![]() Rapport de l’administrateur en chef de la santé publiquesur l’état de la santé publique au Canada Dr David Butler-Jones |
Nous ne pouvons évaluer notre santé et notre bien-être collectifs en nous fondant uniquement sur les personnes qui n’ont aucun problème. Nous ne pouvons non plus nous baser sur les moyennes, car elles masquent des écarts importants entre les deux extrêmes. Nous devons aussi penser aux laissés-pour-compte, aux personnes dont l’état de santé est déficient, aux analphabètes, aux sans-abri et à ceux qui ne touchent que très peu ou pas de ressources. |
Mon premier rapport annuel sur l’état de la santé publique au Canada a pour but d’informer les Canadiens et d’encourager la discussion en ce qui a trait aux nombreux facteurs contribuant à améliorer la santé de même qu’aux mesures qui peuvent être prises individuellement et collectivement pour faire progresser la santé publique au Canada.
Je suis heureux d’annoncer que la majorité des Canadiens jouissent d’une santé physique et mentale bonne ou excellente, appuyant ainsi le fait que le Canada demeure l’un des meilleurs pays au monde pour ce qui est de la qualité de vie. Grâce en grande partie aux efforts en santé publique ― comme la mise en application de la vaccination de masse, de l’abandon du tabagisme et des programmes de sensibilisation au port de la ceinture de sécurité ― notre espérance de vie est plus longue et nous avons réduit le taux de mortalité infantile.
Malgré ces progrès, certains Canadiens partout au pays continuent de souffrir de taux élevés de blessures, de maladies infectieuses ou chroniques et de toxicomanies. Ces personnes courent donc un risque plus élevé d’être en mauvaise santé et de mourir de façon prématurée. Elles sont plus susceptibles d’avoir recours au système de soins de santé pour des problèmes pouvant généralement être évités. Une mauvaise santé contribue aussi à augmenter le taux d’absentéisme et à réduire la productivité en milieu de travail.
Bien que certains groupes défavorisés de la population soient en moins bonne santé que la majorité d’entre nous, personne n’est à l'abri des inégalités en matière de santé qui limitent nos possibilités en tant que personnes et en tant que nation. Pour cette raison, mon premier rapport est axé sur les inégalités en matière de santé. À quelques exceptions près, les données montrent que les personnes ayant un revenu plus élevé, une meilleure éducation et un plus grand soutien social sont en meilleure santé que celles dont les possibilités sociales et économiques sont plus limitées.
Nous pouvons changer cette situation. En tant que pays, nous avons les connaissances, les moyens et le talent pour régler les divers problèmes susceptibles d’avoir un effet négatif sur la santé et le bien-être de la population. Il existe des exemples de politiques et de programmes, à grande ou à petite échelle, qui font vraiment une différence dans la vie des Canadiens et limitent les inégalités sociales et en matière de santé. Ces réussites offrent un fondement solide sur lequel s’appuyer pour édifier la nation la plus en santé et réduire les disparités sur le plan de la santé. Cet objectif est tout à fait réalisable grâce à l’engagement de chaque citoyen, des membres de la collectivité et des décideurs à apporter des changements.
Dr David Butler-Jones
Administrateur en chef de la santé publique du Canada
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