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Le diabète au Canada : Perspective de santé publique sur les faits et chiffres

Chapitre 2 – Les répercussions du diabète sur la santé des Canadiens et Canadiennes

Introduction

Le diabète peut mener à un grand nombre de complications, y compris les maladies cardiovasculaires, la perte de la vision ou la cécité, l'insuffisance rénale, la neuropathie, des problèmes durant la grossesse, les maladies buccales et la dépression. Ces maladies contribuent considérablement à la réduction de la qualité de vie, à des limitations au travail et à un risque accru de décès. Elles augmentent également la demande de ressources en matière de soins de santé et augmentent le coût du diabète pour la société (chapitre 3). Bien que les taux d'un grand nombre de complications chez les personnes atteintes de diabète se soient stabilisés ou aient diminué au cours des dernières années, la hausse du nombre de personnes atteintes de diabète a engendré une hausse continue du nombre de personnes touchées par ces complications1. Heureusement, il est souvent possible pour les personnes atteintes de diabète de mener une vie saine et de retarder ou de prévenir les complications par la gestion des taux de glycémie, des lipides sanguins et de la tension artérielle à l'aide de changements apportés au style de vie et de la prise de médicaments.

La gestion du diabète et de ses complications

Les objectifs de la gestion du diabète pour les personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2 sont d'éliminer les symptômes et les risques à court terme associés aux taux élevés ou faibles de glycémie et de prévenir ou au moins de retarder la progression des complications à long terme à l'aide d'une détection précoce et de traitements. En 2008, l'Association canadienne du diabète a publié le document intitulé Lignes directrices de pratique clinique 2008 de l'Association canadienne du diabète pour la prévention et le traitement du diabète au Canada2, qui fournit des lignes directrices fondées sur des données probantes pour la gestion optimale du diabète. Un poids santé, de l'activité physique régulière, la cessation du tabagisme (le cas échéant) ainsi que le contrôle agressif des taux de glycémie, de la tension artérielle et des lipides sanguins sont toutes des recommandations tirées des lignes directrices de l'Association canadienne du diabète pour prévenir ou ralentir la progression des complications liées au diabète.

L'association entre l'hyperglycémie et la hausse des complications liées au diabète est bien connue, ce qui fait du contrôle de la glycémie la pierre angulaire de la gestion du diabète. Lorsqu'il y a une mauvaise gestion de la glycémie, le diabète peut augmenter le risque d'infection, retarder la guérison d'une plaie et mener à l'acidocétose diabétique. Elle peut également augmenter le développement et la progression des complications microvasculaires et macrovasculaires. Ces complications sont plus communes chez les personnes qui vivent avec le diabète depuis de nombreuses années, qui ont une mauvaise gestion de la maladie ou qui vivaient avec un diabète non diagnostiqué antérieurement. Le maintien des taux de glycémie dans les limites recommandées par un médecin peut contribuer à prévenir le développement de complications, à ralentir leur progression et à améliorer le pronostic. Bien que des médicaments puissent être nécessaires, des changements apportés au style de vie peuvent aider certaines personnes atteintes de diabète de type 2 à maintenir des taux de glycémie sains.

La gestion optimale dépend de l'autogestion et des soins des professionnels de la santé, y compris des médecins, des infirmières, des pharmaciens, des diététistes et des éducateurs spécialisés en diabète. Cependant, l'écart entre les soins recommandés par les lignes directrices de l'Association canadienne du diabète et la pratique réelle varie selon le type de soins3-5. Une mauvaise gestion peut être le résultat d'un accès limité aux fournisseurs de soins de santé ou aux médicaments et aux traitements requis, ainsi que l'incapacité à assurer une autogestion en raison d'autres maladies ou de demandes concurrentielles. En 2007, l'ESCC a permis de recueillir des données supplémentaires auprès des personnes qui ont autodéclaré un diagnostic de diabète et les résultats ont révélé que 81 % des répondants ont indiqué que leurs niveaux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) avaient été vérifiés par un médecin au cours de la dernière année. Les personnes ayant signalé utiliser de l'insuline avaient plus de chance d'avoir eu une vérification de leurs niveaux d'HbA1c que leurs homologues ayant signalé ne pas utiliser d'insuline (87 % par rapport à 80 %)3. Cependant, une étude canadienne portant sur les soins du diabète chez les omnipraticiens a permis de constater qu'un Canadien sur deux atteint de diabète de type 2 n'avait pas un taux de glycémie dans les limites des cibles établies6. L'Enquête sur les personnes ayant une maladie chronique au Canada, qui est financée par l'Agence de la santé publique du Canada et administrée par Statistique Canada, a été effectuée en 2010-2011 auprès d'une population ayant déclaré être atteinte du diabète. Cette enquête transversale fournira un portrait national du contrôle de la glycémie et des stratégies de gestion utilisées par les Canadiens et Canadiennes atteints de diabète.

