger autre chose. Ils savent qu'il est important de faire de l'activité physique, mais en font-ils? Quelles mesures a-t-on prévues, le financement sera-t-il suffisant?

La Stratégie doit s'adresser à l'ensemble de la population. Quand mettra-t-on les communautés dans le coup?

Comment a-t-on choisi les participants au Symposium, et qui sera invité?

Les écoles représentent des milieux clés; pourtant, il n'est nulle part fait mention de l'éducation physique dans le document. Le nombre d'enseignants présents est

insuffisant, et cela est inquiétant. Il y a lieu de se préoccuper du lien que l'on établit entre le sport, l'activité physique et les loisirs et la Stratégie globale.

Toutes les personnes présentes proviennent de milieux différents et, pourtant, elles recherchent les mêmes buts. Les enfants doivent être la cible principale. En matière de santé, la langue est un obstacle. Qu'adviendra-t-il quand la Stratégie sera en place et qu'on voudra l'introduire dans les communautés? L'activité physique et le sport constituent les outils privilégiés pour inciter les gens à être plus actifs. Comment amènera-t-on les écoles à participer? Les secteurs de la santé et de l'éducation, en autres, doivent travailler de manière concertée.

A-t-on les moyens de cette Stratégie? Peut-on se permettre de ne pas avoir une telle stratégie? On dépense des milliards de dollars en soins actifs au Canada. Cette situation a assez duré. La viabilité du réseau de la santé repose sur la prévention. Tous les secteurs devront faire leur part sur le plan financier, y compris ceux de la santé et de l'éducation. Peut-être devrait-on prioriser le financement entre les partenaires dans le cas des initiatives intersectorielles.

Cette stratégie doit s'harmoniser avec les efforts déployés par les provinces dans le domaine. Comment les fonds seront-ils alloués? Dans les provinces, on a déjà entrepris des travaux intersectoriels; on n'a pas besoin d'un nouveau mécanisme. Il faut mettre à contribution les réseaux provinciaux déjà en place.

Manifestement, on ne comprend pas ce qu'est la région de l'« Atlantique ». Où se positionne-t-on à cet égard?

Nous prenons note de l'échéancier. Cependant, la création de partenariats est une tâche difficile, et les participants au Symposium n'ont pas encore été invités.

Il existe déjà des programmes à l'intention de la population, des jeunes jusqu'aux personnes âgées. Les organisations non gouvernementales et les organismes bénévoles sont en mesure d'accomplir beaucoup de travail, à condition qu'il y ait un leadership pour les guider. Une infusion de fonds, même énorme, ne donnera pas les résultats attendus. Le secteur privé ne doit pas être laissé pour compte. Il y a lieu de recourir aux partenaires et aux réseaux établis et de maximiser l'utilisation des groupes et des programmes actuels.

La composition démographique de la population est en constante évolution partout au Canada, et plus particulièrement dans l'Atlantique. L'établissement d'une stratégie à long terme doit tenir compte du vieillissement de la population.

Il faut appuyer la structure des organismes bénévoles et bâtir sur l'infrastructure en place. La viabilité à long terme passe par l'accroissement des ressources humaines et le financement des programmes.

A-t-on prévu un plan d'action fédéral, provincial et territorial? La prudence est de mise en ce qui a trait aux ententes bilatérales entre les provinces et les milieux locaux. Dans l'Atlantique, les ressources sont limitées. Or, il est essentiel que les régions moins riches soient présentes à la table, une présence, pourtant, qui coûte cher.

On avait proposé à Industrie Canada de réserver une partie des fonds prévus pour les infrastructures à des installations liées à l'activité physique et aux loisirs, mais cette proposition n'a pas été retenue. Pourtant, elle renfermait des renseignements utiles, qu'il vaudrait la peine d'examiner.

Il faut rattacher la Stratégie à l'initiative bénévole canadienne.

On peut espérer que la Stratégie sera orientée exclusivement vers la prévention, et non vers les soins. Nous avons bien assez de médecins et d'hôpitaux. Il importe de se concentrer sur les professionnels de l'entraînement qui se spécialisent dans l'activité physique et l'alimentation. Il faut une stratégie multilatérale qui laisse une place aux communautés. Elle doit aussi être multisectorielle et inclure les populations à risque et les personnes chargées des interventions.

La réduction des disparités en matière de santé constitue un enjeu majeur. Existe-t-il une véritable volonté des sous-ministres et des ministres d'agir face aux déterminants de la santé et d'examiner les milieux de vie. Dans l'affirmative, il faudra débloquer des sommes considérables et assurer une collaboration intersectorielle.

Si la Stratégie n'est pas pilotée et rendue obligatoire par le gouvernement fédéral, aucune mesure concrète ne sera prise. Pour amener la population à modifier ses habitudes et pour créer une nouvelle culture, il est nécessaire de compter sur un financement anticipatif et non pas réactionnel.

Comment s'assurera-t-on qu'il est possible pour tous d'acheter des aliments sains et d'avoir accès à des activités physiques?

A-t-on fait une analyse comparative entre les sexes (un déterminant clé de la santé) et s'est-on penché sur les disparités entre les hommes et les femmes?

Janet Bronstein Moody a reconnu qu'elle ne pouvait fournir de réponses à toutes les questions, tout en assurant que celles-ci avaient été notées et qu'elles seraient prises en compte. Elle a néanmoins répondu à certains commentaires des participants. Voici une synthèse de ses observations.

Certaines personnes, tout en étant absentes de la table ronde, avaient été invitées; c'est le cas des représentants de divers secteurs et des organisations autochtones. Des groupes autochtones ont pris part aux discussions et seront présents au Symposium.

On s'efforcera, dans la Stratégie, de s'attaquer aux obstacles comme la pauvreté et les milieux clés et de se pencher sur les populations clés. La Stratégie préconise une approche axée sur la santé de la population, ce qui suppose une démarche intersectorielle.

Il y a une volonté ferme des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. La Stratégie émane des sous-ministres et des ministres de ces divers paliers. Il ne s'agit pas d'une stratégie fédérale. La question du financement doit encore être précisée.

Les messages qui nous ont été transmis à la grandeur du pays ont été entendus. Les sous-ministres et les ministres cherchent maintenant des solutions. Tous les éléments soulevés dans les tables rondes ont été notés et seront étudiés, par exemple les particularités selon les sexes, les enjeux ruraux, la pauvreté, etc.

La Stratégie en matière de modes de vie sains aura une portée pancanadienne. Elle sera vaste et inclusive. La Stratégie atlantique sur le mieux-être est plus restreinte. Les deux démarches combleront les vides actuels et seront appliquées à des niveaux différents.

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Démarches qui portent fruits

Les participants ont été invités à faire un remue-méninges au sujet de ce qui fonctionne, au pays, en matière de modes de vie sains, en cernant les programmes, politiques ou projets de recherche qui ont du succès et les raisons qui font qu'il en est ainsi. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé des thèmes abordés à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.

