Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Partagez cette page

Quand demander une aide médicale

Composez immédiatement le 911 ou le numéro de votre service d’urgence local si vous ou une autre personne présentez un ou plusieurs signes et symptômes de l’AVC.

Renseignez-vous sur l’importance de demander une aide médicale immédiate dans les sections ci‑dessous.

N’attendez pas avant d’appeler à l’aide

Les victimes d’AVC attendent souvent trop longtemps (en moyenne environ 15 heures de trop) avant d’obtenir de l’aide. Vos chances de récupération sont nettement meilleures si vous pouvez obtenir immédiatement des services médicaux. L’idéal serait d’arriver à l’hôpital dans l’heure qui suit l’apparition des symptômes.

L’AVC est une urgence médicale, alors ne minimisez pas vos symptômes. Si vous êtes soudainement incapable de parler ou si vous ressentez un engourdissement d’un côté du corps, demandez-vous si cela est normal, si votre corps réagit habituellement de cette façon.

Si vous répondez non à ces questions, vous devez alors prendre conscience qu’il s’agit d’un incident grave et passer à l’action. Notez le moment où vos symptômes sont apparus ou demandez à quelqu’un d’autre de le faire.

Pourquoi les trois premières heures sont cruciales

N’attendez pas de voir si les symptômes disparaissent. Ne vous allongez pas pour vous reposer ou dormir. Pendant les trois heures qui suivent un AVC, certains médicaments peuvent être administrés au patient afin de neutraliser ou de réduire au minimum les effets de l’AVC.

Par ailleurs, ne vous fiez pas à la douleur. Il est possible que l’AVC n’entraîne aucune douleur. En cas de crise cardiaque, les gens se précipitent souvent à l’hôpital parce qu’ils ressentent une douleur constrictive à la poitrine. Dans le cas de l’AVC, il est possible d’avoir mal à la tête ou de ne ressentir aucune douleur. Les symptômes varient d’une personne à l’autre; c’est pourquoi il faut connaître tous les signes de l’AVC.

Allez à l’hôpital pour vous faire évaluer même si le délai de trois heures est passé ou que vos symptômes ont disparu. L’évaluation permet de s’assurer qu’il n’y a pas de saignement au cerveau et de vérifier quels éléments les professionnels de la santé peuvent prendre en charge, comme l’hyperglycémie ou l’hypoglycémie, l’hypertension et la fièvre. En traitant certains de ces autres problèmes, les professionnels de la santé peuvent réduire le stress exercé sur le corps et lui permettre de se concentrer sur la guérison du cerveau.

N’écartez pas la possibilité d’être victime d’un AVC si vous êtes jeune. Même si le risque de souffrir d’un AVC croît avec l’âge, il peut frapper à tout âge.

Comment accélérer votre traitement

Notez par écrit vos renseignements médicaux personnels et conservez-les sur vous en tout temps, en plus de les afficher près du téléphone. Vous pouvez accélérer votre traitement en fournissant d’importants renseignements de santé à l’équipe médicale d’urgence qui s’occupe de vous. Selon votre état, vous pourriez ne pas être en mesure de fournir vous-même ces renseignements. Votre liste devrait inclure les éléments suivants :

  • nom et adresse;
  • numéros de téléphone et des services médicaux;
  • numéro d’assurance-maladie;
  • âge et date de naissance;
  • taille et poids;
  • groupe sanguin;
  • allergies;
  • antécédents médicaux (y compris toute intervention chirurgicale);
  • maladies et problèmes de santé;
  • médicaments pris actuellement (posologie et fréquence);
  • personnes à joindre en cas d’urgence;
  • médecin de famille (nom et numéro de téléphone).

C’est acceptable d’appeler l’ambulance

Les Canadiens ont été formés pour ne pas aller à l’urgence au moindre petit problème. C’est différent dans le cas d’un AVC.

Il vaut mieux ne pas vous conduire vous-même en voiture à l’hôpital si vous croyez être victime d’un AVC, car il est possible de ne pas être tout à fait conscient pendant un AVC. Votre niveau de vigilance sur la route pourrait être altéré et votre jugement faussé sans que vous le sachiez.

Si vous le pouvez, emmenez une personne qui était avec vous pendant que vous ressentiez des symptômes. Elle constitue une précieuse source de renseignements pour les professionnels de la santé et peut contribuer à éviter les retards dans votre traitement en répondant à des questions ou en donnant rapidement son consentement pour un traitement, s’il y a lieu.

Les mini-AVC (accidents ischémiques transitoires) doivent être pris au sérieux

S’il s’avère que vous avez été victime non pas d’un AVC aigu, mais d’un mini-AVC ou accident ischémique transitoire (AIT), vous avez quand même tout intérêt à aller à l’hôpital. Les AIT sont des signes avant-coureurs d’incidents plus graves. Même si les symptômes de l’AIT, qui sont identiques à ceux de l’AVC, disparaissent en 24 heures, une évaluation adéquate à l’hôpital permet aux professionnels de déterminer les facteurs qui vous ont prédisposé à un AIT et comment les modifier afin d’éviter de futurs problèmes de santé.

Adapté d’un article rédigé par Alberta Health Services.