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Prévention et contrôle de la grippe durant une pandémie pour tous les milieux de soins

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VII. Période pandémique : recommandations visant à prévenir la propagation de la grippe pandémique dans les milieux de soins existants

Les recommandations suivantes ont été adaptées à divers milieux de soins et devraient s’appliquer à tous les milieux où des soins de santé sont dispensés (p. ex. préhospitaliers, courte durée, SLD, ambulatoires, à domicile, clinique et communautaire).

On trouvera des recommandations particulières sur la prévention et le contrôle de la grippe pandémique dans les milieux de soins de courte durée dans la section VII.1.; de SLD dans la section VII.2.; de soins ambulatoires dans la section VII.3.; de soins communautaires dans la section VII.4.; soins à domicile dans la section VII.5.

Les recommandations de la section VII visent principalement à réduire les occasions d’exposition à la souche pandémique du virus de la grippe et de sa transmission aux patients, TS, visiteurs, entrepreneurs, etc., en réduisant le temps que les sources infectées et les hôtes réceptifs passent dans les mêmes zones d’un milieu de soins.

1. Recommandations concernant la période pandémique pour les milieux de soins de courte durée

1.1 Mise en œuvre du plan de PCI/ST de grippe pandémique pour les milieux de soins de courte durée

Fondées sur le plan de PCI/ST de grippe pandémique (voir la section VI.), les recommandations suivantes devraient s’appliquer une fois qu’une pandémie de grippe a été déclarée dans la zone locale.

Note : Le déclencheur de certaines activités relatives à la pandémie de grippe peut être déterminé par les gouvernements ou autorités compétentes locales, sans égard aux déclarations d’une telle pandémie.

1.2 Acquisition de renseignements à jour sur la souche virale de la grippe pandémique

L’organisation devrait s’assurer qu’elle-même et ses TS ont accès à des informations à jour sur l’épidémiologie, le profil clinique et les recommandations de PCI/ST disponibles tout au long de la vague pandémique. Par exemple, on devrait consulter régulièrement le site Web de l’ASPC(118) et les sites des autorités provinciales/territoriales et locales de santé publique.

1.3 Mise en œuvre de précautions contre la grippe pandémique dans les milieux de soins de courte durée

Voici une liste de précautions à prendre contre la grippe pandémique (voir la section V.6.2.6.) dans les milieux de courte durée :

  1. Une affiche devrait être mise en place à des endroits précis (p. ex. les entrées) pour indiquer où se procurer un masque et un DMBA.
  2. Assurer régulièrement une bonne hygiène des mains (voir la section V.6.2.6.1.) et l’hygiène respiratoire de la part des patients, TS, visiteurs, entrepreneurs, etc.
    • Installer des DMBA aux points de service et aux entrées et sorties des milieux de soins et des unités de soins.
  3. Exécution d’une ERPS (voir l’Annexe D) par un TS avant chaque rencontre avec les patients.
  4. Utilisation appropriée de l’équipement de protection individuelle :
  5. Pratiques appropriées liées à l’entretien ménager, à la buanderie et aux déchets (voir la section V.6.2.6.7.).
  6. Mise en œuvre de mesures de contrôle techniques et administratives (conformément au plan de PCI/ST pour la grippe pandémique) afin de séparer de façon rapide et viable les sources infectées des hôtes réceptifs par les mesures suivantes :
    • Zones d’évaluation et de soins distincts
    • Cloisons temporaires
    • Séparation de deux mètres
    • Prétriage passif induit par une affiche/prétriage actif suivant le plan de PCI/ST de grippe pandémique de l’organisation conçu spécifiquement pour le milieu de soins en question afin de :
      • Indiquer la direction vers la zone d’évaluation de la grippe pandémique et la zone d’admission,
      • Fournir une formation sur la façon d’assurer l’hygiène respiratoire et l’hygiène des mains,
      • Fournir des directives sur la façon d’effectuer des auto-évaluations en cas de grippe (voir l’Annexe A).

