Programme
intégré canadien de surveillance
de la r ésistance aux antimicrobiens
(PICRA) ![]()
2007 - Résultats préliminaires
(678 KB, 96 pages)
Pour plus d'information communiquer par courriel à cipars-picra@phac-aspc.gc.ca
Errata Figure 11 (page 23), Figure 24 (page 38) et Figure 29 (page 44)
La légende de ces figures comporte une erreur : la série de couleur jaune devrait être lu comme étant « Acide nalidixique» et non «Tétracycline».
Errata Tableau 35 (Pages 67 et 68)
Ce tableau comporte des erreurs. Le tableau corrigé est disponible aux pages 118 et 119 dans le Rapport annuel 2007 du PICRA (Tableau B.2.11).
Nous publions sur le site web du PICRA, des résultats préliminaires1 portant sur la résistance aux antimicrobiens (RA) de la dernière année civile complète 2007. Contrairement aux rapports précédents, cette 3ème édition des «Résultats préliminaires» comprend l’ajout des figures de la variation temporelle de la RA (de 2002 à 2007) et des tableaux de la Concentration Minimale Inhibitrice (CMI). Les données présentées dans ce rapport portent sur les composantes suivantes du programme:
Les résultats issus de l’analyse intégrée des données de RA humaines et celles provenant du secteur agroalimentaire seront présentées dans le rapport annuel 2007. De plus, on trouvera dans ce rapport des résultats sur la RA et sur l’utilisation des antimicrobiens chez le porc (Surveillance à la ferme), ainsi que des estimés sur la consommation d’antimicrobiens au sein de la population canadienne (Canadian CompuScript-IMS Health) et le nombre de kilogrammes d’antimicrobiens distribué au Canada chez les animaux (Institut canadien de la santé animale).
1 Les données provenant des isolats humains et de ceux du secteur agroalimentaire de l’année 2007 ont été extraites de la base de données en date du 27 février et du13 mars 2008 respectivement.
La composante Surveillance des isolats cliniques humains est conçue de manière à fournir, à l’échelle provinciale, des données représentatives sur les isolats de Salmonella. Tous les isolats humains de Salmonella reçus par les laboratoires provinciaux de santé publique du Nouveau-Brunswick, de Terre- Neuve/Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de l’Ile-du-Prince-Édouard et de la Saskatchewan ont été envoyés au Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg, au Manitoba. Les provinces les plus peuplées (Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Québec) envoient les isolats obtenus entre le 1er et le 15e jour de chaque mois. De plus, en 2007, tous les isolats humains de S. Newport et S. Typhi ont été transmis au Laboratoire national de microbiologie en raison du risque d’émergence de bactéries multirésistantes d’une part et de leur importance clinique d’autre part. Au moment de produire ce document, seulement une portion des isolats de Salmonella avaient été testée. Le rapport complet devrait inclure l’ensemble des isolats reçus en 2007.
Remarque: Au Canada, bien qu’il soit obligatoire de signaler tous les nouveaux cas de salmonellose aux autorités locales et provinciales de la santé publique, l’envoi d’isolats liés à ces cas par les laboratoires locaux se fait sur une base volontaire. Lors de l’interprétation des données du PICRA, il faut noter que la majorité des isolats liés à des déclarations de cas, mais pas tous, sont envoyés à des laboratoires provinciaux de santé publique pour y subir des tests de référence. Le nombre total d’isolats de Salmonella par sérotype doit être pris en considération lors de l’interprétation de la proportion d’isolats résistants. Parmi les autres limitations des données de surveillance, notons les maladies non-diagnostiquées et non-déclarées qui peuvent donner lieu à une sous-estimation de l’incidence réelle des cas de salmonellose.
La composante Surveillance en abattoir vise à fournir des données représentatives à l’échelle nationale sur la résistance aux antimicrobiens de bactéries entériques au moment de l’entrée des animaux dans la chaîne alimentaire. Le contenu cæcal (et non la carcasse) des animaux abattus est échantillonné afin d’éviter les problèmes d’interprétation liés à la contamination croisée et d’obtenir des résultats plus représentatifs de la résistance aux antimicrobiens issue de la ferme d’origine. Tous les échantillons sont envoyés au Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire de l’Agence de la santé publique du Canada (Saint-Hyacinthe).
Le programme qui a débuté en septembre 2002, ciblait initialement Escherichia coli et Salmonella chez les bovins de boucherie, les porcs et les poulets à griller. L’isolement des Salmonella a été interrompu en 2003 chez les bovins de boucherie en raison de la faible prévalence de cet organisme. Le programme a également été modifié en septembre 2005 pour inclure l’isolement de la bactérie Campylobacter chez les bovins de boucherie.
