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Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) édition hebdomadaire

Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 27 août 2010

[Édition actuelle - Table des matières]

Sérotypes pneumococciques pédiatriques dans 4 pays européens

Après la mise en marché du vaccin conjugué antipneumococcique heptavalent (PCV7) en France, en Espagne, en Belgique, en Angleterre et au pays de Galles (Royaume-Uni), une augmentation de la maladie invasive causée par les sérotypes non-PCV7 (NVT) a été observée.  Les incidences ajustées en fonction des sérotypes spécifiques chez les enfants âgés de moins de 15 ans ont été comparées entre 1999–2002 (avant le vaccin) et 2005–2006 (après la mise en marché).  La couverture vaccinale a augmenté à ≈32%–48% en France, en Espagne et en Belgique, mais est demeurée <1% en Angleterre et au pays de Galles.  L’incidence du sérotype 1 a augmenté dans tous le groupes d’âge et les pays (ratio du taux d’incidence [RTI ou incidence rate ratio ou IRR] 1,3–4,2; p<0,004), indépendamment de l’utilisation du PCV7, mais l’incidence des sérotypes 7F et 19A a augmenté le plus en France, en Espagne et en Belgique (RTI de 1,9–16,9 chez les enfants âgés de <5 ans; p<0,001), où la couverture vaccinale du PCV7 était plus élevée.  Le remplacement des sérotypes du PCV7 induit par le vaccin a éventuellement contribué aux augmentations des NVT, comme l’ont fait les tendances séculaires.  De nouveaux vaccins ciblant ces sérotypes sont disponibles, mais la dynamique des sérotypes nécessite des recherches plus approfondies tenant compte de la sus-déclaration et des tendances prévaccinales.  Streptococcus pneumoniae est une cause principale de méningite et de septicémie à l’échelle mondiale.  Plus de 90 sérotypes de S. pneumoniae ont été identifiés, mais la distribution des sérotypes diffère selon la région et elle change en fonction du temps.  Le vaccin conjugué antipneumococcique heptavalent (PCV7) cible les 7 sérotypes – 4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23F –  qui causent le plus souvent la maladie pneumococcique invasive pédiatrique (MPI) aux États-Unis.  L’utilisation généralisée du PCV7 aux États-Unis depuis l’an 2000 a entraîné des diminutions rapides et phénoménales des sérotypes visés par le vaccin et une diminution globale de l’incidence des MPI.

Source : Emerging Infectious Diseases Journal, volume 16, number 9 - September 2010
http://www.cdc.gov/eid/content/16/9/1428.htm#1 This link will take you to another web site (external link)

Une analyse rétrospective des infections à Salmonella sur dix ans au Children's Hospital de London, en Ontario

Objectifs: Décrire les infections à Salmonella chez les enfants qui consultent au Children’s Hospital du London Health Sciences Centre, de London, en Ontario, pour évaluer les facteurs de risque d’infection et examiner si les jeunes enfants, notamment les nourrissons de moins de 12 semaines de vie, présentent une morbidité plus élevée que les enfants plus âgés.

Méthodologie: Les chercheurs ont procédé à une analyse rétrospective sur dix ans des enfants ayant une infection à Salmonella au Children’s Hospital. Ils ont obtenu la démographie des patients, les facteurs de risque d’infection, les caractéristiques cliniques, la bactériologie et les issues dans les dossiers hospitaliers et de laboratoire. Ils ont divisé les données selon les groupes d’âge et l’utilisation récente d’antibiotiques pour analyser les différences d’issues.

Résultats: Soixante-six enfants ayant une infection à Salmonella ont consulté au Children’s Hospital sur une période de dix ans. Les facteurs de risque communs d’infection à Salmonella incluaient les contacts avec des personnes malades, le domicile dans une région rurale, un voyage récent, le contact avec des animaux (surtout des reptiles) et l’exposition à l’eau locale. Un âge plus jeune s’associait à une probabilité accrue d’hospitalisation, d’antibiothérapie et d’antibiothérapie plus longue. Cette observation s’avérait lorsque les chercheurs comparaient les nourrissons plus âgés à ceux de moins de 12 semaines de vie. Les patients récemment traités aux antibiotiques et ceux qui avaient une maladie sous-jacente importante étaient plus susceptibles d’être hospitalisés.

Conclusions: Si on connaît mieux les facteurs de risque épidémiologiques de l’infection à Salmonella, on pourrait peut-être améliorer le diagnostic. On s’attendait à des taux d’hospitalisation plus élevés chez les nourrissons de moins de 12 semaines de vie, ceux qui avaient reçu une antibiothérapie récente et ceux qui avaient une maladie sous-jacente importante. Une étude prospective multicentrique s’impose pour mieux évaluer les questions portant sur la gravité accrue de la maladie et la prise en charge pertinente des infections à Salmonella chez les nourrissons de moins de 12 semaines de vie.

Source : The Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology, Summer 2010, volume 21 Issue 2:78-82 http://www.pulsus.com/journals/abstract.jsp?sCurrPg=abstractF&jnlKy=3&atlKy=9511&isuKy=917&spage=0&isArt=t&fromfold=Current%20Issue Le lien suivant vous amène à un autre site web (lien externe)