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Le diabète au Canada : Perspective de santé publique sur les faits et chiffres

Chapitre 4 – Réduire le risque de diabète de type 2 et de ses complications

Introduction

Le diabète de type 2 est causé par une combinaison de facteurs génétiques, comportementaux et environnementaux. Bien qu'il n'existe aucune cure pour le diabète, de plus en plus d'études démontrent que le diabète de type 2 et ses complications peuvent être prévenus en réduisant les principaux facteurs de risque. Actuellement, tous les facteurs de risque du diabète de type 1 ne sont pas bien connus, mais les chercheurs croient que des interactions entre les facteurs génétiques et environnementaux sont en cause (chapitre 5)1.

Les facteurs de risque du diabète de type 2 peuvent être classés comme modifiables et non modifiables. Les facteurs de risque modifiables sont ceux qui peuvent être changés dans le but de réduire les risques d'une personne de développer le diabète de type 2. Ils comprennent l'obésité, l'inactivité physique, une mauvaise alimentation et le tabagisme. Les facteurs de risque non modifiables sont des caractéristiques propres à chaque individu comme l'âge, l'ethnicité et les antécédents familiaux de la maladie. Les recherches visant à améliorer la compréhension des multiples causes et de leurs interactions se poursuivent. Comprendre la distribution des facteurs de risque au sein de la population aide à prévoir les tendances à venir de l'incidence et de la prévalence du diabète de type 2, ainsi que les tendances des taux de complications et de mortalité liées au diabète. Cela fournit aussi des renseignements pouvant aider à la planification des mesures de prévention.

Principaux facteurs de risque modifiables du diabète de type 2

Embonpoint et obésité

Le surpoids, et en particulier l'obésité, est le facteur de risque le plus important du diabète de type 2 et de ses complications. Le surplus de poids diminue l'efficacité de l'utilisation de l'insuline par le corps, ce qui nécessite une augmentation de la production d'insuline par le pancréas. Cette augmentation des besoins ne peut être satisfaite indéfiniment et la production d'insuline finit par diminuer, entraînant le diabète de type 2. L'embonpoint et l'obésité augmentent aussi les risques d'une personne d'être atteinte d'autres maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, l'arthrite, les troubles respiratoires, l'apnée du sommeil, la dépression et certains cancers2,3.

Lorsque qu'il n'y a pas d'équilibre entre l'énergie consommée dans l'alimentation et l'énergie dépensée au moyen d'activités physiques, les calories non utilisées sont emmagasinées dans le corps sous forme de graisse, qui peut s'accumuler en excès et entraîner l'embonpoint et l'obésité (encadré 4-1). Cependant, les causes de l'embonpoint et de l'obésité sont complexes. Bien qu'une mauvaise alimentation et l'inactivité physique contribuent directement au gain de poids, de nombreux facteurs influencent ces comportements, notamment les facteurs personnels, environnementaux, sociétaux et culturels.

Encadré 4-1. Indice de masse corporelle

L'indice de masse corporelle (IMC) est utilisé pour classer les personnes selon qu'elles ont un poids insuffisant, un poids normal, qu'elles font de l'embonpoint ou qu'elles sont obèses. L'IMC est une unité de mesure qui décrit le poids d'une personne par rapport à sa taille et il est calculé en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres (kg/m2). L'OMS et Santé Canada utilisent des catégories uniformisées pour classifier l'IMC des adultes âgés de 18 ans ou plus (excluant les femmes enceintes) :

Poids insuffisant IMC <18,5 kg/m2
Poids normal 18,5≤ IMC <25,0 kg/m2
Embonpoint 25,0≤ IMC <30,0 kg/m2
Obésité IMC ≥30,0 kg/m2
Embonpoint et obésité selon l'âge

La prévalence de l'obésité autodéclarée augmente tout au cours de l'âge adulte, atteignant un sommet chez les personnes âgées de 60 à 69 ans et diminuant par la suite (figure 4-1). En 2009-2010, la prévalence de l'obésité au sein du groupe d'âge des 60 à 69 ans était de 22,5 % chez les femmes et de 22,6 % chez les hommes. De façon générale, les hommes étaient significativement plus susceptibles de faire de l'embonpoint ou d'être obèses que les femmes, et ce à tout âge. Cette différence était en grande partie attribuable à une proportion beaucoup plus élevée d'hommes (40,6 %) à avoir déclaré faire de l'embonpoint comparativement aux femmes (27,2 %), puisque la proportion des hommes à avoir déclaré être obèses (19,5 %) était relativement semblable à celle des femmes (16,7 %).

Figure 4-1. Prévalence de l'embonpoint et de l'obésité autodéclarés chez les personnes âgées de 18 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

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Figure 4-1. Prévalence de l'embonpoint et de l'obésité autodéclarés chez les personnes âgées de 18 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Les intervalles de confiance à 95% sont calculés à partir des données combinées pour l'embonpoint et l'obésité.

L'embonpoint a été défini par un IMC plus grand ou égal à 25,0 kg/m2, mais inférieur à 30,0 kg/m2; l'obésité a été définie par un IMC plus grand ou égal à 30,0 kg/m2.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-1]

[Texte équivalent, Figure 4-1]


Embonpoint et obésité selon la province ou le territoire

La distribution géographique des personnes faisant de l'embonpoint ou étant obèses est semblable à celle des personnes ayant le diabète diagnostiqué (chapitre 1, figure 1-2). En 2009-2010, selon les données autodéclarées, les plus grandes proportions de personnes obèses se trouvaient généralement dans les provinces de l'Atlantique, de la Saskatchewan, du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest (figure 4-2).

Figure 4-2. Prévalence de l'embonpoint et de l'obésité autodéclarés, standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 18 ans ou plus, selon la province ou le territoire, Canada, 2009–2010

Figure 4-2. Prévalence de l'embonpoint et de l'obésité autodéclarés, standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 18 ans ou plus, selon la province ou le territoire, Canada, 2009–2010

† Embonpoint et obésité définis par un IMC plus grand ou égal à 25,0 kg/m2.

‡ Standardisée selon l'âge en fonction de la population canadienne de 1991. Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009–2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-2]

[Texte équivalent, Figure 4-2]

Embonpoint et obésité au fil du temps

Au cours des 30 dernières années, il y a eu une augmentation importante des taux d'embonpoint et d'obésité dans la population canadienne, y compris chez les enfants et les jeunes. La proportion d'adolescents âgés de 12 à 17 ans étant obèses selon des mesures physiques de la taille et du poids a triplé, passant de 3 % en 1978 à 9,4 % en 20044. L'embonpoint et l'obésité persistent souvent de l'adolescence à l'âge adulte5-8, ce qui rend ces personnes à risque de développer le diabète de type 2 et d'autres maladies chroniques9,10. Cette augmentation de l'obésité contribue possiblement à l'émergence du diabète de type 2 chez les jeunes, une maladie qui était auparavant perçue comme une maladie apparaissant chez l'adulte seulement (chapitre 5, Diabète de type 2).