Création de trois alliances à l'Î.-P.-É., dont l'Alliance de lutte contre le tabagisme, l'Alliance de vie active et l'Alliance pour une alimentation saine - Collaboration entre divers ministères, des organisations non gouvernementales et des organismes bénévoles en vue de sensibiliser la population aux maladies chroniques et de fournir des programmes en la matière. Le financement et les ressources humaines sont partagés. Ces alliances ont incité les divers secteurs - loisirs, sport, santé et éducation - à travailler ensembles dans le cadre d'un partenariat. Elles ont porté principalement sur la promotion d'écoles, de milieux de travail et de communautés sains et actifs.

Healthy Active Living for Seniors / Vie saine et active pour les personnes âgées -

Ce programme offert au Nouveau-Brunswick dans les deux langues officielles est géré par un conseil d'administration visionnaire et bénévole. On compte 13 coordonnateurs régionaux dans la province, et plus de 2 000 ateliers et autres activités ont été organisés au cours de la dernière décennie. Au nombre des partenaires, on retrouve les ministères provinciaux de la Culture, des Sports et des Services à la famille, ainsi que Santé Canada, le ministère des Anciens Combattants et des organisations non gouvernementales.

Initiative de mieux-être au travail dans la fonction publique de l'Î.-P.-É. - Résultat d'une recherche visant à cerner les besoins des membres du personnel et à identifier les obstacles auxquels ils font face, ce programme a fait ressortir le besoin, dans les divers ministères, de créer des comités chargés de mettre sur pied des activités favorisant une vie saine pour l'ensemble du personnel. La sensibilisation du personnel et la participation sont fortes.

Programme Apprenants en Santé - Créé en l'an 2000, ce partenariat entre le secteur de la santé publique et celui de l'éducation a vu la mise en ouvre d'une initiative dans tous les districts scolaires au Nouveau-Brunswick. Il est piloté par le Comité consultatif sur la santé du district. Un financement est assuré afin de permettre aux infirmières de santé publique des districts scolaires de réunir des partenaires, en associant les écoles et les communautés à l'intérieur des ressources existantes. Le programme vise les enfants de la maternelle à la 5e année et met l'accent sur l'activité physique et l'alimentation. Les buts sont fixés par les enseignants, les enfants et les parents. Ce modèle d'école santé complet comporte les volets environnement, soutien et services et directives en classe. Il est fondé sur l'approche axée sur la santé de la population et favorise la capacité communautaire.

Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) - Programme offert par les centres de ressources familiales au Nouveau-Brunswick, visant à donner aux parents les moyens d'agir et aux familles, une capacité accrue. Il est financé par Santé Canada et facile d'accès et facile à intégrer à d'autres initiatives. Le PCNP permet de créer des partenariats, possède un financement durable, réunit les organisations ouvrant auprès de la population, est coordonné à l'échelle provinciale, est fondé sur des preuves, est dispensé par des pairs (plutôt que des professionnels) et comprend un mécanisme de reddition de comptes.

Programme de mobilisation des collectivités (PMC)au ministère de la Justice - Le programme prévoit des subventions pour les initiatives qui produisent des résultats et qui créent des communautés en santé. Une demande de financement a été présentée aux fins d'un programme de modèle d'identification à des athlètes, qui se rendraient dans les écoles afin de souligner l'importance des modes de vie sains et de l'activité physique pour les enfants. Le Programme comporte un élément de contact personnel susceptible d'encourager les jeunes athlètes à participer.

Programme de recherche sur la sécurité alimentaire (en Nouvelle-Écosse) - Le Nova Scotia Nutrition Council et l'Association of Family Resource Centres ont réexaminé la question de l'alimentation dans le contexte de la sécurité des aliments, ce qui a permis à des chercheurs de s'y intéresser dans l'optique des déterminants de la santé. Des bénévoles de partout dans la province sont à pied d'ouvre, entre autres dans le cadre d'un programme qui consiste à visiter les épiceries locales afin d'y noter le prix des aliments. Cela permet de collecter des données justes et à jour et de détecter les différences. Pour les bénévoles, l'avantage tient au fait qu'ils s'informent sur la saine alimentation et qu'ils prennent connaissance des obstacles à celle-ci. On utilisera les résultats dans les centres de ressources familiales et on les communiquera aux décideurs. Il s'agit d'un modèle de recherche participative faisant appel aux ressources de la communauté et permettant à celle-ci d'améliorer ses capacités.

Programme REAL (Recreation, Experiences And Leisure) (St. John's, T.-N.) - Face au taux élevé d'obésité à Terre-Neuve, le programme REAL propose des loisirs et des activités de divertissement aux enfants et aux jeunes de milieux défavorisés sur le plan socioéconomique. Il renchérit sur ce que la ville offre, bien que celle-ci en soit l'agent. Les partenaires sont les enfants et les jeunes défavorisés, des organismes

assurant la prestation des services, des organisations du domaine de la santé et du mieux-être, des intervenants du secteur de l'éducation, des bénévoles, des fournisseurs d'équipement, des partenaires du domaine des transports et des sociétés commerciales, tous animés d'une même volonté : accroître le mieux-être de la communauté. Cette initiative est inspirée d'un programme mis de l'avant à Thunder Bay.

Programmes relatifs à la Stratégie canadienne du diabète - Il s'agit de programmes mis en ouvre dans quatre écoles du Nouveau-Brunswick, visant les élèves de la 6e à la 8e année, à qui l'on proposait des choix, demandait des commentaires et offrait des occasions de faire preuve de leadership. On formait dans les écoles des comités de santé auxquels les parents participaient. Les écoles qui ont pris part à l'exercice ont constaté une amélioration de l'état de santé de leurs élèves.

Sentiers communautaires - Empruntés au modèle du réseau de sentiers de la côte est, ces sentiers de promenade sont accessibles à partir de nombreuses communautés et procurent aux utilisateurs l'occasion de faire de l'activité physique dans un cadre naturel. Il existe des possibilités de marche structurées et non structurées. Les sentiers favorisent l'indépendance sociale et sont pilotés par la communauté. Une fois créés, ils sont entretenus par la province ou la municipalité. En plus d'être toujours accessibles, les sentiers ne coûtent rien à fréquenter.

Stepping Out (En marche, toute!) (Î.-P.-É.) - Ce programme destiné à l'ensemble de la population met des podomètres à la disposition des gens, afin de les inciter à faire de l'activité physique. Les podomètres sont disponibles partout et permettent à chacun de fixer ses propres objectifs. Une certaine forme d'éducation est nécessaire.

Stratégie de prévention des maladies chroniques en Nouvelle-Écosse et Stratégie en matière de modes de vie sains à l'Île-du-Prince-Édouard - Ces stratégies fructueuses ont des facteurs en commun, notamment :

  • projet axé sur la sécurité des aliments;
  • centre d'information;
  • participation à tous les niveaux;
  • capacité communautaire;
  • infrastructure (y compris des ressources humaines);
  • passion;
  • partenariats;
  • ressources humaines;
  • objectifs à court et à long termes;
  • groupes et individus ciblés travaillant dans la région;
  • recherche participative.

