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Relevé des maladies transmissibles au Canada
RMTC Hebdomadaire

ARCHIVÉ - Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 27 janvier 2012

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[Édition actuelle - Table des matières]

La porte d’entrée de l’infection par le virus de l’hépatite C déterminée

Selon des travaux de recherche réalisés par le Chicago College of Medicine de l’University of Illinois, une molécule intégrée dans la membrane des cellules du foie humain qui participe à l’absorption du cholestérol permet également l’introduction du virus de l’hépatite C, soit la première étape dans l’infection par le virus de l’hépatite C. Le récepteur du cholestérol offre un nouvel objectif prometteur pour le traitement antiviral, pour lequel un médicament approuvé pourrait déjà exister, expliquent les chercheurs dont les résultats ont été affichés en ligne préalablement à leur publication dans Nature Medicine. On estime à 4,1 millions le nombre d’Américains infectés par le virus de l’hépatite C, ou VHC, qui attaque le foie et occasionne son inflammation, selon les National Institutes of Health. La plupart des personnes touchées ne présentent pas de symptômes dans un premier temps et pourraient ne pas savoir qu’elles sont infectées jusqu’à ce que des lésions du foie apparaissent des décennies plus tard au cours d’examens médicaux de routine. Des études précédentes ont montré que le cholestérol jouait un certain rôle dans l’infection par le VHC. Les chercheurs ont supposé que le récepteur appelé NPC1L1, connu comme aidant à maintenir un taux de cholestérol équilibré, pourrait également transporter le virus à l’intérieur de la cellule. On trouve ce récepteur dans les intestins de bon nombre d’espèces -- il ne se trouve toutefois dans les cellules du foie que des humains et des chimpanzés, explique Susan Uprichard, maître de conférences en médecine, microbiologie et immunologie et chercheuse principale de l’étude.

Source : Science Daily January 24, 2012 Lien externe (en anglais seulement)

Le nombre de personnes qu’il faudrait vacciner pour prévenir les hospitalisations et les décès associés à la coqueluche chez les enfants au moyen de la stratégie de vaccination familiale des parents

Contexte. La vaccination parentale a été recommandée comme une stratégie familiale (ou « cocoon ») afin de prévenir une issue grave découlant de la coqueluche durant les premiers mois de vie du nourrisson. Les chercheurs mettent en évidence le nombre élevé de personnes qu’il faudrait vacciner (NPV) dans le cadre de ce programme en se fondant sur les dernières données épidémiologiques des provinces du Québec et de la Colombie-Britannique (C.-B.), au Canada.

Méthodes. Les tendances de surveillance ont été résumées pour la période de 1990 à 2010. Des données relatives à l’hospitalisation, à l’admission à l’unité des soins intensifs (USI) et à la mortalité ont été recueillies de 2000 à 2009. Il a été estimé que la proportion de la coqueluche infantile attribuée aux parents s’élevait à 35 %, explorée jusqu’à 55 %. On a estimé que l’efficacité du vaccin chez les adultes atteignait 85 %. Le NPV a été calculé comme suit : [2 parents/(risque pour le nourrisson attribuable aux parents × efficacité du vaccin chez les parents)]. Afin d’enregistrer au moins 1 pic cyclique récent, le NPV a été dérivé pour la période de 2005 à 2009 et étudié à la recherche d’un pic/à travers les années.

Résultats. L’incidence de la coqueluche a connu un recul significatif dans tous les groupes d’âge, notamment les nourrissons, atteignant son nadir pour les 20 dernières années en 2010, et ce, dans les deux provinces. Pour la période 2005 à 2009, le risque d’hospitalisation et d’admission à l’unité de soins intensifs (USI) pour les nourrissons était respectivement de 57 et 7 pour 100 000 au Québec et 33 et 7 pour 100 000 en C.-B. Dans les deux provinces, le risque des décès imputables à la coqueluche durant cette période était de <0,5 pour 100 000. Le NPV concernant la vaccination des parents était d’au moins 1 million afin de prévenir 1 décès de nourrisson, approximativement 100 000 pour ce qui est des admissions à l’USI et >10 000 en ce qui concerne les hospitalisations.

Conclusions. Dans le contexte d’une faible incidence de la coqueluche, le programme de vaccination familiale à l’intention des parents s’est révélé inefficace et nécessitant un nombre considérable de ressources pour la prévention d’une issue grave de la coqueluche durant les premiers mois de vie du nourrisson. Les régions envisageant l’adoption du programme « cocoon » devraient prendre en considération le NPV en fonction de l’épidémiologie à l’échelle locale.

Source : Clinical Infectious Diseases, (2012) 54 (3): 318-327 Lien externe (en anglais seulement)