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Vous n'avez pas besoin de devenir un athlète olympique pour améliorer votre état de santé. Chaque petite activité compte.

Guide d'activité physique Guide Alimentaire Canadien

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Transcription - C'est plus qu'un jeu d'enfant

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Les Hamden sont une famille canadienne typique. L'école, le travail et les autres activités se disputent leur attention. Et quand il y a du temps libre, c'est souvent plus facile de laisser les enfants regarder la télé ou jouer à des jeux vidéo que de les décoller du sofa pour les envoyer jouer dehors.

Glenda : « Nous faisons de notre mieux mais les enfants ont leurs activités scolaires et moi, en plus de mon travail,  je dois m'occuper de la maison et des six enfants. Même avec les meilleures intentions, nous n'en faisons pas toujours assez pour les envoyer dehors et les encourager à être plus actifs. »

Nicholas : « Quand tu arrives de l'école, c'est tellement facile d'allumer ton PS2, de commencer à jouer et d'inviter tes amis chez toi. Ce n'est pas toujours facile de trouver quelqu'un pour aller dehors et jouer au soccer, par exemple – on finit par juste jouer à des jeux et on ne sort pas dehors aussi souvent qu'on devrait. »

Nous savons que les enfants ont besoin d'activité physique régulière – au moins 90 minutes par jour – pour devenir des adultes en santé. L'activité joue un rôle vital dans leur santé physique et mentale. Mais selon le Bulletin canadien de l'activité physique chez les jeunes, moins de la moitié des enfants canadiens font la quantité d'exercice dont ils ont besoin. En outre, les enfants inactifs ont plus de chances de devenir des adultes inactifs, ce qui peut avoir de graves conséquences pour leur santé à long terme. On a démontré que l'exercice aide à prévenir beaucoup de maladies chroniques –  y inclus les quatre principales : les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies pulmonaires et certains types de cancer.

[Gilda et ses enfants sont en train de jouer au soccer dehors, elle sert en tant que modèle de rôle et les encourage.]

Si plusieurs facteurs influencent le niveau d'activité des enfants, l'encouragement parental en est un facteur déterminant. Le Bulletin nous dit qu'un tiers à peine des parents canadiens connaissent l'existence des recommandations du Guide d'activité canadien pour les enfants et les jeunes.

Les enfants ne font pas assez d'activité physique en partie parce que les parents se préoccupent de leur sécurité au terrain de jeu et au centre de loisirs. En réalité, 80 % des parents disent s'inquiéter des blessures, de l'intimidation et même des enlèvements que leur enfant pourrait subir. Toutefois, plusieurs groupes s'emploient à l'heure actuelle à rendre les loisirs plus sécuritaires.

Kim Sanderson :  « Quand nous améliorons la sécurité de certains secteurs, nous utilisons des directives de sécurité dans leur conception. Mais, chose plus importante, nous concevons des espaces vraiment conviviaux pour tous les âges, qui les attirent vers les espaces collectifs et les encouragent à en faire un plus grand usage… ce qui fait de la communauté un endroit d'autant plus sécuritaire.

« Par conséquent, nous disposons d'un espace qui se transforme en un endroit empreint de signification pour les membres de la communauté, et ceux-ci veulent s'assurer que cette signification est préservée et positive, qu'il s'agit d'un endroit où l'on veut revenir de façon régulière. C'est là le genre de chose que nous voulons établir dans les communautés de tout le pays. »

La situation économique de la famille peut aussi influencer l'accessibilité aux loisirs pour les enfants. À titre d'exemple, même si on a fourni un laissez-passer de natation aux familles à faible revenu, on ne les a guère aidées si elles n'ont pas de moyen de transport pour se rendre à la piscine ou de maillots de bain. De plus, certains centres exigent que les familles prouvent qu'elles sont incapables de payer avant de leur donner accès aux subventions, et les familles sont parfois trop fières pour demander de l'aide. Toutefois, de nouveaux programmes, tels l'initiative « Jeux sans frontières », aident les collectivités à trouver des façons de faciliter la participation des familles à faible revenu aux programmes de loisir.