1.4 Triage et évaluation

1.4.1 Dès qu’ils entrent dans le milieu de soins, il est recommandé de séparer (prétrier) les patients en groupes nécessitant une évaluation pour les éléments suivants :
  • Grippe
  • Autres affections, en plus de symptômes de SG (p. ex., patients souffrant d’arythmie, de traumatisme)
  • Autres affections, SANS symptômes de SG
1.4.2 Processus d’évaluation de la grippe

Organiser le processus d’évaluation de la grippe de manière à réduire le surpeuplement et assurer une séparation spatiale appropriée (deux mètres) entre les sources infectées et les hôtes réceptifs dans les cabines d’évaluation, salles d’attente et zones de soins aux patients.

  1. Dans la mesure du possible, on devrait utiliser une chambre individuelle pour les patients présentant des symptômes de SG.
    • S’il est impossible d’utiliser des chambres individuelles, s’assurer que les recommandations visant l’espace sont respectées (c.-à-d. deux mètres entre les patients atteints et non atteints de la grippe, ou utiliser des barrières physiques temporaires).
    • L’hygiène respiratoire devrait être pratiquée, y compris le port d’un masque par les patients dans la mesure où ils peuvent le tolérer.
    • Examiner la possibilité de regrouper en cohorte les patients présentant des symptômes similaires dans la même section (une séparation de deux mètres n’est pas nécessaire lorsque les patients présentent des symptômes/diagnostics semblables).
  2. Le personnel d’évaluation devrait vérifier non seulement les symptômes du patient, mais aussi ceux de la personne qui l’accompagne.
    • Si la personne accompagnant le patient présente des symptômes de SG et le patient ne présente pas de symptômes (c.-à-d. se présente pour « autre chose que la grippe ») :
      • Présumer que le patient a été exposé à la grippe;
      • On devrait surveiller le patient toutes les quatre à six heures pour détecter des symptômes de SG (voir l’Annexe A);
      • Demander qu’une autre personne sans symptômes de SG accompagne le patient. Cependant, si cela est impossible, la personne accompagnatrice présentant des symptômes de SG peut demeurer avec ce patient;
      • On devrait informer la personne accompagnatrice présentant des symptômes de SG que si elle quitte le chevet du patient, elle devrait quitter la zone des patients et quitter immédiatement l’établissement.
      • On devrait demander à la personne accompagnatrice présentant des symptômes de SG de porter un masque et lui fournir des instructions quant à l’hygiène respiratoire et des mains.
      • On devrait informer la personne accompagnatrice présentant des symptômes de SG qu’elle ne devrait PAS aller à la cafétéria, voir d’autres patients ou attendre dans toute zone publique.

1.5 Processus d’admission

  1. Il faudrait organiser le processus d’admission de manière à réduire le surpeuplement et à assurer une séparation spatiale appropriée (deux mètres) entre les agents infectieux, ou les sources infectées et les hôtes réceptifs.
  2. Si possible, on devrait utiliser des barrières physiques (c.-à-d. cloisons de verre ou d’acrylique) pour réduire l’exposition du personnel d’évaluation, d’accueil et d’admission aux patients présentant des symptômes de SG.
    • S’il est impossible d’utiliser des barrières physiques, il faudrait s’assurer que les recommandations visant la séparation spatiale (c.-à-d. deux mètres entre les employés non infectés et les patients présentant des symptômes de SG) sont respectées.
    • On devrait garder séparées les cohortes atteintes et non atteintes de la grippe pour la durée de la pandémie (c.-à-d. localement).
1.5.1 Ouvrir des zones distinctes de soins aux malades hospitalisés atteints et non atteints de la grippe

Il faudrait aménager toutes les zones de soins aux malades hospitalisés de façon à disposer à la fois de zones de soins aux patients atteints de la grippe et de zones distinctes pour les soins aux patients non atteints. L’ouverture et l’utilisation de ces zones dépendront de l’épidémiologie émergente, de la gravité de la pandémie ainsi que de leurs répercussions sur l’organisation.

