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Consultation publique en vue de l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains

Rapport sur la table ronde d'Edmonton (Alberta) Le 17 mars 2003

Préparé par The Alder Group

Table des matières

Toile de fond

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) collaborent avec leurs partenaires en vue de l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Cette Stratégie en matière de modes de vie sains permettra à tous les Canadiens et Canadiennes d'être en meilleure santé en leur donnant la possibilité d'effectuer de meilleurs choix à cet égard. La stratégie repose sur une approche axée sur la santé de la population qui reconnaît que les milieux sociaux, économiques et physiques où vivent, travaillent, apprennent et se divertissent les Canadiens et Canadiennes ont une grande influence sur les comportements liés à la santé.

La Stratégie en matière de modes de vie sains est un cadre qui permettra de traiter de certaines questions relatives à la santé. La première phase de la Stratégie mettra l'accent sur la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids

santé. La Stratégie a pour but de tirer profit des initiatives existantes dans ces domaines et d'établir des liens avec les travaux menés sur d'autres questions, comme celle de la lutte au tabagisme.

Les points de vue des gouvernements, des organismes non gouvernementaux (ONG), des spécialistes de la santé, des populations autochtones, des gens d'affaires, des leaders communautaires et d'autres parties concernées ont tous leur importance lorsqu'il s'agit de déterminer la meilleure façon de favoriser des modes de vie sains pour tous les Canadiens et Canadiennes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux veulent recueillir de l'information auprès de tous ces groupes et entretenir avec eux des relations qui contribueront à définir la Stratégie en matière de modes de vie sains et à déterminer quelles activités pourraient y être intégrées. Les renseignements ont été recueillis de quatre façons entre janvier et avril 2003 :

  • rencontres préalables à la consultation;
  • tables rondes stratégiques;
  • remise d'un carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains.

Neuf tables rondes ont été organisées aux quatre coins du pays en mars et avril 2003 afin de tisser des liens avec un éventail plus large de parties intéressées par les modes de vie sains. Au nombre des participants ainsi invités, il faut noter des représentants de diverses organisations nationales, provinciales, régionales et locales ainsi que des personnes provenant de différents secteurs, provinces et territoires.

Introduction

Objectifs de la rencontre

  • Faire connaître les attentes des ministres de la Santé fédéral, provinciaux et territoriaux sur l'élaboration de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains.
  • Inviter les participants à fournir des renseignements pouvant servir à l'élaboration de la Stratégie.
  • Répertorier les principales initiatives, mesures et stratégies, en cours ou à venir, devant être prises en considération dans l'élaboration de la Stratégie.
  • Favoriser la création de partenariats.

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Observations préliminaires

Neil MacDonald, Groupe de travail sur les modes de vie sains

Les observations préliminaires de Neil MacDonald sont résumées ci-après.

Au moment de la formation du groupe de travail, nous nous sommes assurés d'avoir une vaste représentation - groupes de professionnels, différents paliers de gouvernement et différents secteurs. Votre présence d'aujourd'hui est appréciée. Nous sommes tous déterminés à améliorer la santé des Canadiens et Canadiennes et à réduire les inégalités. Nous nous tournons vers vous pour que vous partagiez vos expériences et pour travailler ensemble à l'atteinte de notre but commun.

Le nom - Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains - a été minutieusement choisi pour refléter toutes les composantes. Nous voulons que la Stratégie défie le temps et que d'autres sujets y soient incorporés au fur et à mesure de son élaboration. Nous ne voulons pas refaire ce qui a été fait, mais plutôt tirer profit des initiatives existantes partout au pays. Nous avons mis au point un cadre pour la Stratégie en matière de modes de vie sains. Du contenu y est ajouté et d'autre le sera au moment du Symposium.

Beaucoup de démarches sont menées en Alberta dans le domaine d'une vie saine et nous appuyons la Stratégie. Nous savons qu'elle reposera sur les communautés, sur les politiques, sur les efforts déployés aux niveaux fédéral et provincial et sur une réelle intégration.

Annette Flaherty groupe de référence de la consultation

Annette Flaherty s'est chargée de présenter les observations préliminaires, soulignant brièvement le processus d'élaboration de la Stratégie et celui entourant la consultation. Voici un résumé de son exposé - Agir pour favoriser une vie saine.

Il existe un engagement renouvelé, de la part des gouvernements, à l'endroit de la promotion de la santé ainsi que de la prévention des maladies et des blessures. En septembre 2002, les ministres de la Santé ont annoncé leur intention de collaborer à l'élaboration d'une Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. On se concentrera d'abord sur l'alimentation, l'activité physique ainsi que le poids santé puisqu'il existe des liens étroits entre les facteurs de risque qui y sont couramment associés et l'incidence de maladies chroniques comme le diabète. La Stratégie sera élaborée de façon à tenir compte d'autres facteurs par la suite.

