Programme Intégré Canadien de surveillance de
la Résistance aux Antimicrobiens (PICRA) ![]()
2005 - résultats préliminaires
(735 KB, 39 pages)
Pour plus d'information communiquer par courriel à cipars-picra@phac-aspc.gc.ca
Information additionnelle: Nous publions des données complémentaires au document
Résultats préliminaires du PICRA 2005. Ce document
inclut des données sur la fréquence d'isolement
des bactéries (taux de détection) associées
aux différents secteurs de production animale de nos
programmes de surveillance active de 2002 à 2005.
Pour la première fois, nous publions sur notre site Web les résultats préliminaires sur la résistance aux antimicrobiens de la dernière année civile complète (2005). Ces données portent sur les composantes suivantes du programme:
Les résultats préliminaires, présentés dans ce document, pourraient légèrement différer des résultats finaux publiés dans le rapport annuel du PICRA de 2005. Le rapport complet présentera les données intégrées de la résistance aux antimicrobiens des isolats d' Escherichia coli et de Salmonella provenant de l'humain et de sources animales, de même que la variation temporelle de la résistance aux antimicrobiens. La sortie du Rapport annuel 2005 est prévue pour juin 2007.
La surveillance passive accrue des isolats cliniques humains est conçue de manière à présenter des données représentatives à l'échelle provinciale sur les isolats de Salmonella. Afin d'assurer la validité statistique du plan d'échantillonnage, tous les isolats humains de Salmonella (liés ou non à une éclosion) reçus par les laboratoires de santé publique provinciaux du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve/Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de l'Ile-du-Prince-Édouard et de la Saskatchewan ont été envoyés au Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg, au Manitoba. Les provinces plus peuplées (Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Québec) envoient les isolats obtenus entre le 1er et le 15 de chaque mois. De plus, tous les isolats humains de S. Newport et S. Typhi sont transmis au Laboratoire national de microbiologie à cause du risque d'émergence d'une résistance à plusieurs antimicrobiens d'une part et de leur importance clinique d'autre part. Veuillez consulter les liens de nos rapports annuels antérieurs pour connaître la liste de tous les laboratoires participants (http://www.phac-aspc.gc.ca/cipars-picra/index_f.html).
En 2005, les laboratoires provinciaux de santé publique ont envoyé un total de 3416 isolats de Salmonella au Laboratoire national de microbiologie pour des tests de lysotypage et de sensibilité aux antibiotiques. Parmi ces isolats, 133 d'entre eux ont été classifiés comme étant liés à une éclosion de S. Enteritidis en Ontario. À l'exception d'un seul, tous les isolats liés à cette éclosion ont été exclus de l'analyse ce qui porte le total à 3 284 isolats de Salmonella.
Remarque : Au Canada, bien qu'il soit obligatoire de signaler tous les nouveaux cas de salmonellose aux autorités locales et provinciales de santé publique, l'envoi d'isolats liés à ces cas par les laboratoires locaux se fait sur une base volontaire. Lors de l'interprétation des données du PICRA, il faut noter que la majorité des isolats liés à des déclarations de cas, mais pas tous, sont envoyés à des laboratoires provinciaux de santé publique pour y subir des tests de référence. Le nombre total d'isolats de Salmonella par sérotype doit être pris en considération lors de l'interprétation de la proportion d'isolats résistants. Parmi les autres limitations des données de la surveillance passive, notons les maladies non-diagnostiquées et non-déclarées qui peuvent donner lieu à une sous-estimation de l'incidence réelle des cas de salmonellose.
La Surveillance active en abattoir vise à fournir des données annuelles représentatives à l'échelle nationale sur la résistance aux antimicrobiens des bactéries isolées d'animaux entrant dans la chaîne alimentaire. Pour cela, le contenu cæcal des animaux abattus est échantillonné car les bactéries présentes dans le contenu cæcal représentent plus fidèlement la ferme d'origine que les bactéries isolées de carcasses exposées à un certain niveau de contamination croisée. Ce programme, qui a débuté en septembre 2002, ciblait initialement E. coli et Salmonella provenant des bovins de boucherie, des porcs et des poulets à griller. Depuis 2002, le programme a été ajusté et ne requiert plus l'isolement de la bactérie Salmonella pour les bovins de boucherie en raison de la faible prévalence de la bactérie (moins de un pour cent) dans cette filière. Depuis septembre 2005, on isole aussi la bactérie Campylobacter des échantillons de bovins de boucherie.
Plus de 90 % de tous les animaux destinés à l'alimentation au Canada sont abattus dans des abattoirs inspectés par les autorités fédérales. Cinquante-quatre abattoirs inspectés par les autorités fédérales (28 abattoirs de volailles, 18 abattoirs de porcs et 8 abattoirs de bovins de boucherie) de tout le Canada ont participé à la composante Surveillance active en abattoir du PICRA de 2005. Le veau est pour l'instant exclu de notre programme d'échantillonnage. Cependant, l'ensemble de données des bovins à l'abattoir peut inclure un faible nombre d'échantillons provenant de bovins laitiers, car un petit nombre d'abattoirs abattent à la fois des bovins laitiers et des bovins de boucherie.