Certaines zones de soins spécialisés ne permettront pas d’aménager d’unités ou de chambres distinctes en raison des exigences de soins (p. ex. soins intensifs). Le cas échéant, songer à installer des cloisons temporaires (p. ex. verre ou acrylique) entre les patients présentant des symptômes de SG et ceux qui n’en présentent pas.

Il faudrait maintenir une distance de deux mètres entre les patients présentant des symptômes de SG et ceux qui n’en présentent pas.

Tout patient admis dans une cohorte non atteinte de la grippe devrait être considéré comme ayant été potentiellement exposé à la grippe dans la collectivité (c.-à-d. maintenir un degré élevé de suspicion pour des symptômes de SG durant la période d’incubation).

Note : Il n’est pas nécessaire de séparer de deux mètres des patients infectés par le même agent infectieux (p. ex. dans les cohortes de grippe).

1.5.2 Emploi de chambres individuelles

Dans la mesure du possible, on devrait utiliser des chambres individuelles pour les malades hospitalisés présentant des symptômes de SG.

1.5.3 Emploi de chambres d’isolement pour infections à transmission aérienne

Note : Les chambres d’isolement pour infections à transmission aérienne ne sont pas requises pour les soins de base aux patients grippés.

Un processus devrait être mis en place pour établir la priorité des chambres afin de réserver des chambres d’isolement pour infections à transmission aérienne, suivant le plan de PCI/ST de grippe pandémique.

  1. On devrait assigner en priorité les chambres d’isolement pour infections à transmission aérienne aux patients atteints d’infections à transmission aérienne confirmées ou soupçonnées. Les infections à transmission par voie aérienne(2;3) comprennent :
    • Tuberculose
    • Rougeole
    • Varicelle
    • Zona disséminé
  2. On peut utiliser des chambres d’isolement pour infections à transmission aérienne pour les IMGA effectuées sur des patients présentant des symptômes de SG, dans la mesure du possible.
1.5.4 IMGA urgentes
  • Il ne faudrait pas retarder les IMGA urgentes (p. ex., intubation associée à un arrêt cardiaque) en transférant des patients dans des chambres individuelles ou des chambres d’isolement pour infections à transmission aérienne (voir la section V.4.4.4., la section V.6.2.4. et la section VII.1.5.4.).
    • S’assurer de la disponibilité et de l’utilisation appropriée de l’EPI, et de maintenir une séparation spatiale pour toutes les personnes dans la chambre.
    • Lorsqu’une IMGA est effectuée dans la chambre d’un patient, on devrait demander à toutes les personnes non essentielles de sortir.
    • Tous les membres du personnel se trouvant dans la chambre où s’effectue une IMGA devraient porter un APR bien ajusté.
    • Dans les chambres à lits multiples, tirer le rideau autour du lit des autres patients. Les membres du personnel participant dans l’exécution d’une IMGA devraient porter un APR; les patients dans une chambre à lits multiples ne sont pas obligés d’en porter un.
    • Maintenir une séparation spatiale de deux mètres entre le patient nécessitant une IMGA et les patients ne présentant pas de symptômes de SG.
    • Surveiller étroitement les autres patients dans la chambre toutes les quatre à six heures pendant la durée d’une incubation à la suite d’une IMGA.
    • Note : Lorsque l’on répond à un code (arrêt cardiaque) sur un patient présentant des symptômes de SG, éviter tout retard dans le traitement pouvant sauver la vie que pourrait causer le transfert du patient dans une chambre individuelle ou dans une chambre d’isolement pour infections à transmission aérienne.
  • Des stratégies de contrôle de la source peuvent réduire le niveau de génération d’aérosols et, par conséquent, le risque que peut poser l’exécution d’une IMGA sur un patient présentant des symptômes de la grippe pandémique (voir la section V.4.4.4.).
    • Les pratiques médicales susceptibles de réduire la génération d’aérosols comprennent notamment l’utilisation appropriée de sédation chez le patient.
    • N’effectuer une IMGA que lorsqu’elle est médicalement nécessaire.
    • Effectuer une IMGA avec du personnel expérimenté et possédant les compétences requises.
    • Prévoir et contrôler les processus liés aux IMGA dans la mesure du possible.
    • Limiter le nombre de TS dans la chambre lorsqu’une IMGA est effectuée.
    • Utiliser un aérosol-doseur pour éviter la nébulisation.
    • Organiser le déroulement du travail de façon à maintenir une ventilation optimale dans la chambre (p. ex. éviter l’encombrement des ouvertures de ventilation pour assurer un niveau sain de filtration d’air et la circulation d’air).
    • Utiliser un système d’aspiration fermé dans la mesure du possible.
1.5.5 Placement des patients SANS symptômes de SG