Utilisation de médicaments

Comme le diabète de type 2 est progressif, la plupart des personnes atteintes de la maladie devront éventuellement prendre des médicaments en vue de contrôler leur taux de glycémie. Le diabète de type 2 est habituellement traité à l'aide de médicaments oraux, au moins dans les premiers temps de la maladie. L'insuline, qui est administrée par injection, est requise pour toutes les personnes atteintes de diabète de type 1 puisqu'elles ne peuvent pas en produire par elles-mêmes. Toutefois, l'insuline peut également être administrée aux personnes atteintes de diabète de type 2. En 2009-2010, 89,7 %i des personnes âgées de 12 à 19 ans et 85,1 % des personnes âgées de 20 ans ou plus atteintes de diabète ont signalé qu'elles prenaient au moins un médicament oral, de l'insuline, ou les deux (tableau 2-1). La dispensation des médicaments contre le diabète a vu une hausse continue au cours de la dernière décennie (figure 2-1).

Tableau 2-1. Proportion et nombre de médicaments pour le diabète chez les personnes âgées de 12 ans ou plus avec le diabète autodéclaré, selon le groupe d'âge et le type de médicament, Canada, 2009-2010
Groupe d'âge (ans) Utilisation de médicaments
Médicaments oraux seulement (%)
(intervalle de confiance à 95%)
Médicaments oraux et insuline (%)
(intervalle de confiance à 95%)
Insuline seulement (%)
(intervalle de confiance à 95%)
Aucun médicament, ni insuline (%)
(intervalle de confiance à 95%)

Personnes ayant déclaré la prise de médicaments oraux ou d'insuline pour aider à contrôler les taux de glycémie.

Valeur supprimée en raison d'un échantillon de petite taille ou d'un grand coefficient de variation.

§ Estimé ayant une variance marginale; l'interprétation des données devrait se faire avec prudence.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2009-2010 (Statistique Canada).

12-19 87.5 (76.6-98.5)
20-29 21,1 (12,2-30,0)§ 56,8 (45,6-68,0) 14,8 (6,7-23,0)§
30-39 38,9 (28,8-49,1) 40,3 (27,5-53,0) 15,5 (8,6-22,5)§
40-49 60,5 (53,5-67,5) 5,0 (2,9-7,0)§ 14,9 (10,5-19,2) 19,7 (14,2-25,2)
50-59 65,3 (61,4-69,1) 10,6 (8,2-12,9) 8,8 (6,5-11,1) 15,4 (12,3-18,5)
60-69 67,7 (64,8-70,7) 10,0 (8,2-11,8) 8,2 (6,3-10,1) 14,1 (12,1-16,1)
70-79 67,0 (64,2-69,7) 12,3 (10,0-14,6) 7,5 (6,1-9,0) 13,2 (11,3-15,1)
≥80 66,2 (61,5-70,9) 11,3 (7,9-14,7) 7,9 (5,9-10,0) 14,6 (11,4-17,8)

[Texte équivalent, Tableau 2-1]



Figure 2-1. Nombre d'unités de médicaments pour le diabète, selon le type de médicament, Canada, de 2005 à 2009

Figure 2-1. Nombre d'unités de médicaments pour le diabète, selon le type de médicament, Canada, 2005 à 2009

Les données pour les territoires n'étaient pas disponibles.

Les agents incretines consistent en deux produits : Januvia a été lancé en décembre 2007 et Janumet en octobre 2009.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2010; à l'aide des données de CompuScript (IMS Health) de 2005 à 2009.

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[Texte équivalent, Figure 2-1]

Une relation entre le type de médicament utilisé et la qualité des soins a été observée. Les personnes qui prenaient de l'insuline étaient plus susceptibles de recevoir le niveau de soins recommandé d'un professionnel de la santéii que ceux qui n'en prenaient pas3,5. Par contre, la qualité de vie diminuait chez les personnes atteintes de diabète de type 2 qui utilisaient de l'insuline. Cependant, les personnes atteintes de diabète de type 2 qui utilisent de l'insuline reçoivent souvent une ordonnance d'insuline en raison de la progression de la maladie, de l'échec du traitement par la gestion du style de vie ou des médicaments oraux, ou en raison de l'apparition de complications7. Une étude des personnes atteintes de diabète de type 1 a permis de constater qu'il n'y avait aucune association entre la qualité de vie et l'intensité du régime d'injection d'insuline8.

