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Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) édition hebdomadaire

Actualités en bref pour maladies infectieuses - le 22 janvier 2010

[Édition actuelle - Table des matières]

Profil des infections à méningocoques du sérogroupe Y au Canada : répercussions sur le choix du vaccin

Le Canada est un chef de file quant à la mise sur pied de programmes réguliers d’immunisation infantile contre la méningite à méningocoques C. Actuellement, toutes les provinces ont des programmes systématiques afin de fournir des vaccins conjugués contre la méningite à méningocoques C aux enfants et aux nourrissons. Les programmes actuellement en vigueur ont donné comme résultat une diminution de l’incidence du sérogroupe C. Le deuxième sérogroupe le plus commun au Canada associé à une maladie pouvant être prévenue par un vaccin est le sérogroupe Y, dont le taux d’incidence a été stable. Le fait qu’il soit possible de se procurer des vaccins conjugués quadrivalents contre les sérogroupes A, C, Y et W135 a mis en lumière l’infection par le méningocoque du sérogroupe Y, au fur et à mesure qu’elle devient une cause relativement importante de la méningite à méningocoques invasive pouvant être prévenue par la vaccination. Ce vaccin a été homologué en novembre 2006, mais il n’est pas utilisé systématiquement, exception faite du Nunavut, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard. Afin de favoriser la compréhension de la valeur ajoutée par un vaccin qui contient un sérogroupe Y, il faut avoir un aperçu à jour de l’état des cas d’infection par le méningocoque du sérogroupe Y au Canada. Dans le présent article, on présente brièvement des données récentes de la surveillance de la méningite à méningocoques invasive dans l’ensemble du Canada.

Source : The Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology
Hiver 2009, volume 20, no 4, p. 130-134
http://www.pulsus.com/journals/abstract.jsp?sCurrPg=abstract&jnlKy=3&atlKy=9226&isuKy=891&isArt=t&fromfold=Current%20Issue(Disponible en anglais seulement)

Diagnostic en laboratoire d’oreillons dans une population partiellement immunisée : l’expérience de la Nouvelle-Écosse

Contexte : En 2007, le Canada atlantique a connu une grande éclosion d’oreillons, surtout chez les étudiants universitaires  qui avaient reçu une dose unique du vaccin antirougeoleux, antiourlien et antirubéoleux.
Dans la présente étude, on décrit les caractéristiques de rendement de la méthode PCR‑CDNA lorsqu’elle est appliquée aux échantillons buccaux et d’urine ainsi que la sérologie d’immunoglobuline M (IgM) dans cette population partiellement immunisée.

Méthode : Aux fins d’un test de diagnostic, on a prélevé sur écouvillon des échantillons sérologiques, buccaux et d’urine chez des patients dont les symptômes menaient à soupçonner la présence du virus des oreillons. Ces personnes ont été classées comme «cas confirmés», conformément à la définition de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Les échantillons de sérum ont fait l’objet de tests par dosage immunoenzymatique. On a utilisé la méthode PCR‑CDNA pour la détection du virus des oreillons au moyen de prélèvements sur écouvillon et d’échantillons d’urine.

Résultat : Un sous-ensemble, composé de 155 cas confirmés et de 376 cas non-confirmés, pour lesquels les trois types d’échantillon avaient été soumis, a été employé dans le calcul des caractéristiques de rendement. La sensibilité de la PCR-CDNA pour les prélèvements sur écouvillon, les échantillons d’urine et la sérologie IgM était respectivement de 79 %, 43 % et de 25 %. La sensibilité de la PCR-CDNA pour les prélèvements sur écouvillon, les échantillons d’urine et la sérologie IgM était respectivement de 99,5 %,100 % et de 99,7 %. Seuls les échantillons d’urine de 12 des 134 patients (9 %) ont eu une réaction positive en présence de prélèvements d’échantillons buccaux sur écouvillon négatifs.

Conclusion : La méthode PCR-CDNA appliquée aux prélèvements d’échantillons buccaux sur écouvillon constitue la méthode idéale pour traiter les échantillons aux fins de diagnostic. L’analyse d’un échantillon supplémentaire d’urine en cas d’éclosion n’a pas influé de façon importante le rendement diagnostique, mais cela a doublé le volume d’échantillons à analyser ainsi que les coûts connexes. De plus, les données laissent entendre que, dans le cas particulier de ce groupe partiellement immunisé, la sérologie IgM est de moindre importance pour le diagnostic d’une infection aiguë.

Source : The Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology
Hiver 2009, volume 20, no 4, p. 157-162
http://www.pulsus.com/journals/abstract.jsp?sCurrPg=abstract&jnlKy=3&atlKy=9226&isuKy=891&isArt=t&fromfold=Current%20Issue(Disponible en anglais seulement)

Épidémiologie des cas d’infection par le virus de l’hépatite B dans une cohorte de sujets infectés par le VIH aux É.-U. au cours des 20 dernières années

Contexte. Les tendances épidémiologiques de l’infection par le virus de l’hépatite B (HBV) chez des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au cours des 20 dernières années sont très mal connues.
Méthode : Dans l’ensemble, la prévalence et les facteurs de risque d’infection par le HBV, lors de l’acquisition de l’infection VIH, et après l’infection, ont été examinés dans le cadre d’une étude par observation des cohortes de VIH. Cette étude est toujours en cours. Les facteurs de risques d’infection par HBV au moment du diagnostic de l’infection par le VIH ont été examinés en effectuant une analyse de la régression logistique et le risque d’incidents d’infection par le HBV après diagnostic de l’infection par le VIH a été examiné en appliquant le modèle des hasards proportionnels de Cox.

Résultat : Des 2 769 participants évaluables, 1 078 (39 %) avaient une infection par HBV, et 117 (11 %) présentaient une infection chronique par le HBV. La prévalence transversale annuelle de l’infection par le HBV est passée d’une valeur maximale de 49 % en 1995, à 36 %, en 2008. La prévalence de l’infection par le HBV au moment du diagnostic de l’infection par le VIH a diminué au cours de la période de 1989 à 2008 de 34 % à 9 %. L’incidence de l’infection par le HBV après le diagnostic de l’infection par le VIH est passée de 4 cas par 100 années-personnes, avant l’ère du Traitement antirétroviral hautement actif (HAART), à 1,1 cas par 100 années-personnes au cours de l’ère du HAART. Toutefois, cette incidence est demeurée identique au cours de la période de 2000 à 2008, plus de 20 % des infections par le HBV étant survenues après l’apparition de l’infection chronique par le VIH. La réduction du risque d’acquérir une infection par le HBV après le diagnostic de l’infection par le VIH a été associée à la présence d’un plus grand nombre de cellules CD4 ainsi qu’à l’utilisation du [HAART activé par le HBV]. On n’a pas établi de corrélation entre la réception d’une dose du vaccin contre le HBV et un mineur risque d’infection par le HBV après le diagnostic d’infection par le VIH.

Conclusion : Bien que le fardeau global de l’infection par le HBV devienne graduellement moindre chez les sujets infectés par le VIH, le fait que le taux d’infection par le HBV après le diagnostic de l’infection par le VIH persiste soulève des préoccupations quant au besoin de stratégies de prévention plus efficaces pour réduire considérablement la prévalence des infections par le HBV dans population à l’étude.

Source : Clinical Infectious Diseases 2010, no50, p.426-436
http://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/649885 (Disponible en anglais seulement)