[Sons d'une jeune fille qui joue au soccer avec un garçon]

Un autre facteur déterminant de l'activité physique est le sexe de la personne. Pour diverses raisons, les garçons ont tendance à être plus actifs que les filles. Nathalie connaît bien cette situation.

Nathalie : « J'aimerais bien parfois jouer avec un ballon de soccer mais mes amies préfèrent jaser. Le midi, nous pourrions aller au gym, mais c'est tellement plus facile de se contenter de s'installer quelque part pour placoter. »

Mais il existe des façons d'encourager les filles à être plus actives. L'utilisation d'un langage inclusif qui les rassure sur leur place dans les sports en est une. On peut aussi mettre l'accent sur le plaisir, en soulignant que l'activité physique est une excellente façon de passer du temps avec ses amies, et qu'il existe une immense variété de sports et d'activités parmi lesquels elles peuvent choisir. C'est aussi important que les adultes partagent leurs expériences positives par rapport à une vie active et qu'ils parlent des modèles féminins dans le domaine des sports.

[Effet sonore de transition utilisé pour séparer l'information]

Une part de la responsabilité de la promotion de l'activité physique revient aux urbanistes. L'emplacement des espaces verts et des arrêts d'autobus, et la façon dont les quartiers sont interconnectés jouent un grand rôle dans la promotion de l'activité physique. Y a-t-il assez de trottoirs et de sentiers pour marcher et faire de la bicyclette ? Les parcs et les autres aires de jeu sont-ils facilement accessibles ? Aussi, est-ce facile de passer à pied d'une rue à une autre ?

Ces défis de planification sont d'autant plus importants pour les enfants qui ont une incapacité, précise Monsieur Sanderson.

M.  Sanderson : « Nous n'avions pas de code d'accessibilité national et c'est donc du nouveau. C'est un code qui nous permet de penser à des concepts accessibles à tous, y inclus les personnes ayant une incapacité. À Edmonton, nous avons ces normes depuis deux ans, et tous nos nouveaux espaces répondent au critère d'accessibilité.

« En arrivant dans notre ville, cette jeune personne, Kira, a découvert qu'elle pouvait jouer. Elle avait cinq ans et était atteinte de spina bifida. À son propre terrain de jeu situé dans une petite ville du nord de l'Alberta, elle ne pouvait pas jouer avec les autres. Tout à coup, elle s'est retrouvée au cœur de l'action. Vous auriez dû voir le sourire sur son visage  – c'était tout simplement extraordinaire. Elle disait à sa mère : “Je ne peux pas faire cela.” Et sa mère lui répondait : “Mais bien sûr que tu peux ; c'est conçu pour toi.” En un rien de temps, elle s'est mise à jouer, totalement confiante que cet endroit lui convenait. »

Les parents peuvent aussi prendre des mesures pour leurs enfants qui a une incapacité, dit Monsieur Sanderson. Ils peuvent demander des terrains de jeu accessibles dans leur quartier et ils peuvent aviser les responsables des programmes d'activités que leur enfant pourrait avoir besoin de leur aide.

Il y a aussi des gestes que les collectivités peuvent poser pour faciliter l'accès aux activités de loisir. À titre d'exemple, un centre de loisirs situé dans la région côtière Sunshine Coast de la Colombie-Britannique a simplement modifié l'horaire de ses programmes pour l'adapter à celui de l'autobus. Naturellement, la participation a augmenté.