Les complications associées au diabète

Malgré des efforts à volets multiples utilisés pour gérer le diabète, la maladie peut engendrer une gamme de complications à court et à long terme. Des complications à court terme découlant du diabète (telles qu'une infection, une cicatrisation lente des plaies, l'acidocétose diabétique) peuvent découler de l'hyperglycémie ou des traitements pour le diabète (particulièrement l'insuline), qui entraînent des taux de glycémie trop faibles (hypoglycémie). Ces complications à court terme peuvent entraîner la mort si elles ne sont pas traitées rapidement. L'acidocétose diabétique et le syndrome hyperosmolaire sans acidocétose sont deux complications découlant de l'hyperglycémie grave qui peuvent entraîner la mort. L'hypoglycémie peut entraîner un état de confusion, des chutes et une perte de connaissance et, dans des cas extrêmes, la mort.

Un grand nombre de complications à long terme du diabète qui proviennent de l'hyperglycémie, de l'hypertension et de la dyslipidémie sont reliées au dommage des petits (microvasculaire) et des grands (macrovasculaire) vaisseaux sanguins. Ce dommage affecte la fonction des organes, y compris le cœur, les reins, les yeux et le système nerveux. En 2008/09, les adultes canadiens atteints de diabète étaient plus susceptibles que les adultes non atteints d'être hospitalisés pour d'autres problèmes de santé touchant ces organes (figure 2-2). Un bon contrôle métabolique (comprenant la glycémie, la tension artérielle et les lipides sanguins) réduit le développement et la progression de ce type de dommage. D'autres complications associées au diabète comprennent des problèmes liés à la grossesse, tels que la naissance prématurée et la macrosomie (bébé ayant un poids de naissance élevé), les affections buccales et la dépression.

Figure 2-2. Ratios des taux de prévalence des complications chez les personnes hospitalisées âgées de 20 ans ou plus, selon le statut diabétique, Canada, 2008/09

Figure 2-2. Ratios des taux de prévalence des complications chez les personnes hospitalisées âgées de 20 ans ou plus, selon le statut diabétique, Canada, 2008-09

Les ratios des taux sont fondés sur les taux standardisés selon l'âge en fonction de la population canadienne de 1991.

Une personne atteinte de diabète hospitalisée avec plus d'une complication a été comptée une fois dans chaque catégorie, sauf pour les cas d'infarctus aigu du myocarde, où malgré les multiples dénombrements dans la catégorie d'infarctus aigu du myocarde, la personne a été comptée seulement une fois dans la catégorie plus générale de cardiopathie ischémique.

Source : Agence de la santé publique du Canada, août 2011; à l'aide des données du Système canadien de surveillance des maladies chronique de 2008/09 (Agence de la santé publique du Canada).

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[Texte équivalent, Figure 2-2]

Maladies cardiovasculaires

Le diabète augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires – des conditions qui englobent les maladies du cœur, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies vasculaires périphériques. Les personnes atteintes de diabète ont de deux à quatre fois plus de chance de développer des maladies cardiovasculaires que celles sans diabète 9. Les maladies cardiovasculaires sont les maladies les plus communément signalées chez les Canadiens et Canadiennes atteints de diabète, la cause la plus commune de décès chez les personnes atteintes de diabète de type 210, et le premier générateur des coûts liés aux soins de santé pour les personnes atteintes de diabète11. On estime que si le diabète était éliminé de la population mondiale, il y aurait une baisse mondiale de 19,1 % du taux d'infarctus aigus du myocarde chez les femmes et de 10,1 % chez les hommes12.

Le diabète entraîne également un rétrécissement précoce des artères (athérosclérose), ce qui peut endommager les vaisseaux sanguins coronariens et entraîner l'angine de poitrine instable et un infarctus aigu du myocarde13,14. Le risque de maladies cardiovasculaires d'une personne peut augmenter même avant le diagnostic du diabète, lorsque les taux de glycémie sont élevés, mais pas suffisamment pour que des symptômes se manifestent ou pour répondre aux critères diagnostiques du diabète. De plus, un grand nombre de facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires, tels que l'embonpoint, l'hypertension artérielle et la dyslipidémie, sont plus prévalents chez les personnes atteintes de diabète ou à risque de le développer (chapitre 4). Lorsque ces facteurs de risque sont présents chez les personnes atteintes de diabète, le risque de maladies cardiovasculaires est beaucoup plus élevé que lorsque seul le diabète ou seuls ces facteurs de risque sont présents. Il faut aussi noter que le diabète et les maladies cardiovasculaires ont un grand nombre de facteurs de risque communs, il est donc parfois difficile de différencier les cas de comorbidité des complications liées au diabète.

