L’Agence de la santé publique du Canada a été créée en septembre 2004 dans le but de renforcer la capacité du Canada à protéger et à améliorer la santé des Canadiens et d’aider à atténuer les pressions exercées sur le système de santé. En 2006, la Loi sur l’Agence de la santé publique du Canada a confirmé le statut de personnes morale de l’Agence et la nomination d’un administratreur en chef de la santé publique du Canada pour informer les Canadiens à propos de questions importantes de santé publique. La prescription de la loi demandant à l’administrateur en chef de la santé publique du Canada de dresser un rapport annuel sur l’état de la santé publique a également été institué1.
Inégalités en matière de santé |
Le présent rapport porte sur les inégalités en matière de santé. Il vise à faire la lumière sur la santé publique au Canada, l’état de santé des Canadiens, ainsi que les réussites nationales et les enjeux en matière de diminution de ces inégalités. Le rapport a pour but d’informer les Canadiens sur les nombreux facteurs qui contribuent à la bonne santé et sur les efforts individuels ou communs qui peuvent aider à améliorer la santé publique au Canada. Le document est avant tout destiné à stimuler la discussion nationale sur ce qui pourrait être entrepris. Idéalement, il suscitera un dialogue élargi sur la perception de la santé par la société et la façon dont le Canada, en tant que société, pourrait atteindre un équilibre entre un système de santé efficace qui satisfait les besoins de la société en matière de guérison et des activités axées sur la santé publique qui préviennent l’apparition ou l’aggravation de maladies. Il ne s’agit pas d’idées concurrentes, mais plutôt complémentaires.
Le présent rapport est un outil de sensibilisation accrue qui a également pour but de susciter l’action en vue d’aider à créer des perspectives pour que l’ensemble des Canadiens conserve la meilleure santé possible − mentale, physique et sociale. Nous espérons que le rapport incitera les responsables, les praticiens en santé publique, les employeurs, les éducateurs, les chercheurs, les groupes communautaires, les médias et les particuliers canadiens à collaborer afin d’améliorer la santé et le bien-être global des Canadiens.
Le présent rapport traite de l’ensemble des Canadiens, indépendamment de leur âge, sexe, revenu ou patrimoine. Dans le rapport, le terme « Canadien »
désigne toute personne résidant dans les limites géographiques du pays. Dans certains cas, des termes spéciaux sont employés pour déterminer des groupes donnés. Par exemple, le terme « Autochtone » renvoie aux trois groupes reconnus par la constitution – les Amérindiens, les Inuits et les Métis. Bien que le terme « Premières nations » ne soit pas reconnu par la constitution, il est employé pour décrire les Indiens inscrits reconnus aux termes de la Loi sur les Indiens. Lorsque des données appuient les discussions sur ces groupes de population distincts, des détails précis sont fournis par souci de clarté.
En lisant le rapport, veuillez réfléchir à la façon dont vous répondriez aux questions Ces exemples illustrent-ils des mesures que pourrait prendre votre collectivité (personnes, politiciens, dirigeants d’entreprise, etc.)? Comment pouvez-vous contribuer à la diminution des inégalités sociales et des inégalités en matière de santé? Lorsque les meilleurs résultats possibles n’ont pas été atteints, quels obstacles subsistent? Comme Canadiens, que n’avons nous pas fait? Qui d’autre pourrait travailler avec vous pour mieux résoudre les problèmes qui demeurent? |
Qu’est-ce que la santé publique? Le chapitre 2 fournit un aperçu de l’approche de santé publique et du système de santé publique, ainsi que du rôle qu’ils jouent dans la santé des Canadiens. Ce chapitre donne également des exemples de réussites et d’enjeux en santé publique afin de présenter la façon dont il est possible d’améliorer la vie des Canadiens.
Les Canadiens sont-ils vraiment en santé? Le chapitre 3 traite de la santé des Canadiens, notamment des principales causes de décès, de la prévalence des maladies et des conséquences des blessures. Il aborde également les tendances inquiétantes qui pourraient avoir des répercussions sur la santé et le bien-être des Canadiens dans l’avenir. Ce chapitre comporte une discussion sur les inégalités en matière de santé qui souligne clairement le fait que les résultats et les problèmes de santé ne sont pas les mêmes pour tous.
Quels facteurs influent sur notre santé et que faisons-nous pour lutter contre les inégalités? Le chapitre 4 présente la façon dont les facteurs économiques, sociaux et personnels, notamment le revenu, le niveau de scolarité, le développement des jeunes enfants, les comportements en matière de santé, les soins de santé et le soutien social, influent sur la santé. Ce chapitre traite des différences relatives à ces facteurs qui entraînent le plus de problèmes et qui peuvent être modifiées par le biais d’interventions sociales. Il offre également un aperçu des diverses mesures prises à l’échelle nationale pour diminuer les inégalités socioéconomiques et comportementales afin d’améliorer la santé. Ces exemples donnent une idée des personnes touchées, de l’efficacité du Canada en matière de lutte contre les inégalités en matière de santé ainsi que des domaines dans lesquels le pays pourrait concentrer ses prochains efforts.
Quelles sont les leçons tirées? Quels sont les enjeux à venir? Les chapitres 5 et 6 traitent des leçons tirées des recherches, des interventions et des pratiques communautaires et internationales en santé publique abordées précédemment. Les éléments communs importants pour la réduction des inégalités en matière de santé y sont aussi présentés. Et au milieu de ces thèmes communs, les lacunes nécessitant des travaux supplémentaires sont cernées. Le rapport se termine par une invitation de l’administrateur en chef de la santé publique du Canada à aller de l’avant, main dans la main, de façon proactive et intersectorielle afin d’atteindre les objectifs communs d’une population canadienne en santé.
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