L'obésité mesurée et autodéclarée chez les Canadiens et Canadiennes âgés de 18 ans ou plus a augmenté entre 1978 et 2009-2010 (figure 4-3). Selon le poids et la taille autodéclarés, 18,1 % des adultes âgés de 18 ans ou plus étaient obèses en 2009-2010. Cependant, il est connu que les mesures autodéclarées sous-estiment la vraie prévalence de l'obésité, cette dernière pouvant seulement être obtenue au moyen de mesures physiques. En 2007-2009, selon la taille et le poids mesurés, près d'un adulte canadien sur quatre (23,9 %) âgé de 18 ans ou plus était obèse.

Figure 4-3. Prévalence de l'obésité (mesurée, autodéclarée et estimée) chez les personnes agées de 18 ans ou plus, Canada, de 1978 à 2009-2010

Figure 4-3. Prévalence de l'obésité (mesurée, autodéclarée et estimée) chez les personnes de 18 ans ou plus , Canada, de 1978 à 2009-2010

Définie par un IMC plus grand ou égal à 30,0 kg/m2.

Les données de l'Enquête canadienne sur la santé cardiovasculaire de 1989 provenaient de répondants âgés de 18 à 74 ans.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données mesurées provenant de l'Enquête santé Canada de 1978/79 (Statistique Canada), l'Enquête sur la santé cardiovasculaire de 1989 (Statistique Canada), l'ESCC de 2004 – nutrition (Statistique Canada), l'ESCC de 2005 (Statistique Canada), l'ESCC de 2008 (Statistique Canada) et l'ECMS de 2007-2009 (Statistique Canada); à l'aide des données autodéclarées de l'Enquête sur la promotion de la santé de 1985 et de 1990 (Statistique Canada); l'Enquête nationale sur la santé de la population de 1994/95, 1996/97 et 1998/99; l'ESCC de 2000/01, 2003, 2005, 2007, 2008, 2009-2010 (Statistique Canada) et de l'ECMS de 2007-2009 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-3]

[Texte équivalent, Figure 4-3]

Diabète et embonpoint ou obésité

La figure 4-4 représente la distribution de l'IMC des adultes canadiens atteints ou non de diabète. L'IMC médian des Canadiens et Canadiennes sans diabète est de 25 kg/m2, ce qui démontre que la moitié de ceux-ci font de l'embonpoint ou sont obèses. L'IMC médian pour les Canadiens et Canadiennes atteints de diabète est plus élevé de quatre unités (kg/m2), soit 29 kg/m2. Dans ce cas, plus des trois quarts (75,6 %) des Canadiens et Canadiennes atteints de diabète sont classés comme faisant de l'embonpoint ou étant obèses.

Figure 4-4. Distribution de l'indice de masse corporelle (IMC) autodéclaré chez les personnes âgées de 18 ans ou plus selon le statut diabétique, Canada, 2009-2010

Figure 4-4. Distribution de l'indice de masse corporelle (IMC) autodéclaré chez les personnes âgées de 18 ans ou plus selon le statut diabétique, Canada, 2009-2010

Estimés ayant une variance marginale pour les IMC supérieur à 40,0 kg/m2; l'interprétation des données devrait se faire avec prudence.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-4]

[Texte équivalent, Figure 4-4]

À tout âge, la prévalence du diabète est plus élevée chez les personnes faisant de l'embonpoint ou étant obèses (figure 4-5). Cette association est plus importante chez les femmes que chez les hommes. Chez les hommes âgés de 18 ans ou plus, la prévalence du diabète chez ceux faisant de l'embonpoint ou étant obèses est 2,6 fois plus élevée que la prévalence chez ceux ayant un poids normal (9,7 % comparativement à 3,8 %), alors que chez les femmes âgées de 18 ans ou plus, la prévalence est près de quatre fois plus élevée chez celles faisant de l'embonpoint ou étant obèses que parmi celles ayant un poids normal (9,6 % comparativement à 2,6 %).

Figure 4-5. Ratios des taux de diabète autodéclaré chez les personnes âgées de 18 ans ou plus ayant de l'embonpoint ou étant obèses par rapport à celles ayant un poids normal selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Figure 4-5. Ratios des taux de diabète autodéclaré chez les personnes âgées de 18 ans ou plus ayant de l'embonpoint ou étant obèses par rapport à celles ayant un poids normal selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Défini avec une limite de l'IMC de 25 kg/m2.

Estimés pour les groupes d'âge de moins de 60-69 ans ayant une variance marginale; l'interprétation des données devrait se faire avec prudence.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-5]

[Texte équivalent, Figure 4-5]

Inactivité physique

L'activité physique aide à maintenir un poids santé, à fortifier le corps et à réduire le stress, ainsi qu'à prévenir les maladies chroniques (y compris le diabète de type 2), les complications et un décès prématuré11. Il a aussi été démontré que l'activité physique améliore le contrôle de la glycémie, diminue la résistance à l'insuline, abaisse la tension artérielle et améliore les taux de lipides sanguins, quel que soit le poids corporel12, 13, 14.

Afin de profiter des bienfaits de l'activité physique, les Directives canadiennes en matière d'activité physique recommandent que les enfants âgés de 5 à 17 ans pratiquent chaque jour au moins 60 minutes d'activité physique d'intensité modérée à élevée. Les adultes, quant à eux, doivent faire chaque semaine au moins 150 minutes d'activité physique aérobique d'intensité modérée à élevée15. Les recommandations en matière d'activité physique pour les personnes atteintes de diabète sont présentées dans les lignes directrices de pratique clinique de l'Association canadienne du diabète16.

En raison de son importance pour la prévention et la gestion du diabète de type 2, il est essentiel de comprendre les barrières à l'activité physique chez les Canadiens et Canadiennes afin d'élaborer des interventions conçues pour encourager l'activité physique régulière. Le rapport de surveillance de l'activité physique de 200717 identifie les barrières les plus souvent signalées en ce qui a trait à l'activité physique chez les adultes de la population générale, c'est-à-dire :

  • le manque de temps (72 %);
  • le manque d'énergie ou la fatigue (64 %);
  • le manque d'intérêt ou de motivation (62 %);
  • une maladie de longue durée, les blessures ou l'invalidité (60 %);
  • les coûts (41 %);
  • le fait de se sentir mal à l'aise ou inconfortable (40 %);
  • la peur des blessures (34 %); et
  • le manque d'habileté physique (34 %).

Les barrières liées à l'activité physique chez les enfants, telles que rapportées par les parents, étaient différentes de celles des adultes. Les préoccupations en matière de sécurité – comme la circulation routière trop importante, des voies cyclables et des trottoirs mal entretenus, et un mauvais éclairage – figuraient parmi les obstacles les plus importants selon eux, tandis que la perception d'un manque d'habileté de leur enfant pour exécuter une activité physique était la préoccupation la moins importante.