En 2009-2010, 22,7 % des Canadiens et Canadiennes âgés de 20 ans ou plus atteints de diabète ont signalé avoir des maladies du cœur comparativement à 6,0 % dans la population sans diabète15. En 2008/09, 64,5 % des adultes ayant eu un diagnostic de diabète avaient également un diagnostic d'hypertension. Une fois ajusté pour les différences d'âge, ce chiffre était le double du nombre de cas d'hypertension diagnostiqués dans une population sans diabète16. De façon similaire, après l'ajustement pour l'âge, les hospitalisations avec un diagnostique de maladies cardiovasculaires étaient trois fois plus élevées chez les personnes atteintes de diabète que chez les personnes sans diabète17.

Maladies des yeux (rétinopathie diabétique, cataractes et glaucome)

La rétinopathie diabétique, qui peut entraîner une perte de vision, se produit lorsque l'hyperglycémie endommage les petits vaisseaux sanguins dans la rétine de l'œil. En général, il n'y a aucun symptôme de rétinopathie jusqu'à ce qu'elle ait progressé suffisamment pour causer une perte de vision aiguë en raison de saignement ou du décollement de la rétine. Chez certaines personnes atteintes de diabète, le gonflement de la rétine découlant de fuites vasculaires peut causer une baisse graduelle de la vision. Si cette condition n'est pas détectée ou traitée, elle peut se poursuivre et entraîner des dommages oculaires permanents et la cécité. La détection précoce et un traitement approprié par photocoagulation au laser peuvent prévenir la perte de vision. En 2006, il a été estimé que près de 500 000 Canadiens et Canadiennes étaient atteints d'une forme de rétinopathie diabétique. De ce nombre, 100 000 étaient atteints d'une forme de la maladie menaçant la vision (définie comme la rétinopathie sévère, l'œdème maculaire diabétique ou les deux) et 6 000 étaient déjà aveugles en raison de la maladie.18

Une mauvaise gestion de l'hyperglycémie et de l'hypertension artérielle augmentent le risque de rétinopathie diabétique tandis que le traitement efficace de ces deux facteurs semble ralentir sa progression19. Le risque de rétinopathie augmente avec le nombre d'années vécues avec le diabète20. Au moment du diagnostic, jusqu'à 21 % des patients atteints de diabète de type 2 avaient déjà une certaine forme de rétinopathie diabétique21. Pour la plupart de ces personnes, la condition ne présente pas encore une menace à la vue, mais elle devrait être surveillée de près par un spécialiste. Dans les 20 premières années suivant un diagnostic de diabète, presque toutes les personnes atteintes de diabète de type 1 et plus de 60 % des personnes atteintes de diabète de type 2 développent une forme de rétinopathie quelconque21. Les cataractes et le glaucome, deux autres maladies des yeux menant à une baisse de la vue, sont également liés au diabète, bien que la relation de cause à effet ne soit pas encore comprise22-25.

À mesure que la population vieillit et que la prévalence du diabète augmente, le nombre de personnes touchées par la perte de vision et ses coûts connexes augmenteront également26. Cela souligne l'importance du dépistage continu et du traitement efficace de la rétinopathie. Les lignes directrices liées à la pratique clinique de l'Association canadienne du diabète fournissent des renseignements spécifiques sur la fréquence et les méthodes de dépistage de la rétinopathie chez les personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 22. Selon les résultats de l'ESCC de 2007, seulement 66 % des personnes atteintes de diabète avaient subi un examen de la vue au cours des deux dernières années, tel que recommandé dans ces lignes directrices3,5.

Maladie du rein (néphropathie)

La néphropathie diabétique se produit lorsque l'hyperglycémie endommage les vaisseaux sanguins qui filtrent le sang dans les reins. Puisque le diabète de type 2 peut demeurer non diagnostiqué pendant longtemps, les dommages aux reins commencent souvent avant le diagnostic du diabète. Dans les premiers stades, le dommage aux reins permet aux protéines sanguines de se déverser dans l'urine. Cette fuite est seulement détectable par des analyses d'urine en laboratoire. À mesure que le dommage se poursuit, la fonction des reins peut être compromise, ce qui entraîne éventuellement l'insuffisance rénale et l'insuffisance rénale terminale. À ce stade-là, les reins ne fonctionnent plus efficacement et la personne a besoin de dialyse ou d'une greffe de reins pour survivre.

