Les gouvernements, le secteur privé, des organismes à but non lucratif, des collectivités et des citoyens mettent en œuvre des initiatives partout au pays pour combler les lacunes relatives aux inégalités sociales et en matière de santé. Les initiatives canadiennes efficaces énumérées ci-dessous constituent des exemples de modèles prometteurs à prendre en compte :
La Saskatchewan a lancé, en 1997, une initiative de supplément d’emploi, de prestations pour enfants et de prestations familiales de maladie qui a aidé les personnes à faible revenu à obtenir une certaine sécurité financière. Depuis 2004, 41 % moins de familles dépendent de l’aide sociale dans la province (6 800 familles et presque 15 000 enfants). De plus, il y a eu une hausse importante du revenu disponible après impôts pour les familles dont les membres travaillent au salaire minimum.
La politique familiale du Québec, mise sur pied en 1997, comprend une allocation unifiée pour enfants, une amélioration des congés parentaux, une augmentation des prestations pour les travailleuses autonomes et des services subventionnés d’éducation et de garde des jeunes enfants. Au cours des dix dernières années, le taux de pauvreté du Québec a baissé de façon régulière, et il affiche maintenant la plus grande baisse générale de toutes les provinces. La croissance économique et les programmes gouvernementaux semblent avoir contribué à cette diminution.
Déjeuner pour apprendre
offre du financement, de l’information quant à la nutrition et d’autres ressources aux programmes communautaires de nutrition pour les élèves dans tout le pays. Depuis 1992, le programme a servi plus de 1,5 million de déjeuners, de collations et de dîners santé à des enfants d’écoles canadiennes.
Banques alimentaires
En 2006, l’Association canadienne des banques alimentaires (ACBA) a distribué plus de 8,5 millions de livres de denrées données par l'industrie alimentaire (d’une valeur de 18 millions de dollars) à ses membres par l’entremise du Système national de partage des aliments. En plus des aliments reçus de l’ACBA, les banques alimentaires communautaires recueillent et distribuent environ 150 millions de livres d’aliments par année.
Le Programme canadien de nutrition prénatale
(PCNP) offre un financement à long terme aux groupes communautaires pour concevoir ou améliorer des programmes destinés aux femmes enceintes à risque et à leurs enfants. Le poids à la naissance des bébés des participantes du PCNP
s’est révélé plus élevé, et ces dernières présentent un taux d’allaitement naturel plus élevé que l’ensemble de la population.
L’Accord de Vancouver
entre les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et la ville de Vancouver a permis d’ouvrir de nouvelles cliniques de santé dans le Downtown East Side de Vancouver et d’étendre les services de traitement des dépendances ainsi que les services destinés aux jeunes à risque et aux travailleurs de l’industrie du sexe. Résultats : une diminution du taux de décès associés aux comportements à risque et un accès plus facile aux services de santé.
Habitat pour l’humanité Canada
offre aux familles canadiennes à faible revenu des logements sécuritaires et abordables. Depuis 1985, l’organisme a bâti plus de 1 200 résidences partout au pays, ce qui a diminué la dépendance aux services sociaux de ces familles et amélioré leur état de santé.
L’initiative Villes-santé encourage les collectivités à créer des milieux urbains physiques et sociaux pour les gens de tous âges afin d’aider davantage les citoyens plus âgés à faire des choix qui amélioreront leur santé et leur bien-être. Cette initiative leur permettra aussi de s’impliquer dans leur collectivité ainsi que de mettre leurs compétences, leurs connaissances et leur expérience à profit.
Le Programme d'action communautaire pour les enfants
(PACE) offre un financement à long terme aux groupes communautaires ainsi qu’aux coalitions mettant sur pied des programmes afin de favoriser la santé et le développement des enfants (âgés de 0 à 6 ans) dont la situation comporte des risques (p. ex. faible revenu, famille monoparentale, immigrants récents au Canada). Le programme a eu pour résultats de diminuer le taux de dépression maternelle et le sentiment d’isolement. De plus, moins de problèmes émotionnels et comportementaux ont été rapportés chez les enfants.