Les modes de vie sains sont influencés par les milieux socioculturel, économique et physique où les gens vivent, apprennent, travaillent et se divertissent. Ces milieux peuvent dicter les choix effectués, par exemple au niveau de l'accès à des aliments sains, de la consommation de tels aliments, de l'activité physique, du fait de ne pas fumer et du soutien exprimé par les leaders communautaires.

La Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains est une stratégie globale. Elle intégrera donc des éléments visant la saine alimentation et l'activité physique dans le contexte d'un poids santé, en plus d'établir des liens avec des stratégies déjà en place et d'inclure des facteurs qui auront priorité à l'avenir.

Des relations sont établies alors que l'apport de partenaires et d'autres parties intéressées est recherché de différentes façons :

  • rencontres préalables à la consultation (janvier et février);
  • tables rondes stratégiques (mars et avril);
  • remis du carnet de travail;
  • symposium national sur les modes de vie sains (avril).

La rétroaction obtenue à l'occasion des tables rondes et par l'entremise du carnet de travail sera passée en revue, synthétisée et présentée dans un rapport renfermant des recommandations qui aideront à préparer le symposium.

Le Symposium sur les modes de vie sains réunira, sur invitation, un large éventail de partenaires et d'autres parties intéressées, à Toronto, les 28 et 29 avril.

Après le Symposium, les représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux feront rapport aux sous-ministres de la Santé en juin, puis aux ministres en septembre.

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Commentaires des participants

Les participants ont été invités à faire part de leurs réflexions initiales et à poser des questions sur la consultation et la Stratégie en matière de modes de vie sains, d'abord au sein de petits groupes de discussion, puis dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière.

Comment le Canadien moyen sera-t-il consulté? La présente rencontre réunit des gens convertis au concept d'une vie saine. Existe-t-il un mécanisme pour rendre compte des conclusions aux autres ministères comme Développement des ressources humaines Canada, Justice, etc.?

La formulation « dans un contexte de poids santé » peut laisser entendre que l'accent est mis sur le poids santé. L'activité physique et la saine alimentation devraient être examinées séparément et ensemble.

Un cadre de politiques législatives est essentiel - la Stratégie doit aller plus loin que la coordination. Du financement est requis, de même que du soutien et l'intégration des démarches de tous les acteurs.

Pourquoi discuter des programmes qui donnent de bons résultats? Cela a déjà été fait. De nombreux programmes comptaient une composante d'évaluation et les résultats ont été notés.

Si une approche tenant compte des déterminants sociaux de la santé est adoptée, nous devons inclure non seulement le secteur de la santé, mais toutes les parties concernées comme les industries, les entreprises, le secteur privé, etc. et rendre des comptes à tous les sous-ministres et ministres (pas seulement à ceux de la santé).

Les milieux clés sont plutôt du côté du traitement que de celui de la prévention. Il faudrait aussi mettre l'accent sur les forces en jeu à l'échelle nationale et internationale.

Il est inutile de discuter des meilleures pratiques dans le cadre des tables rondes, puisqu'il y d'autres moyens d'obtenir cette information.

Qu'apportera la Stratégie aux professionnels qui travaillent à l'échelle locale dans les domaines de la saine alimentation et de l'activité physique?

Un engagement et du financement à long terme sont essentiels et nous devons être certains de les obtenir. De plus, l'intégration est requise dans les secteurs prioritaires.

Les gens en ont assez d'être harcelés au sujet de la santé. Le principe du plaisir et l'aspect agréable sont absents. Les enfants sont inscrits à des sports organisés, mais ils

n'ont pas le temps de jouer. Le jeu et le plaisir sont devenus secondaires. Certains groupes seraient davantage motivés par des messages traitant de plaisir plutôt que de santé.

Il faut cesser de croire que les enfants ont une vie active saine parce qu'ils participent de façon excessive à différents programmes.

Les principes directeurs sont importants, et ce sont eux qui distinguent la présente Stratégie des autres. Mais, comment seront-ils mis en application?

Veiller à faire participer les personnes âgées et handicapées dès le début et à tous les niveaux.

Veiller à ce que la Stratégie demeure simple.

S'assurer de transmettre des messages simples et cohérents.

Il est essentiel de traiter aussi des autres problèmes liés au milieu de travail, comme le stress. Il est difficile pour les travailleurs de la santé (qui sont supposés être des modèles) d'adopter des modes de vie sains en raison du manque de temps et de soutien.

Le travail est un déterminant important de la santé. La moitié des Canadiens et Canadiennes affirment être stressés, surtout à cause du travail. Les niveaux de stress les plus élevés sont dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Les contraintes professionnelles et le déséquilibre entre les récompenses et les efforts déployés contribuent aux facteurs de risque. Une étude de Statistique Canada révèle que le tabagisme, le gain de poids et la consommation d'alcool augmentent avec l'augmentation du nombre d'heures de travail.

Un vrai processus de consultation publique est requis et doit comprendre les consommateurs, les associations de l'industrie automobile, etc. Le carnet de travail devrait également être disponible en Braille, en cassette audio et dans d'autres langues.

