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2008 - Résultats préliminaires

Programme intégré canadien de Surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA)
2008 - Résultats préliminaires
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Pour plus d'information communiquer par courriel à cipars-picra@phac-aspc.gc.ca

Erratum Préambule (page vii)
À la page vii du préambule, l'information « Aucun changement n'a été apporté aux méthodes en 2008 » devrait être corrigée par « Une méthode plus sensible a été utilisée pour la détection de Campylobacter  parmi les échantillons caecaux de bovins de boucherie provenant de l'abattoir. »

Erratum Figure 6 (page 10)
Un isolat de viande de boeuf vendue au détail au Québec démontre dans cette figure de la résistance à la ceftriaxone mais ce résultat est incorrect. Veuillez consulter la version corrigée de la Figure 6.
 
Erratum Figure 32 (page 30)
Un isolat de viande de porc vendue au détail en Ontario démontre dans cette figure de la résistance à la ceftriaxone mais ce résultat est incorrect. Veuillez consulter la version corrigée de la Figure 32.

Préambule

Le Programme intégré canadien de Surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) est heureux de présenter ses résultats préliminaires portant sur la résistance aux antimicrobiens (RA) ainsi que les taux de détection de la dernière année civile complète 2008. Ces résultats préliminaires ont été obtenus en utilisant toutes les données de l’année 2008 disponibles en juin 2009. Ce document inclut les données provenant des composantes suivantes du programme:

  • Surveillance des isolats cliniques humains
  • Surveillance à la ferme
  • Surveillance en abattoir
  • Surveillance de la viande vendue au détail
  • Surveillance des isolats cliniques animaux

Nouveautés pour la surveillance 2008 du PICRA

Changements apportés à la méthode d’échantillonnage du PICRA et au contenu du rapport

  • La Surveillance de la viande vendue au détail débutait dans les provinces maritimes (Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et Nouvelle-Écosse) en septembre 2008.

Changements aux méthodes

  • Aucun changement n’a été apporté aux méthodes en 2008.

Remarques importantes

  • Les antimicrobiens ont été catégorisés selon leur importance en médecine humaine tel que défini par la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada dans la version du 30 novembre 20061 . Les antimicrobiens sont d’abord ordonnés en fonction de cette classification puis par ordre alphabétique.

Composantes de Surveillance du PICRA

Surveillances des isolats cliniques humains

L’objectif de cette composante consiste à obtenir des données représentatives de RA pour les isolats de Salmonella au niveau provincial. Tous les isolats humains de Salmonella, reçus aux Laboratoires provinciaux de Santé publique (LPSP) de la Saskatchewan, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador ont été envoyés au Laboratoire national de microbiologie (LNM). Pour les provinces les plus peuplées (Colombie-Britannique, Alberta, Ontario et Québec, les LPSP envoyaient les isolats obtenus entre le 1er et le 15e jour de chaque mois. De plus, en 2008, tous les isolats humains de S. Newport et de S. Typhi ont été transmis au LNM en raison du risque de multirésistance d’une part et de leur importance clinique d’autre part.

Surveillance à la ferme (porcs)

La Surveillance à la ferme a été instaurée en 2006 dans les troupeaux de porcs des 5 principales provinces productrices de porcs (l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario et le Québec). Les principaux objectifs de cette composante de Surveillance sont d’obtenir des estimés de prévalence pour la RA et l’utilisation des antimicrobiens, d’acquérir des données sur l’évaluation du risque pour la santé humaine et d’établir des associations entre utilisation des antimicrobiens et la résistance. Cette composante de Surveillance visait les porcs en croissance-finition.

Les bactéries ciblées chez les porcs étaient Salmonella, Escherichia coli générique, et Enterococcus détectées à partir d’échantillons composites de matières fécales prélevées dans les unités de croissance-finition. Au niveau national, 29 vétérinaires ont été engagés et 108 sites sentinelles de croissance-finition ont été sélectionnés. Dans chacune des provinces participantes, le nombre de Sites sentinelles était proportionnel au total national d’unités de croissance-finition, à l’exception de la Saskatchewan et de l’Alberta où des troupeaux additionnels ont été ajoutés suite à des initiatives provinciales.

Surveillance en abattoir (boeuf de boucherie, poulets et porcs)

Le principal objectif de la Surveillance en abattoir est de fournir des données annuelles de RA, représentatives à l’échelle nationale, provenant de bactéries isolées chez les animaux entrant dans la chaîne alimentaire. Les bactéries ciblées ont été échantillonnées à partir du contenu cæcal (et non des carcasses) des animaux abattus afin d’éviter les problèmes d’interprétation liés à la contamination croisée et d’obtenir des résultats plus représentatifs de la RA des bactéries provenant de la ferme d’origine. Seuls les échantillons d’animaux élevés au Canada étaient inclus dans l’échantillonnage.

Cette composante du programme de Surveillance a débuté en septembre 2002 et le protocole d’échantillonnage ciblait les bactéries Escherichia coli et Salmonella chez le boeuf de boucherie, les poulets à griller et les porcs. L’isolement de Salmonella chez le boeuf de boucherie a été interrompu en 2003 en raison de la faible prévalence de Salmonella dans cette population. Le programme a également été modifié en septembre 2005 pour inclure l’isolement de la bactérie Campylobacter chez le boeuf de boucherie.

