Agence de la santé publique du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Partagez cette page

Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) édition hebdomadaire

Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 5 février 2010

[Édition actuelle - Table des matières]

Selon des études, un vaccin contre le rotavirus pourrait sauver des millions d’enfants dans les pays en développement

Les efforts visant à vacciner les enfants contre le rotavirus pourraient sauver la vie de millions d’enfants des pays en développement qui risqueraient autrement de mourir des suites de maladies diarrhéiques, selon deux nouvelles études. Ces études, publiées dans le numéro du 28 janvier de la revue New England Journal of Medicine, assurent le suivi des décès infantiles causés par la diarrhée chez des enfants, en Afrique et au Mexique, qui ont été vaccinés contre le rotavirus. Dans une étude, les chercheurs ont vacciné des enfants du Malawi et de l’Afrique du Sud contre le rotavirus et ont découvert que le vaccin réduisait leur taux de rotavirus de plus de 61 p. 100 au cours de leur première année de vie. Dans la deuxième étude, les chercheurs ont comparé le nombre de décès des suites de maladies diarrhéiques chez les enfants mexicains âgés de moins de 5 ans avant et après que le ministre de la Santé du Mexique intègre le vaccin contre le rotavirus dans ses programmes nationaux de vaccination. Selon Reuters, «Au Mexique, l’un des premiers pays classé au monde à introduire le vaccin contre le rotavirus en 2006, les taux de mortalité reliés aux maladies diarrhéiques ont chuté au cours de la saison du rotavirus de 2009 de plus de 65 p. 100 chez les enfants âgés de 2 ans ou moins.» Les résultats de l’étude ont été échangés avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avant leur publication, ce qui a ajouté à la recommandation de l’organisation de l’an dernier, selon laquelle les vaccins contre le rotavirus soient intégrés dans les programmes d’immunisation des pays en développement.

Source : Medical News Today , le 29 janvier 2010
http://www.medicalnewstoday.com/articles/177574.php

Les laboratoires sont les premiers à confirmer une éclosion de salmonelle à l’échelle nationale

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la Food and Drug Administration et le Food Safety and Inspection Service du Département de l’Agriculture des États-Unis (É.-U.) étudient une éclosion de + qui a cours dans plusieurs États. Les tests menés par le Hygienic Laboratory de la University of Iowa ont confirmé, le lundi 25 janvier, que cette souche de salmonelle est liée à l’éclosion qui a rendu 187 personnes malades dans 39 États (dont un cas en Iowa) depuis le 1er juillet 2009. Aucun décès n’a été déclaré. Trente-cinq personnes ont été hospitalisées.

Source : Medical News Today , le 28 janvier 2010
http://www.medicalnewstoday.com/articles/177399.php

Concevoir une nouvelle façon d’étudier l’hépatite C

Des chercheurs du Massachusetts Institue of Technology (MIT) et de la Rockefeller University ont réussi à cultiver le virus de l’hépatite C dans des cellules hépatiques en santé en laboratoire, une percée qui pourrait permettre aux scientifiques de développer et de tester de nouveaux traitements contre la maladie. Environ 200 millions de personnes partout dans le monde sont infectées par l’hépatite C, un virus qui peut mener à une insuffisance hépatique ou à un cancer du foie, pour lesquels les médicaments ne sont pas toujours efficaces. Afin de développer de meilleurs traitements, les chercheurs doivent d’abord les tester par essai en laboratoire dans des cellules hépatiques, mais il est difficile de créer un modèle de tissu convenable étant donné que les cellules hépatiques en santé ont tendance à perdre leurs fonctions hépatiques lorsqu’elles sont retirées de l’organisme. Auparavant, les chercheurs pouvaient induire la survie des cellules hépatiques cancéreuses et leur reproduction à l’extérieur de l’organisme, mais ces cellules sont insuffisantes pour étudier l’hépatite C puisque leur réaction à l’infection diffère de celle des cellules hépatiques normales. À l’heure actuelle, les chercheurs ont conçu une façon de conserver les cellules hépatiques de quatre à six semaines en les disposant de manière précise sur une plaque texturée à motifs. Les cellules peuvent être infectées par le virus de l’hépatite C pendant deux à trois semaines, ce qui donne aux chercheurs la chance d’étudier la réaction des cellules à différents médicaments. Le nouveau modèle, décrit dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, pourrait permettre aux chercheurs de tester l’efficacité de diverses combinaisons de médicaments, y compris l’interféron, un traitement courant actuel, et des anticorps expérimentaux pouvant empêcher le virus de pénétrer les cellules. Les chercheurs se sont servis de cellules hépatiques en santé qui ont été préservées par cryogénie et cultivées sur des plaques spéciales ayant de minuscules motifs qui dirigent les cellules à l’endroit où croître. Les cellules hépatiques étaient disséminées stratégiquement parmi les autres cellules, appelées fibroblastes, qui soutiennent la croissance du tissu hépatique. Il est possible que le système actuel soit déjà suffisamment convenable pour tester des médicaments contre la souche de l’hépatite C utilisée dans ces travaux. Toutefois, cette souche, dérivée d’un patient japonais ayant eu une hépatite fulminante, est la seule souche ayant été cultivée avec succès en laboratoire. Les chercheurs espèrent modifier le système afin de pouvoir cultiver des souches supplémentaires telles que celles qui sont plus communes en Amérique du Nord, ce qui permettrait d’effectuer davantage de tests approfondis de médicaments.

Source : Science Daily News , le 27 janvier 2010
http://www.sciencedaily.com/releases/2010/01/100125172944.htm