Stratégies de lutte contre le tabagisme en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince- Édouard - Ces stratégies à long terme, bien pensées, englobent des partenariats, une participation du milieu politique, l'adoption de lois, l'engagement de ressources humaines à divers niveaux, une campagne de marketing social et la responsabilisation du secteur privé.

Parmi les initiatives qui ont porté des fruits, beaucoup avaient des éléments en commun, dont ceux-ci :

  • temps suffisant pour créer des partenariats durables;
  • soutien de tous les secteurs;
  • coordination à tous les niveaux;
  • vision et mandat clairs;
  • participation du plus grand nombre;
  • confiance, compréhension et respect;
  • passion;
  • soutien législatif;
  • marketing social continu;
  • croyance dans la capacité des communautés;
  • données fondées sur des preuves agissant comme catalyseur;
  • disponibilité de ressources dans la communauté;
  • cadre de responsabilité;
  • champions dans la communauté;
  • participation et volonté au plus haut niveau (gouvernement et cabinet), y compris leadership et investissement;
  • personnel dévoué chargé de la gestion du programme;
  • résultats garantissant un engagement à long terme;
  • infrastructure soutenant les programmes;
  • sources de financement variées;
  • bon leadership;
  • partenariats (y compris dans la communauté);
  • accès existant pour la population ciblée;
  • recherche active;
  • acceptation sociale;
  • programme établi au niveau de la communauté, avec des avantages tangibles pour celle-ci;
  • utilisation des réseaux existants.

D'autres initiatives ont aussi connu du succès :

  • ACT (Action dans votre communauté contre le tabac);
  • Active Living Alliance - Alliance de vie active (Terre-Neuve);
  • Active School Communities - Communautés scolaires en action;
  • Alliance de vie active pour les Canadiens/Canadiennes ayant un handicap;
  • Alliance pour une alimentation saine et un mode de vie sain de la Nouvelle- Écosse;
  • basket-ball en fauteuil roulant.
  • Bon départ;
  • campagne promotionnelle visant un été sous le signe de l'activité;
  • centre de conditionnement physique dans les nouvelles écoles (Nouvelle- Écosse);
  • Centre de ressources en recherche d'emploi et communautaires;
  • centre d'information sur la promotion de la santé;
  • centres d'apprentissage;
  • centres de ressources familiales offrant des services de consultation en alimentation;
  • clubs amicaux;
  • clubs d'achat de nourriture;
  • conférence sur le mode de vie à Ponch Cove;
  • formation en autonomie sociale;
  • initiative de communautés vibrantes d'activités;
  • initiative de partenariats pour soutenir la communauté;
  • Initiative nationale pour les enfants et les jeunes vivant dans la pauvreté;
  • Initiative nationale pour les sans-abri;
  • Initiative relative à la petite enfance (Nouveau-Brunswick);
  • Investing in the Third Age - Investir dans les personnes âgées;
  • Leaders Among Us - Leaders parmi nous;
  • ligne d'aide pour les fumeurs;
  • Militer pour une Récréation sécuritaire pour les enfants et les jeunes du Canada;
  • Moving for Health - En mouvement pour la santé;
  • politiques complètes de santé dans les écoles;
  • politiques et programmes d'alimentation à l'école;
  • potagers et cuisines communautaires;
  • Programme d'action communautaire pour les enfants (PACE);
  • Programme de la santé du cour;
  • programme de mieux-être des employés (dans le cadre des programmes d'aide aux employés);
  • programme de réadaptation cardiologique;
  • programme de sensibilisation des pairs à l'égard du centre de ressources pour les personnes âgées;
  • Programme du statut de la femme de l'Atlantique;
  • programmes à l'intention de personnes ayant une déficience;
  • programmes de petits déjeuners à l'école;
  • projet de recherche sur l'activité physique et l'apport alimentaire des adultes de Nouvelle-Écosse ayant une déficience intellectuelle;
  • projet scolaire procurant aux enseignants une formation leur permettant d'adapter les sports et les loisirs;
  • Stair Challenge - Défi des escaliers;
  • système de réseautage communautaire à Sackville, au N.-B. (écoles, églises, justice, parc et loisirs, santé);
  • Ticker Tom (programme de la santé du cour);
  • Vitalité Moncton;

Conférence du Nouveau-Brunswick sur l'activité physique et une alimentation saine : Reconstituer votre trousse en santé communautaire - Cette conférence aura lieu à Moncton, au Nouveau-Brunswick, du 8 au 10 mai 2003. Elle est organisée par le Secrétariat à la Culture et au Sport, Santé et Mieux-être et le Partenariat au Nouveau-Brunswick pour une action communautaire favorisant une saine alimentation et l'activité physique. La conférence portera sur les milieux, comprendra des conférenciers, soulignera les réussites et les mesures prises et fournira aux participants des outils pratiques avec lesquels ils repartiront.

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Défis à relever pour agir

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges au sujet des défis à relever pour agir. Ils ont alors tenu compte des obstacles les plus importants que devaient surmonter ceux qui travaillent dans le secteur afin d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains et qui atteignent et maintiennent le niveau d'activité physique recommandé et un poids santé. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé des thèmes abordés à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie

L'intégration efficace des stratégies et des activités existantes constituera un défi, tout

comme l'interaction entre les divers paliers de gouvernement, les organisations sans but lucratif, le secteur privé et le secteur bénévole.

Le processus d'élaboration de la Stratégie est frustrant, du fait de son manque d'inclusivité, de ses contraintes de temps et du manque d'ouverture. Beaucoup de ârties concernées ne prennent pas part à la discussion.

Il est difficile de comprendre le mode de recrutement des invités à la table ronde et d'identifier les personnes qui assisteront au Symposium prévu en avril.

On ne sent pas de sentiment d'urgence et de viabilité.

Financement

On alloue déjà d'énormes sommes à ce domaine; le problème, c'est qu'elles sont dépensées en hauts lieux et cela, dans tous les secteurs. Il y a un manque de coordination.

Pour être efficace, le financement doit être accordé au bon endroit et au bon moment, et maintenu une fois les projets pilotes terminés.

On ne consacre pas suffisamment de fonds au recrutement et à la formation des bénévoles.

Il faut que les sommes soient consacrées à la mise en ouvre des mesures et des solutions, et non aux discussions.

Compte tenu qu'il n'y a, à l'heure actuelle, aucun engagement sur le plan du financement, il est difficile de planifier quoi que ce soit.

Les ressources qui seront consacrées à la Stratégie soulèvent des doutes.

Collaboration

Les ministères craignent de laisser à d'autres acteurs la propriété des programmes; leur action se limite à leur secteur d'activité, et il n'y a pas de communications avec les autres ministères.

Les organisations non gouvernementales (cancer, diabètes, cour, etc.) sont-elles disposées à revoir leurs structures organisationnelles afin de maximiser les efforts de prévention des maladies chroniques?