Admettant qu'il était impossible de réagir à tous les commentaires pendant la table ronde, Neil MacDonald a indiqué que ceux-ci seraient notés et examinés. Il a répondu à certains des commentaires formulés par les participants. Voici un résumé de ses observations.

La question du cadre de politiques législatives est très importante et les déterminants sociaux de la santé sont au cour de la démarche. On tente à l'heure actuelle d'aller au-delà de l'approche gouvernementale typique de travail en vases clos, et bien qu'il reste encore beaucoup à faire à ce chapitre, la liste des invités à la table ronde démontre cette volonté.

Des facteurs nationaux et internationaux ont été discutés et pris en considération. Bien qu'il existe déjà beaucoup de documentation sur les meilleures pratiques, les experts en discuteront au Symposium. Pour que la Stratégie ait un impact, un engagement de financement à plus long terme est nécessaire. La Stratégie porte sur l'activité physique, la saine alimentation et le poids santé, et l'accent ne sera pas mis sur ce dernier point. Des activités à court, à moyen et à long termes seront entreprises. Si certaines réalisations sont possibles à court terme, nous saurons que nous sommes dans la bonne voie. Les Canadiens et Canadiennes sont consultés au moyen du carnet de travail, et tout le monde est invité à communiquer cette information à ses collègues et clients.

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Démarches qui portent fruits

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur ce qui fonctionne au pays relativement aux modes de vie sains en indiquant les programmes, les politiques et les projets de recherche couronnés de succès et en expliquant à quoi on attribue leur réussite. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Active Anytime, Anywhere Ce programme à l'intention des personnes âgées à faible revenu est offert dans les immeubles d'habitation pour aînés.

Active Living Edmonton Cette campagne intégrée de vie active regroupe des chercheurs, des régies régionales de santé, des ONG, des représentants du domaine des loisirs et des Canadiens et Canadiennes ayant un handicap.

Alberta Active Living Strategy Six ministères et la commission des accidents du travail participent à cette stratégie. Chaque partenaire a un comité visant l'atteinte de résultats en matière de vie saine.

Alberta Centre for Active Living Ce centre donne accès à des résultats de recherche, notamment à des évaluations.

Alpine Project Encarts placés dans les journaux présentant des messages en participation, de diffusion commune, intégrés et cohérents. L'initiative comprend une composante d'évaluation.

Calgary Comprehensive School Heart Health Model Ce modèle traite de l'activité physique, de la saine alimentation et du tabagisme. Il vise les enfants, les familles et la ville et comprend des politiques et des programmes.

Cardiac Rehabilitation Talisman Centre Ce centre récréatif propose aussi des activités traitant de nutrition et de santé. Les finissants des programmes du centre continuent généralement à participer aux différentes activités.

Coalition pour la vie active Cette coalition intégrée qui compte de multiples organismes répond aux principaux rapports en matière de santé, p. ex. Kirby, Romanow, etc.

Edmonton's School Lunch Program Quatorze écoles participantes reçoivent des repas chauds à l'heure du midi et 30 écoles reçoivent des collations en matinée. Le programme compte divers partenaires, dont des ONG, et obtient son financement de différentes sources.

Ever Active Schools La saine alimentation et l'activité physique sont intégrées au programme d'enseignement. Des normes de participation s'appliquent et un environnement positif en découle. Le programme repose sur un examen des résultats, et des changements sont notables après deux ans.

Initiative sur la santé des aînés Cette initiative de Calgary met des autobus à la disposition des personnes âgées pour se rendre aux épiceries et aux différents programmes offerts dans les immeubles d'habitation pour aînés.

Initiatives de bien-être en milieu de travail Initiatives de l'Association canadienne du diabète visant les décideurs, soit les p.-d.g. d'entreprise, pour changer les politiques en milieu de travail.

Ligues mineures de sports De nature communautaire et amusantes pour les enfants, ces ligues existent grâce au travail des bénévoles de la communauté.

Multicultural Health Broker's Co-operative Unique, cette coopérative de travailleurs d'Edmonton offre les services d'agents pour accéder aux services de santé communautaires. Ces agents sont d'ailleurs des membres de la communauté.

Simply Healthy (Cancer Society) Visant à accroître la consommation de fruits et de légumes, cette campagne de partenariat avec le secteur de la santé publique propose notamment des messages positifs sur les fruits frais, congelés, en conserve et séchés s'adressant aux gens de tous les niveaux de revenu. La campagne fondée sur des résultats s'échelonne sur plusieurs années et présente des messages mis à l'essai. Le programme est simple et convivial.

To Life! Initiative de la Société canadienne du diabète, ce programme de changement comportemental reposant sur la motivation et sur la présence d'un partenaire à qui rendre compte.

Yoga Ce mouvement spontané et non structuré connaît une grande popularité. Tout le monde peut pratiquer cette activité dont les bienfaits sont multiples.