En 2008/09, les chances d'être hospitalisé avec un diagnostic de néphropathie et d'insuffisance rénale terminale étaient de 5,9 fois et de 12,0 fois plus élevées respectivement chez les personnes atteintes de diabète par rapport aux personnes sans diabète (figure 2-2). En 2009, le diabète a été signalé comme la cause principale de 34 % des nouveaux cas d'insuffisance rénale terminale au Canada, continuant ainsi à être la cause principale de cette maladie la plus signalée au pays (figure 2-3). Le nombre de Canadiens et Canadiennes qui commencent la thérapie de remplacement rénal (dialyse ou greffe) est en hausse continue depuis le milieu des années 199027. La cause principale de cette hausse est attribuée au nombre croissant de personnes atteintes de diabète, plutôt qu'à une proportion plus élevée de personnes atteintes de diabète qui reçoivent un diagnostic d'insuffisance rénale terminale ou une volonté accrue d'offrir des dialyses aux personnes atteintes de diabète28. À mesure que le nombre de personnes atteintes de diabète augmentera, la demande de services de dialyse augmentera elle aussi.

Figure 2-3. Nombre de nouveaux cas d'insuffisance rénale terminale, selon le diagnostic principal, Canada, de 2000 à 2009

Figure 2-3. Nombre de nouveaux cas d'insuffisance rénale terminale, selon le diagnostic principal, Canada, 2000 à 2009

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; adapté de l'Institut canadien d'information sur la santé. Canadian Organ Replacement Register Annual Report (Rapport annuel du Registre canadien des transplantations d'organes) : Traitement du stade terminal de l'insuffisance organique au Canada de 2000 à 2009, Ottawa, 2011.

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[Texte équivalent, Figure 2-3]

Les personnes atteintes de néphropathie sont également plus à risque de mortalité liée aux maladies cardiovasculaires29. La néphropathie et les maladies cardiovasculaires ont des facteurs de risque communs, y compris l'hyperglycémie, l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie, ce qui rend le traitement et la gestion de ces facteurs prioritaires pour la prévention des deux maladies. Le dépistage de la néphropathie et de ses facteurs de risque constitue une part importante de la gestion du diabète et un élément clé des lignes directrices liées à la pratique clinique de l'Association canadienne du diabète2. En 2007, 74 % des répondants de l'ESCC atteints de diabète ont indiqué avoir reçu une analyse des protéines de l'urine au cours de la dernière année, selon les recommandations des lignes directrices3. Le dépistage est important puisque, lorsqu'il y a une détection précoce, il a été démontré que les médicaments et les interventions qui visent à contrôler le taux de glycémie et la tension artérielle retardent ou empêchent la progression de la néphropathie30.

Lésions neurologiques (neuropathie)

Chez les personnes atteintes de diabète, des lésions neurologiques se produisent le plus souvent en raison d'une diminution de la circulation sanguine vers les nerfs, qui à son tour entraîne des lésions aux vaisseaux sanguins causées par l'hyperglycémie. Sans l'afflux sanguin nécessaire pour assurer l'alimentation en oxygène et l'évacuation des toxines, la structure des nerfs et leur bon fonctionnement en souffrent. Les symptômes les plus courants associés aux lésions neurologiques sont la douleur, les picotements et l'engourdissement. D'autres symptômes comprennent le dysfonctionnement érectile et le ralentissement du transit gastrique (gastroparésie). La plupart des neuropathies sont asymptomatiques, mais l'engourdissement et l'incapacité de percevoir une douleur ou une blessure sont dangereux et sont une cause courante d'ulcération des pieds.

Complications et amputation des membres inférieurs

En 2008/09, les adultes canadiens ayant reçu un diagnostic de diabète étaient près de 20 fois plus susceptibles d'être hospitalisés avec un diagnostic d'amputation non traumatique par rapport à leurs homologues n'en étant pas atteints (figure 2-2). En effet, il y a un risque plus élevé que même des blessures mineures s'infectent puisque l'engourdissement, causé par des lésions neurologiques, peut empêcher la personne atteinte de diabète de ressentir la blessure et la circulation moindre du sang, causée par l'acrosyndrome, peut empêcher la guérison de la plaie. Les ulcères qui ne guérissent pas et les infections profondes (os) sont les motifs les plus courants d'amputation.

Les amputations sont débilitantes et peuvent entraîner une hausse de la morbidité et de la mortalité, en plus de coûts de traitements et d'hospitalisations accrus. Heureusement, de nombreuses complications aux pieds sont évitables par des soins aux pieds appropriés, y compris des examens périodiques des pieds et des traitements intensifs des cas d'infections2. En 2007, seulement 51 % des personnes atteintes de diabète questionnées par l'ESCC satisfaisaient aux lignes directrices liées à la pratique clinique visant l'examen du pied par un médecin3,5.