L'action en matière de modes de vie sains est intersectorielle. Il doit donc y avoir une démarche efficace d'interaction entre les mandats et les ministères. Il y a eu des progrès, mais les gouvernements rendent des comptes en regard de leurs mandats, et non du travail accompli entre les secteurs. Les gouvernements continuent à opérer à l'intérieur de structures traditionnelles. L'élaboration de politiques publiques saines mettant en présence divers ministères constituera tout un défi.

Il existe un fossé entre les « élaborateurs du plan » (gouvernements fédéral et provinciaux) et les « personnes chargées de l'application du plan » (les municipalités et les communautés).

Arracher un engagement ferme et trouver un moyen de partager la propriété, la responsabilité et l'obligation de rendre des comptes tout en ayant une incidence sur les déterminants de la santé et en améliorant la santé des Canadiens et Canadiennes (de l'Atlantique) constituera tout un défi.

La collaboration est essentielle, mais difficile, et elle n'est pas toujours gage de récompense en quantité suffisante.

On discute de la politique publique saine dans l'optique des gouvernements; cette discussion doit être élargie afin d'inclure les organismes de bénévoles et les organisations non gouvernementales.

Les réseaux de la santé, des sports et loisirs et de l'éducation doivent s'unir d'une manière significative. On ne constate aucune convergence. Il faut atteindre une meilleure compréhension entre les réseaux, qui parlent des langages distincts et possèdent des systèmes de prestations de services différents. Il y a un manque d'intégration entre tous les niveaux et tous les secteurs.

Le secteur de l'éducation n'est pas représenté à la table.

Politiques

Un énorme défi s'annonce, soit celui d'amener un changement de culture afin que les gens prennent plus de temps pour faire des choix santé. Des changements de politiques seront aussi nécessaires, changements qui se répercuteront sur les heures de travail, la sécurité de la communauté, la disponibilité des programmes, etc.

Des investissements peu judicieux dans une grande infrastructure de santé publique se sont traduits par un accès inéquitable aux occasions de prévention.

Il n'existe aucune stratégie nationale en matière d'éducation physique.

Population

Les faibles revenus de certains rendent difficiles les choix santé.

On manque de temps pour faire ses courses ainsi que pour planifier et préparer des repas nutritifs.

La population autochtone est en hausse, et les stratégies en place sont de plus en plus déphasées. On constate une augmentation du nombre d'enfants et de jeunes, qui ne sont intégrés à aucun programme.

Il est difficile de cerner et de satisfaire les besoins de tous les groupes évoluant en périphérie du « courant dominant », tout en tenant compte de la langue, de la race, de l'origine ethnique, de la culture, de l'âge, de la géographie (zone rurale, région éloignée), des capacités, du revenu, etc.

Il y aura toujours certains segments de la population qui seront difficiles à rejoindre.

Le revenu constitue un déterminant de la santé majeur. Si le but de la Stratégie est d'éliminer la pauvreté, il se pourrait que nous nous dirigions vers un échec.

La population canadienne vieillit.

La Stratégie repose sur l'hypothèse que tous ont de l'argent, un emploi, un logement et d'autres réseaux de soutien leur permettant de faire des choix en matière de modes de vie. Cette Stratégie ne fera qu'accentuer la disparité qui existe déjà ente les riches et les pauvres dans le domaine de la santé.

La Stratégie fait fi des réalités des communautés rurales et des communautés éloignées du Canada atlantique. Sans systèmes de soutien de base, comme des services de praticiens en santé mentale, des tribunaux, des programmes éducatifs et des services juridiques et policiers, il est dérisoire de parler de modes de vie sains liés aux habitudes alimentaires et au poids. Cela revient à pointer du doigt toutes les victimes, à l'exception de celles vivant dans des communautés favorisées au plan socioéconomique et dans des communautés urbaines.

On constate un manque d'accessibilité et de facilité pour les Canadiens et Canadiennes ayant une déficience (et n'appartenant à aucune minorité). Les mesures de promotions de la santé à l'intention des personnes ayant un handicap sont insuffisantes, du fait qu'on les considère comme n'étant pas en santé. L'ensemble de la population n'est pas visé par les mesures de promotion de la santé. Un seul exemple : le carnet de travail distribué dans le cadre de la présente consultation ne peut être rempli par tous et par toutes.

Autres

Une approche comportementale (plutôt qu'axée sur les déterminants de la santé dont les mesures sont liées à des conditions) ne fonctionnera pas.

Actuellement, on met l'accent sur les soins de santé, pas sur la santé elle-même. Le réseau de santé actuel ne favorise pas la prévention.

En l'absence d'un personnel permanent, les programmes et les initiatives sont voués à l'échec. Il n'y aura ni leadership, ni responsabilisation.

Les cycles actuels des gouvernements et des politiques ne permettent pas l'accumulation des programmes ou les changements d'attitudes. Les gouvernements ont tendance à « trier » les stratégies et les programmes intégrés sur le volet.

Le décor politique change. Sept élections auront lieu sous peu aux niveaux provincial et fédéral. Leurs résultats pourraient avoir des répercussions sur la démarche en cours.

On se laisse distraire des enjeux et des obstacles systémiques associés à la participation et aux bénéfices des programmes.

Il y a un manque d'infrastructure pour accomplir le travail, notamment en ce qui a trait aux ressources humaines (formées) ainsi qu'aux connaissances et aux compétences, tout particulièrement à l'extérieur des principales villes au Canada.

La documentation est abondante, mais il n'existe aucun mécanisme concret. Ces mécanismes sont nécessaires pour obtenir une action horizontale. Même à l'intérieur des organismes, la coordination et l'intégration des programmes sont difficiles.

On exige de plus en plus de l'industrie qu'elle fabrique des produits pouvant simplifier la vie des gens, comme des boissons enrichies. Pourtant, les politiques et la réglementation gouvernementales l'en empêchent. L'industrie désire répondre aux attentes des consommateurs, mais les lois désuètes ne lui permettent pas.

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Acquisition et transfert des connaissances

Trop souvent, on s'intéresse aux aspects qui ne marchent pas ou aux aspects négatifs de la santé, ignorant les nombreux et excellents programmes, initiatives et politiques qui existent.

La Stratégie ne comporte ni cadre de responsabilité, ni mécanisme d'évaluation et de surveillance.

Aucune banque ne répertorie les ressources et les activités existantes; pourtant, ces renseignements pourraient éviter que l'on crée des dédoublements.

Il est difficile de prouver qu'on a obtenu des résultats tangibles.

Développement communautaire et infrastructure

Dans les communautés autochtones, les modes de vie sains sont définis par la spiritualité. Une telle notion n'existe pas au niveau fédéral.

Les infrastructures insuffisantes ne permettent pas de profiter des occasions d'adopter des modes de vie sains.

On répète constamment le mot « communauté »; or, les représentants communautaire sont absents de ces rencontres.

Les personnes âgées et les personnes à faible revenu ne disposent pas de transport pour participer à des activités physiques.