Winter : « C'est un exemple très simple des petites choses que les responsables des loisirs peuvent accomplir pour réduire le nombre d'obstacles aux activités de loisir. Il s'agit de connaître sa communauté et les obstacles qui s'y trouvent, puis de prendre des mesures pour collaborer à leur réduction en vue de permettre l'accès à tous. »

Les règlements des arrondissements peuvent encourager les enfants à faire de l'activité physique ou les en décourager. S'il faut toujours en premier se préoccuper de la sécurité des enfants, l'interdiction de jouer au hockey ou à d'autres jeux dans la rue peut signifier la perte d'une occasion de pratiquer un loisir gratuit près de chez eux.

Les écoles doivent aussi montrer l'exemple quand il s'agit de faire bouger les enfants. Certaines provinces ont même prévu dans la loi l'activité physique quotidienne à l'école. En Ontario, à titre d'exemple, tous les élèves de la maternelle à la 8e année doivent faire 20 minutes d'activité physique chaque jour.

Certaines écoles vont plus loin en incluant au curriculum des programmes d'éducation physique élaborés et enseignés par des experts. Au Canada, la quantité d'éducation physique que chaque enfant reçoit à l'école varie selon la province, la commission scolaire et l'école.

[Sons d'enfants qui jouent dans la cour d'école]

En résumé, nous pouvons tous de diverses façons nous assurer que les enfants font de l'activité physique. Voici quelques suggestions à cet effet.

[Effet sonore pulsatoire utilisé comme transition entre chaque catégorie]

En tant que parent, vous pourriez…

réduire et limiter le temps que vos enfants passent devant la télévision et l'écran de l'ordinateur,

jouer avec vos enfants et les féliciter d'être actifs ; s'ils participent à des sports, assister à leurs joutes et à leurs pratiques pour les encourager,

faire connaissance avec vos voisins et familiariser vos enfants avec les Parents Secours du voisinage pour qu'ils sachent où obtenir de l'aide,

collaborer avec les enseignants et les commissions scolaires pour que l'activité physique fasse régulièrement partie de la journée scolaire,

appuyer les initiatives qui aident les enfants à se rendre à l'école à pied ou à bicyclette,

collaborer avec les élus pour que l'activité physique accessible à chacun devienne une priorité dans leur quartier.

En tant que responsables des loisirs et de l'activité physique, vous pourriez…

former du personnel et des bénévoles qui sont sensibles aux familles pouvant avoir besoin d'accès à des programmes subventionnés,

disposer d'un plan pour aider les personnes dont le français ou l'anglais n'est pas la langue maternelle à se sentir accueillies et bienvenues dans leurs centres d'activités,

adapter les programmes aux besoins des clients, en harmonisant l'horaire des activités avec celui de l'autobus, à titre d'exemple.

Les écoles et les services de garde pourraient…

établir une politique de non-exclusion pour les équipes scolaires afin que chaque personne qui se présente aux essais puisse jouer,

réorganiser l'horaire des pratiques d'équipe pour que les programmes du service de garde puissent utiliser le gymnase.

choisir des activités qui conviennent à l'âge des participants, que les enfants peuvent apprécier et qui réduisent les risques de blessure,

offrir des options actives aux enfants le midi et après l'école,
intégrer des pauses de mise en forme aux classes et aux sorties éducatives.

Les gouvernements locaux et provinciaux pourraient…

s'assurer que les aires de jeu et les espaces verts sont des endroits attrayants, créatifs et sécuritaires où les enfants peuvent jouer en toute saison et qui sont accessibles à des personnes qui ont un large éventail de capacités,

dans la mesure du possible, faire participer les parents et les enfants aux décisions prises en cours de planification,

adopter des règlements communautaires qui favorisent, plutôt que de défavoriser, l'activité physique.

En conclusion
Nous sommes tous responsables de créer des occasions de faire de l'activité physique à la maison et dans notre communauté, et de favoriser l'adoption du transport actif.  C'est ainsi que nous aiderons les enfants à faire assez d'activité physique pour devenir des adultes sains et heureux.

Ce balado est une réalisation du
Alberta Centre for Active Living.