Aussitôt que des patients non atteints de la grippe sont repérés (c.-à-d. ceux qui requièrent une évaluation de soins de courte durée pour des affections autres que la grippe), leur demander de se rendre dans des zones d’évaluation ou salles d’attente pour affections autres que la grippe.

Les zones des malades hospitalisés non atteints de la grippe devraient être séparées physiquement des zones des autres malades hospitalisés, afin de réduire l’exposition à la grippe.
  1. Les malades hospitalisés sans symptômes de grippe devraient être soignés selon les recommandations des PBPA appropriées à leurs maladies.
    • Songer à surveiller les symptômes de grippe (voir l’Annexe A) à l’admission, puis toutes les quatre à six heures pour une période d’incubation (voir Hypothèses, à la section V.1.a.).
    • Séparer les patients qui développent des symptômes de SG des patients non atteints de la grippe aussitôt que des symptômes sont notés.
    • S’assurer que les patients à risque élevé de complications graves s’ils devaient contracter la grippe sont rapidement repérés et séparés (p. ex. au moins deux mètres, usage de cloisons) des personnes présentant des symptômes de SG (voir la section V.4.2.2.b.).
    • Surveiller de près les symptômes de grippe chez les patients à risque élevé de complications graves, toutes les quatre heures pour une période d’incubation (voir la section V.4.2.2.b.) après l’admission, puis tous les quarts pour la durée de l’admission (voir l’Annexe A).
    • Il faudrait élaborer des plans en vue d’un traitement antiviral précoce des patients présentant des symptômes de SG.
1.5.6 Placement des patients AVEC des symptômes de SG
  1. Les patients nécessitant principalement une évaluation et des soins pour des symptômes de SG devraient être dirigés vers les zones de cohortes de grippe.
  2. Lorsque c’est possible, placer les patients présentant des symptômes de SG dans une chambre individuelle.
  3. S’il y a pénurie de chambres individuelles, il faudrait maintenir une séparation de deux mètres entre les patients et tirer les rideaux.
1.5.7 Placement des patients AVEC des symptômes de SG et également atteints d’une autre affection
  1. On devrait diriger rapidement les patients qui, à la fois, présentent des symptômes de SG et qui nécessitent également une évaluation pour soins de courte durée en raison d’autres affections vers des zones où se trouvent les ressources pour évaluer/soigner les problèmes en question, tout en prévenant la propagation de la grippe aux patients, TS, visiteurs, entrepreneurs, etc., asymptomatiques.
  2. Il faudrait aménager des zones de cohortes au moyen de chambres individuelles ou de cloisons dans des chambres à lits multiples pour les patients présentant des symptômes de SG qui ont aussi besoin de soins dans des unités spécialisées (p. ex., soins intensifs en traumatologie, soins coronariens, maternité, néonatale).
  3. S’il est impossible d’utiliser des chambres individuelles ou des cloisons, on devrait s’assurer qu’une séparation spatiale est maintenue (c.-à-d. deux mètres entre les patients atteints et ceux non atteints de la grippe).
  4. Les patients présentant des symptômes de SG qui nécessitent un traitement pour d’autres affections peuvent être regroupés en cohorte dans des chambres à lits multiples.
1.5.8 Placement des patients immuns à la grippe
  1. Les patients qui sont immuns à la grippe comprennent ceux qui :
    • Ont été vaccinés contre la souche de grippe pandémique au moins deux semaines auparavant, ou
    • Se sont rétablis d’une grippe pandémique confirmée en laboratoire.
  2. Les patients qui se sont rétablis d’une grippe confirmée en laboratoire peuvent être hébergés dans la zone la plus appropriée à leurs besoins.
  3. Comme l’immunisation peut ne pas offrir une protection parfaite, songer à évaluer les malades hospitalisés immunisés pour détecter des signes de grippe toutes les quatre à six heures pour une période d’incubation (voir la section V.1.a.).