Comment motive-t-on les gens à participer?

Information publique

Rejoindre toute une population n'est pas une mince tâche. La moitié de la population a des capacités de lecture et d'écriture limitées, et il est difficile de rejoindre les communautés marginalisées, rurales ou éloignées, ainsi que les personnes ayant une déficience.

Les messages d'information publique ne sont pas toujours accompagnés des programmes annoncés.

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Solutions intégrées

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges en vue de penser à des solutions mieux intégrées. Ils se sont penchés sur des politiques, programmes et autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains pour favoriser la saine alimentation, l'activité physique et un poids santé. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé des thèmes abordés à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie et administration

Créer une vision nationale et provinciale, avec buts et objectifs, afin de mieux cibler les politiques et les ressources.

Élaborer une stratégie qui prend acte de la réussite qu'a connue la stratégie de lutte contre le tabagisme; faire en sorte qu'elle soit multisectorielle (et non pas réservée au secteur de la santé), qu'elle favorise la collaboration et qu'elle s'attaque à tous les déterminants de la santé. Incorporer les autres stratégies autour de thèmes comme la prévention des maladies chroniques, le cancer et le diabète.

Élaborer une stratégie à long terme susceptible de demeurer une priorité s'il y a un changement de gouvernement.

Produire une stratégie suffisamment souple pour qu'elle reflète les réalités ou les disparités socioéconomiques et culturelles des régions.

Rattacher la Stratégie à de vastes déterminants de la santé et la faire reposer sur les milieux socioéconomiques en évolution, afin d'accroître la capacité des gens à choisir des comportements santé.

Mettre sur pied un groupe ou un comité de coordination central pour administrer les programmes liés à l'alimentation saine et à l'activité physique.

Créer des organismes de coordination au palier provincial.

Définir les mandats communs devant servir de principes directeurs.

Regrouper dans la Stratégie d'autres secteurs comme ceux de la santé mentale, le soutien et les services à l'entourage.

Supprimer le préfixe « pan » du titre de la Stratégie, puisque peu de gens en connaissent la signification.

La Stratégie doit être :

fédérale, puis transmise aux paliers provincial et municipal;

obligatoire, pas facultative;

soutenue, c'est-à-dire qu'il faut prévoir le savoir-faire, les ressources

(matériel, programmes, services), le personnel et les fonds.

La Stratégie doit :

  • être animée d'une vision claire;
  • traiter les partenaires en égaux;
  • permettre un partage du pouvoir;
  • utiliser une langue commune;
  • reconnaître la communauté comme l'expert;
  • être attentive aux populations vulnérables.

La Stratégie doit :

  • reposer sur l'engagement et le financement des provinces et du fédéral;
  • prévoir la coordination des divers paliers de gouvernement;
  • faire appel à des ressources humaines réservées du district ou de la région;
  • susciter l'engagement renouvelé des bénévoles (propriété).

Un cadre de travail sur les habilités est nécessaire et doit regrouper les éléments suivants :

  • coordination et communication;
  • harmonisation de politique et de financement;
  • recherche et évaluation;
  • cadre de surveillance;
  • éducation et formation;
  • politique de soutien;
  • cadre intersectoriel.

La Stratégie doit appuyer les milieux sociaux et physiques :

  • milieux de travail;
  • écoles;
  • moyens de transport;
  • communauté.

Pour être complète, la Stratégie doit inclure :

  • un mécanisme de surveillance;
  • les déterminants socioéconomiques de la santé;
  • la viabilité (y compris le financement, la capacité et l'infrastructure).

Politiques

Élaborer des politiques visant à réglementer les prix des aliments santé.

Exclure la prestation et la mise en ouvre des services de santé des négociations sur le commerce international.

Il faudrait obliger tous les établissements - écoles, hôpitaux, maisons de soins infirmiers - et les programmes de livraison de repas à faire des choix santé en matière d'alimentation.

Examiner les politiques et les mesures intersectorielles actuelles afin de mesurer leurs répercussions sur la santé.

Exercer des pressions afin d'obtenir des politiques publiques saines qui incitent les gens à adopter des modes de vie sains.

Élaborer des politiques en matière d'alimentation dans les écoles.

Élaborer des politiques favorisant les lieux publics sains.

Assurer le maillage des politiques provinciales des divers ministères afin de soutenir les communautés en santé.

Financement et ressources

Un plan assurant la viabilité de la démarche est nécessaire.

Il faudrait prévoir un plan d'action permettant d'atteindre tous les objectifs. Il est nécessaire de créer dans la population les conditions rendant possibles les choix santé, en portant une attention particulière à l'alphabétisation et à la pauvreté.

Il faudrait se donner une stratégie très intégrée - afin que les politiciens ne puissent pas « prendre les perles et laisser les pierres » - et imperméable aux échéanciers politiques, et sensibiliser les politiciens à leur responsabilité de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes.

Prévoir du personnel qualifié entièrement dévoué à cette démarche.

Santé Canada devrait fournir les fonds suffisants à la Coalition pour une vie active, afin de lui permettre de bien représenter l'idéal qu'elle défend.

Pour qu'elle ait des répercussions sur les Canadiens et Canadiennes, la Stratégie doit se traduire en des programmes concrets. Elle devra prévoir le financement de programmes d'activités organisés au niveau communautaire, pour qu'il y ait un véritable changement de comportement.

Il faut, au départ, un financement fédéral intersectoriel qui se transforme en un financement provincial intersectoriel et qui, lui-même, se traduit par des activités et des mesures intersectorielles.

Investir dans l'infrastructure de la santé publique.

Il faut rejeter le modèle de financement par habitant et favoriser un modèle fondé sur les besoins.

Le financement du gouvernement fédéral ne doit pas être conditionnel à la participation de la province. Cette pratique pénalise les provinces moins riches.

Il faut modifier la formule actuelle de financement axée par projet du gouvernement fédéral pour privilégier une démarche génératrice de changement durable ou l'application d'une « dose de prévention ».

Il faudrait encourager les entreprises et les industries à participer au financement.

Prévoir un mécanisme de reddition de comptes dans la structure de financement.

Assurer le financement des programmes dont la réussite est démontrée.

Garantir le financement pendant une période d'au moins cinq ans.

Mesures incitatives

Il faudrait offrir des incitatifs aux Canadiens et aux Canadiennes pour qu'ils soient plus actifs et mangent mieux, par exemple la déduction du revenu imposable des coûts d'abonnement dans un centre de conditionnement physique ou des frais d'inscription dans les petites ligues sportives.

On devrait songer à des incitatifs fiscaux pour les particuliers qui adoptent des modes de vie sains; ces mesures incitatives pourraient prendre la forme d'un remboursement des coûts d'abonnement dans un centre de conditionnement physique et des honoraires des diététistes.

On devrait accorder des crédits d'impôt aux familles dont les enfants pratiquent des sports ou participent à des loisirs.

On devrait taxer tous les aliments qui ne sont pas sains et subventionner les aliments santé.