Nos périodes de collecte sont uniformément réparties sur 12 mois afin d'éviter tout biais saisonnier éventuel quant à la prévalence bactérienne et à la sensibilité aux antimicrobiens. Notre programme d'échantillonnage est conçu pour prélever annuellement environ 150 isolats par bactérie ciblée pour chaque espèce animale ciblée dans tout le Canada. Veuillez consulter notre rapport annuel de 2004 pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de la méthodologie de notre plan d'échantillonnage. Tous les échantillons sont envoyés au Laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire de Saint-Hyacinthe (Québec) où ils sont soumis à des tests d'isolement bactérien.
L'objectif de la composante Surveillance active de la viande vendue au détail est d'évaluer la résistance aux antimicrobiens de certaines bactéries retrouvées dans la viande crue vendue au détail. L'échantillonnage de la viande vendue au détail permet de mesurer l'exposition humaine aux bactéries résistantes aux antimicrobiens par la consommation de viande insuffisamment cuite ou par contamination croisée avec de la viande crue. En 2005, nous avons prélevé des échantillons en Ontario, au Québec et en Saskatchewan.
Nous recherchons des isolats bactériens provenant de types de viande consommés régulièrement par les Canadiens. Les productions animale ciblées sont les mêmes que celles étudiées dans la composante Surveillance active en abattoir et la nouvelle composante Surveillance à la ferme (en développement) de notre programme. Nous prélevons des échantillons de poulet (cuisses ou ailes), de porc (côtelettes) et de boeuf (viande hachée). Pour ce qui est de la viande hachée, nous choisissons systématiquement des échantillons de boeuf haché extra-maigre, maigre et ordinaire pour refléter l'hétérogénéité de ce produit en termes de mélange de viande de boeuf d'engraissement et de vache de réforme, ainsi que la teneur en viande domestique versus en viande importée.
Les bactéries d'intérêt dans la volaille sont Campylobacter, Salmonella, Enterococcus et E. coli. Dans le porc et le boeuf, nous n'isolons qu'E. coli en raison de la faible prévalence des bactéries Campylobacter et Salmonella (moins de trois pour cent) dans ces viandes tel que déterminé pendant la phase initiale du programme.
Le protocole d'échantillonnage consiste en des soumissions hebdomadaires d'échantillons provenant de divisions de recensement choisies aléatoirement, pondérées selon la taille de la population, dans chacune des provinces testées. À l'aide d'estimations de la prévalence des années antérieures, nos protocoles d'échantillonnage sont conçus de manière à avoir environ 100 isolats par secteur de production animale, par province, par an, plus un 20 % supplémentaire pour compenser pour la perte d'échantillons. Veuillez consulter nos rapports annuels antérieurs pour obtenir de plus amples détails sur l'échantillonnage (http://www.phac-aspc.gc.ca/cipars-picra/index_f.html). Notre rapport annuel de 2005 inclura aussi notre stratégie d'échantillonnage pour la Saskatchewan.
Remarque : Nous n'atteignons pas l'objectif d'obtenir chaque année 100 isolats de Salmonella provenant de la viande de poulet vendue au détail, car la prévalence de Salmonella varie de 7 à 16 %, et nous ne disposons pas encore des ressources nous permettant d'élargir notre capacité d'échantillonnage. Le manque de ressources limite aussi notre capacité d'échantillonnage en Saskatchewan à la moitié de celle de l'Ontario et du Québec.
Les isolats de Salmonella de la composante Surveillance passive des isolats cliniques animaux proviennent essentiellement de soumissions envoyées par des vétérinaires et (ou) des producteurs pour fin diagnostique. Ces isolats sont par la suite envoyés par les autorités provinciales de santé animale de tout le pays au Laboratoire de typage de Salmonella du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire (Guelph, Ontario). À ce laboratoire, les isolats sont soumis à des tests de sérotypage, de sensibilité aux antimicrobiens et de lysotypage. Les isolats du Québec sont sérotypés par le Laboratoire d'épidémiosurveillance animale du Québec avant d'être expédiés. Veuillez consulter notre rapport annuel de 2004 pour connaître la liste des laboratoires de santé animale participants (http://www.phac-aspc.gc.ca/cipars-picra/index_f.html).
Remarque : Nous recevons des isolats de toutes les provinces. Contrairement à notre programme de Surveillance passive accrue des isolats cliniques humains, et à l'exception de l'Ontario et du Québec, les isolats reçus par les laboratoires de santé animale ne sont pas tous forcément envoyés au Laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire. La répartition des tests peut donc considérablement varier entre les provinces. La majorité des échantillons proviennent d'animaux malades et il se peut que leur soumission ait été consécutive à un échec thérapeutique. En général, ces animaux n'entrent pas dans la chaîne alimentaire. C'est pourquoi les estimés obtenus de ces isolats animaux ne conviennent pas à l'évaluation générale de l'exposition humaine à la résistance aux antimicrobiens. Ils sont toutefois très utiles pour le dépistage des profils de résistance émergents, l'identification de nouveaux profils de résistance à plusieurs médicaments et l'évaluation la fréquence de la résistance chez les animaux malades. Les profils de résistance à plusieurs médicaments seront présentés dans le rapport final complet.
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2005 - résultats préliminaires
738 KB, 31 pages, en format PDF
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