Le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques
ainsi que le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones des reserves
s’adressent aux enfants d’âge préscolaire, aux parents ainsi qu’aux responsables des soins. Ils enseignent les langues, la culture et les valeurs traditionnelles aux enfants de même que des habiletés en matière de maturité scolaire et de saines habitudes de vie. Une évaluation récente du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques a fait état des avantages qui y sont associés, notamment d’importants gains relativement au développement physique, personnel et social des enfants et une amélioration de la santé.
Enfants en santé Manitoba
encourage et soutient des programmes communautaires reflétant la diversité de chaque collectivité et ses besoins uniques. Cette initiative a eu divers résultats, y compris une augmentation des compétences parentales et un taux d’inscription de 80 % à STOP FAS, un programme de traitement de l'alcoolisme et de la toxicomanie pour les femmes qui ont consommé de l’alcool ou des drogues pendant leur grossesse ou lors d’une grossesse précédente.
L’unité sanitaire mobile de Toronto, qui appartient à l’Immigrant Women’s Health Centre, offre aux femmes des usines, des refuges, des centres communautaires et d’autres endroits des soins primaires gratuits administrés par des prestataires de soins de santé féminins ayant de l’expérience en ce qui a trait aux situations délicates liées à la culture et au sexe ainsi qu’aux défis que doivent surmonter les immigrantes. Les employeurs des lieux de travail visités par l’unité ont affirmé avoir constaté un plus faible taux d’absentéisme causé par des problèmes de santé et des rendez-vous médicaux à l’extérieur, chez les employés.
Les télésoins à domicile de l’Île-du-Prince-Édouard permettent à des infirmiers et des infirmières de la région sanitaire de West Prince de surveiller les patients ayant des besoins complexes en matière de santé qui demeurent à la maison. Depuis le lancement du service, la région sanitaire a constaté une diminution de 73 % des journées d’hospitalisation, de 15 % des visites aux urgences, de 46 % des admissions à l’hôpital et de 20 % des rendez-vous chez le médecin pour ses clients.
Le projet sur les soins primaires à Eskasoni, en Nouvelle-Écosse
a construit un nouveau centre de services de santé pour une collectivité Mi’kmaq dans l'île du Cap-Breton. Les visites annuelles chez le médecin de famille sont tombées de 11 par année à environ quatre; le nombre des déplacements pour se rendre au service de consultation externe et de soins d'urgence de l'hôpital régional ont connu une baisse de 40 pour cent et les dépenses au titre du transport des malades ont été réduites de 200 000 dollars au cours de la période de trois ans qui a suivi l'ouverture du centre. En 2004, les cinq bandes du Cap-Breton se sont regroupées sous l'égide de l'initiative Tui'kn
afin de parfaire le modèle et en étendre la portée de manière à ce qu'il englobe l'ensemble des collectivités des Premières nations du Cap-Breton.
Selon les faits, voici les secteurs où il faut intervenir pour diminuer les inégalités sur le plan de la santé :
Toutes les conditions sont réunies pour que le Canada devienne la nation où l’état de santé est le meilleur et où l’écart entre les Canadiens les plus avantagés et les plus défavorisés est le plus petit.
Que pouvons-nous faire?
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Le poste d’administrateur en chef de la santé publique du Canada a été créé en 2004, en même temps que l’Agence de la santé publique du Canada, dans le but d’orienter les efforts du gouvernement du Canada en matière de santé publique. Ces mesures ont été en partie prises en réponse à l’éclosion de SRAS de 2003.
En diregeant l’Agence de la santé publique du Canada, l’administrateur en chef de la santé publique du Canada est chargé de conseiller le ministre de la Santé au sujet des questions relatives à la santé publique et de superviser les fonctions quotidiennes de l'Agence. En qualité de principal professionnel de la santé publique au Canada, l’administrateur en chef de la santé publique est aussi appelé à rendre compte annuellement de la situation relative à la santé publique au Canada.
Parallèlement, il peut être appelé à communiquer directement avec les Canadiens et les gouvernements à propos d’importantes questions de santé publique, notamment par l'entremise de son rapport annuel sur l’état de la santé publique au Canada.
Consultez le Rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada de 2008 en entier.
Obtenez plus de renseignements sur la santé publique et le travail de l’Agence de la santé publique du Canada.
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