Collaboration

Veiller à ce que l'initiative soit véritablement multisectorielle, y compris le leadership. Tous les ministères doivent travailler ensemble.

Les ministres responsables des sports, de l'éducation, des services communautaires et des loisirs des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux doivent être engagés dans la démarche.

Il faudrait créer des liens efficaces avec les organisations sans but lucratif, les organisations non gouvernementales et autres, aux fins de la planification, de la prestation, de l'application et de l'évaluation des initiatives.

Le mouvement doit venir de la base, et non du haut de la pyramide.

On doit faire valoir aux secteurs autres que la santé les bénéfices possibles, soit une plus grande productivité au travail, de meilleurs rendements scolaires et une réduction de la violence familiale.

Il faudrait encourager les organisations ouvrant dans le domaine de l'alphabétisation à participer.

Respecter les différentes sphères de compétences.

Écoles

Il y aurait lieu de rendre obligatoires les programmes d'éducation physique, de la maternelle à la 12e année, et de veiller à ce que les cours soient donnés par des éducateurs physiques professionnels.

Toutes les interventions doivent faire une place, voire confier la direction, au groupe ciblé.

Le développement durant la petite enfance doit être considéré comme une priorité.

Il faut élaborer un programme éducatif sur les modes de vie sains, qui traiterait des connaissances élémentaires, de la préparation d'un budget, des choix santé, de la planification des menus et de la sécurité des aliments. Ce programme devrait être obligatoire pour toutes les années et être adapté à la culture, au sexe et aux habiletés des groupes visés. L'accent devrait être mis sur les activités de plein air et de loisirs et sur l'incitation à faire de l'exercice quotidiennement.

Il faudrait mettre au point un programme éducatif intégrant l'activité physique, qui serait soucieux du développement de l'enfant dans son ensemble et adapté aux sexes et aux cultures, ainsi que doté d'un seuil d'activités minimal élevé.

Population

Tous les Canadiens et Canadiennes devraient être inclus, et une attention particulière devrait être accordée aux personnes ayant une déficience physique, intellectuelle ou sensorielle, ainsi que celles plus à risque de faire de l'embonpoint et d'être peu actives.

Il est nécessaire de rejoindre les jeunes « là où ils mangent ». Il faut aller à leur rencontre dans les endroits où ils se rassemblent (centres de jeunes, etc.) et soutenir ces établissements, en leur fournissant des occasions d'exercer un leadership en matière de modes de vie sains.

Apporter un appui à la population afin de l'inciter à adopter une approche fondée sur des enseignements plus naturels et plus traditionnels.

Il faudrait opérer une mutation sociétale favorisant un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale. Il est nécessaire de cesser de considérer comme normal le travail excessif.

Incorporer une politique qui tient compte de la santé d'une population vieillissante.

Créer un solide réseau de soutien social encourageant les gens à vivre une vie active.

La voix des femmes doit être entendue à toutes les étapes de la mise en ouvre et de l'élaboration de la Stratégie. Le sexe constitue un déterminant de la santé majeur.

Les programmes devraient cibler des populations précises, afin que l'initiative globale soit axée sur des groupes.

Élargir la définition de santé des personnes ayant une déficience, afin d'inclure les fonctions homéostatiques et la prévention des conditions secondaires.

Accroître les compétences des prestateurs de services, professionnels ou bénévoles.

Autres

Un programme national d'infrastructures (« briques et mortier ») s'impose, afin de permettre aux communautés d'acquérir et d'offrir les installations nécessaires pour la pratique, de manière non encadrée, de sports et d'activités physiques, par exemple des terrains de jeux, des parcs pour la planche à roulettes, des sentiers. Les coûts de ces installations seraient minimes ou nuls, et celles-ci seraient faciles d'accès.

Privilégier les activités qui durent toute la vie, comme la marche, la natation, le vélo, etc., plutôt que la pratique des sports.

Insister sur la prévention plutôt que l'intervention. On devrait incorporer une croissance « holistique » de la personne, du berceau au tombeau.

Le programme canadien d'infrastructures devrait être élargi afin d'inclure les ressources humaines.

Inclure le mieux-être global en milieu de travail.

Veiller à ce que les aliments vendus ne soient pas modifiés génétiquement, enrichis par des médicaments ou des hormones ou exposés à des pesticides ou d'autres produits chimiques.

Tirer des leçons des expériences de modes de vie sains tentées ailleurs dans le monde (Finlande, Australie).

Veiller à ce que des programmes de soutien (p. ex. désaccoutumance au tabac, consultations relatives au poids santé, entraînement physique, etc.) soient disponibles, acceptés et suffisamment financés.

Mettre l'accent sur les conditions, et non sur les comportements individuels.

Rendre le modes de vie sains attrayants, agréables, rapides et faciles.

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Acquisition et transfert des connaissances

Se pencher sur les programmes et les politiques existants qui donnent des résultats et les élargir.

La Stratégie doit être suffisamment souple pour permettre des corrections en cours de route, à la lumière de l'expérience acquise.

Il faudrait répertorier les indicateurs nécessaires pour mesurer la réussite et définir un mécanisme d'évaluation. Il faudrait aussi pouvoir compter sur les ressources nécessaires.

Les questions liées aux sexes, en ce qui a trait aux modes de vie sains, doivent être prises en compte, en particulier celles qui touchent les femmes (pauvreté, manque d'accès à de l'aide juridique, refuges et maisons de transition, etc.).

Veiller à ce que les statistiques compilées tiennent compte de la culture et du sexe et soient respectueuses de ceux-ci.

Santé Canada devrait encourager les universités à créer des écoles d'éducation physique qui formeraient des enseignants professionnels dans ce domaine.

Il faudrait s'attaquer aux obstacles dont l'existence est démontrée par des preuves, par exemple la question de l'image chez les jeunes filles.

Mettre au point des méthodes d'évaluation regroupant les résultats à court et à long termes.

Recueillir, analyser et distribuer les renseignements (données) susceptibles d'être utiles aux décideurs, aux personnes chargées des programmes et aux consommateurs, selon le niveau de chacun.

Tenir compte des résultats de la recherche et de la surveillance dans les politiques.

Adopter une langue compréhensible dans la recherche.

Utiliser des échantillonnages et des normes de recherche uniformes.

Répertorier les meilleures pratiques et bâtir à partir de celles-ci.

Éduquer les praticiens communautaires et de la santé afin qu'ils deviennent des défenseurs et des leaders de la communauté. Incorporer l'application de la Stratégie dans leur travail (p. ex. les infirmières, les enseignants, les professionnels de la santé, les urbanistes, etc.).

Accroître la formation sur la santé et le mieux-être dans les universités. Favoriser une formation polyvalente à l'intérieur des disciplines.

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Développement communautaire et infrastructure

Cerner et incorporer les critères clés et les éléments essentiels pour des communautés en santé dans la planification communautaire, p. ex. des endroits sûrs pour marcher, des lieux publics sans fumée.