Complications au cours de la grossesse

Au cours de la grossesse, le glucose passe librement au placenta, exposant le fœtus à des taux de glycémie comparables à ceux de la mère. L'hyperglycémie a été associée à des complications tant chez le fœtus que chez la mère. Les bébés nés de femmes atteintes de diabète sont plus susceptibles de présenter des malformations congénitales31, un état de santé plus faible à la naissance et une macrosomie. Ces phénomènes augmentent la probabilité d'un accouchement prématuré, d'une césarienne et d'un décès du bébé32,33. Au cours de leur grossesse, les femmes atteintes de diabète sont exposées à un risque accru d'hypertension artérielle et d'autres complications plus graves causées par le diabète34. Un contrôle serré des taux de glycémie, avant la conception et au cours de la grossesse, diminue le risque de complications35,36.

Pendant la grossesse, il est plus probable que des complications se produisent chez les femmes atteintes de diabète préexistant (de type 1 ou de type 2) par rapport aux femmes qui développent le diabète gestationnel37. En 2006, il a été estimé que la mère était atteinte de diabète dans 5,1 % des grossesses qui ont donné lieu à des naissances vivantes au Canada (en excluant le Québec). De ce pourcentage, la plupart (87,8 %) étaient des femmes qui avaient développé le diabète gestationnel pendant la grossesse, alors que les 12,2 % restant étaient des femmes dont le diabète préexistait36.

En 2006/07, le taux d'accouchements prématurés chez les femmes atteintes de diabète préexistant s'élevait à 28,2 %, un taux trois fois plus élevé que chez les femmes sans diabète (7,9 %) et plus du double du taux chez les femmes atteintes de diabète gestationnel (11,7 %). Dans le même ordre d'idées, les taux de macrosomie étaient plus élevés chez les femmes atteintes de diabète préexistant (7,0 %) par rapport aux femmes sans diabète (1,9 %) ou atteintes de diabète gestationnel (3,2 %), et l'association inverse a été observée dans le cas des taux des naissances vivantes de faible poids selon l'âge gestationnel (figure 2-4).

Figure 2-4. Taux de naissances prématurées, de nouveaux-nés petits pour l'âge gestationnel et de macrosomie, selon le statut diabétique de la mère, Canada, 2006/07

Figure 2-4. Taux de naissances prématurées, de nouveaux-nés petits pour l'âge gestationnel et de macrosomie, selon le statut diabétique de la mère, Canada, 2006/07

Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; adapté de l'Institut canadien d'information sur la santé. Nés trop vite et trop petits : étude sur les bébés de faible poids au Canada, Ottawa, 2009.

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[Texte équivalent, Figure 2-4]

Affections buccales (gingivite, parodontite)

La gingivite, lésion inflammatoire des gencives à la périphérie des dents, et la parodontite, la destruction du ligament, de l'os et des tissus mous qui maintiennent les dents en place, sont deux des états les plus graves affectant la dentition et retrouvés chez les personnes atteintes de diabète38. Par exemple, une étude s'appuyant sur les données d'une enquête aux États-Unis conclut que les adultes dont le diabète était mal contrôlé avaient une prévalence passablement plus élevée de parodontite grave par rapport aux personnes sans diabète (rapport de cotes : 2,90; IC à 95 % : 1,40-6,03)39. La douleur, l'inconfort et la perte éventuelle de dents associés à ces états peuvent entraîner une mauvaise alimentation, des déficiences nutritionnelles et des problèmes psychosociaux, en plus d'une détérioration générale de la qualité de vie. Autrefois perçue comme une complication découlant du diabète de type 1 et du diabète de type 2, la parodontopathie augmenterait, selon l'avis de spécialistes, le risque de développer le diabète de type 2 en raison de la réaction inflammatoire de l'organisme aux bactéries présentes dans les tissus du parodonte qui contribuent à une résistance à l'insuline40. Outre la gingivite et la parodontite, les personnes atteintes de diabète ont des taux de carie dentaire et de dysfonctionnement salivaire supérieurs41.

Maladie mentale

La dépression est plus fréquente chez les personnes atteintes de diabète par rapport à celles qui ne le sont pas et a été reconnue comme une complication de cette maladie42-44. Cependant la relation causale entre ces deux états est encore nébuleuse: la relation pourrait s'avérer dans les faits bidirectionnelle45,46. Le stress entourant le diagnostic du diabète peut miner la santé mentale d'une personne et entraîner des symptômes de dépression. Par ailleurs, de nombreuses complications associées au diabète ont des répercussions importantes sur la qualité de vie des personnes et peuvent aussi provoquer une dépression. La cécité a, à elle seule, été fortement associée à la dépression47,48.

