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2006 - résultats préliminaires

Pour plus d'information communiquer par courriel à cipars-picra@phac-aspc.gc.ca

nouveau ERRATUM: Pour l'année 2006, les taux de détection manquants ont été ajoutés pour Enterococcus (Tableau 11, Surveillance de la viande vendue au détail) et le taux de détection pour Campylobacter a été corrigé (Tableau 20, Surveillance en abattoir).

Au sujet des résultats préliminaires du PICRA 2006

Nous publions sur notre site Web les résultats préliminaires sur la résistance aux antimicrobiens de la dernière année civile complète 2006.  Ce document se distingue du Rapport ‘Résultats préliminaires’ 2005 par l’ajout de tableaux sommaires présentant les taux de détection obtenus de 2002 à 2006.  Les données présentées portent sur les composantes suivantes du programme:

Les résultats préliminaires, présentés dans ce rapport en ligne, pourraient légèrement différer des résultats finaux qui seront publiés dans le rapport annuel complet du PICRA de 2006.  Le rapport complet présentera également des données intégrées de la résistance aux antimicrobiens observées chez l’humain et en agro-alimentaire, la variation temporelle de la résistance aux antimicrobiens depuis 2003, un résumé des profils de multirésistance ainsi que des données sur l’estimation de la consommation d’antimicrobiens dans la population et les hôpitaux du Canada.

A l’image du rapport annuel, la classification des antimicrobiens (I à IV) présentée dans ce document est fondée sur leur importance en médecine humaine (Direction des médicaments vétérinaires, Novembre 2006).  Toutes les figures et les tableaux portant sur la résistance individuelle aux antimicrobiens sont présentés en fonction de cette classification.  Pour de plus amples détails sur cette classification veuillez consulter le site suivant: http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/consultation/vet/consultations/amr_ram_hum-med_f.html. Pour obtenir des informations plus complètes sur notre méthodologie, veuillez consulter le plus récent rapport annuel du PICRA au: http://www.phac-aspc.gc.ca/cipars-picra/index-fra.php.

Composantes de surveillance du PICRA

Surveillance des isolats cliniques humains

La composante Surveillance des isolats cliniques humains est conçue de manière à fournir, à l’échelle provinciale, des données représentatives sur les isolats de Salmonella.  Tous les isolats humains de Salmonella reçus par les laboratoires provinciaux de santé publique du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve/Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de l’Ile-du-Prince-Édouard et de la Saskatchewan ont été envoyés au Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg, au Manitoba.  Les provinces les plus peuplées (Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Québec) envoient les isolats obtenus entre le 1er et le 15e jour de chaque mois.  De plus, tous les isolats humains de S. Newport et S. Typhi sont transmis au Laboratoire national de microbiologie en raison du risque d’émergence de multirésistance d’une part et de leur importance clinique d’autre part.  Au moment de produire ce document, seulement une portion des isolats de Salmonella avaient été testés.  Le rapport complet inclura l’ensemble des isolats reçus en 2006. 

Remarque: Au Canada, bien qu’il soit obligatoire de signaler tous les nouveaux cas de salmonellose aux autorités locales et provinciales de la santé publique, l’envoi d’isolats liés à ces cas par les laboratoires locaux se fait sur une base volontaire.  Lors de l’interprétation des données du PICRA, il faut noter que la majorité des isolats liés à des déclarations de cas, mais pas tous, sont envoyés à des laboratoires provinciaux de santé publique pour y subir des tests de référence.  Le nombre total d’isolats de Salmonella par sérotype doit être pris en considération lors de l’interprétation de la proportion d’isolats résistants.  Parmi les autres limitations des données de surveillance, notons les maladies non-diagnostiquées et non-déclarées qui peuvent donner lieu à une sous-estimation de l’incidence réelle des cas de salmonellose.

Surveillance en abattoir (bovins, poulets et porcs)

La composante Surveillance en abattoir vise à fournir des données représentatives à l’échelle nationale sur la résistance aux antimicrobiens de bactéries entériques au moment de l’entrée des animaux dans la chaîne alimentaire.  Le contenu cæcal (et non la carcasse) des animaux abattus est échantillonné afin d’éviter les problèmes d’interprétation liés à la contamination croisée et d’obtenir des résultats plus représentatifs de la résistance aux antimicrobiens issue de la ferme d’origine.  Tous les échantillons sont envoyés au Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire de l’Agence de la santé publique du Canada (Saint-Hyacinthe).

Le programme qui a débuté en septembre 2002, ciblait initialement Escherichia coli et Salmonella chez les bovins de boucherie, les porcs et les poulets à griller.  L’isolement des Salmonella a été interrompu en 2003 chez les bovins de boucherie en raison de la faible prévalence de cet organisme.  Le programme a également été modifié en septembre 2005 pour inclure dorénavant l’isolement de la bactérie Campylobacter chez les bovins de boucherie.  Ces données sont présentées ici pour la première fois.   

Plus de 90 % de tous les animaux destinés à l’alimentation au Canada sont abattus dans des abattoirs inspectés par les autorités fédérales.  Cinquante-neuf abattoirs inspectés par les autorités fédérales (28 abattoirs de volailles, 18 abattoirs de porcs et 13 abattoirs de bovins de boucherie) de tout le Canada ont participé à la surveillance en abattoir du PICRA de 2006.  L’ensemble de données des bovins à l’abattoir peut inclure un faible nombre d’échantillons provenant de bovins laitiers, car un petit nombre d’abattoirs abattent à la fois des bovins laitiers et des bovins de boucherie.  Cependant, aucun échantillonnage n’est effectué chez le veau.