Assurer les ressources humaines nécessaires à l'échelle communautaire pour soutenir l'action communautaire.

Former des animateurs communautaires.

Adopter une approche véritablement axée sur la communauté; éviter celle en série dénudée de contenu.

Donner les moyens d'agir aux groupes de pairs afin qu'ils puissent mener les projets à bien. Inciter les jeunes à devenir une partie intégrante de la solution.

Inclure des méthodes de transport actif dans la Stratégie et dans toute nouvelle infrastructure.

Permettre aux communautés de cerner leurs besoins propres.

Accorder des fonds en fonction des besoins de la communauté.

Préconiser une approche de développement communautaire qui tienne compte de la diversité des conditions de vie et des gens dans les communautés. Élaborer des stratégies qui s'attaquent aux obstacles aux modes de vie sains.

Investir dans les capacités des municipalités à exploiter des espaces verts et des installations vouées aux loisirs.

Étudier les autres secteurs qui ont développé des compétences au niveau communautaire, notamment ceux de l'environnement et de la justice.

Donner aux parents les moyens d'agir afin de cerner leurs besoins et d'acquérir les ressources nécessaires à un changement.

Permettra aux communautés d'avoir accès aux écoles après les heures de classe et durant les congés.

Rendre les communautés plus sécuritaires.

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Information publique

Préparer une campagne de marketing social afin de sensibiliser la population et de créer un sentiment d'urgence en matière de prévention.

Élaborer une campagne de marketing social, financée par le gouvernement fédéral et appliquée par les régions, qui tienne compte des questions liées à l'âge et à la culture.

Veiller à ce que le processus de consultation et d'information fasse l'objet d'une réflexion sérieuse, en étant attentif aux constatations venant de la base et aux obstacles liés à la langue.

Préparer une campagne médiatique en vue de promouvoir les modes de vie sains comme étant quelque chose de « cool » à tous les âges.

Mettre au point une campagne de marketing articulée autour de vastes déterminants de la santé.

Définir des lignes directrices et des normes pour les messages et le matériel portant sur les modes de vie sains.

Veiller à ce que l'étiquetage des aliments soit clair et facile à comprendre.

Sensibiliser davantage la population et transmettre le message que la prévention n'est pas une dépense, mais un investissement dans notre santé.

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Déterminer les priorités

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges en vue de penser à l'ordre prioritaire à adopter pour la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont cernés les mesures les plus importantes devant être prises pour assurer le succès de la Stratégie. Les résultats des discussions menées en petits groupes à ce sujet ont été présentés à l'assemblée plénière. Voici donc un résumé des thèmes abordés à cette assemblée ainsi que des notes supplémentaires qui avaient été distribuées pour l'occasion.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie et administration

Il faudrait créer un groupe de coordination central afin d'administrer la Stratégie et d'en faire la promotion. Les comités fédéraux/provinciaux/territoriaux ont tendance à laisser les désaccords faire obstacle à tout progrès.

On devrait mettre au point un mécanisme de coordination afin de satisfaire le besoin d'intégration de la Stratégie. Il permettra la réalisation de tous les travaux et veillera à ce que la communauté en profite.

Il y aurait lieu de préciser les mandats communs qui serviront de guide pour l'application de la Stratégie. Il faudrait aussi utiliser une langue commune à tous, qui assurera une compréhension universelle.

Faire en sorte que la Stratégie tienne compte de tous les déterminants de la santé.

Créer un mécanisme de coordination qui soit visible, gérable et accessible à tous, afin de permettre un échange d'information entre les diverses parties intéressées. Cette façon de faire assurera une bonne intégration et une bonne coordination.

Articuler la Stratégie en termes de vastes déterminants de la santé, mais en raison des ressources limitées, mettre l'accent sur les principaux facteurs de risque pour la santé pouvant véhiculer les enjeux soulevés.

Répertorier les éléments livrables pour une stratégie à long terme, puis dépasser une mentalité de programme afin d'atteindre les objectifs à long terme.

Élaborer une stratégie favorisant un appui intersectoriel à long terme et viable, en plus de générer le financement et la participation d'une manière inclusive.

Veiller à ce que l'application de la Stratégie relève d'une autorité désignée, y compris un « centre » pour les programmes et les services, ainsi qu'un engagement de personnel et de financement.

Délimiter les interventions de la Stratégie (« 50 000 pieds est une trop haute altitude ») et veiller à ce que chacun assume ses responsabilités.

Collaboration

Faire en sorte que d'autres secteurs que la santé soient sollicités.

Les ministres de la Santé des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux doivent fournir un engagement englobant tous les secteurs et tous les services qui relèvent d'eux.

Il faudrait faire en sorte que la Stratégie colle à la réalité, en prévoyant des résultats concrets (p. ex. réduire le niveau d'inactivité de 10 %). Il faudrait assurer un élément de souplesse dans les provinces afin de leur permettre d'atteindre les résultats escomptés, tout en insistant sur le fait que tous doivent viser les mêmes buts.

Intégrer le travail qui se fait dans les divers secteurs et réduire les structures traditionnelles.

Rattacher la politique publique saine à la Stratégie et assurer une interaction entre tous les ministères. Passer toutes les politiques à la loupe, dans l'optique des modes de vie sains, et veiller à ce qu'il n'y ait pas d'incohérences.

On devrait examiner les systèmes actuels de prestation de services, puis déterminer la méthode la plus efficace que le gouvernement soutiendra ensuite vigoureusement. Les gouvernements doivent jouer un rôle de premier plan, en assurant le financement et le leadership.

Le gouvernement fédéral devrait suivre l'exemple des provinces et des municipalités, où il y a déjà une interaction entre les services et ministères.

Faire participer les personnes chargées de l'application des programmes (secteur municipal et de l'éducation) dans le processus d'élaboration de la Stratégie, notamment en les invitant à participer au Symposium.

Financement

Verser les fonds suffisants en se fondant sur les besoins et en prenant en compte l'état de santé de la population. Renoncer au modèle de financement par habitant.

Veiller à ce que le financement parvienne jusqu'à la base, les communautés étant celles qui auront besoin de ressources pour mettre en place l'infrastructure et d'autres services.

Prévoir des ressources suffisantes pour les personnes qui assureront la réalisation de programmes, notamment les écoles et les municipalités.

Capitaliser sur les ressources existantes, en particulier dans les communautés rurales, où elles sont parfois plus limitées.

Accorder des fonds en fonction des besoins de la communauté, tout en veillant à ce que le financement soit plus élevé là où il est le plus nécessaire.

Imposer des taxes sur les aliments gras et utiliser les sommes recueillies pour subventionner les aliments santé.

L'action n'est possible que si le financement suit. La disponibilité de fonds en vue de

la mise en place d'un plan d'action est toute aussi importante que l'obtention des fonds pour le processus d'élaboration de la Stratégie. « La qualité des planificateurs n'a d'égale que celle des réalisateurs, et vice versa. »

Les mécanismes de financement doivent être simplifiés et suffisamment souples pour répondre aux besoins de la communauté.