Inactivité physique selon l'âge

En 2009-2010, près de la moitié (45,2 %) des Canadiens et Canadiennes âgés de 12 ans ou plus ont déclaré être physiquement inactifs (en utilisant l'index des loisirs et du transport)i . Bien que les jeunes (âgés de 12 à 19 ans) étaient plus actifs que les adultes, près d'un quart (24,0 %) étaient physiquement inactifs. Une plus grande proportion de filles âgées de 12 à 19 ans (28,6 %) étaient physiquement inactives comparativement aux garçons âgés de 12 à 19 ans (19,4 %). L'activité physique diminuait avec l'âge et les femmes étaient plus physiquement inactives que les hommes dans tous les groupes d'âge (figure 4-6).

Figure 4-6. Prévalencede l'inactivité physiqueautodéclarée chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Figure 4-6. Prévalence de l'inactivité physique autodéclarée chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Selon une mesure de l'index des loisirs et du transport.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada)

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-6]

[Texte équivalent, Figure 4-6]

Inactivité physique selon la province ou le territoire

La distribution géographique de l'inactivité physique était semblable à celle de l'obésité considérant que la proportion de la population qui déclare être sédentaire (selon l'index des loisirs et du transport) augmente généralement d'ouest en est, et est plus élevée dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut (figure 4-7).

Figure 4-7. Prévalence de l'inactivité physique autodéclarée standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, par province ou territoire, Canada, 2009–2010

Figure 4-7. Prévalence de l'inactivité physique autodéclarée standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, par province ou territoire, Canada, 2009–2010

† Selon une mesure de l'index des loisirs et du transport.

‡ Standardisée selon l'âge en fonction de la population canadienne de 1991. Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009–2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-7]

[Texte équivalent, Figure 4-7]

Mauvaise alimentation

Le fait d'avoir un poids santé dépend de l'équilibre entre les calories consommées et l'énergie dépensée. Les choix alimentaires nuisibles à la santé peuvent augmenter le risque de diabète, en particulier lorsque leur surconsommation mène à l'embonpoint et à l'obésité. Inversement, une saine alimentation peut jouer un rôle important dans la prévention de nombreuses maladies chroniques. La consommation de légumes et de fruits, de noix, de légumineuses, de poissons ou de fruits de mer, de grains entiers, de volaille et de produits laitiers faibles en gras fait partie d'une alimentation saine telle que définie dans le Guide alimentaire canadien18. Les fibres solubles retrouvées dans les aliments tels que les agrumes, les baies, les légumineuses, l'avoine et le riz brun aident à réguler la glycémie19. Les aliments riches en fibres peuvent aider à contrôler le poids et peuvent réduire le risque de diabète de type 2. Les fibres abaissent aussi la cholestérolémie et protègent contre les maladies du cœur20. Selon certaines études, le manque de vitamine D entraverait la fonction de l'insuline et le contrôle de la glycémie et il serait donc un facteur de risque possible du diabète de type 1 et de type 221, 22.

Les choix alimetaires nuisibles à la santé comprennent la consommation excessive d'alcool et d'aliments transformés. Une étude récente suggère que la viande rouge est un facteur de risque du diabète de type 2. En contrôlant pour des facteurs liés au mode de vie et alimentaires, ainsi que l'âge et l'IMC, la consommation quotidienne de viande rouge non transformée augmente le risque de diabète de 19 % alors que la viande rouge transformée augmente le risque de 51 %23. La consommation de lipides doit être limitée à moins de 35 % du total des calories consommées24. Bien que la consommation quotidienne de lipides représentait 31 % de l'apport calorique en 2004, les Canadiens et Canadiennes dépassaient toujours la limite maximale de consommation de lipides puisque leur apport calorique général demeurait au-dessus des niveaux recommandés. Le groupe d'âge des 31 à 50 ans avait la plus grande proportion d'hommes (27 %) et de femmes (28 %) qui surconsommaient des lipides. Les sources principales de lipides chez les adultes proviennent du groupe « viandes et substituts », suivi des « autres catégories alimentaires » qui comprennent les vinaigrettes, le beurre, la margarine et les huiles végétales24. Le diabète, ajouté à l'hyperlipidémie, peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires et de néphropathie.

De nombreux facteurs influencent les choix et les habitudes alimentaires des Canadiens et Canadiennes, notamment :

  • la sensibilisation à la relation entre la nutrition et la santé (connaissances nutritionnelles);
  • les perceptions relatives à l'alimentation saine, fondées sur les directives alimentaires actuelles, l'importance accordée à la fraîcheur, aux aliments non transformés et aux repas cuisinés à la maison, ainsi qu'à la signification culturelle et traditionnelle accordée aux aliments et à la santé;
  • l'exposition aux médias ou aux vendeurs qui publicisent, font la promotion ou vendent des produits qui ont tendance à avoir une grande teneur en énergie, mais à être faibles en nutriments;
  • le faible statut socio-économique et les inégalités sociales qui sont liés à une alimentation et un statut nutritionnel plus pauvres et qui ont conduit à des initiatives communautaires comme les comités sur les politiques alimentaires25.

La consommation quotidienne insuffisante de légumes et de fruits a été utilisée comme mesure indirecte d'une mauvaise alimentation. Certains critiquent cette mesure car elle utilise une recommandation antérieure qui se fondait sur la consommation d'au moins cinq portions par jour, plutôt que la recommandation actuelle révisée à sept ou huit portions par jour. De plus, l'ESCC n'a pas examiné la quantité consommée, mais indique seulement le nombre de fois que des légumes ou des fruits ont été consommés. Cependant, cet indicateur est une variable acceptable en ce qui concerne les habitudes alimentaires saines en raison de sa corrélation au Healthy Eating Index26. Une alimentation qui comprend des légumes et des fruits peut aider à prévenir l'obésité. Aussi, une consommation peu fréquente de légumes et de fruits est associée à d'autres facteurs de risque liés au style de vie comme l'inactivité physique, le tabagisme et l'obésité27.

Mauvaise alimentation selon l'âge

Les taux de consommation de légumes et de fruits, ajustés pour l'âge, démontrent une certaine amélioration au fil du temps. Entre 2003 et 2010, la proportion de Canadiens et Canadiennes qui ne consommaient pas assez de légumes et de fruits est passée de 58,7 % à 56,4 %. Les hommes consomment systématiquement moins de légumes et de fruits que les femmes28. Mais plus important encore, en 2009-2010, plus de la moitié des Canadiens et Canadiennes âgés de 12 ans ou plus (55,9 %) ont déclaré qu'ils mangeaient toujours moins de légumes et de fruits que les cinq portions recommandées quotidiennement. Comparativement aux hommes, une plus grande proportion de femmes âgées de 12 ans ou plus ont suivi cette recommandation, et ce, dans chaque groupe d'âge. Toutefois, près de la moitié (49,5 %) de celles-ci ne suivaient pas cette recommandation. Près des deux tiers (62,6 %) des hommes âgés de 12 ans ou plus n'ont pas suivi cette recommandation (figure 4-8).