Autres initiatives couronnées de succès :

  • Aboriginal Diabetes Prevention Initiative
  • Alberta Healthy Living Network
  • Alberta Cancer Board's Tree of Life - Healthy Living for Aboriginals
  • Alliance de vie active pour les Canadiens/Canadiennes ayant un handicap
  • Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada
  • Be Fit for Life Network
  • Clubs Garçons et Filles du Canada
  • Chinese Calgary Elderly Association
  • Coalition d'une vie active pour les aîné(e)s
  • Cuisines communautaires
  • « Dancing Cows »
  • Défense des règlements municipaux sur l'usage du tabac à Edmonton et Calgary
  • Edmonton Sports Council, Arts Council and Multicultural Society
  • Fun Team Alberta
  • Guide communautaire mis au point par le US Centre for Disease Control
  • Heart Smart
  • Jumelage de personnes âgées et de jeunes mères seules
  • Loi sur le port de la ceinture de sécurité
  • Programmes d'enseignement sur la santé de la maternelle à la 12e année
  • Objectifs de vie active de 10 ans Opening Doors for Kids
  • Meals on Wheels
  • ParticipAction
  • Trousses de ressources sur la nutrition pour les enseignants
  • Shopsmart tours
  • Stratégies de réduction du tabagisme

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Défis à relever pour agir

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les obstacles aux interventions. Ils se sont penchés sur les principaux obstacles qui empêchent les intervenants du secteur d'accroître le nombre de Canadiens et Canadiennes qui mangent régulièrement des aliments sains et qui atteignent et maintiennent un niveau recommandé d'activité physique ainsi que leur poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration de politiques

Les bienfaits de la saine alimentation et de l'activité physique ne sont pas toujours faciles à constater à court terme.

Trop peu de ressources humaines sont disponibles pour travailler aux questions relatives à la vie saine. Les diététistes sont surchargés et doivent accomplir trop de tâches, et il manque de professionnels formés dans les milieux clés pour transmettre des messages de qualité et pour effectuer des évaluations. Les responsabilités liées à l'activité physique reviennent aux régies régionales de santé.

Aucune uniformité n'existe entre les régies régionales de santé pour ce qui est des normes minimales et d'autres sujets, et il n'y a pas d'uniformité dans les messages qu'elles transmettent. Le budget que les régies consacrent à la promotion des activités est peut-être de moins de 1 %.

La prévention des maladies chroniques ne devrait pas provenir du plan d'action du gouvernement, mais être reléguée aux ONG.

Le changement de leadership au gouvernements et dans les ONG est un obstacle à la continuité et à un engagement à long terme face à une vision commune.

Les politiques gouvernementales n'appuient pas toujours les modes de vie sains.

Aucun engagement n'est pris au niveau gouvernemental pour réduire les inégalités ou établir des systèmes visant à desservir certains groupes de statut socioéconomique précis.

Des rapports d'opposition existent entre les professionnels de promotion de la santé et de santé publique et ceux des soins actifs.

Il faut du temps pour former et maintenir des partenariats et les occasions de forger des liens avec des partenaires augmentent.

Les programmes ne sont pas financés à long terme.

Les milieux peuvent créer des obstacles :

  • s'il y a trop peu d'environnements physiques propices à l'activité physique,
    p. ex. pistes cyclables, escaliers, etc.
  • si les milieux sociaux et culturels, les milieux de travail, les écoles, les communautés n'offrent pas de soutien et si les aînés, les gens d'autres cultures, etc. ne sont pas inclus.

Le réseau de santé publique est sous-financé et met donc principalement l'accent sur les maladies transmissibles. Il faut passer des soins de santé à la prévention.

Sans soutien public, volonté politique et programmes appropriés, la Stratégie ne pourra être mise en ouvre. On constate à long terme un manque d'engagement soutenu et de leadership en matière de modes de vie sains. Les secteurs autres que la santé - ceux qui n'ont pas de mandat directement lié à la santé (y compris les domaines de l'activité physique et de la saine alimentation) - ne font pas preuve d'engagement face à la question.

Il n'existe pas de cadre stratégique collectif pour guider une approche intégrée visant un but commun.

Les secteurs de la santé publique et des soins actifs se font concurrence lorsqu'il s'agit de financement, de même que différents organismes oeuvrant dans ces deux secteurs. Les programmes de prévention sont généralement ceux qui perdent le plus, et le fait de les définir comme étant « discrétionnaires » a eu un impact négatif sur les programmes de prévention prospectifs.

Les décideurs souhaitent davantage des solutions économiques à court terme que des résultats à long terme.

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Acquisition et transfert des connaissances

Il n'y a pas suffisamment de données de surveillance pertinentes pour la planification des programmes et l'évaluation aux niveaux régional et local, ce qui ne permet pas de tenir compte du fait que différents groupes ont besoin d'interventions de différents types et de différentes durées. Cette situation nuit à la meilleure utilisation possible des ressources.

Le dernier sondage sur la nutrition a été effectué en 1970.

