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Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) édition hebdomadaire

Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 29 janvier 2010

[Édition actuelle - Table des matières]

Suivre l'évolution et la transmission du SARM : une stratégie révolutionnaire de contrôle et de prévention des infections

Pour la première fois, les chercheurs ont montré la façon dont la transmission, d'une personne à l'autre, du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) peut être précisément suivie dans un contexte hospitalier. L'équipe a élaboré une nouvelle méthode remarquable pouvant «zoomer» à partir d'événements de transmission intercontinentaux à grande échelle, au niveau de détail beaucoup plus fin d’une infection de personne à personne par le SARM dans un seul hôpital. La capacité de suivre ainsi des souches permettra aux chercheurs de comprendre la façon dont des souches peuvent se propager si rapidement. Cette capacité devrait mener à de nouvelles stratégies de contrôle des infections, non seulement pour le SARM, mais aussi pour d'autres «super bactéries». L'équipe a utilisé de nouvelles technologies de séquençage de l'ADN avec une très grande capacité de traitement afin de comparer des isolats de SARM individuels provenant des patients dans le but de montrer précisément leur rapprochement génétique. Très rapidement, ils ont été en mesure de cerner les changements d'une seule lettre dans le code génétique et de déterminer les différences, même entre les isolats de SARM les plus proches. Afin de mieux comprendre l'évolution et la propagation du SARM sur plusieurs décennies et de grandes distances géographiques, l'équipe a utilisé des échantillons provenant d'hôpitaux d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud, d'Europe, d'Australie et d'Asie, recueillis sur une période de plus de vingt ans par l'initiative CEM/NET, un projet international d'épidémiologie moléculaire organisé par le Instituto de Tecnologia Química e Biológica (ITQB) et la Rockefeller University, et dirigée par la Dre Herminia de Lencastre.

Source : Science Daily News, le 22 janvier 2010
http://www.sciencedaily.com/releases/2010/01/100121141054.htm (Disponible en anglais seulement)

La réponse immunitaire humaine aux antigènes extracellulaires du streptocoque : répercussions cliniques, diagnostiques et pathogénétiques possibles

Contexte : La détermination d'une réponse immunitaire aux antigènes du streptocoque du groupe A (SGA), souvent l'antistreptolysine O et l'antideoxyribonuclease B, est cruciale à la documentation authentique d'une infection au SGA. Bien que l'importance de la confirmation immunologique d'une infection soit largement acceptée, les cinétiques des réponses immunitaires immédiates et à long termedes réponses des anticorps humains, sont documentées de manière incomplète et sont mal compris.

Méthode : Les participants pédiatriques à l'étude ont été suivis pendant 2 ans, avec des prélèvements de cultures de gorge et d'échantillons sanguins toutes les 13 semaines. Les échantillons de SGA recueillis ont été caractérisés; les titres d'anticorps des sérums d'antistreptolysine O et d'antideoxyribonuclease B ont été déterminés. Les résultats des titres d'anticorps et des cultures de SGA ont été corrélés et analysés temporairement.

Résultats : Les analyses ont clairement permis de démontrer, pour la première fois dans certains cas, qu'une augmentation des titres d'anticorps définit plus exactement une infection que le fait un titre absolu (p.ex. «limite supérieure à la normale»), que les titres d'anticorps peuvent demeurer élevés pendant de nombreux mois, même en l'absence de SGA, et que certains individus peuvent héberger continuellement, pendant des mois ou des années, le SGA sans montrer de symptômes d'infections et sans réponse immunitaire associée. La mesure de 2 anticorps différents est une méthode plus exacte de définition d'une infection.

Conclusions : Des cultures provenant d'un seul prélèvement et des titres d'anticorps uniques sont parfois trompeurs. Des échantillons séquentiels définissent plus exactement une infection, permettant une corrélation entre l'augmentation du titre et la confirmation temporelle de l'augmentation de la quantité SGA. Comprendre les cinétiques des réponses immunitaires aux infections au SGA est nécessaire pour formuler des conclusions diagnostiques et cliniques exactes, afin de structurer les études cliniques et épidémiologiques examinant les associations entre le SGA de manière appropriée et les séquelles postérieures et de fournir un aperçu des mécanismes pathogénétiques associés avec cet important pathogène humain.

Source : Clinical Infectious Diseases volume 50, numéro 4, le 12 janvier 2010
http://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/650167 (Disponible en anglais seulement)

Un nouveau vaccin pourrait être une arme létale contre le paludisme et le choléra

Un chercheur biomédical de la University of Central Florida (UCF) a conçu ce qui promet d'être le premier vaccin double à faible coût contre le paludisme et le choléra. Il n'existe aucun vaccin approuvé par la Food and Drug Administration ( FDA) visant la prévention du paludisme, une maladie transmise par les moustiques qui tue plus d'un million de personnes annuellement. Seul un vaccin existe afin de combattre le choléra, une maladie diarrhéique qui est fréquente dans les pays en voie de développement et qui peut être fatale. L'unique vaccin actuel est trop cher pour prévenir des éclosions dans les pays en voie de développement après des inondations et les enfants perdent l'immunité acquise dans les trois ans suivant l'administration du vaccin actuel.

L'équipe de Daniell, le chercheur principal, a modifié génétiquement des plants de tabacs et de laitue afin de produire le vaccin. Les chercheurs ont donné aux souris des cellules des plants gelées et séchées (oralement ou par injection) contenant le vaccin. Ils ont ensuite exposé ces souris, soit à la toxine du choléra, soit au parasite du paludisme. Les études sur le parasite du paludisme ont été réalisées dans le laboratoire associé du professeur Debopam Chakrabarti de la UCF.

Les rongeurs non traités ont contracté les maladies rapidement, mais les souris qui avaient reçu le vaccin produit à l'aide des plants ont montré une immunité de longue durée sur plus de 300 jours (équivalant à 50 années humaines).
Les résultats des recherches des National Institutes of Health-funded sont publiés ce mois-ci dans la revue Plant Biotechnology, un journal scientifique de premier ordre dans son domaine. Des essais cliniques sont nécessaires etl'équipe du Henry Daniell espère que les résultats provenant des souris se reproduiront avec les humains.
Il pourrait s'agir d'un autre exemple de plantes offrant des médicaments essentiels à la vie.

Source: Science Daily News, le 27 janvier 2010
http://www.sciencedaily.com/releases/2010/01/100126101421.htm (Disponible en anglais seulement)