Figure 4-8. Prévalence de la consommation insuffisante autodéclarée de légumes et de fruits chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Figure 4-8. Prévalence de la consommation insuffisante autodéclarée de légumes et de fruits chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le sexe, Canada, 2009-2010

Selon une consommation de légumes et de fruits inférieure à cinq fois par jour.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-8]

[Texte équivalent, Figure 4-8]

Mauvaise alimentation selon la province ou le territoire

Les taux de consommation insuffisante de légumes et de fruits varient à travers le pays ; les taux les plus élevés étaient observés à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest. La rareté des légumes et des fruits frais et les habitudes alimentaires des populations autochtones peuvent expliquer les faibles taux de consommation dans les régions du Nord (figure 4-9).

Figure 4-9 Prévalence de la consommation insuffisante autodéclarée de légumes et de fruits, standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, par province ou territoire, Canada, 2009–2010

Figure 4-9 Prévalence de la consommation insuffisante autodéclarée de légumes et de fruits , standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, par province ou territoire, Canada, 2009–2010

† Standardisée selon l'âge en fonction de la population canadienne de 1991.

‡ Selon une consommation de légumes et de fruits de moins de cinq portions par jour. Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009–2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-9]

[Texte équivalent, Figure 4-9]


Tabagisme

Le tabagisme peut augmenter la glycémie, altérer la sensibilité à l'insuline et favoriser l'obésité abdominale29. Il a aussi été associé à une augmentation du risque de développer le diabète de type 230,31. La combinaison du diabète et du tabagisme peut augmenter le risque de certaines des complications les plus sérieuses du diabète : maladies cardiovasculaires, néphropathie et neuropathie32. L'abandon du tabac constitue donc un élément clé de la prévention et de la gestion du diabète de type 216.

Tabagisme selon la province ou le territoire

L'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC) est une enquête de Santé Canada qui vise à surveiller l'usage du tabac au Canada. D'après les données de l'ESUTC, en 2009, 13,6 % des Canadiens et Canadiennes âgés de 15 ans ou plus étaient des fumeurs de tabac quotidiens (12,1 % des femmes; 15,1 % des hommes). Cependant, puisque l'ESUTC ne sonde actuellement pas les territoires, toutes les statistiques subséquentes portant sur le tabagisme présentées dans ce rapport sont fondées sur les données de l'ESCC.

D'après l'ESCC, la proportion de personnes qui fument du tabac quotidiennement varie selon la province ou le territoire. En 2009-2010, les taux les plus faibles de tabagisme chez les personnes âgées de 18 ans ou plus ont été rapportés en Colombie-Britannique, en Ontario et au Manitoba. Les taux de tabagisme étaient au-dessous de 24 % dans toutes les provinces, tandis que dans les territoires, les taux étaient tous au-dessus de 30 % (figure 4-10).

Figure 4-10. Prévalence de l'usage quotidien autodéclaré de tabac standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 18 ans ou plus, par province ou territoire, Canada, 2009–2010

Figure 4-10. Prévalence de l'usage quotidien autodéclaré de tabac standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 18 ans ou plus, par province ou territoire, Canada, 2009–2010

† Standardisée selon l'âge en fonction de la population canadienne de 1991. Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009–2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-10]

[Texte équivalent, Figure 4-10]


Tabagisme au fil du temps

Les taux de tabagisme ont diminué au Canada, bien que le déclin fût plus prononcé chez les femmes comparativement aux hommes (figure 4-11). D'après les données de l'ESCC ajustées selon l'âge, en 2010, 15,5 % des Canadiens et Canadiennes âgés de 12 ans ou plus fumaient du tabac sur une base quotidienne (13,0 % des femmes; 18,1 % des hommes).

Figure 4-11. Prévalence de l'usage quotidien autodéclaré de tabac standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, selon le sexe, Canada, de 2003 à 2010

Figure 4-11. Prévalence de l'usage quotidien autodéclaré de tabac standardisée selon l'âge chez les personnes âgées de 12 ans ou plus, selon le sexe, Canada, 2003 à 2010

Standardisée selon l'âge en fonction de la population canadienne de 1991.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2003, 2005, 2007, 2008, 2009 et 2010 (Statistique Canada).

[Cliquez pour agrandir le Figure 4-11]

[Texte équivalent, Figure 4-11]

Populations à risque de développer le diabète de type 2

Personnes atteintes de prédiabète

Le prédiabète est un état dans lequel le taux de glycémie à jeun et/ou la réaction à un test de tolérance au glucose à jeun d'une personne sont plus élevés que la normale, sans être assez hauts pour poser un diagnostic de diabète. Le prédiabète est diagnostiqué si l'AGJ, mesurée au moyen du test de la glycémie plasmatique à jeun (GPJ), est de 6,1 mmol/L à 6,9 mmol/L ou si l'IG, mesurée au moyen du test d'hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO), est de 7,8 mmol/L à 11,0 mmol/L16. Une personne peut être atteinte de prédiabète sans le savoir puisqu'il est asymptomatique et peut seulement être détecté au moyen de tests sanguins spécifiques.

Les personnes atteintes de prédiabète ont de cinq à dix fois plus de chance de développer le diabète de type 2 que les personnes avec un taux de glycémie normal33 et elles ont aussi un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires. Seulement de 3 % à 5 % des personnes ayant un taux de glycémie normal développeront le diabète de type 2 au cours de huit à dix années, alors que 30 % des personnes atteintes de prédiabète ayant une AGJ ou de l'IG développeront la maladie. Pour les personnes atteintes de prédiabète à risque élevé ayant à la fois une AGJ et de l'IG, le taux de conversion est de 60 % – 20 fois plus élevé que chez les personnes ayant une glycémie normale34. Ces personnes peuvent bénéficier davantage d'une détection précoce et d'interventions visant à prévenir ou de retarder l'apparition du diabète de type 2 et de ses complications.

Il est estimé que le prédiabète touche environ 5,0 millions de Canadiens et Canadiennes âgés de plus de 20 ans. Selon certaines estimations, il est prévu que ce nombre s'accroisse de manière significative au cours des dix prochaines années, jusqu'à 6,3 millions de Canadiens et Canadiennes d'ici 2016 35. Chez les personnes âgées de 40 à 74 ans, il est estimé que la prévalence augmentera de 43,3 %, passant d'environ 3,0 millions en 2004 à 4,3 millions en 2016. Cette hausse projetée est en grande partie attribuable au vieillissement de la population, à l'augmentation de l'obésité et à l'augmentation de la population d'origine non caucasienne.

Personnes atteintes du syndrome métabolique

Les chercheurs ont identifié un groupe de conditions qui se produisent souvent conjointement et qui augmentent grandement le risque de développer le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires36. Ce groupe de facteurs de risque est connu sous le nom du syndrome métabolique (encadré 4-2).