On note une insuffisance de données probantes pour ce qui est :

  • des interventions en aval et en amont efficaces liées à l'alimentation et à l'activité physique (au niveau de la recherche);
  • des interventions pouvant modifier les environnements dans lesquels les gens font des choix relatifs à l'alimentation ou à l'activité physique; de la façon de mettre en ouvre des interventions sur la saine alimentation et l'activité physique au niveau des intervenants;
  • sur la façon dont les gens peuvent maintenir des comportements positifs en matière d'activité physique et d'alimentation;
  • d'information portant sur des populations ou des régions précises, p. ex. âge, sexe, statut socioéconomique et géographie (milieu urbain, milieu rural, etc.).

Il n'existe pas de système pour recueillir de l'information uniforme (information programmatique) qui permettrait de mieux comprendre les déterminants comportementaux de l'alimentation et de l'activité physique. En outre, il n'y a pas de mesures connues convenant à la saine alimentation et à l'activité physique et cette information est nécessaire dès le début.

Il n'y a pas de coordination de l'information ponctuelle sur les initiatives pouvant être mises en ouvre à l'échelle communautaire.

Il n'existe pas de processus canadien pour répertorier les meilleures pratiques et pas de système pour transmettre et échanger l'information.

Les études ne sont pas présentées de façon à permettre aux intervenants de les utiliser. Il n'y a pas suffisamment de données probantes pour en arriver à des synthèses pertinentes.

Les changements de la science et les preuves contradictoires font en sorte qu'il est difficile de transmettre les messages et que d'éventuels compromis sont nécessaires pour adopter des messages communs.

Il n'y a pas d'analyse coûts-avantages effectuée pour évaluer l'efficacité des programmes. Comme les ressources sont limitées, il est difficile de déterminer les priorités des programmes et les groupes cibles et d'obtenir le meilleur rendement possible (santé) des investissements.

La recherche n'est pas intégrée à la pratique.

Il n'y a pas suffisamment d'engagement soutenu de la part des bailleurs de fonds des programmes de promotion de la santé et des organismes de financement de la recherche pour travailler ensemble à trouver les stratégies les plus efficaces.

Les milieux de travail n'appuient pas les modes de vie sains en raison du temps et des coûts requis.

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Développement communautaire et infrastructure

Les programmes sont mis au point sans la participation des communautés et sans qu'elles ne les aient demandés.

Les programmes qui donnent de bons résultats avec les groupes à faible risque augmentent les inégalités dont sont victimes les groupes à risque élevé.

Il est difficile de faire participer les gens et de les motiver. À court terme, nous voulons sauver des vies, mais à long terme nous voulons changer le comportement.

Ce ne sont pas toutes les communautés qui offrent des choix d'aliments santé, l'accès à des activités de plein air, le transport pour participer à différents programmes et d'autres formes de soutien.

La mauvaise planification urbaine est un obstacle à l'activité physique, y compris les magasins entrepôts, le manque d'infrastructures, etc.

Comme les loisirs ne font plus partie d'un système, il manque de leaders communautaires et de moniteurs pour les jeux.

Les modes de vie sédentaires sont devenus la norme.

Les adultes ne donnent pas l'exemple aux enfants en adoptant des modes de vie sains.

De nombreux obstacles freinent les gens lorsqu'il s'agit d'adopter des modes de vie sains :

  • faible revenu;
  • coût élevé des changements personnels;
  • manque de moyens de transport pour se rendre dans des magasins de produits santé;
  • non-disponibilité d'aliments sains; insuffisance de connaissances en matière de nutrition;
  • manque de services de garde d'enfants;
  • trop grand nombre de formulaires à remplir pour participer à certains programmes.

Les partenariats avec des partenaires atypiques (p. ex. architectes, urbanistes, etc.) ne sont pas toujours solides.

Aider les gens à donner un sens à une initiative de vie saine présente un défi. Pour qu'il y ait des résultats, une profonde pertinence pour la personne visée est requise.

Le coût social du changement (devenir actif physiquement et bien manger) peut être élevé; les changements de modes de vie peuvent aliéner les amis et la famille.

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Information publique

Les messages ne sont pas toujours clairs et cohérents.

Les messages ne sont pas toujours faits sur mesure pour les groupes précis qui pourraient le plus en tirer profit.

Les messages ne sont pas toujours positifs du point de vue de la santé.

Il est difficile de traduire des messages scientifiques en langage simple.

Il y a des écarts dans les niveaux d'alphabétisation chez de nombreuses populations, notamment chez les nouveaux Canadiens et Canadiennes et chez les personnes âgées.

Le public est bombardé de messages contradictoires portant sur la vie saine, l'apparence physique, de même que sur les bienfaits économiques des plus grosses

portions. Des produits sont souvent commercialisés comme étant santé alors qu'ils ne le sont pas. Le mythe de la « santé peu importe le poids » est perpétué par le mouvement qui prône l'acceptation de la grosseur, quelle qu'elle soit.

