Au Canada, les décideurs fédéraux,
provinciaux et territoriaux et les organismes responsables de la
prestation de services de traitement des toxicomanies ont longuement
débattu des répercussions sociales et financières
potentielles des taux d'infection à VHB, à VHC et
à VIH. Le présent document a passé en revue
les études courantes sur la prévalence du VHC au Canada,
de même que certaines des caractéristiques propres
à la population en cause.
L'épidémiologie du VHC semble particulière
et, partant, le profil d'infection de ce virus est différent
de celui du VHB et du VIH. Les études démontrent clairement
que le VHC se transmet principalement par le contact de sang à
sang et que le partage des seringues chez les utilisateurs de drogues
injectables est le mode de transmission le plus courant. Certains
groupes vulnérables dans notre société sont
plus à risque, mais comme on a pu le constater dans le cas
d'autres virus transmissibles par le sang, l'infection peut être
transmise à d'autres segments de la population. Aujourd'hui,
une personne jeune, célibataire, qui se trouve au bas de
l'échelle économique est caractéristique des
personnes les plus à risque.
Dans le cadre de l'élaboration de stratégies visant
à réduire le taux d'infection à VHC, les décideurs
nationaux, provinciaux et territoriaux devront non seulement tenir
compte de l'épidémiologie du virus et des taux d'infection
actuels, mais également prendre en considération les
coûts à long terme pour le système de santé
canadien, aspect qui fera partie intégrante de ce débat
national. Les coûts cumulatifs pour la société
et les traitements médicaux requis pour les personnes infectées
sont et demeureront importants.
Dans un rapport qu'il a adressé récemment au ministre
de la Santé, le Conseil de recherches médicales (1999)
a beaucoup insisté sur la “ situation inquiétante
” que représente le VHC pour le système de santé
et sur la nécessité d'intervenir rapidement
dans l'affectation de ressources, l'élaboration de politiques
et l'adoption d'un programme de recherches. Le rapport souligne
que, pour relever ce défi, “ il est impératif que
les personnes infectées par le VHC restent à l'avant-scène
et soient habilitées et autorisées à prendre
des décisions éclairées sur des questions ayant
trait à la sensibilisation du public, au dépistage,
au diagnostic, aux options thérapeutiques, à l'accès
aux soins, aux programmes de prévention et aux stratégies
de recherche en vue d'alléger le fardeau du VHC ” (p. 10).
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.