Encadré 4-2. Critères cliniques pour le diagnostic du syndrome métabolique

La présence de trois des facteurs de risque ci-dessous ou plus implique un diagnostic du syndrome métabolique :

La prise de médicaments ayant pour but de contrôler les taux de triglycérides élevés, les faibles taux de HDL, l'hypertension artérielle et la glycémie élevée peut aussi être considérée comme un indicateur de ces facteurs de risque.

Source : Agence de la santé publique du Canada (2011); adaptation de K.G. Alberti, S.M. Grundy et coll. « Harmonizing the metabolic syndrome: a joint interim statement of the International Diabetes Federation Task Force on Epidemiology and Prevention; National Heart, Lung, and Blood Institute; American Heart Association; World Heart Federation; International Atherosclerosis Society; and International Association for the Study of Obesity », Circulation, vol. 120, 2009, p. 1640-1645.

Circonférence élevée de la taille ≥102 cm chez les hommes; ≥88 cm chez les femmes
Taux élevé de triglycérides sanguins ≥1,7 mmol/L
Faible taux de lipoprotéines de haute densité (HDL) <1,0 mmol/L chez les hommes; <1,3 mmol/L chez les femmes
Hypertension artérielle systolique ≥130 mmHg et/ou diastolique ≥85 mmHg
Glycémie à jeun élevée ≥5,6 mmol/L

Les facteurs de risque du syndrome métabolique – âge, antécédents familiaux, embonpoint ou obésité, mauvaise alimentation et inactivité physique – sont reliés au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires. Il est important que les personnes reconnaissent les symptômes rapidement et qu'elles entreprennent des changements dans leur style de vie, notamment la perte de poids et l'activité physique, dans le but de réduire les risques possibles de développer le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. D'après les analyses de laboratoire de l'ECMS de 2007-2009, 15,2 % des Canadiens et Canadiennes répondaient aux critères cliniques du syndrome métabolique ii (tableau 4-1).

Tableau 4-1. Proportion de personnes âgées de 20 ans ou plus se situant au-dessus des limites supérieures pour le syndrome métabolique, selon le sexe et les mesures, Canada, 2007-2009
  Proportion (%) dépassant les limites supérieures Proportion (%) de personnes répondant aux critères du syndrome métabolique du syndrome métabolique
Femmes Hommes Total Femmes Hommes Total

Présente au moins trois facteurs de risque sur cinq.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ECMS de 2007-2009 (Statistique Canada).

Circonférence élevée de la taille 42,0 31,7 36,8 15,9 14,5 15,2
Taux élevé de triglycérides sanguins 22,4 21,8 22,1
Faible taux de lipoprotéines de haute densité (HDL) 36,1 25,4 30,8
Hypertension artérielle 14,6 17,8 16,2
Glycémie à jeun élevée 12,7 19,4 16,0

[Texte équivalent, Tableau 4-1]

Femmes atteintes de diabète gestationnel

Plusieurs facteurs augmentent le risque des femmes de développer le diabète gestationnel : l'obésité, des antécédents de diabète gestationnel, des antécédents de métabolisme anormal de la glycémie, des antécédents familiaux de diabète, l'appartenance à un groupe ethnique ayant une prévalence élevée de diabète et l'âge (≥25 ans)37.

Les femmes ayant reçu un diagnostic de diabète gestationnel ont un risque accru de prédiabète et de diabète de type 2 au cours des cinq à dix années suivant la naissance de leur enfant38, 39. Il est conseillé aux femmes ayant été atteintes de diabète gestationnel d'effectuer un test d'HGPO dans les six mois suivant l'accouchement ainsi qu'un test de dépistage du diabète de type 2 régulièrement par la suite16. Pourtant, le taux actuel de dépistage du diabète post-partum est faible40. Les enfants de femmes ayant été atteintes de diabète gestationnel ont aussi un risque accru de devenir obèse et de développer le diabète de type 241-44. Les lignes directrices de l'Association canadienne du diabète recommandent que toutes les femmes enceintes passent un test de dépistage du diabète gestationnel et que les femmes ayant de nombreux facteurs de risque soient testées régulièrement pendant leur grossesse16. Les femmes qui ont été atteintes de diabète gestationnel peuvent réduire leurs risques de développer le diabète de type 2 en effectuant des suivis post-partum réguliers et en maintenant un style de vie sain16.

Personnes atteintes de maladie mentale

La dépression et la schizophrénie sont deux maladies mentales qui sont plus communes chez les personnes atteintes de diabète que chez celles sans diabète45-49. Certaines études ont déterminé que la schizophrénie est un facteur de risque du diabète de type 216,50-52. En 2005, 11,9 % des Canadiens et Canadiennes âgés de 18 ans ou plus atteints de schizophrénie ont déclaré être atteints de diabète, comparativement à 5,3 % de ceux non atteints de schizophrénie53.

De nombreux médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie peuvent affecter la glycémie et causer ou exacerber le diabète54. L'utilisation des antipsychotiques atypiques de deuxième génération augmente le risque de développer le diabète de 30 % chez les personnes atteintes de schizophrénie comparativement à celles atteintes de diabète qui prennent des antipsychotiques de première génération55. Une autre grande étude a aussi relié les antipsychotiques atypiques au risque de diabète chez les personnes atteintes de schizophrénie, mais a trouvé que les risques différaient selon le type de médicament. L'olanzapine et la clozapine étaient reliées au risque le plus élevé de diabète, tandis que l'aripiprazole, la respéridone, la quétiapine et la ziprasidone étaient associées au risque le plus faible56. Le lien entre la schizophrénie et le diabète est multifactoriel et il peut aussi être relié aux facteurs de risque comportementaux et aux conditions de vie. Les personnes atteintes de schizophrénie ont un taux de tabagisme plus élevé (et sont plus à risque d'être dépendantes de la nicotine), sont plus à risque d'avoir une mauvaise alimentation et ont un taux plus élevé d'inactivité physique54. Comparativement aux personnes sans schizophrénie, les personnes atteintes de la maladie sont aussi plus à risque d'avoir un statut socio-économique plus faible et de compléter moins d'années de scolarité, ces deux facteurs étant reliés à un risque plus élevé d'obésité48, 52, 57. Le taux élevé d'hormones relié à la schizophrénie est reconnu pour augmenter l'appétit, entraîner un gain de poids et provoquer la résistance à l'insuline.