1.6 Transfert/transport des patients présentant des symptômes de SG dans un milieu de soins (c.-à-d. intra-établissement) et entre deux milieux de soins (c.-à-d. inter-établissements)

  1. On devrait limiter le mouvement des patients présentant des symptômes de SG aux déplacements médicalement nécessaires.
    • Lorsque le transfert/transport (intra-établissement ou inter-établissements) est nécessaire, s’assurer que le TS effectue une ERPS (voir l’Annexe D) pour déterminer l’ensemble des précautions contre la grippe pandémique (voir la section V.6.2.6.) recommandées avant, pendant et après le transport des patients.
    • Un processus de communication officiel devrait être établi pour s’assurer que l’agence de transfert et le service, unité ou établissement d’accueil est au courant des symptômes de SG, du diagnostic et des résultats de laboratoire du patient (p. ex. communication directe avec le personnel du service, de l’unité ou de l’établissement d’accueil), de façon à ce que le personnel effectuant le transfert et l’entité d’accueil puisse rapidement prendre des précautions contre la grippe pandémique durant le transport et dès l’arrivée du patient.
  2. Lorsqu’un transport (intra-établissement ou inter-établissements) est nécessaire, on devrait expliquer aux patients présentant des symptômes de SG comment :
    • Pratiquer l’hygiène des mains.
    • Porter un masque (PAS un APR) pour la durée du transport, s’ils peuvent le tolérer.
    • Pratiquer l’hygiène respiratoire durant le transport.

1.7 Responsabilités et restrictions relatives aux visiteurs

Les visiteurs qui présentent des symptômes de grippe ne devraient PAS faire de visites, sauf dans des circonstances exceptionnelles (voir les exemptions ci-dessous dans la section VII.1.7.3.).
1.7.1 Visiteurs et évaluation de la grippe
  • Avant d’entrer dans un milieu de soins, les visiteurs devraient s’auto-évaluer afin de détecter tous symptômes de SG et ne devraient pas entrer s’ils remarquent de tels symptômes (voir la section VI.2.4. et l’Annexe A).
  • Songer à afficher l’outil d’auto-évaluation de grippe sur le site Web de l’organisation pour permettre aux visiteurs de s’évaluer avant de se rendre à un milieu de soins.
  • Les personnes asymptomatiques peuvent effectuer des visites sans restrictions de prévention contre les infections.
1.7.2 Visiteurs sans symptômes de SG visitant un patient présentant des symptômes de SG

Le visiteur devrait :