Il faudrait prévoir des fonds pour les ressources humaines, l'acquisition de compétences, la formation et l'infrastructure nécessaires à la création de modes de vie sains.

Garantir, comme condition de financement, que l'on comptera parmi les partenaires l'ensemble de la population canadienne dans tous les programmes et tous les mécanismes de prestation de service, sans discrimination.

Écoles

Mettre en place un programme national de petits déjeuners, de déjeuners et de collations à l'intention de tous les enfants au Canada. Les parents qui peuvent se le permettre pourront faire des dons.

Revoir en profondeur les programmes d'activité physique dans les écoles. Inclure un volet sur l'alimentation et mettre l'accent sur les activités physiques qui peuvent être intégrées aux activités quotidiennes. On pourrait accorder des crédits aux élèves qui participent à un tel programme.

Réunir les gens ouvrant dans le secteur de l'éducation, de la santé et des loisirs afin d'élaborer des politiques et des mesures à l'intention des écoles. Des ressources humaines suffisantes seront nécessaires pour mener cette tâche à bien.

Bien que l'éducation relève des provinces, le gouvernement fédéral devrait faire preuve d'imagination afin de trouver un moyen de rendre l'activité physique obligatoire pour les élèves de la maternelle à la 12e année, partout au pays.

Faire en sorte que les enfants et les jeunes constituent la priorité de la Stratégie, en utilisant des méthodes de prestation de service disponibles dans les écoles, à la maison et dans les communautés.

Il faudrait aborder les politiques de santé dans les écoles d'une manière globale. Il faudrait aussi veiller à ce que la participation à des activités physiques de qualité soit obligatoire aux niveaux primaire et secondaire. Cibler les filles et les enfants qui sont inactifs dans les cours d'éducation physique réguliers ou spéciaux.

Offrir des activités physiques à l'école avant, après et durant les heures de classe.

Faire la promotion de l'activité physique dans les écoles et à l'extérieur.

Accorder une attention particulière aux enfants, d'une manière inclusive, en recourant aux écoles, au foyer et à la communauté, par exemple en rendant l'activité physique obligatoire dans les écoles.

Population

S'attaquer aux disparités entre les divers groupes et leur état de santé, en privilégiant le caractère inclusif de la Stratégie, le ciblage des interventions et l'utilisation appropriée des ressources. La Stratégie doit comprendre des initiatives qui répondent aux besoins de ceux et celles qui ont été exclus dans le passé, comme les personnes ayant une déficience, les femmes, etc. Les initiatives qui ne visent que la majorité de la population ne font qu'accentuer les écarts en matière de santé.

Faire en sorte que la Stratégie soit accessible à tous, en ciblant les personnes appartenant au tiers inférieur en termes de revenu. Afin de veiller à ce que tout le monde soit en mesure d'avoir un mode de vie sain, un revenu minimum est nécessaire, partout au pays.

Accorder la priorité aux populations les plus à risque.

Procurer un accès universel à des activités physiques et de loisirs.

Fournir au moins un repas par jour aux segments vulnérables de la population, comme les enfants, les personnes âgées et celles ayant une déficience.

Examiner les valeurs de la société. Dans la société, il est bien perçu d'être occupé, et cela ne contribue pas à promouvoir une bonne santé. Il faut un juste équilibre. Les stratégies pour le tabagisme visaient à « dénormaliser » la consommation de ce produit. Il faut faire la même chose pour le travail, ce qui suppose qu'on inclura les questions de santé au travail.

Prendre conscience des différences qu'il y a au Canada. La proportion de la population rurale est plus élevée dans l'Atlantique.

Changer les attitudes et convaincre les gens de l'importance des modes de vie sains.

Prévoir une composante spécifique, avec financement, pour les peuples autochtones et veiller à ce qu'elle soit informative et rassembleuse. Les communautés autochtones vivent une situation particulière en ce qui a trait aux obstacles présents et aux statistiques qui les concernent.

Autres

Profiter pleinement des systèmes en place et bâtir à partir de ceux-ci.

Élaborer une stratégie d'activité physique pour l'ensemble du Canada, à laquelle participeraient les gouvernements, les écoles, etc.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, Santé Canada et les spécialistes de l'éducation physique doivent collaborer afin d'élaborer une stratégie pour l'éducation physique au Canada.

Définir un plan d'action qui comprenne un engagement de suivi et de participation de la communauté.

Santé Canada devrait financer une consultation auprès des représentants des gouvernements provinciaux et du monde de l'enseignement, en vue de mettre sur pied un programme scolaire pancanadien en matière d'éducation physique.

Mettre sur pied une fondation de l'Atlantique pour les modes de vie sains qui, avec le financement de Santé Canada, s'attaquerait aux facteurs de risque. La fondation devrait disposer des ressources humaines nécessaires.

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Acquisition et transfert des connaissances

Mettre en place un système de surveillance pour collecter des données fiables pouvant être utilisées à divers niveaux et servir de catalyseur pour l'élaboration de politiques et de programmes. Prévoir un volet évaluation.

Fixer des objectifs.

Développement communautaire et infrastructure

Recruter du personnel pour le développement communautaire et les loisirs dans les écoles, afin de concevoir des activités avec les représentants de la communauté.

Faire participer la communauté et adopter une approche rassembleuse qui touche la base.

Faire en sorte que les écoles servent à la communauté, en les rendant accessibles pour des activités physiques et de loisirs.

Concevoir, planifier et utiliser le milieu physique comme mode de transport de rechange, par exemple la marche, la course, la randonné en patins à roues alignées et la planche à roulettes. S'assurer qu'une partie des sommes consacrées aux nouvelles infrastructures serviront à créer des lieux où les gens pourront marcher, faire du vélo et être actifs.

Information publique

Revoir le modèle de ParticipAction et s'en servir comme base pour une stratégie de marketing social.

Préparer une campagne de marketing social (radio, télé, publications, etc.) visant à changer les attitudes et à convaincre les gens de l'importance des modes de vie sains.

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Conclusion

Les participants ont été invités à formuler quelques derniers commentaires sur la consultation et les discussions qui ont eu lieu durant la journée. Voici un aperçu de ces remarques.

Les résultats et les répercussions ne sont pas les mêmes. Les résultats sont une amélioration de la santé.

Les objectifs peuvent être exclusifs. Si l'on vise des populations précises, d'autres pourraient se sentir mises de côté, ce qui entraînerait une marginalisation et une stigmatisation.

La participation des parents est essentielle. Les meilleures stratégies, en ce qui a trait aux écoles, supposent une approche fondée sur la collaboration des parents et le développement communautaire.

Le rapport sera-t-il prêt à temps pour le Symposium? Qui sera présent au Symposium? La liste des invités au Symposium sera-t-elle connue d'avance? Les personnes ayant une déficience pourront-elles faire valoir leurs points de vue de la façon qu'elles préfèrent?

 

Mise à jour 2004-01-09