Plus de 90 % de tous les animaux destinés à l’alimentation au Canada sont abattus dans des abattoirs inspectés par les autorités fédérales. Quarante-six abattoirs inspectés par les autorités fédérales (24 abattoirs de volailles, 13 abattoirs de porcs et 9 abattoirs de bovins de boucherie) de tout le Canada ont participé à la surveillance en abattoir du PICRA de 2007. L’ensemble de données des bovins à l’abattoir peut inclure un faible nombre d’échantillons provenant de bovins laitiers, car un petit nombre d’abattoirs abattent à la fois des bovins laitiers et des bovins de boucherie. Cependant, aucun échantillonnage n’est effectué chez le veau.
Nos périodes de collecte sont uniformément réparties sur 12 mois afin d’éviter d’éventuel biais saisonnier quant à la prévalence bactérienne et la sensibilité aux antimicrobiens. Notre programme d’échantillonnage est conçu pour prélever annuellement environ 150 isolats par bactérie ciblée pour chaque espèce animale ciblée dans tout le Canada.
L’objectif de la composante Surveillance de la viande vendue au détail est d’évaluer la résistance aux antimicrobiens de certaines bactéries retrouvées dans la viande crue vendue au détail. L’échantillonnage de la viande permet de mesurer l’exposition humaine aux bactéries résistantes aux antimicrobiens par la consommation de viande insuffisamment cuite ou par la contamination croisée avec de la viande crue. En 2007, nous avons prélevé des échantillons en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, en Ontario et au Québec.
Nous recherchons des isolats bactériens provenant de types de viande consommés régulièrement par les Canadiens, soit le poulet (cuisses ou ailes), le porc (côtelettes) et le boeuf (viande hachée). Ces types de viandes correspondent aux espèces animales étudiées dans la composante Surveillance en abattoir de notre programme. Pour ce qui est de la viande hachée, nous choisissons systématiquement des échantillons de boeuf haché extra-maigre, maigre et ordinaire pour refléter l’hétérogénéité de ce produit en termes de mélange de viande de boeuf d’engraissement et de vache de réforme, ainsi que la teneur en viande domestique versus en viande importée.
Les bactéries ciblées dans la volaille sont Campylobacter, Salmonella, Enterococcus et E. coli. Dans le porc et le boeuf, nous n’isolons qu’E. coli 2 en raison de la faible prévalence des bactéries Campylobacter et Salmonella (moins de trois pour cent chacune) dans ces viandes tel que déterminé pendant la phase initiale du programme.
Le protocole d’échantillonnage consiste en des soumissions hebdomadaires d’échantillons provenant de divisions de recensement choisies aléatoirement, pondérées selon la taille de la population, dans chacune des provinces testées. À l’aide d’estimations de la prévalence de l’année antérieure, nos protocoles d’échantillonnage sont conçus de manière à obtenir environ 100 isolats par secteur de production animale, par province, par an, plus un 20 % supplémentaire pour compenser pour la perte d’échantillons.
Remarque: Nous n’avons pas atteint l’objectif d’obtenir 100 isolats de Salmonella provenant de la viande de poulet vendue au détail en 2007 dans les provinces de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan, puisque nous ne disposons pas encore des ressources nous permettant d’élargir notre capacité d’échantillonnage et que l’échantillonnage n’a eu court que durant une portion de l’année en Colombie-Britannique.
2 Nous soumettons les échantillons de viande de porc à des tests de détection de Salmonella afin d’obtenir un estimé de la prévalence de la contamination. Cependant, en raison du faible nombre d’isolats obtenus annuellement, nous ne rapportons pas la RA des Salmonella en provenance de viande de porc.
Les isolats de Salmonella de la composante Surveillance des isolats cliniques animaux proviennent essentiellement de soumissions envoyées par des vétérinaires et (ou) des producteurs à des fins diagnostiques. Ces isolats sont par la suite expédiés par les laboratoires provinciaux de santé animale au Laboratoire de typage de Salmonella du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire (Guelph, Ontario). À ce laboratoire, les isolats sont soumis à des tests de sérotypage, de sensibilité aux antimicrobiens et, selon les besoins, de lysotypage. Les isolats du Québec sont sérotypés par le Laboratoire d'épidémiosurveillance animale du Québec avant d’être expédiés au Laboratoire de typage de Guelph pour être lysotypé (au besoin) et soumis à des tests de RA.
Pour partager cette page, veuillez cliquez sur le réseau sociale de votre choix.