En 2009-2010, 7,0 % (IC à 95 % : 6,8-7,3 %) des Canadiens et Canadiennes âgés de 20 ans ou plus présentaient des troubles de l'humeur comme la dépression, des troubles bipolaires ou des manies, alors que la prévalence était plus élevée chez les personnes atteintes de diabète (9,6 %, IC à 95 % : 8,7-10,5 %) par rapport à celles qui ne l'étaient pas (6,9 %, IC à 95 % : 6,6-7,1 %)iii,15. Pris ensemble, le diabète et la dépression peuvent augmenter le risque d'incapacité, de complications et de mortalité et augmenter le coût des soins de santé par rapport à ceux accordés au diabète comme tel. La dépression peut nuire à l'autogestion du diabète et au contrôle des taux de glycémie, ainsi qu'entraîner des comportements favorisant l'obésité49. De plus, certains médicaments administrés pour traiter la dépression provoquent une prise de poids et augmentent les taux de glycémie. Le dépistage et le traitement de la maladie mentale chez les personnes atteintes de diabète sont d'autant plus importants pour une gestion efficace de la maladie2.

Autres états de santé

D'autres états chroniques associés au diabète de type 1 comprennent la maladie de la glande thyroïde et la maladie cœliaque50. Dans le cas du diabète de type 2, les états chroniques qui y sont associés s'expliquent surtout par la présence des mêmes facteurs de risque (notamment l'obésité) : l'arthrose51, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)52, l'apnée obstructive53 et le cancer54. En 2009-2010, 36,5 % (IC à 95 % : 34,9-38,2 %) des Canadiens et Canadiennes âgés de 20 ans ou plus et atteints de diabète ont affirmé avoir, en plus du diabète, au moins deux maladies chroniques graves (hypertension artérielle, maladies du cœur, MPOC, troubles de l'humeur ou arthrose) et 12,5 % (IC à 95 % : 11,5-13,5 %) ont déclaré en avoir au moins trois15. La coexistence d'autres maladies chroniques peut entraver la gestion du diabète et l'utilisation de services de santé, ainsi qu'affecter la qualité de vie en raison de problèmes de santé. En général, les personnes atteintes d'états chroniques s'ajoutant au diabète jouissent d'une qualité de vie moindre par rapport à celles qui ne le sont pas55-57.

Répercussions sur la qualité de vie

Le diabète et ses complications se répercutent de multiples façons sur la vie des personnes et sur celle des membres de leur famille. Le fait de changer de mode de vie, de gérer l'hyperglycémie, l'hypertension artérielle et la dyslipidémie, ainsi que d'autres complications et comorbidités, de prendre des mesures pour prévenir et traiter les complications, de s'absenter des études ou du travail et de payer de sa poche certaines fournitures et médicaments peut constituer un fardeau pour les personnes atteintes de diabète et leur famille. Ces pressions peuvent miner la qualité de vie des personnes et leur état global de santé.

État de santé autodéclaré

La perception que chacun se fait de son état général de santé est un bon indice de sa qualité de vie. En 2009-2010, près des deux cinquièmes (soit 39,1 %) des Canadiens et Canadiennes âgés de 20 ans ou plus qui ont déclaré être atteints de diabète estimaient que leur état de santé était « passable » ou « faible » par rapport à un dixième de la population adulte sans diabète (10,3 %). Les adultes âgés de 30 à 39 ans atteints de diabète étaient six fois plus susceptibles d'estimer leur état de santé comme « passable » ou « faible » que les personnes du même âge sans diabète. Dans les groupes d'âge plus avancé, les personnes atteintes de diabète étaient deux fois plus susceptibles de déclarer que leur état de santé était « passable » ou « faible » (figure 2-5).

Figure 2-5. Prévalence et ratios des taux de la santé autodéclarée comme « passable » ou « faible » chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le statut diabétique, Canada, 2009-2010

Figure 2-5. Prévalence et ratios des taux de la santé autodéclarée comme « passable » ou « faible » chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le groupe d'âge et le statut diabétique, Canada, 2009-2010

† Estimé ayant une variance marginale; l'interprétation des données devrait se faire avec prudence. Source : Agence de la santé publique du Canada, 2011; à l'aide des données de l'ESCC de 2009-2010 (Statistique Canada).

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Tendances de la mortalité associée au diabète

Le diabète n'est habituellement pas la cause principale de décès, mais bon nombre de ses complications sont associées à un décès prématuré10. Comme le diabète n'est généralement pas la cause de décès inscrite au certificat de décès, les données nationales sur l'état civil tendent à sous-estimer de façon significative la relation entre le diabète et la mortalité au Canada. Par exemple, en 2007, seulement 3,1 % des certificats de décès au Canada (soit 7 394) mentionnaient que le diabète était la principale cause du décès58, et ce, même si plus du quart (29,9 %, ou 69 992) des personnes qui sont décédées au cours de 2008/09 avaient un diagnostic de diabète17. À l'aide des données du SCSMC, il est estimé qu'au moins un dixième de tous les décès (11,9 %) dans la population adulte au Canada (âgée de 20 ans ou plus) au cours de 2008/09 était attribuable au diabète. Le risque attribuable chez les hommes (12,6 % des décès) était plus important que chez les femmes (11,1 %). Bien qu'il soit difficile de confirmer le nombre exact de décès attribuables au diabète, il est clair que les personnes atteintes de diabète sont exposées à un risque accru de décès prématuré par rapport à celles sans diabète.

