[Édition actuelle - Table des matières]
De 1999 à 2005 à Alcoi en Espagne, l’incidence de la légionellose était continuellement élevée. Au cours des 4 années suivantes, l’incidence était plus faible, mais une augmentation en juillet 2009 a poussé les autorités sanitaires à déclarer une poussée épidémique. Une investigation en épidémiologie moléculaire a montré que les profils alléliques de tous les échantillons de Legionella pneumophila prélevés chez des patients de l’éclosion de 2009 étaient les mêmes, indiquant ainsi une origine génétique commune de leurs infections, et qu’ils étaient identiques à ceux du microorganisme qui avait causé les éclosions précédentes. Des analyses spatio-temporelles et de typage fondées sur la séquence ont indiqué une fraiseuse utilisée pour le repavage des routes à l’asphalte et son réservoir d’eau comme étant les sources les plus probables. Contrairement à d’autres machines utilisées pour le nettoiement des rues, la fraiseuse responsable utilisait de l’eau provenant d’une source naturelle. Les infections ont cessé lorsque l’utilisation de cette machine a été interdite et que des mesures de nettoyage ont été adoptées.
Source : Emerging Infectious Diseases Journal volume 16, number 9 September 2010
http://www.cdc.gov/eid/content/16/9/1381.htm ![]()
Historique : La fréquence de co-infections par le Chlamydia trachomatis et la Neisseria gonorrhoeae peut varier selon l’incidence et le taux de prévalence de chaque infection.
Objectif: Déterminer la fréquence de co-infections en évaluant les résultats des tests effectués en 2007 et 2008 afin de mieux éclairer les décisions à l’égard des tests et des traitements.
Méthodologie : L’auteur s’est servi des échantillons d’un même patient soumis la même journée pour mener la présente étude. Il a également lié l’âge, le sexe et la source de l’échantillon au numéro d’entrée. Il a analysé les taux d’infections et de co-infections chez les hommes et les femmes.
Résultats : Des tests concomitants ont été exécutés sur 41 567 échantillons de femmes et 1 827 échantillons d’hommes. De ce nombre, 1 495 échantillons de femmes (3,6 %) étaient positifs à l’infection par le C trachomatis et 88 (0,2 %), à l’infection par la N gonorrhoeae. Seulement 31 femmes étaient co-infectées. Toutefois, 25 des 61 femmes de 11 à 25 ans (40,1 %) infectées par la N gonorrhoeae étaient également positives à l’infection par le C trachomatis, mais seulement 25 des 1 248 femmes (2,0 %) infectées par le C trachomatis étaient également positives à l’infection par la N gonorrhoeae. Chez les hommes, 213 (11,7 %) étaient positifs à l’infection par le C trachomatis, et 59 (3,2%), à l’infection par la N gonorrhoeae. Chez les 30 hommes de 11 à 25 ans infectés par la N gonorrhoeae et les 149 hommes infectés par le C trachomatis, on a observé huit co-infections (26,7 % et 5,3 %, respectivement). Cependant, seulement cinq des 905 hommes et six des 19 465 femmes de 25 ans et plus étaient co-infectés. Aucune des 10 935 femmes de 30 ans ou plus n’était co-infectée.
Conclusion: Le taux de co-infections par la N gonorrhoeae chez les hommes infectés par le C trachomatis peut justifier la prescription empirique d’antimicrobiens, mais chez les femmes, la proportion de co-infections ne justifie peut-être pas un traitement empirique contre l’infection par la N gonorrhoea lorsque le test du C trachomatis est positif, mais que le test de la N gonorrhoeae n’a pas été effectué.
Source: The Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology Summer 2010, Volume 21 Issue 2: e84-e86
http://www.pulsus.com/journals/abstract.jsp?sCurrPg=abstractF&jnlKy=3&atlKy=9514&isuKy=917&spage=0&isArt=t&fromfold=Current%20Issue ![]()
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