La dépression est commune au Canada. Un Canadien ou Canadienne sur huit (12,2 %) déclarera avoir des symptômes associés à la dépression à un moment ou l'autre de sa vie57. La dépression peut aussi contribuer au diabète de type 2, bien que des questions demeurent quant à la relation de cause à effet entre ces deux maladies et qu'elle pourrait en faire être bidirectionnelle (chapitre 2, Les maladies mentales) 58,59. Il se pourrait que cela soit une relation indirecte, puisque la dépression est associée aux comportements liés à la santé, y compris le tabagisme, l'inactivité physique, et une mauvaise alimentation, lesquels peuvent augmenter le risque de diabète de type 2. Les effets secondaires des médicaments et des changements biologiques du corps placent aussi les personnes atteintes de dépression à un risque accru de développer le diabète de type 246. Par exemple, une étude utilisant les données administratives sur la santé de la Saskatchewan a rapporté que les personnes ayant récemment reçu un diagnostic de dépression qui étaient traitées simultanément à l'aide d'inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine et d'antidépresseurs tricycliques étaient presque deux fois plus à risque de développer le diabète de type 2iii que les personnes traitées seulement à l'aide d'antidépresseurs tricycliques60.

Principaux facteurs de risque non modifiables du diabète de type 2

Ethnicité

L'ethnicité a été associée au diabète, puisque certaines sous-populations ethniques du Canada ont des taux plus élevés de diabète de type 2. L'influence de l'ethnicité comprend les différences biologiques et comportementales qui influent sur le risque de diabète. Par exemple, les personnes de l'Asie méridionale, les Hispano-Américains, les Chinois et les Africains présentent un risque plus élevé de développer le diabète de type 2 que les personnes de descendance européenne, et si elles développent le diabète de type 2, cela se fait à un plus jeune âge et en ayant un IMC plus bas11, 61. De plus, une autre incongruité a été observée par rapport à l'IMC des non européens puisqu'il sous-estime de manière importante l'adiposité abdominale, plus élevée dans ce groupe 62. Les études du génome humain ont aussi montré des différences ethniques spécifiques au niveau des gènes qui augmentent le risque de développer le diabète de type 263.

L'ethnicité est aussi associée à certains facteurs de risque comportementaux du diabète de type 2. Comparativement aux personnes d'origine caucasienne, celles d'autres ethnicités avaient tendance à avoir un taux plus élevé d'inactivité physique, mais les individus de descendance sud-asiatique, philippine et chinoise avaient de 1,6 à 6,0 fois moins de chance d'être obèses (tableau 4-2). La consommation insuffisante de légumes et de fruits était plus élevée chez les personnes de descendance chinoise et philippine comparativement aux personnes d'origine caucasienne, mais elle était généralement élevée dans tous ces groupes ethniques (allant de 56,0 % à 65,5 %). Les personnes d'origine caucasienne avaient tendance à fumer plus que les autres groupes. De plus, les comportements d'autogestion tels que les tests de glycémie à la maison ou l'auto-examen des pieds peuvent varier selon l'ethnicité, ce qui pourrait avoir un effet sur la qualité de vie de ceux qui vivent avec le diabète64.

Tableau 4-2. Prévalence des facteurs de risque modifiables autodéclarés chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon la race ou l'ethnicité, Canada, 2009-2010
  Prévalence (%) selon la race ou l'ethnicité (intervalle de confiance à 95%)

Les catégories de race ou d'ethnicité ayant des échantillons non pondérés plus grands que 500 sont présentées. Les catégories « Coréen », « Japonais », « Asiatique du Sud-est », « Arabe », « Asiatique de l'Ouest », « autre » et « origines multiples » ont été exclues de cette analyse.

Selon un IMC plus grand ou égal à 30,0 kg/m2.

§ Selon une mesure de l'index des loisirs et du transport.

Selon une consommation de légumes et de fruits inférieure à cinq fois par jour.

* Estimé ayant une variance marginale; l'interprétation des données devrait se faire avec prudence.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

  Caucasiens Africains Philippins Chinois Sud-Asiatiques Latino-Américains
Obésité 19,7
(19,3-20,1)
18,7
(14,7-22,7)
12,5*
(7,5-17,6)
3,3*
(2,1-4,4)
9,5
(7,6-11,3)
15,7*
(10,3-21,1)
Inactivité physique§ 45,8
(45,2-46,3)
57,5
(52,6-62,4)
54,8
(49,0-60,6)
61,9
(58,5-65,2)
60,5
(56,7-64,3)
54,9
(47,9-61,9)
Consommation insuffisante
de légumes et de fruits
56,0
(55,4-56,6)
57,8
(53,3-62,4)
62,9
(56,9-68,9)
65,5
(61,6-69,3)
55,8
(52,0-59,5)
57,9
(51,4-64,5)
Consommation quotidienne
de tabac
17,5
(17,1-17,9)
9,5
(6,8-12,2)
9,4*
(5,9-12,9)
7,8
(5,5-10,0)
6,1
(4,3-8,0)
6,1*
(3,2-9,0)

[Texte équivalent, Tableau 4-2]


Immigration

Les immigrants du Canada, dont la majorité n'est maintenant plus d'origine européenne, ont des taux plus élevés de diabète. Les résultats d'une étude populationnelle conduite en Ontario montrent qu'après avoir ajusté pour l'âge, la catégorie d'immigration, l'éducation, le revenu et la période de temps depuis l'arrivée, les immigrants provenant de l'Asie du Sud, de l'Amérique latine et des Caraïbes et de l'Afrique subsaharienne ont un risque accru de diabète comparativement aux immigrants d'Europe de l'Ouest et de l'Amérique du Nord65. En plus de la prédisposition génétique, il s'avère que les nouveaux immigrants ont tendance à avoir un revenu plus faible et un accès réduit aux services de santé comparativement à la population canadienne en général66. Bien que les données sur le sujet demeurent contradictoires67,68, une étude torontoise associe les taux élevés de diabète à ces facteurs, les reliant aux milieux bâtis « à risques élevés » ce qui comprend un accès réduit aux pistes cyclables et aux sentiers, aux parcs, et aux programmes de loisirs, ainsi qu'un accès restreint à une alimentation saine ou à des programmes d'éducation sur la santé69. Ces éléments peuvent rendre ces populations plus vulnérables aux facteurs de risque du diabète de type 2. D'autre part, les immigrants qui vivent au Canada depuis plus de 15 ans présentent une proportion plus élevée de diabète de type 2 que les nouveaux immigrants, ce qui suggère un « effet d'acculturation négatif »70.

Facteurs sociaux et environnementaux qui influent sur l'embonpoint et l'obésité

Déterminants de la santé

« De nombreux facteurs s'associent pour nuire à la santé des personnes et des collectivités. Que les personnes soient en santé ou non est déterminé par leur situation et leur environnement. Dans une large mesure, les facteurs comme l'endroit où nous vivons, l'état de notre environnement, l'hérédité, notre niveau de revenu et d'éducation et nos relations avec nos amis et la famille ont tous des effets considérables sur la santé, alors que les facteurs les plus souvent pris en considération comme l'accès à des services de soins de santé ainsi que leur utilisation ont généralement moins d'effets»71.