  • Songer à NE PAS faire de visite s’il (le visiteur) est à risque élevé de complications en cas de grippe (p. ex., maladie cardio-pulmonaire, immunodéprimé, femme enceinte, etc.).
  • Limiter sa visite à un seul patient par visite à l’hôpital, afin de prévenir la transmission accidentelle de la grippe à d’autres patients.
1.7.3 Circonstances exceptionnelles pour les visiteurs présentant des symptômes de SG
  1. Les visiteurs présentant des symptômes de SG ne devraient PAS faire de visites, à moins d’être :
    • Proches parents avec des patients en phase terminale.
    • Parents d’enfants malades.
    • En mesure de porter un masque et de se conformer à l’hygiène respiratoire et des mains.
  2. Les enfants présentant des symptômes de SG qui sont parents avec des patients en phase terminale peuvent faire une visite, à condition que leurs parents ou gardiens les supervisent de très près. Les parents ou gardiens devraient s’assurer que l’enfant malade porte un masque et pratique une hygiène des mains et une hygiène respiratoire strictes.
    • Sous aucune considération un enfant faisant une visite et présentant des symptômes de SG ne doit visiter une autre zone, chambre ou personne hospitalisée dans l’établissement, ou une aire ouverte renfermant des patients vulnérables (p. ex., unité de soins intensifs néonatale).
  3. L’organisation devrait s’assurer que les visiteurs symptomatiques ne se retrouvent pas dans une situation où ils pourraient exposer d’autres patients, TS, visiteurs, entrepreneurs, etc., à la grippe pendant qu’ils sont dans un établissement.
    • Les visiteurs malades devraient limiter leur visite à un seul patient (adulte en phase terminale ou enfant malade).
    • Les visiteurs malades ne devraient pas visiter un autre patient ou utiliser toute autre zone de l’établissement (p. ex. zones publiques, salles d’attente, salons, etc.).
  4. L’organisation devrait fournir les ressources (p. ex. équipements et instructions) permettant au visiteur malade de faire ce qui suit :
    • Mettre un masque en entrant dans un milieu de soins.
    • Enlever le masque et le déposer dans un contenant approprié en quittant le milieu de soins.
    • Pratiquer l’hygiène des mains en entrant dans le milieu de soins, avant d’entrer dans la chambre d’un patient et d’en sortir, ainsi qu’après avoir enlevé le masque en quittant le milieu.
    • Pratiquer l’hygiène respiratoire.
  5. Les visiteurs malades devraient se présenter au poste de garde avant d’entrer dans la chambre du patient :
    • Pour recevoir des instructions sur la façon appropriée de mettre et d’enlever un masque, et de pratiquer l’hygiène des mains et l’hygiène respiratoire.
    • Pour un examen des pratiques de prévention et de contrôle des infections.
    • Surveiller les patients en vue de symptômes de SG pour une période d’incubation après la dernière visite d’une personne malade.

1.8 Période pandémique : affectations de travail durant la période pandémique

(voir les recommandations de planification dans la section VI.3.)

  1. Durant la période pandémique, les TS devraient effectuer et interpréter une auto-évaluation de grippe quotidienne pour déterminer leur état et, ainsi, leur aptitude au travail.
    • S’assurer que les TS savent comment effectuer et interpréter l’auto-évaluation quotidienne en cas de grippe (voir l’Annexe A) pour déterminer leur état et, ainsi, leur aptitude au travail.
  2. Les TS qui développent des symptômes de SG lorsqu’ils sont de garde devraient en rapporter la survenance et être relevés de leurs fonctions.
  3. Les TS sont considérés comme aptes au travail (voir la section V.6.2.2.a.) :
    • Les TS asymptomatiques (conformément à l’auto-évaluation en cas de grippe, voir l’Annexe A).
    • Les TS qui sont considérés comme inaptes au travail devraient, à tout le moins, ne pas se présenter au travail pour au moins une période de transmissibilité suivant l’apparition des symptômes.
  4. Les TS considérés comme aptes au travail, avec restrictions (voir la section V.6.2.2.b.) :
    • Lors d’une pandémie grave ou prolongée où des pénuries de personnel compromettent la sécurité des patients, les organisations peuvent permettre aux personnes présentant des symptômes de grippe légers de retourner au travail.
    • Ces membres du personnel pourraient se voir demander de s’occuper de cohortes de patients atteints de la grippe.
  5. Les TS qui se déclarent à risque élevé de complications liées à la grippe, y compris les TS enceintes, (voir la section V.6.2.3.) devraient être évalués par un clinicien de la santé au travail (ou, si aucun n’est disponible, leur médecin personnel, conjointement avec le personnel de la prévention et du contrôle des infections ou de la santé publique). Ces TS devraient se voir offrir du counselling et de la formation, y compris de l’information sur la gravité de la grippe; ils devraient également bénéficier d’un renforcement de mesures protectrices telles qu’une ERPS, une utilisation appropriée de l’EPI, un traitement et des médicaments antiviraux. (Voir la section V.6.2.3.)
    • (Voir l’Annexe E du PCLPI(5) pour des recommandations sur l’usage des médicaments antiviraux.)