Il y a trop de messages malsains transmis par l'industrie de la restauration rapide et des jeux vidéo.

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Solutions intégrées

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges afin de trouver des solutions plus intégrées. Ils se sont penchés sur les politiques, les programmes et les autres mesures à inclure dans la Stratégie en matière de modes de vie sains afin de promouvoir l'importance d'une alimentation saine, de l'activité physique et du maintien d'un poids santé. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration de politiques

Élaboration de la Strtaégie

Mettre au point un plan d'action qui :

  • définit des buts et des objectifs précis; o
  • ffre la souplesse voulue pour favoriser l'action et les stratégies locales;
  • prévoit des évaluations continues des résultats, notamment :
    • en établissant des données de référence,
    • en mettant sur pied une surveillance nationale au moyen de collecte de données et d'une reddition des comptes ponctuelle et régulière.
  • précise clairement les responsabilités;
  • comprend un centre de coordination pour appuyer l'action communautaire locale (p. ex. partage d'information, connaissances spécialisées, etc.);
  • a recours à des outils, des idées pratiques et des modèles d'action locale;
  • établit des principes directeurs et repose sur l'intégration et les meilleures pratiques.

Parmi les composantes clés de la Stratégie, mentionnons :

  • des politiques qui tiennent compte des besoins locaux et des populations à risque et qui garantissent un financement durable.
  • du leadership - dont du réseautage avec les champions locaux, un engagement, une acceptation des responsabilités et une dimension interministérielle.
  • des programmes intégrés et transparents (intégration de la prévention, de l'intervention et de la prestation des services et intégration en vue d'incluredifférents groupes, p. ex. populations multiculturelles, personnes ayant un handicap, Autochtones, personnes à faible revenu, etc.) qui établissent des priorités et qui reposent sur des approches et des modèles d'innovation.

Maintenir la vision et l'engagement à long terme.

Mettre l'accent sur les déterminants sociaux de la santé - les causes profondes - avant de le mettre sur la promotion de la santé.

Établir un leadership et un groupe de coalitions qui ne sont pas directement liés au gouvernement, mais qui peuvent exercer une influence et orienter l'opinion publique.

Politiques

Examiner toutes les politiques gouvernementales à partir d'une perspective de vie saine.

La mise en ouvre de politiques publiques saines exige le soutien du gouvernement et des ONG, de même que celui de la masse de la population. S'assurer le soutien et l'engagement voulus en faisant participer le public, les ministères et le secteur privé à l'élaboration de telles politiques.

Établir des politiques saines pour appuyer les modes de vie sains, soit des politiques gouvernementales et organisationnelles comprenant des normes et des lignes directrices. Des données sont requises pour l'élaboration de politiques. Par exemple, l'accès à des choix d'aliments sains est un obstacle pour les gens vivant dans la

pauvreté, et des données faisant ressortir cette réalité sont nécessaires au niveau individuel, communautaire et sociétal.

Les politiques saines doivent être viables à long terme pour qu'il soit possible de suivre de près leurs effets et de surveiller d'autres facteurs (en comparant les milieux urbains et ruraux, par exemple).

Veiller à ce que les politiques de prévention des maladies chroniques soient mises en application dans de nombreux milieux, dont les garderies, les lieux de travail, les écoles, les églises et les endroits de rassemblement communautaire.

Les politiques, les normes et le respect volontaire permettront au concept des modes de vie sains de faire des progrès.

Tenir compte des preuves existantes au moment de changer les politiques.

Collaboration

À court terme, faire participer aux discussions des ministères qui n'y participaient pas antérieurement. À moyen terme, veiller à ce que des structures formelles favorisant les modes de vie sains soient en place. À long terme, introduire des politiques de vie saines dans des milieux autres que celui de la santé.

Établir une coalition de ministères pour traiter des questions de vie saine.

Pour réduire le chevauchement, déterminer clairement les rôles pour l'intégration des partenaires.

Autres

Encourager les programmeurs d'ordinateur à ajouter des composantes d'activité physique aux jeux électroniques. Travailler avec toutes les industries qui fabriquent des articles d'activité sédentaire pour qu'elles ajoutent des composantes actives à leurs produits.

Il existe une réglementation publique en matière de santé régissant les pratiques de préparation et de manutention des produits alimentaires, mais il n'y a pas de normes minimales s'appliquant aux aliments sains dans les restaurants. Introduire une réglementation sur la grosseur des portions et sur les choix d'aliments santé dans les restaurants.

Harmoniser les buts et les approches. Les gouvernements doivent démontrer leur engagement face aux valeurs de vie saine en accordant des allégements fiscaux à ceux qui participent à des activités de vie saine, en éliminant les frais d'utilisation pour les programmes, en cessant de taxer les aliments sains et en octroyant des subventions aux programmes communautaires qui donnent de bons résultats.

Les écoles devraient encourager les activités physiques qu'il est possible de poursuivre toute la vie, plutôt que les sports de compétition.