Le maintien d'un poids santé, la participation à des activités physiques et une alimentation saine sont les principaux objectifs des interventions de santé publique qui visent la prévention du diabète de type 2. Cependant, la santé d'une personne et sa capacité à adopter un tel comportement sain sont influencées par de nombreux facteurs, notamment les conditions sociales, environnementales, culturelles et économiques dans lesquelles elle vit (les « déterminants de la santé »). Ces derniers comprennent le revenu, l'éducation et l'alphabétisation, l'emploi, les conditions de travail, la sécurité alimentaire, l'environnement et l'habitation, le développement durant la petite enfance, le soutien social et le sentiment d'appartenance ainsi que l'accès aux soins de santé. Ils ont tous un effet considérable sur la distribution des facteurs de risque dans une population et ils constituent en fait « les causes des causes »72. Par conséquent, pour influencer les comportements en matière de santé et les choix des personnes, il est essentiel de prendre en considération les facteurs qui les façonnent73.

Facteurs sociodémographiques

Un faible statut socio-économique (qui est mesuré à l'aide du niveau de revenu, d'éducation et du statut d'emploi), la résidence en milieu rural et l'ethnicité sont associés au diabète, à ses complications et à ses facteurs de risque. En 2009-2010, plusieurs facteurs de risque du diabète de type 2, y compris l'inactivité physique (index des loisirs et du transport), la consommation insuffisante de légumes et de fruits et le tabagisme quotidien étaient plus communs chez les Canadiens et Canadiennes faisant partie du quintile de revenu le plus faible que parmi ceux du quintile de revenu le plus élevé (tableau 4-3). Les personnes ayant un niveau de scolarité plus faible étaient aussi plus susceptibles d'avoir des facteurs de risque du diabète de type 2 que celles ayant une scolarité plus élevée (tableau 4-4). Le lien était moins prononcé entre les résidents du milieu rural et urbain et les divers facteurs de risques (tableau 4-5).

Tableau 4-3. Prévalence des facteurs de risque modifiables autodéclarés chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le quintile de revenu, Canada, 2009-2010
  Prévalence (%) selon le quintile de revenu (intervalle de confiance à 95%)
Faible Moyen
inférieur
Moyen Moyen
supérieur
Élevé

Selon un IMC plus grand ou égal à 30,0 kg/m2.

Selon une mesure de l'index des loisirs et du transport.

§ Selon une consommation de légumes et de fruits inférieure à cinq fois par jour.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

Obésité 19,4
(18,4-20,4)
18,4
(17,4-19,3)
19,8
(18,7-20,8)
19,1
(18,1-20,2)
18,9
(17,8-19,9)
Inactivité physique 58,0
(56,5-59,4)
52,1
(50,8-53,4)
47,6
(46,3-48,9)
42,2
(40,9-43,5)
36,5
(35,2-37,7)
Consommation
insuffisante de légumes
et de fruits§
60,6
(59,2-62,0)
58,0
(56,6-59,4)
57,1
(55,8-58,4)
55,3
(54,0-56,6)
52,3
(51,1-53,6)
Consommation
quotidienne de tabac
24,3
(23,2-25,5)
18,1
(17,2-19,1)
17,5
(16,5-18,5)
14,2
(13,4-15,0)
11,3
(10,6-12,0)

[Texte équivalent, Tableau 4-3]


Tableau 4-4. Prévalence des facteurs de risque modifiables autodéclarés chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le niveau d'études, Canada, 2009-2010
  Prévalence (%) selon le niveau d'études (intervalle de confiance à 95%)
Moins que le
secondaire
Secondaire Études
postsecondaires
partielles
Postsecondaire

Selon un IMC plus grand ou égal à 30,0 kg/m2.

Selon une mesure de l'index des loisirs et du transport.

§ Selon une consommation de légumes et de fruits inférieure à cinq fois par jour.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

Obésité 23,1
(22,1-24,2)
20,0
(18,9-21,1)
19,5
(17,8-21,2)
17,0
(16,5-17,6)
Inactivité physique 63,3
(62,0-64,5)
52,5
(51,1-53,9)
46,4
(44,4-48,5)
43,2
(42,5-43,9)
Consommation insuffisante
de légumes et de fruits§
64,0
(62,8-65,3)
61,9
(60,5-63,3)
58,5
(56,5-60,5)
53,4
(52,6-54,1)
Consommation quotidienne
de tabac
26,6
(25,4-27,7)
21,2
(20,1-22,2)
18,4
(16,9-19,9)
13,1
(12,7-13,6)

[Texte équivalent, Tableau 4-4]


Tableau 4-5. Prévalence des facteurs de risque modifiables autodéclarés chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le lieu de résidence rural ou urbain, Canada, 2009-2010
  Prévalence (%) selon lieu de résidence rural ou urbain (intervalle de confiance à 95%)
Rural Urbain

Selon un IMC plus grand ou égal à 30,0 kg/m2.

Selon une mesure de l'index des loisirs et du transport.

§ Selon une consommation de légumes et de fruits inférieure à cinq fois par jour.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

Obésité 23,0
(22,2-23,8)
17,5
(17,0-17,9)
Inactivité physique 48,2
(47,2-49,2)
47,8
(47,2-48,5)
Consommation insuffisante de
légumes et de fruits§
58,0
(57,0-59,0)
56,3
(55,6-56,9)
Consommation quotidienne de tabac 19,1
(18,3-19,8)
16,2
(15,8-16,7)

[Texte équivalent, Tableau 4-5]

Milieu bâti

Bien que les facteurs personnels et interpersonnels comme l'attitude et la motivation puissent en partie influencer les niveaux d'activité physique, cette dernière est aussi directement touchée par un nombre d'aspects du milieu bâti comme l'étalement urbain74 et l'accès à des sentiers et des pistes de marche et aux trottoirs75. Les milieux bâtis qui font la promotion d'une diète à haute densité énergétique, du style de vie sédentaire ainsi qu'un accès réduit à des aliments sains sont connus sous le nom d'environnements obésogènes. Au Canada, les taux d'obésité sont plus élevés en milieu rural qu'en milieu urbain76,77. Il se pourrait que cela soit dû, en partie, à la dépendance aux véhicules comme moyen de transport en raison du faible nombre de destinations facilement accessibles à pied. En revanche, des milieux bâtis adaptés peuvent jouer un rôle de facilitateur dans le but d'encourager l'activité physique78. Par exemple, les communautés qui ont accès à divers endroits accessibles en toute sécurité à pied ont une prévalence plus élevée de personnes se rendant au travail de cette manière79. Il a aussi été démontré dans des recherches que les personnes qui peuvent facilement marcher jusqu'aux zones commerciales à partir de leur résidence ont un niveau d'activité physique plus élevé et un IMC plus faible80.