1.9 Période pandémique : éducation et formation aux compétences en matière de grippe pandémique pour le personnel de santé des milieux de soins de courte durée

L’éducation et la formation aux compétences du personnel devraient être renforcées devant l’imminence d’une grippe pandémique.

(Voir les recommandations de planification dans la section VI.4.)

1.10 Détection et gestion d’une éclosion de grippe dans les milieux de soins de courte durée

Une éclosion peut survenir dans des zones de cohortes de patients non grippés. Le virus de la grippe peut être introduit par des patients qui incubaient l’infection au moment de leur admission au milieu de soins, ou par des TS ou des visiteurs présentant des symptômes de SG (voir la section V.1.a.).

1.10.1 Détection d’un nouveau cas de grippe dans les cohortes de patients non atteints de la grippe
  1. Un patient admis dans une zone de cohorte/patients non atteints de la grippe peut y avoir été exposé dans la collectivité et il pouvait incuber la grippe lors de son admission dans le milieu de soins.
  2. On devrait surveiller étroitement toutes les nouvelles admissions non atteintes de la grippe pour détecter les symptômes de la grippe pandémique pour une période d’incubation toutes les quatre à six heures (voir la section V.1.a.), puis une fois par quart pour la durée de l’admission.
1.10.2 Séparer les patients qui développent des symptômes de SG de ceux non atteints de la grippe
  1. Les limites géographiques des zones exposées (songer à l’aménagement physique de l’unité/zone) devraient être fixées. Présumer que tous les patients, TS de cette zone géographique ont été exposés à la grippe.
  2. Les patients ayant développé des symptômes de SG devraient être transférés dans une unité de soins de grippe et mis en cohorte, si médicalement et logistiquement possible.
  3. Si leur transfert n’est pas possible, on devrait regrouper en cohorte les patients symptomatiques, autant que possible, au sein de l’unité.
    • Songer à affecter des TS particuliers au travail dans cette cohorte, afin de diminuer une exposition possible pour d’autres patients réceptifs.
1.10.3 Déclarer une éclosion
  • Une éclosion peut être déclarée lorsque deux ou plusieurs patients dans des chambres séparées (dans une cohorte ou zone de soins non atteinte de la grippe) développent des symptômes de SG durant une période d’incubation. Cette définition peut varier d’une autorité compétente à l’autre.
    NOTE : Si tous les nouveaux cas de grippe sont confinés à une chambre individuelle (c.‑à‑d. compagnons de chambre du cas de référence), certaines autorités compétentes peuvent ne pas considérer une telle circonstance comme une éclosion. Toutefois, elles peuvent établir des critères pour déclarer une éclosion lorsque les premiers cas sont confinés à une chambre individuelle.
  • Lorsqu’une éclosion est reconnue, on devrait aviser le personnel de la prévention et du contrôle des infections et de la santé et sécurité au travail, ainsi que les autorités locales de santé publique.
  • Lorsqu’une éclosion est déclarée :
    • Mettre en place une équipe de gestion des éclosions.
    • Activer les politiques relatives aux stratégies de communication pour la gestion des éclosions, conformément aux politiques et procédures du milieu de soins.
    • Fermer l’unité/zone à l’admission, au congé ou au transfert : (effectuer une analyse des risques/avantages avant de fermer l’unité/zone).
    • Si la fermeture de l’unité est impossible, songer à administrer une prophylaxie antivirale à toutes les nouvelles admissions dans l’unité où survient l’éclosion (voir l’Annexe E du PCLPI(5)).
  • On devrait songer fortement à administrer une prophylaxie antivirale à toutes les personnes (c.-à-d. patients, TS) se trouvant dans l’unité/zone exposée, sauf contre-indication médicale (voir l’Annexe E du PCLPI(5)).
  • Renforcer la surveillance des nouveaux cas en surveillant tous les patients de l’unité toutes les quatre à six heures pour la durée de l’éclosion.
  • Nettoyer méticuleusement chaque jour les surfaces de l’environnement (voir la section V.6.2.6.7.). Nettoyer également tous les articles non critiques pour les soins aux patients entre chaque usage des patients. Les surfaces fréquemment touchées par les mains des TS et des patients (comme les surfaces de l’équipement médical et les boutons d’ajustement ou d’ouverture, poignées de porte, mains courantes, etc.) devraient être nettoyées au moins deux fois par jour et quand on sait qu’elles sont contaminées.
1.10.4 Isoler les nouveaux patients grippés
  • Les patients dont les symptômes de SG viennent d’être reconnus devraient être isolés dans leurs chambres, en assurant une séparation de deux mètres entre eux et tout compagnon de chambre ne présentant pas de symptômes de SG.
    • Fermer le rideau entre le patient symptomatique et les autres patients, s’il ne s’agit pas d’une chambre individuelle.
    • Traiter le nouveau patient grippé avec des médicaments antiviraux, sauf contre-indication médicale.
    • Informer le patient de pratiquer l’hygiène des mains fréquemment, utiliser l’hygiène respiratoire et demeurer dans son espace de lit.
1.10.5 Suivi des contacts avec les compagnons de chambre
  • Aux fins d’une éclosion, le terme compagnon de chambre inclut les compagnons de chambre actuels et tout patient ayant partagé la chambre avec un compagnon de chambre précédent durant une période d’incubation (voir la section V.1.a.). Pour les unités ouvertes (p. ex. unité de soins intensifs), considérer les « compagnons de chambre » comme les patients réceptifs de chaque côté du patient nouvellement infecté ou tout patient se trouvant à deux mètres ou moins du patient nouvellement infecté.
  • La surveillance des compagnons de chambre devrait être augmentée pour déceler des symptômes de grippe toutes les quatre à six heures pour une période d’incubation (voir la section V.1.a.).
  • Il faudrait commencer à administrer une prophylaxie antivirale aux compagnons de chambre, sauf contre-indication médicale (voir l’Annexe E du PCLPI(5)).
  • Il faudrait encourager les compagnons de chambre à pratiquer fréquemment l’hygiène des mains.
  • Les compagnons de chambre asymptomatiques ne devraient pas se voir obligés de porter un masque pour prévenir la transmission de la grippe.
1.10.6 Limiter le transfert des patients exposés