Nos périodes de collecte sont uniformément réparties sur 12 mois afin d’éviter d’éventuel biais saisonnier quant à la prévalence bactérienne et la sensibilité aux antimicrobiens.  Notre programme d’échantillonnage est conçu pour prélever annuellement environ 150 isolats par bactérie ciblée pour chaque espèce animale ciblée dans tout le Canada.

Surveillance de la viande vendue au détail (bœuf, poulet et porc)

L’objectif de la composante Surveillance de la viande vendue au détail est d’évaluer la résistance aux antimicrobiens de certaines bactéries retrouvées dans la viande crue vendue au détail.  L’échantillonnage de la viande permet de mesurer l’exposition humaine aux bactéries résistantes aux antimicrobiens par la consommation de viande insuffisamment cuite ou par contamination croisée avec de la viande crue.  En 2006, nous avons prélevé des échantillons en Ontario, au Québec et en Saskatchewan.

Nous recherchons des isolats bactériens provenant de types de viande consommés régulièrement par les Canadiens, soit le poulet (cuisses ou ailes), le porc (côtelettes) et le bœuf (viande hachée).  Ces filières sont également celles étudiées dans la composante Surveillance en abattoir de notre programme.  Pour ce qui est de la viande hachée, nous choisissons systématiquement des échantillons de bœuf haché extra-maigre, maigre et ordinaire pour refléter l’hétérogénéité de ce produit en termes de mélange de viande de bœuf d’engraissement et de vache de réforme, ainsi que la teneur en viande domestique versus en viande importée.

Les bactéries ciblées dans la volaille sont Campylobacter, Salmonella, Enterococcus et E. coli.  Dans le porc et le bœuf, nous n’isolons qu’E. coli 1 en raison de la faible prévalence des bactéries Campylobacter et Salmonella (moins de trois pour cent chacun) dans ces viandes tel que déterminé pendant la phase initiale du programme.

Le protocole d’échantillonnage consiste en des soumissions hebdomadaires d’échantillons provenant de divisions de recensement choisies aléatoirement, pondérées selon la taille de la population, dans chacune des provinces testées.  À l’aide d’estimations de la prévalence de l’année antérieure, nos protocoles d’échantillonnage sont conçus de manière à obtenir environ 100 isolats par secteur de production animale, par province, par an, plus un 20 % supplémentaire pour compenser pour la perte d’échantillons.
Remarque: Nous n’atteignons pas l’objectif d’obtenir chaque année 100 isolats de Salmonella provenant de la viande de poulet vendue au détail, car la prévalence de Salmonella varie de 12 à 16 %, et nous ne disposons pas encore des ressources nous permettant d’élargir notre capacité d’échantillonnage.  Le manque de ressources limite aussi notre capacité d’échantillonnage en Saskatchewan à la moitié de celle de l’Ontario et du Québec.

Surveillance  des isolats cliniques animaux (bovins, poulets, porcs et dindes)

Les isolats de Salmonella de la composante Surveillance des isolats cliniques animaux proviennent essentiellement de soumissions envoyées par des vétérinaires et (ou) des producteurs à des fins diagnostiques.  Ces isolats sont par la suite expédiés par les laboratoires provinciaux de santé animale au Laboratoire de typage de Salmonella du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire (Guelph, Ontario).  À ce laboratoire, les isolats sont soumis à des tests de sérotypage, de sensibilité aux antimicrobiens et, selon les besoins, de lysotypage.  Les isolats du Québec sont sérotypés par le  Laboratoire d'épidémiosurveillance animale du Québec avant d’être expédiés au Laboratoire de typage de Guelph pour être lysotypé (au besoin) et soumis à des tests de sensibilité aux antimicrobiens.

Remarque: Contrairement à notre programme Surveillance des isolats cliniques humains, et à l’exception de l’Ontario et du Québec, les isolats reçus par les laboratoires de santé animale ne sont pas tous forcément envoyés au Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire de Guelph.  La répartition des tests peut donc considérablement varier entre les provinces.  La majorité des échantillons proviennent d’animaux malades et il se peut que leur soumission ait été consécutive à un échec thérapeutique.  Plusieurs de ces animaux n’entreront pas dans la chaîne alimentaire.  Bien que le risque de contamination par contact direct avec un animal malade existe, nous estimons que ce risque est plus faible à l’échelle de la population canadienne que la contamination par l’alimentation.  C’est pourquoi les estimés obtenus des isolats cliniques animaux ne conviennent pas à l’évaluation générale de l’exposition humaine à la résistance aux antimicrobiens.  Ils sont toutefois très utiles pour le dépistage de nouvelles résistances, l’identification de nouveaux profils de multirésistance et l’évaluation de la fréquence de la résistance chez les animaux malades.


1 Nous soumettons les échantillons de viande de porc à des tests de détection de Salmonella afin d’obtenir un estimé de la prévalence de la contamination.  Cependant, en raison du faible nombre d’isolats obtenus annuellement, nous ne rapportons pas la résistance aux antimicrobiens des Salmonella en provenance de viande de porc.


Résultats préliminaires du PICRA 2005

Table des matières