Santé Canada devrait mettre au point une liste de vérification pour répertorier les communautés qui appuient les modes de vie sains. Cette liste, qui serait fondée sur des résultats, devrait s'appliquer à toutes les communautés du pays (tant rurales qu'urbaines). Elle pourrait être évaluée et publiée dans une publication nationale comme Macleans.

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Acquisition et transfert des connaissances

Tenir régulièrement des symposiums sur les modes de vie sains.

Transférer la recherche à la pratique.

S'engager à partager les connaissances acquises.

Acquérir des preuves et des connaissances sur les questions pour lesquelles il y a lacune.

Effectuer une étude sur les facteurs de risque. Celle-ci pourrait être utilisée pour la planification, la programmation et l'évaluation.

Recueillir des données et de l'information précises et en faire une synthèse qui sera traduite et distribuée aux intervenants et au public.

Établir une approche intégrée et viable pour le travail entre les professionnels du domaine de la promotion de la santé et ceux de la recherche.

Mettre au point un nouveau paradigme pour recueillir de l'information visant à préparer des « trousses d'outils ». Recueillir des renseignements dans différents milieux aux fins de comparaison.

Les Instituts de recherche en santé du Canada sont d'importants bailleurs de fonds et contribuent beaucoup au partage des connaissances. Le gouvernement doit reconnaître leur rôle et les appuyer.

Inclure les partenariats locaux et régionaux à la surveillance.

Mettre au point un processus de surveillance rigoureux pour recueillir de l'information cohérente à tous les niveaux.

Mettre au point des stratégies qui traitent de différentes étapes du changement.

Allouer des fonds à la recherche.

Il faut revenir à un modèle de santé pour équilibrer le continuum. Compte tenu du fait que la plupart des ressources sont structurées pour être utilisées par les personnes et les familles (et bien que des coupures ne soient pas recommandées à ce chapitre), les ressources devraient être réparties entre les différents milieux (écoles, lieux de travail, communautés) et les différentes structures fondées sur la population.

Les programmes et ressources pour les familles et les personnes comprennent :

  • soins actifs
  • information
  • compétences (cuisine, etc.)
  • magasinage

Les programmes et ressources des différents milieux comprennent :

  • éducation physique quotidienne
  • contrôle de la qualité de l'activité physique
  • Vert l'action (fait la promotion de l'environnement et de l'activité physique, mais requiert des ressources)
  • cuisines urbaines
  • activités récréatives spéciales a
  • ctivité physique dans les écoles

Les ressources d'orientation stratégique comprennent :

  • développement des infrastructures de santé publique (et plus) au moyen d'un changement de la structure financière
  • fonds de « bien-être » séparé pour les politiques et les infrastructures de vie saine
  • surveillance et meilleures pratiques pour optimiser l'utilisation des nouvelles connaissances et de la recherche existante
  • TPS sur les grignotines
  • taxe sur le tabac
  • taxe sur les ordinateurs
  • changement de la structure de financement - retour à la santé.

Developpement communautaire et infrastructure

Une approche de développement communautaire devrait comprendre la présence de champions communautaires; la diffusion commune de messages pour accroître la sensibilisation; des ressources, des connaissances et du leadership visant à aider la communauté. Elle devrait être axée sur la communauté, avoir l'appui de cette dernière et reposer sur ses besoins.

Fournir des ressources à l'échelle locale, notamment des fonds et de l'aide technique pour mettre sur pied des programmes viables et pertinents pour les communautés. Appuyer la capacité des communautés en fournissant les ressources nécessaires à la création et au maintien de partenariats. Accorder des délais d'exécution qui donnent suffisamment de temps au développement et à la mise en ouvre.

Utiliser les systèmes qui existent à l'échelle communautaire.

Consulter les communautés au début du processus d'élaboration de la Stratégie.

Ne pas oublier que les infrastructures ne s'arrêtent pas aux édifices.

Faire participer les populations marginalisées.

Bien que des mesures au niveau individuel soient importantes, l'influence que les gens, les familles et les communautés peuvent avoir sur leur environnement doit être communiquée.

Scénario : Ted et Dolores vivent dans un petit peuplement métis éloigné. Sédentaires, ils n'ont pas d'emploi, ont tous les deux une surcharge pondérale et souffrent de diabète de type 2. Leurs enfants habitent généralement chez les grands-parents. Leur communauté offre certaines ressources, dont un centre communautaire, une patinoire extérieure et un terrain de baseball. Il y a un travailleur communautaire et une école pour les élèves de la maternelle à la 9e année. Les tablettes du seul magasin local sont remplies de croustilles, des boissons gazeuses, du lait homogénéisé et de pain blanc. Un village offrant tous les services, dont une variété de magasins, une salle de Bingo, une église et une école secondaire, se trouve à 40 kilomètres.

Solution - Une solution axée sur la communauté est requise. Elle doit comprendre, à long terme,

  • des allégements fiscaux visant l'achat d'aliments santé;
  • l'accès à de tels aliments;
  • une réduction des aliments malsains disponibles;
  • une hausse de l'aide sociale.

