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La RCR et la survie : vous êtes le maillon le plus solide

L'apprentissage de la RCR est crucial pour sauver la vie d'une personne qui se trouve en arrêt cardiaque et il est très possible que vous ayez l'occasion de sauver quelqu'un que vous connaissez. Selon la Fondation des maladies du cœur, huit arrêts cardiaques sur dix surviennent au foyer.

Cela signifie que la meilleure chance de survie pour une personne qui vous est chère est entre vos mains. Le docteur Michael J. Jacka, spécialiste des soins intensifs et anesthésiste à l'Université de l'Alberta, enseigne les techniques de la RCR à ses collègues, mais il insiste sur le fait que celle-ci n'est pas réservée aux hôpitaux. « Le temps est précieux », précise le docteur Jacka. Chaque minute de retard réduit les chances de survie de 10 %; par conséquent, si vous pouvez arriver rapidement au chevet d'une victime et administrer efficacement les soins, vous pouvez lui sauver la vie.

L'arrêt cardiaque survient lorsqu'une personne cesse de respirer et n'a plus de pouls.

Causes de l'arrêt cardiaque :

  • crise cardiaque
  • accident vasculaire cérébral
  • noyade
  • électrocution
  • asphyxie
  • surdose

« La survie dépend des témoins. L'issue peut être déterminée avant que la victime arrive à l'hôpital », précise le docteur Jacka, selon qui tout le monde devrait connaître la façon d'accéder aux SMU (services médicaux d'urgence) et d'administrer la RCR. Il ajoute que « la survie dépend de la capacité de reconnaître les symptômes de l'arrêt cardiaque, d'appeler le 9-1-1 (ou les services locaux d'urgence) et d'administrer la RCR et la défibrillation. » La RCR maintient la circulation du sang dans le corps. La défibrillation est un choc qui rétablit les battements efficaces du cœur.


La chaîne de survie

Série d'étapes à suivre pour améliorer les chances de survie d'une personne en cas d'arrêt cardiaque :

  • Reconnaître les symptômes;
  • Appeler immédiatement le 9-1-1 ou les services d'urgence;
  • Administrer la RCR;
  • Administrer la défibrillation;
  • Assurer l'hospitalisation et la stabilisation.

La RCR : une technique de sauvetage qui s'apprend facilement

Le terme RCR signifie « réanimation cardio-respiratoire ». Ces mots ne doivent pas vous rebuter et vous empêcher d'apprendre la technique. Les nouvelles directives concernant la RCR prévoient une combinaison de compressions thoraciques et d'insufflations (30 compressions pour deux insufflations). La technique peut s'apprendre facilement dans le cadre de cours offerts par des organismes de formation partout au pays, notamment l'Ambulance Saint-Jean, la Croix-Rouge canadienne, la Fondation des maladies du cœur et la Société de sauvetage. La durée approximative des cours d'introduction et de renouvellement d'accréditation est de quatre heures. Celle des cours sur la RCR pour les nourrissons ou les techniques spécialisées de réanimation cardio-respiratoire pour les professionnels de soins de santé varie de cinq à seize heures.


La RCR est-elle toujours efficace?

Non, la RCR n'est pas toujours efficace. Vous devriez l'apprendre quand même. Plus il y a de gens qui connaissent la RCR, meilleurs sont les taux de survie, en particulier lorsque nous avons affaire à une population vieillissante, plus à risque de subir un arrêt cardiaque.

Et apprenez-la bien. « Pendant l'arrêt cardiaque, le sang ne circule pas. Vous devez acheminer le sang au cœur et au cerveau, et la seule façon de le faire, c'est en exerçant des compressions sur la poitrine, précise le docteur Jacka. Et vous devez les exercer rapidement et avec force. La poitrine doit s'enfoncer de deux à quatre centimètres à un rythme de 100 à 120 compressions par minute. » Vous devez maintenir la circulation du sang dans le corps.

L'administration de la RCR peut être épuisante. Le fait d'avoir plus d'un sauveteur qualifié en RCR sur les lieux leur permet de travailler en équipe, d'intervenir à tour de rôle et de récupérer avant de prendre la relève. Les sauveteurs devraient changer toutes les une à deux minutes pour une efficacité optimale et continuer sans interruption jusqu'à l'arrivée des services d'urgence ou l'administration de la défibrillation.


Un, deux, trois, partez!
Faites place aux défibrillateurs externes automatisés (DEA)

En cas d'arrêt cardiaque, le cœur cesse de battre efficacement et devient semblable à un ballon lâche; cet état est appelé « fibrillation ventriculaire » (FV). Lorsque le cœur est en état de fibrillation ventriculaire, il doit recevoir un choc afin de battre efficacement de nouveau; cette procédure est appelée « défibrillation ».

Auparavant, la défibrillation n'était administrée que par le personnel médical, mais dorénavant, grâce à des programmes comme le Heart-Safe Program d'EdmontonLien exetrne, des membres de la collectivité reçoivent une formation pour utiliser le défibrillateur externe automatisé (DEA). à l'échelle du pays, des DEA sont placés dans des endroits publics où des arrêts cardiaques se produisent, comme les aéroports, les centres commerciaux, les piscines publiques, les centres récréatifs et les terrains de golf. Rien qu'à Edmonton, plus de 700 membres de la collectivité dans 40 établissements sont maintenant qualifiés pour utiliser efficacement un DEA.

Le DEA est un dispositif qui :

  • analyse automatiquement le rythme cardiaque du patient;
  • détermine si un choc doit être administré;
  • oriente le sauveteur tout au long du processus au moyen de messages guidés parlés ou affichés à l'écran.

Les DEA sont conçus pour permettre au public de les utiliser facilement. Des études ont montré que même des enfants de sixième année peuvent utiliser un DEA sans avoir reçu d'instructions préalables. Il existe des cours approuvés de formation pratique concernant les DEA.


Vous pouvez sauver une vie

Le Heart-Safe Program est l'aboutissement d'un essai de défibrillation accessible au public auquel ont participé 24 collectivités à l'échelle de l'Amérique du Nord visant à déterminer si la mise en place de DEA dans des endroits publics augmenterait effectivement les taux de survie des personnes ayant subi un arrêt cardiaque en dehors d'un hôpital.

Les résultats révèlent que les chances de survie après un arrêt cardiaque dans un endroit public doublaient lorsque les sauveteurs étaient formés pour appeler le 9-1-1 (ou d'autres services d'urgence disponibles), administrer rapidement la RCR et utiliser un DEA.

En cas d'arrêt cardiaque, chaque minute compte. Vous êtes le maillon le plus solide.


Adaptation d’un article rédigé par Alberta Health Services. À l’origine, l’article était affiché sur le site Web du Réseau canadien de la santé et a été révisé aux fins de publication par l’Agence de la santé publique du Canada.