Plus de 90% de tous les animaux destinés à l’alimentation au Canada sont abattus dans des abattoirs inspectés par les autorités fédérales. Quarante-quatre abattoirs inspectés par les autorités fédérales (6 abattoirs de bovins de boucherie2 , 24 abattoirs de volailles et 14 abattoirs de porcs) de tout le Canada ont participé en 2008. La méthode d’échantillonnage utilisée était fondée sur la capacité de détecter annuellement 150 isolats par bactérie ciblée pour chacune des 3 espèces animales ciblées dans tout le Canada. L’échantillonnage a été réparti sur 12 mois afin d’éviter d’éventuel biais saisonnier quant à la prévalence bactérienne et la sensibilité aux antimicrobiens. La méthode d’échantillonnage pour Campylobacter chez le boeuf de boucherie fait exception puisqu’il a été estimé que 100 isolats seraient détectés pour la même période.

Surveillance de la viande vendue au détail (boeuf, poulet et porc)

L’objectif de la Surveillance de la viande vendue au détail est d’obtenir des estimés annuels de RA qui sont représentatifs au niveau provincial pour les espèces bactériennes ciblées isolées à partir de la viande vendue au détail. L’échantillonnage de la viande vendue au détail permet de mesurer l’exposition humaine aux bactéries résistantes aux antimicrobiens par la consommation de viande insuffisamment cuite ou par la contamination croisée avec de la viande crue. En 2008, nous avons prélevé des échantillons en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, en Ontario, au Québec et dans les provinces maritimes.

Cependant, les échantillons de viande prélevés dans ces provinces peuvent provenir d’animaux élevés dans d’autres provinces ou à l’extérieur du pays (boeuf et porc).

Nous recherchons des isolats bactériens provenant de types de viande consommés régulièrement par les Canadiens et correspondant aux 3 espèces animales échantillonnées dans la Surveillance en abattoir. Ces types de viande Sont le boeuf (viande hachée), le poulet (cuisses ou ailes [avec la peau]) et le porc (côtelettes). Pour ce qui est de la viande hachée, seulement la viande maigre était échantillonnée durant la première année de Surveillance (2003), cependant en 2004, nous avons inclus la sélection systématique d’échantillons de boeuf haché extra-maigre, maigre et ordinaire pour refléter l’hétérogénéité de ce produit quant à la provenance (p.ex.: viande de boeuf d’origine locale ou importée; boeuf de boucherie ou vaches laitières de réforme).

Les bactéries ciblées dans la viande de poulet étaient Salmonella, E. coli, Campylobacter et Enterococcus. Pour la viande de porc et de boeuf, seulement E. coli est isolé et testé pour la RA en raison de la faible prévalence des bactéries Campylobacter et Salmonella dans ces viandes, tel que déterminé pendant la phase initiale du programme.

Le protocole d’échantillonnage consistait en des soumissions hebdomadaires d’échantillons provenant de divisions de recensement choisies aléatoirement et pondérées selon la taille de la population pour chacune des provinces participantes. À l’aide d’estimés de la prévalence de l’année précédente, nos protocoles d’échantillonnage sont conçus de manière à obtenir environ 100 isolats par type de viande, par province, par année, en considérant un 20% d’isolats supplémentaires pour compenser pour la perte ou la détérioration de certains échantillons. Puisque nous ne disposions pas pleinement des ressources nécessaires pour nous permettre d’élargir notre capacité d’échantillonnage, nous avons recueillis seulement la moitié des échantillons dans les provinces de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan. De plus, la surveillance dans les provinces maritimes n’a débuté qu’en septembre 2008. Ainsi, le nombre d’isolats ciblés par type de viande, par province et par année n’était pas toujours atteint dans ces provinces.

Surveillance des isolats cliniques animaux (bovins, poulets, porcs, dindes et chevaux)

La Surveillance des isolats cliniques animaux du PICRA est fondée sur des échantillons prélevés par des vétérinaires et (ou) des producteurs à des fins diagnostiques. Ces isolats de Salmonella étaient par la suite expédiés par les laboratoires provinciaux de Santé animale au Laboratoire de typage de Salmonella (LTS) du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire (LLZOA) de Guelph, Ontario. À ce laboratoire, les isolats étaient soumis à des tests de Sérotypage, de Sensibilité aux antimicrobiens et, selon les besoins, à des tests de lysotypage. Les isolats du Québec ont été sérotypés par le Réseau des laboratoires de l’Institut national de Santé animale du Québec avant d’être expédiés au LTS pour être lysotypés (au besoin) et soumis à des tests de RA.

Toutefois, contrairement à la composante Surveillance des isolats cliniques humains, et à l’exception de l’Ontario et du Québec, les isolats reçus par les laboratoires de Santé animale n’étaient pas tous forcément envoyés au LLZOA de Guelph. La répartition des tests pouvait donc considérablement varier entre les provinces.

Une grande proportion d’échantillons obtenus provenait d’animaux malades3 et il est possible que leur soumission ait été effectuée suite à un échec thérapeutique. Généralement, ces animaux n’entrent pas dans la chaîne alimentaire, c’est pourquoi les estimés de RA obtenus des isolats cliniques animaux ne conviennent pas à l’évaluation de l’exposition humaine à la RA issue des animaux destinés à la consommation. Toutefois, l’information issue de ces isolats est très utile pour le dépistage de nouvelles résistances, pour l’identification de nouveaux profils de multirésistance et évaluer l’apparition de la résistance chez les animaux malades.

Table des matières


1 http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/consultation/vet/consultations/amr_ram_hum-med-fra.php. Accédé en août 2009.

2 Peu inclure un faible nombre d’échantillons provenant de vaches laitières puisque certains abattoirs vont abattre à la fois des vaches laitières et du boeuf de boucherie. Cependant, le veau est exclu du protocole d’échantillonnage.

3Les échantillons prélevés dans l’environnement ou à partir du plumage (poulet) sont parfois soumis comme échantillons à des fins diagnostiques.