Les personnes atteintes de diabète sont plus susceptibles de décéder prématurément que celles sans diabète, et ce, dans tous les groupes d'âge. Chez les Canadiens et Canadiennes plus jeunes (âgés de 20 à 39 ans), les taux de mortalité toutes causes confondues étaient de 4,2 à 5,8 fois plus élevés chez les personnes atteintes de diabète. Dans le groupe d'âge des 40 à 74 ans, les taux de mortalité toutes causes confondues étaient de deux à trois fois plus élevés chez les personnes atteintes de diabète (figure 2-6).

Figure 2-6. Taux de mortalité toutes causes confondues et ratios des taux chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le statut diabétique, Canada, 2008/09

Figure 2-6. Taux de mortalité de toutes causes et ratios des taux chez les personnes âgées de 20 ans ou plus, selon le statut diabétique, Canada, 2008/09

Source : Agence de la santé publique du Canada (juin 2011); à l'aide des données du Système canadien de surveillance des maladies chroniques de 2008/09 (Agence de la santé publique du Canada).

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[Texte équivalent, Figure 2-6]

Les taux de mortalité plus élevés chez les personnes atteintes de diabète ont entraîné des diminutions perceptibles de l'espérance de vie, tous âges confondus. Les enfants de un à 19 ans avec un diabète diagnostiqué avaient une espérance de vie inférieure de dix à 11 ans par rapport à celle des enfants sans diabète. Les adultes en âge de travailler (âgés de 20 à 64 ans) atteints de diabète avaient une espérance de vie inférieure de cinq à dix ans par rapport à celle des adultes du même âge sans diabète17. En tenant compte du fardeau de la morbidité que portent les personnes atteintes de diabète, leur espérance de vie en bonne santé (EVBS)iv était également inférieure par rapport à celle des personnes sans diabète, tous âges confondus. Globalement, il est estimé que les femmes atteintes de diabète perdraient 11,1 années d'EVBS, alors que les hommes perdraient 10,8 années (figure 2-7).

Figure 2-7. Espérance de vie (EV) et espérance de vie en bonne santé (EVBS), selon le groupe d'âge, le sexe et le statut diabétique, Canada, de 2004/05 à 2006/07

Figure 2-7. Espérance de vie (EV) et espérance de vie en bonne santé (EVBS), selon le groupe d'âge, le sexe et le statut diabétique, Canada , de 2004-2005 à 2006-2007

Les données pour le Québec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest n'étaient pas disponibles.

Source : Agence de la santé publique du Canada (2011); adapté du Comité directeur de l'Agence de la santé publique du Canada sur l'espérance de vie ajustée en fonction de la santé. Health-Adjusted Life Expectancy in Canada: 2010 Report by the Public Health Agency of Canada (L'espérance de vie en bonne santé : Rapport 2010 de l'Agence de la santé publique du Canada), sous presse, Ottawa.

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[Texte équivalent, Figure 2-7]

Prospective

La hausse prévue de la prévalence du diabète au cours des années à venir laisse entendre que le nombre global de personnes qui seront touchées par les complications de cette maladie augmentera également. Les personnes touchées par les complications du diabète jouiront probablement d'une qualité de vie moindre et de limitations fonctionnelles au travail, et elles seront exposées à un risque accru de décès prématuré. D'où l'importance de gérer comme il se doit les taux de glycémie, les lipides sanguins et la tension artérielle en apportant des changements au mode de vie et prenant les médicaments prescrits à cet effet.

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  1. La proportion diffère de la valeur présentée dans le tableau en raison de la suppression d'échantillons de petite taille.
  2. Y compris : un ou plusieurs tests d'HbA1c, une analyse d'urine ou un examen des pieds au cours de la dernière année et un examen de l'œil après dilatation au cours des deux dernières années.
  3. L'attention que certaines personnes portent à la désirabilité sociale peut avoir un impact sur la façon dont elles déclarent ces maladies; la prévalence de la maladie mentale pourrait ainsi être plus élevée que ce que les estimations actuelles indiquent.
  4. L'EVBS est une mesure sommaire qui conjugue la mortalité et la morbidité en un seul indicateur et indique le nombre moyen d'années au cours desquelles une personne peut s'attendre à vivre en santé.