À court terme :

  • une consultation communautaire permettant d'établir un plan d'action;
  • des ressources;
  • un animateur communautaire et des agents de développement communautaire;
  • des initiatives comme des cours de cuisine, des potagers communautaires, etc.;
  • des mesures de soutien pour la réduction du tabagisme;
  • des programmes de formation;
  • des événements récréatifs communautaires.

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Information publique

Formuler des messages communs, clairs et intégrés et repérer des champions pour les transmettre.

S'assurer que les messages portant sur la saine alimentation sont adaptés aux cultures visées.

Faire la promotion d'une industrie d'aliments de qualité à préparer et déguster tranquillement.

L'information publique est une démarche bilatérale entre les niveaux national et provincial d'une part et les niveaux régional et communautaire d'autre part.

Faire en sorte que les messages mettent l'accent, dans un contexte où des possibilités sont offertes, sur les choix et les actions au niveau individuel (p. ex. choix santé dans les restaurants).

Mettre au point des messages communs pour contrecarrer la mésinformation du public sur des questions comme les régimes amaigrissants, la nutrition et l'activité physique.

Veiller à ce que les messages mettent l'accent sur la santé et non sur l'image corporelle et viser un équilibre entre la dimension « scientifique » des messages et une approche holistique.

Formuler des messages qui sont en accord les uns avec les autres et ne pas permettre qu'ils soient amoindris en vendant des aliments vides, par exemple, ou en permettant l'usage du tabac dans des installations communautaires de sport. Faire reposer ces

messages sur un plan qui met l'accent sur les bienfaits à court terme (p. ex. banques alimentaires), mais qui inclut de vraies solutions pour régler les problèmes à long terme.

Lancer une campagne de marketing social axée sur la population pour éduquer les gens sur les manières dont ils peuvent exercer un contrôle sur leur environnement. On susciterait ainsi une demande de politiques visant des milieux favorables aux modes de vie sains.

Communiquer les bienfaits à long terme des modes de vie sains et faire savoir qu'un engagement de longue durée est requis.

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Déterminer les priorités

Les participants ont été invités à faire du remue-méninges sur les priorités de la Stratégie en matière de modes de vie sains. Ils ont indiqué les principales mesures requises pour assurer le succès de cette stratégie. Des discussions ont eu lieu en petits groupes et un rapport sur celles-ci a été présenté dans le cadre d'une séance plénière. Voici un résumé des discussions qui ont eu lieu pendant la séance plénière et des notes supplémentaires qui ont été remises.

Leadership et élaboration des politiques

Élaboration de la Stratégie

Préciser clairement la vision, la raison d'être et les buts de la Stratégie, de même que les objectifs en matière de santé (objectifs de grande portée liés à la maladie et à d'autres facteurs, dont les déterminants sociaux et économiques de la santé et les facteurs de risque et de protection).

Santé Canada devrait jouer un rôle d'intermédiaire entre les connaissances et la pratique et appuyer le développement de la capacité pour ce qui est de la mise sur pied de programmes, de l'évaluation et de l'élaboration de politiques.

Collaboration

Obtenir un engagement interministériel, multisectoriel et communautaire et rechercher la collaboration à tous ces niveaux. S'assurer que tous les secteurs appuient la Stratégie et y participent.

Créer un mécanisme pour délimiter clairement les rôles intégrés des différents secteurs et organisations aux niveaux fédéral et provincial, et aux niveaux local et régional.

Politiques

Examiner toutes les politiques et tous les programmes existants selon une perspective de vie saine et faire de même avec toutes les nouvelles initiatives touchant les politiques et les infrastructures.

Mettre sur pied un cadre stratégique, ainsi qu'un plan prévoyant notamment les fonds alloués et les sources de financement.

Ressources

Veiller à ce que les ressources humaines et financières soient viables et suffisantes et à ce qu'elles ne fassent pas concurrence aux fonds alloués à des démarches traitant d'autres besoins essentiels.

Mesures incitatives

Mettre au point des mesures incitatives pour l'élaboration de nouvelles approches s'appliquant aux services, aux programmes, aux politiques et à la technologie.

Acquisition et transfert des connaissances

Établir un lien entre un programme de recherche et les activités de promotion de la santé pour améliorer la capacité et les infrastructures communautaires, de même que l'élaboration des politiques.

Coordonner, au niveau national, un système de surveillance pour disposer de résultats concluants et d'information menant à l'action et pouvant être appliqués au niveau local. En outre, exercer une surveillance des données au niveau sous-régional.

Déterminer des critères de consensus explicites aux fins de l'établissement des priorités, en précisant notamment quels sont les maladies, les facteurs de risque, les facteurs de protection et les interventions auxquels on donnera priorité.

Effectuer des recherches continues pour obtenir des preuves à partir desquelles il sera possible de prendre des décisions et d'évaluer l'efficacité.