(Voir la section VI.2.3.)

  1. Songer à limiter le transfert des patients exposés qui n’ont PAS développé de symptômes de SG. (Voir la section VII.1.10.8.)
  2. S’il faut transférer un patient exposé pour des raisons médicales impératives :
    • Le personnel/agent de transfert et les unités/organisations d’accueil devraient être informés de l’éclosion en prévision du transfert.
    • Rappeler au professionnel en prévention des infections (PPI) du milieu de soins d’accueil de porter attention aux précautions à prendre contre la grippe pandémique (voir la section V.6.2.6.).
    • Le patient transféré devrait être surveillé toutes les quatre à six heures pour détecter les symptômes de SG, durant une période d’incubation (voir la section V.1.a.).
1.10.7 Restrictions relatives aux visiteurs lors d’une éclosion
  • Songer à placer des affiches multilingues dans les entrées de l’unité/zone pour prévenir les visiteurs de l’éclosion.
    • Songer à limiter les visiteurs (des exceptions peuvent être faites pour les visiteurs aux patients en phase terminale).
    • Dissuader les visites de la part des personnes se déclarant à risque élevé de complications graves si elles devaient contracter la grippe.
1.10.8 Déclaration de la fin d’une éclosion de grippe
  • L’éclosion peut être déclarée terminée après une période de transmissibilité, suivie d’une période d’incubation, après le repérage du dernier cas.
  • Si le dernier cas est un membre du personnel qui a été renvoyé à la maison, l’éclosion peut être déclarée terminée après qu’une période d’incubation (voir la section V.1.a.) a suivi son départ, ou après une période de transmissibilité en plus d’une période d’incubation suivant le dernier cas de patient, la période la plus longue prévalant.

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