Le milieu bâti joue aussi un rôle dans l'alimentation saine, au même titre que les politiques sociales et de santé et qui influent sur la mise en marché des produits alimentaires. L'accès aux commerces locaux, aux commerces liés à la santé et aux supermarchés81 est associé à un niveau d'obésité plus faible, alors que l'inverse a été observé entre l'accès à la restauration rapide et l'obésité82. La disponibilité des aliments nutritionnels abordables et l'accès à ceux-ci constituent des enjeux particuliers pour les communautés à faible revenu, ainsi que pour les communautés éloignées ou du Nord, principalement celles où résident des populations autochtones et où les choix alimentaires sont limités en raison des coûts élevés du transport et de la détérioration des aliments25, 83.

Interventions liées à la prévention du diabète de type 2

Les interventions axées sur la prévention du diabète de type 2 peuvent cibler l'individu ou l'ensemble de la population. Une approche populationnelle examine et agit sur un éventail de facteurs qui touchent la santé et elle cible la réduction des facteurs de risque dans l'ensemble de la population. En revanche, l'approche individuelle vise à identifier les facteurs de risque et à promouvoir le changement comportemental. Les interventions peuvent comprendre des programmes faisant la promotion d'une saine alimentation, de la pratique d'activité physique régulière et de la perte de poids. Bien qu'ils ne soient pas aussi efficaces que les changements de style de vie pour la prévention à long terme, certains médicaments peuvent être pris en plus des changements apportés au style de vie dans le but de gérer le prédiabète. Les approches individuelles et populationnelles sont complémentaires et sont plus efficaces lorsqu'elles sont mises en œuvre de manière intégrée.

La prévention primaire au niveau de la personne et de la population est essentielle. Diminuer la prévalence de l'obésité réduirait les risques de développer le diabète ainsi que d'autres maladies chroniques. Pour cette raison, l'approche populationnelle, ayant pour but de réduire le diabète, se concentre sur la création d'environnements adaptés et sur des communautés qui encouragent leurs résidents à maintenir un style de vie actif et des habitudes alimentaires saines. Cela exige la collaboration entre les secteurs (comme le secteur alimentaire, du loisir et scolaire), de multiples stratégies coordonnées à différents niveaux et un effort soutenu au fil du temps. Des exemples de stratégies de la promotion de la santé comprennent :

  • une augmentation du temps alloué aux activités physiques dans le programme scolaire;
  • l'accès à des installations récréatives communautaires;
  • la mise en place et le soutien des réseaux d'organisations et de services communautaires qui seraient consacrés à l'amélioration de la nutrition et de l'activité physique;
  • des campagnes de sensibilisation pour enseigner aux personnes à lire et à comprendre les étiquettes alimentaires;
  • des programmes pour enseigner aux jeunes à cuisiner des aliments nutritifs et faibles en gras;
  • la formation de personnel et de bénévoles dans le but qu'ils obtiennent les compétences nécessaires pour promouvoir la santé de la population;
  • un service de santé local, comme un centre de sensibilisation sur le diabète, ayant le mandat de collaborer avec les groupes communautaires locaux pour faire la promotion des groupes de marche84.

Des stratégies de prévention et de promotion de la santé doivent être adaptées au niveau de littératie en santé de la population visée afin de mieux répondre à ses besoins. La littératie en santé est la capacité d'une personne à trouver, à comprendre et à utiliser des renseignements écrits dans le but de promouvoir, de maintenir et d'améliorer sa santé. Elle n'est que partiellement reliée au niveau d'éducation. Elle diffère de la capacité de base de lire ou comprendre les nombres puisqu'elle comprend d'autres compétences complexes, comme s'adapter à l'évolution constante de l'information sur les nouvelles maladies et les menaces à la santé, l'identification et la correction des renseignements contradictoires provenant de diverses sources et la communication avec les médecins, les amis et la famille à propos des diagnostics et des options de traitement.

La reconnaissance des différents niveaux de littératie en santé au sein de la population joue un rôle dans la compréhension de la création des attitudes saines et, dans le contexte de la prévention et de la promotion de la santé, comment les connaissances concernant l'alimentation, l'activité physique et d'autres comportements sains peuvent être partagées. Par exemple, 60 % des adultes canadiens n'ont pas les compétences en littératie nécessaires pour gérer de manière adéquate leurs besoins de santé et de soins de santé. Les aînés, les immigrants et les personnes qui n'ont pas d'emploi ont généralement un niveau de littératie en santé plus faible que la moyenne nationale. De plus, un lien a été observé entre la littératie en santé et le diabète : les régions sociosanitaires ayant des taux de littératie en santé plus hauts que la moyenne avaient aussi un taux de diabète plus faible85.

Prospective

Les causes du diabète de type 2 sont nombreuses, interconnectées et complexes. Pour cette raison, une approche holistique qui aborde les facteurs sociaux, économiques, environnementaux, génétiques et les facteurs reliés au style de vie associés au diabète de type 2 est nécessaire dans le but de prévenir et d'atténuer la maladie et ses complications. Les taux d'embonpoint et d'obésité ont augmenté au fil du temps; inverser cette tendance et aborder d'autres facteurs de risque modifiables sera une étape importante pour limiter l'augmentation du diabète (chapitre 1). Les efforts déployés pour prévenir et gérer le diabète et ses complications ne seront pas bénéfiques que pour les personnes atteintes, à risque, ou pour leur famille, mais aussi pour l'économie canadienne en général puisque cela réduira le fardeau économique de la maladie (chapitre 3, Coûts économiques du diabète).

Le gouvernement du Canada fait la promotion de la prévention et du contrôle du diabète au moyen de nombreuses initiatives. La Stratégie canadienne sur le diabète (SCD), une composante de la Stratégie intégrée en matière de modes de vie sains et de maladies chroniques du gouvernement fédéral, soutient la prévention en amont du diabète de type 2 au moyen d'une alimentation saine et de l'activité physique, ainsi que la prévention ciblée du diabète de type 2 et de ses complications au sein des populations à risque élevé au moyen de la détection précoce et de l'autogestion. L'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA), qui a été renouvelée pour cinq ans en 2010, soutient la prévention et la gestion du diabète dans les communautés des Premières Nations et des Inuits, autant pour ceux vivant sur les réserves, que ceux qui vivent en dehors de celles-ci (Chapitre 6, Le diabète chez les populations autochtones). La SCD et l'IDA soutiennent toutes deux les organisations qui travaillent avec les communautés à risque élevé en fournissant des fonds pour l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de prévention, de détection précoce et d'autogestion du diabète qui ont pour but d'aborder les besoins uniques des populations qu'elles servent.

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  1. Cette mesure sous-estime probablement la véritable dépense énergétique journalière puisqu'elle ne comprend pas l'énergie dépensée dans les activités quotidiennes, notamment les activités liées au travail.
  2. La prise de médicaments pour contrôler les triglycérides, les lipoprotéines de haute densité, la tension artérielle et de la glycémie à jeun n'a pas été incluse dans cette analyse en tant qu'indicateurs alternatifs des facteurs de risque du syndrome métabolique; par conséquent, l'analyse sous-estime probablement la véritable prévalence du syndrome métabolique.
  3. Rapport de cotes ajusté : 1,89; 95 % CI : 1,35-2,65.